Colloque de la communion Missionnaire des éducateurs : Construire ou déconstruire l’Humanité ? Paris : 28/29 janvier

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Gender : Un manuel alternatif respectueux des programmes et sans dérive idéologique

Le site SVT-Féminin-Masculin a été réalisé par des professionnels de plusieurs disciplines pour venir en aide aux professeurs de SVT de 1ère L et ES et de Terminale, afin de préparer leurs cours, conformément aux nouvelles directives du BO n° 9 du 30 Septembre 2010.

1.Qui sommes-nous ?
Des professionnels de la santé (médecins), de l’éducation (professeurs de SVT), Des chercheurs en biologie, en sciences sociales et politiques, Des éducateurs à la vie, des conseillers conjugaux et psychologues, Des philosophes
Concernés par les récentes modifications apportées aux trois chapitres du programme de SVT, intitulés Féminin-Masculin, et  qui traitent de « la prise en charge de façon responsable de sa vie sexuelle par ce futur adulte » BO 30 Sept 2010.
Conscients de l’importance de «parfaire une éducation à la sexualité qui a commencé au Collège» BO 30 Sept 2010

2. Le but du Site SVT Féminin Masculin est de donner des outils clairs, facilement utilisables par les professeurs et les élèves, qui complètent ou remplacent les livres scolaires.

Plan du Manuel

Prendre en charge de façon conjointe et responsable sa vie sexuelle
La reproduction Femme et homme : une identité sexuelle différente Transformations pubertaires Physiologie masculine Le cycle féminin et sa régulation hormonale Transmettre la vie : L’origine de la vie humaine 
La fécondité La fécondité du couple Des signes extérieurs du cycle féminin aux régulations naturelles de la fertilité Les contraceptions hormonales Contraceptions d’urgence et IVG IVG, conséquences et prévention 
Limites éthiques, légales et scientifiques de la maitrise de la fécondité 
Hypofertilité, infertilité Infertlité Aide Médicale à la Procréation Naprotechnologies Limites éthiques, légales et scientifiques de la maitrise de la fécondité 
Les Infections Sexuellement Transmissibles Les IST 

Devenir homme ou femme 
Devenir Homme ou Femme
L’origine de la vie humaine Femme et homme : deux identités sexuelles différentes Déterminisme de la mise en place des appareils sexuels L’identité et le développement sexuels de l’individu 

Vivre sa sexualité 
La sexualité selon les sciences biologiques
L’union sexuelle d’un homme et d’une femme permet la procréation L’influence des hormones dans le comportement sexuel Bases biologiques du plaisir : le système de récompense 
La sexualité humaine : une dimension affective et responsable
La signification de la sexualité Les étapes vers la maturité affective de l’adolescent 

 

 

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Max Gallo et Voltaire l’insolent

Au plaisir d’insolence, l’émission littéraire proposée par Elizabeth Antébi
L’académicien Max Gallo est le premier invité de la toute nouvelle émission littéraire de Canal Académie « Au plaisir d’insolence », définie comme « l’émission qui prend son temps pour parler littérature ». Il évoque ici un grand insolent s’il en fut, un esprit non conforme et bien peu conformiste, bretteur de la plume et académicien français lui aussi, Voltaire.
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Le harcèlement entre élèves sur Internet inquiète les enseignants et les familles

Sur la Toile, pas de bousculade ni de racket comme dans une cour d’école, mais des rumeurs, des calomnies et des insultes, des photos et vidéos intimes, mises en ligne sans l’accord des intéressés. Un phénomène inquiète aujourd’hui experts, enseignants et familles en France : la place prise par le « cyber-harcèlement ». Difficile, parfois, de distinguer ce qui relève du jeu entre adolescents, sur les réseaux sociaux, et ce qui va au-delà. « Les harceleurs ont leurs méthodes, explique Justine Atlan, directrice de l’association e-Enfance. Ils peuvent aller sur un profil, et l’inonder de commentaires insultants. Ou inventer un profil, et y poster des commentaires pour faire passer une camarade pour aguicheuse, un camarade pour agressif. Certains sont capables de pirater les comptes d’un ou d’une « ex »… »

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Censi et délégation syndicale des enseignants : réponse à l’assemblée nationale

13ème législature
Question N° : 115953 de M. Jean-Claude Mathis ( Union pour un Mouvement Populaire – Aube ) Question écrite
Ministère interrogé > Éducation nationale, jeunesse et vie associative Ministère attributaire > Éducation nationale, jeunesse et vie associative
Rubrique > enseignement privé Tête d’analyse > établissements sous contrat Analyse > financement. délégations syndicales
Question publiée au JO le : 02/08/2011 page : 8299
Réponse publiée au JO le : 27/12/2011 page : 13664

Texte de la question

M. Jean-Claude Mathis attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la question du paiement par les établissements privés sous contrat des heures de délégation syndicale des maîtres du privé qui sont pourtant, depuis la loi du 5 janvier 2005 dite « loi Censi », des agents publics. La loi du 5 janvier 2005 a eu pour objet de clarifier le statut des maîtres des établissements d’enseignement privé sous contrat en modifiant le code de l’éducation dont l’article L. 442-5 dispose désormais que « ces derniers, en leur qualité d’agent public, ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ils sont employés et rémunérés par l’État, liés par un contrat de travail à l’établissement au sein duquel l’enseignement leur est confié ». Cependant, si le statut juridique de ces enseignants relève clairement du droit public, le législateur a entendu leur réserver un certain nombre de droits prévus par le code du travail. Ainsi, la loi indique que « nonobstant l’absence de contrat de travail avec l’établissement, les personnels enseignants mentionnés [...] sont, pour l’application [...] du code du travail, pris en compte dans le calcul des effectifs de l’établissement [...]. Ils sont électeurs et éligibles pour les élections des délégués du personnel et les élections au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et au comité d’entreprise. Ils bénéficient de ces institutions dans les conditions prévues par le code du travail ». Par ailleurs, dans son avis n° 07-0002 du 15 janvier 2007, la Cour de cassation a affirmé que les maîtres de l’enseignement privé « entrent dans le champ d’application des dispositions [...] du code du travail relatives à la désignation des délégués syndicaux ». La question de savoir qui doit leur payer les heures de délégation syndicale qu’ils sont susceptibles d’effectuer se pose donc. Il le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette question.

Texte de la réponse

La loi du 5 janvier 2005, dite « loi Censi », a précisé que les maîtres en fonctions dans les établissements d’enseignement privés sous contrat d’association sont des agents de droit public. Les enseignants du privé sous contrat bénéficient donc, comme leurs homologues de l’enseignement public, des décharges syndicales et des autorisations d’absence prévues par le décret n° 82-447 du 28 mai 1982 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique. Néanmoins, dans la mesure où les maîtres du privé effectuent la totalité de leur service dans des établissements d’enseignement privés, personnes morales de droit privé dont l’organisation est arrêtée par le chef d’établissement, la loi du 5 janvier 2005 a prévu qu’ils continuent de bénéficier de certains droits prévus par le code du travail. C’est la raison pour laquelle la loi du 5 janvier 2005 précise que « nonobstant l’absence de contrat de travail avec l’établissement, les personnels enseignants… sont électeurs et éligibles pour les élections des délégués du personnel et les élections au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et au comité d’entreprise. Ils bénéficient de ces institutions dans les conditions prévues parle code du travail. ». Par un avis en date du 15 janvier 2007, la Cour de cassation a par ailleurs considéré que le caractère exclusif du contrat de droit public liant les maîtres à l’État n’avait pas eu pour effet de les priver de la possibilité d’être désignés en qualité de délégué syndical. En ce qui concerne le paiement aux maîtres concernés des heures de délégation afférentes à ces différents mandats de représentation au sein des établissements d’enseignement privés au titre du code du travail, y compris celui de délégué syndical, il incombe, comme l’a jugé la Cour de cassation dans son arrêt OGEC Blanche de Castille en date du 31 mars 2009, « à l’établissement au sein duquel ils exercent les mandats prévus par le code du travail dans l’intérêt de la communauté constituée par l’ensemble du personnel de l’établissement ». Par deux arrêts du 18 mai 2011, la Cour de cassation a précisé que les heures de délégation effectuées en sus du temps de service par les maîtres contractuels des établissements d’enseignement privés « constituent du temps de travail effectif ouvrant droit au paiement du salaire correspondant » et a confirmé que ces heures devaient être payées par l’établissement d’enseignement privé. Conscient des difficultés que cela pourrait représenter pour les établissements concernés, le ministère a inscrit ce sujet au programme du groupe de travail permanent réunissant l’administration centrale du ministère et les représentants de l’enseignement privé.

 

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Manifeste de l’école catholique au service de la Nation – Conférence de presse du 24 janvier 2012

 Au moment où le système éducatif arrive au bout dun cycle au regard des nombreuses évolutions de notre société et en prévision dune probable loi dorientation sur lécole jugée indispensable que tout gouvernement devrait préparé à lissue des élections, lEnseignement catholique tient à situer sa démarche éducative et pédagogique et à préciser les engagements quil attend de lensemble des partenaires de léducation et ceux quil est prêt à prendre. » Éric de Labarre – Secrétaire général de l’Enseignement catholique.

Pour la réussite de chaque élève, « un contrat dengagements »

Malgré l’inquiétude des parents, la perplexité et la confusion des élèves sur leurs orientations, le malaise des enseignants, la multiplicité des tâches des chefs d’établissement, la difficulté de l’État pour rendre lisibles ses réformes, chacun de ces acteurs du système éducatif rappelle sans cesse l’importance qu’il accorde à l’école.

Aussi, à la veille des  échéances et des choix politiques de 2012, le système éducatif doit faire l’objet d’une réflexion renouvelée aussi bien sur les objectifs qu’il se fixe que sur les moyens qu’il se donne. Acteur à part entière du service public de l’Éducation nationale, l’Enseignement catholique a décidé de participer à cette réflexion en mettant en avant les leviers sur lesquels il lui paraît indispensable d’agir pour que l’école de demain soit celle de la réussite de chaque élève. Pour lEnseignement catholique, la priorité réside dans une organisation renouvelée du système éducatif qui ne laisse aucun élève sans solution, développe des formes nouvelles de rythmes scolaires, d’animation pédagogique et de personnalisation des parcours scolaires, et se fonde sur une réelle liberté pédagogique partagée en communauté éducative.

Tels sont le sens et l’objet du contrat d’engagements que l’Enseignement catholique souhaite proposer à chaque acteur du monde éducatif. En tenant compte de cinq préalables : la priorité de l’égalité des chances ; la reconnaissance des professeurs ; l’autonomie des établissements ; la diversité des parcours ; la garantie de la liberté de choix. Et d’une singularité  revendiquée : conjuguer l’école du savoir avec l’école de l’intelligence de l’homme en étant à la fois fidèle à la vision chrétienne transmise par l’Évangile et attaché à une formation de jeunes ouverts sur le monde.

Pour lever les verrous et rendre ainsi possible la construction de l’école de la réussite, le « manifeste » delEnseignement catholique souligne les engagements quil attend de ses cinq principaux partenaires. Il rappelle notamment pour l’État la règle-pivot de subsidiarité en offrant aux établissements une plus large autonomie. Il met en avant la nécessité pour les collectivités territoriales d’inscrire les établissements dans le développement des stratégies de formation des territoires et de pratiquer une parité financière de financement entre les établissements publics et les établissements privés associés.  Il incite les chefs détablissement à animer leurs équipes autour du projet éducatif et à développer les prises de responsabilité des différents acteurs de leurs communautés éducatives. Il propose aux enseignants d’articuler la logique de la classe à une logique d’établissement afin de développer le travail par projet et en équipe pédagogique, et de concourir à une organisation de leur travail permettant d’assurer le meilleur accompagnement possible des élèves. Il demande aux parents de s’impliquer dans la mise en œuvre du projet éducatif de l’établissement de leurs enfants afin de favoriser leur appartenance à une communauté de vie et d’agir auprès des pouvoirs publics afin que soit effectivement respectée la liberté de choix de l’école par l’égalité de traitement des familles.

Télécharger le Manifeste au format pdf.

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Les jeux dangereux dans les cours de récré font fureur

Vertiges, éblouissements, impression de planer… Dans certaines cours de récré, la quête de sensations des «jeux» d’évanouissement fait fureur. Rêve indien, jeu du foulard, de la tomate ou du cosmos: les noms ne manquent pas pour qualifier ces pratiques de non-oxygénation du cerveau, dangereuses et parfois mortelles. Mais mesurer l’ampleur du phénomène s’avère plus difficile. Près de deux enfants sur trois (63%) de 6 à 15 ans connaissent au moins un de ces jeux d’apnée, selon une enquête Ipsos menée pour l’Apeas (Association des parents d’enfants accidentés par strangulation) auprès de 1012 enfants. Un sur dix y a déjà joué, en compagnie de camarades dans 91% des cas, indique aussi cette étude présentée ce matin au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé qui la finance.

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Enseigner autrement

Les Français sont inquiets, à juste titre, de la qualité de l’enseignement qui est délivré à leurs enfants et, par ricochet, pour leur avenir. La dernière enquête PISA a montré que la France ne progresse pas en la matière. Nous proposons donc de réformer en profondeur l’Éducation nationale, non la pédagogie, mais les conditions dans lesquelles les élèves étudient, pour assurer l’égalité de tous devant le droit à l’instruction.

Les enseignants méritent une meilleure procédure d’évaluation

Augmenter le temps de travail des enseignants

Instaurer une tarification à l’élève unifiée en France

Donner plus d’autonomie aux établissements scolaires

 

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La Fondation Lejeune décrypte les manuels de SVT

« La Fondation Jérôme Lejeune, dont la vocation est scientifique et médicale, est l’auteur d’un Manuel bioéthique des jeunes, déjà largement diffusé et ayant rencontré un vif succès. Dans le supplément «Théorie du genre et SVT : décryptage des manuels de 1ère», la Fondation apporte à nouveau une analyse visant à faire la part des choses entre ce qui relève de la « science de la vie » légitime dans ce manuel de SVT, et ce qui relève des germes d’une idéologie.

Ce livret propose une lecture critique des programmes de SVT et des chapitres concernés des manuels scolaires. Il étudie les faits scientifiques et non-scientifiques évoqués dans les manuels, les met en parallèle avec les exercices et commentaires et s’intéresse aux illustrations et à leurs légendes. La Fondation Jérôme Lejeune, en resituant certains éléments scientifiques, souhaite ainsi donner les clefs de lecture nécessaires pour disposer d’une information complète et éclairée.

Ce document de décryptage est diffusé en supplément du nouveau Manuel Bioéthique des jeunes dont la 2e édition est prévue pour mi-février : mis à jour et enrichi, cette nouvelle édition du manuel intègre les dernières avancées scientifiques et la nouvelle loi de bioéthique. Il prend aussi en compte les nouveaux développements qui concernent les questions éthiques posées par le diagnostic prénatal, la recherche utilisant les cellules souches embryonnaires, le don d’organes, la fin de vie, etc. La Fondation Jérôme Lejeune souhaite apporter aux jeunes les clés de compréhension sur ces sujets qui concernent tout le monde. Qu’ainsi, chacun se fasse sa propre idée, en connaissance de cause.

Le Manuel bioéthique des jeunes et son supplément «Théorie du genre et SVT : décryptage des manuels de 1ère» sont à commander en ligne gratuitement sur le site de la Fondation mi-février. »

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Exclusivité : Xavier Breton minimise la polémique et ne soutient pas les 200 parlementaires ni les Français

Hier 25 janvier s’est tenue la commission des affaires culturelles et de l’éducation avec une communication de Xavier Breton qui anime le groupe de travail sur les manuels scolaires. Le ministre minimise la polémique de la théorie du genre et ne soutient pas les 200 parlementaires ni les Français lesquels, pour 55 % contestent le caractère “non scientifique” de cette théorie (sondage IFOP/Valeurs actuelles). Ce groupe de travail avait été créé suite à la polémique sur l’introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires. Pas de presse dans la salle, à douter presque de la réelle diffusion des informations de cette séance.

Une salle pleine de parlementaires de la Commission. Parmi eux, des parlementaires de gauche sont revenus sur la raison pour laquelle ils ont boycotté ce groupe de travail dont ils jugent la mise en place avoir été précipitée.

Le groupe de travail n’a pas abordé véritablement le cœur de la polémique, à savoir l’introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires et le crédit scientifique dont elle bénéficie en étant traitée dans les cours de SVT. Les parlementaires auront préféré élargir et diluer la question dans une enquête sur les processus de validation des programmes et des manuels.

Les quelque 32 personnes auditionnées par le groupe de travail ne sont pas citées en début de séance alors que le ton est rapidement donné : le « genre » est un débat de société, pas un débat d’école et d’enseignement :

« Ne voulant pas prendre position sur la question du genre, car le Parlement n’a pas à arbitrer des débats universitaires en sciences humaines, le groupe de travail s’est concentré sur les modalités d’élaboration à la fois des programmes publiés au Bulletin officiel de l’Education nationale et des manuels, qui ont précisément pour objet de décliner ces programmes. »

Xavier Breton émet une vision relativiste par rapport aux enjeux :

-> le débat sur le genre est un sujet de société qui n’a pas sa place dans le cadre de l’école ;

-> les manuels ne sont au final que peu utilisés par les enseignants, il s’agit simplement d’outils pédagogiques et les enseignants ont une grande liberté quant à leur choix et l’utilisation qu’ils en font ou pas

-> pas de possibilité pour les politiques d’intervenir ni au niveau des éditeurs qui doivent conserver leur entière liberté éditoriale, ni au niveau du contenu des programmes qui sont sous le contrôle des hautes autorités de l’éducation nationale, d’où simplement de simples suggestions pour une amélioration des modalités d’élaboration des programmes et manuels.

Xavier Breton : « Vous aurez compris qu’en matière d’édition de manuels, je ne souscris pas aux solutions dirigistes, impliquant des approbations ou agréments. En effet je crois plutôt à l’efficacité du régime actuel d’édition et d’utilisation des manuels, dans la mesure où la diversité de l’offre garantit un traitement différencié des sujets, tandis que la liberté de choix laissée aux enseignants permet d’écarter des manuels véhiculant un discours qu’ils jugeraient normatif […]. Cette capacité d’autorégulation ne devrait donc pas être amoindrie, car elle est synonyme de liberté et de responsabilité »

L’objet principal de la communication concerne principalement les dysfonctionnements de procédure révélées par les auditions (procédure d’élaboration des programmes peu  transparente en quasi « circuit fermé » ; constitution des groupes d’expert non connue, disparition du Conseil National des Programmes, consultation publique trop tardive, dernière phase de consultation institutionnelle du Conseil Supérieur de l’Education purement formelle et des délais trop courts pour se prononcer) et des suggestions d’amélioration des procédures existantes.

Concernant la question du genre, Xavier Breton minimise la polémique de la façon suivante :

« Sans évoquer longuement cette controverse  […] je formulerais à cet égard 2 observations :

D’une part le mot « genre » ne figure pas dans les programmes de SVT de première, qui, sous le thème « Devenir homme et femme », distinguent l’identité sexuelle, les rôles sexuels et l’orientation sexuelle. Ce sont  donc certains manuels qui, à partir de ces quelques lignes, ont développé une approche quelque peu exploratoire de la question du genre. On peut même aller jusqu’à considérer, avec M. Dominique Rojat, le doyen du groupe permanent des SVT de l’inspection générale de l’éducation nationale, que tel ou tel document utilisé pour illustrer ce thème est effectivement « maladroit ».

D’autre part, les questions que recouvre ce thème étant, de tout évidence, nombreuses et complexes, elles devraient faire l’objet d’un enseignement interdisciplinaire, bénéficiant en particulier du renfort du professeur de philosophie. Les préambules des programmes encouragent le recours à telle approche, mais elle se heurte à un obstacle de taille : la philosophie est enseignée en classe de Terminale et non en Première. On peut donc estimer que ces programmes ont confié une tâche relativement difficile aux professeurs de SVT, d’autant plus que ceux-ci ne consacreront, au cours de l’année scolaire, que 5 à 10 minutes, tout au plus, à la différence entre le féminin et le masculin.

Au total, cette conjonction d’éléments, combinée à la mobilisation de certaines associations, a suscité une polémique regrettable, car de nature à alimenter la méfiance d’une partie de l’opinion publique à l’égard de l’éducation nationale, dont on sait qu’elle éprouve des difficultés à tisser des relations sereines avec les familles »

Au final, après les réactions des parlementaires, les points qui ressortent comme méritant un intérêt et un approfondissement n’ont aucun lien avec la question du genre, pourtant à l’origine de la formation de ce groupe de travail : la formation des maitres, un questionnement sur le besoin de la restauration du Conseil National des Programmes ainsi que sur une labellisation des manuels, une réflexion par rapport à l’arrivée des manuels numériques dont le contrôle s’avère plus difficile encore, etc…

Quelques chiffres donnés dans cette communication :

- 16 millions d’€ déboursés chaque année pour les droits de copie suite aux nombreuses photocopies des enseignants ne trouvant pas leur compte dans les manuels

- les manuels scolaires représentent 10% du chiffre d’affaire de l’édition ;

- coût total pour l’enseignement scolaire : environ 280 millions d’euros.

La présidente Michèle Tabarot conclue la séance en invitant tous les parlementaires qui le souhaitent à fournir sous une semaine leurs contributions pour compléter le rapport dont la publication suivra.

Cette communication de Xavier Breton est disponible ici.

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Des écoles juives testent l’i-Pad

Vers la fin de sa vie, le dirigeant et  visionnaire d’Apple, Steve Jobs, pensait que, dans un futur proche, les manuels scolaires seraient obsolètes dans l’éducation scolaire. Il travaillait en secret sur ce que serait  l’éducation du futur.
Avec l’iPad, qui permet aux étudiants et écoliers d’avoir accès à des textes électroniques,  c’est déjà, en soit, une réalité.

A n’en pas douté, Steve Jobs aurait été heureux d’apprendre qu’aux moins deux écoles juives ont remplacé les volumineux traités de Talmud par des iPads. «Les avantages sont énormes »,  a déclaré Seth Dimbert, un des directeurs de ces écoles juives, «on gagne en  portabilité,en espace et surtout les coûts sont considérablement réduits.
Normalement, lorsque vous étudiez le Talmud, chaque page vous renvoie  à d’autres commentaires et au final  vous avez des étagères remplies de dizaines voire de centaines de textes de références. En utilisant une application iPad, l’ensemble de ces  ouvrages de référence est situé dans des liens  hypertextes.

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« L’école devrait donner avant tout le sens de la discipline et de l’effort »

L’intégralité du sondage : ici TNS Sofres/Octobre 2011 – Contexte politique à 6 mois des présidentielles.

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Lancement du pass’contraception en Champagne-Ardenne

Des interruptions volontaires de grossesse et des pilules du lendemain distribuées dont le nombre augmentent chaque année chez les jeunes filles mineures.
La région Champagne-Ardenne fait donc le choix de prendre ce problème à bras le corps et lance aujourd’hui un pass’contraception en faveur des filles et des garçons mineurs des lycées et CFA.
Une initiative qui s’inscrit dans une politique en faveur de la jeunesse.
Depuis le vote de cette mesure lors du budget 2011, les élus régionaux en charge du dossier ont procédé à une très large consultation des différents partenaires et des acteurs de terrain. Le pass’contraception semble être une des réponses au manque de connaissances sexuelles des jeunes. Mais pas seulement. Les trois piliers de ce dispositif sont la prévention, l’éducation à la santé, et l’égalité femme-homme.

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L’Enseignement catholique lance un manifeste pour la réussite scolaire

En prévision d’une probable loi d’orientation sur l’école, l’Enseignement catholique a publié le 24 janvier un Manifeste sur lequel il invite les candidats à la présidentielle à se prononcer. Une première, à la veille des échéances électorales de 2012.

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François Hollande et le discours dangereux sur les religions

En proposant la constitutionnalisation très électoraliste de la loi de 1905 sur la laïcité, François Hollande se donne une image facile de défenseur de la laïcité en risquant de rompre l’équilibre très fragile du consensus républicain.

Dans son discours fleuve du 22 janvier 2012 au Bourget, le candidat François Hollande a affirmé avec force sa défense de la laïcité au sein de la République française.

Constitutionnaliser la loi du 1905 ?

C’est évidemment très louable de défendre la laïcité et cette laïcité (sans adjectif, précise-t-on souvent à juste titre) est même l’une des meilleures spécificités de l’exception française sur la scène internationale : alors qu’ailleurs, on introduit le concept de communautés religieuses avec leurs particularités propres (on appelle cela le communautarisme), en France, on ne prend en compte que ce qui unit, l’appartenance à la seule communauté nationale, tout en respectant la religion.

Mais reprenons la traduction concrète de cet attachement du candidat socialiste : « Président la République, c’est préserver l’État, sa neutralité, son intégrité, face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face au communautarisme. Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l’État, dans la Constitution. ».

Première remarque à laquelle je passe rapidement : je ne comprends pas ce que viennent faire dans ce chapitre sur la laïcité et la neutralité de l’État ces « puissances d’argent » sinon pour gauchiser à bon compte le discours. Il a lâché un peu plus loin l’objet de sa bataille, une sorte de nouveau Graal : « Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » alors que le véritable adversaire du pays, c’est d’abord le chômage et la précarité qui en découle, et ce « monde de la finance » (à mieux réglementer) a peu à voir avec les raisons profondes de la désindustrialisation de la France. Mais ce n’est pas mon sujet ici.

Une exception française, fondement du consensus républicain

La laïcité est un concept vraiment novateur dans l’histoire des idées politiques. Elle a été reprise par laTurquie (mais risque d’être mise à mal actuellement). Elle n’est pas évidente car elle nécessite de se dépassionner alors que c’est un sujet très passionnel (parmi les dernières tensions nationales, le projet d’un service d’éducation unique visant l’enseignement privé au printemps 1984 porté par le ministre Alain Savary qui fut finalement abandonné en raison des millions de personnes qui ont manifesté à Paris le 17 juin 1984).

La loi du 9 décembre 1905 a mis fin très laborieusement à une véritable mésentente nationale. C’est Aristide Briand, plutôt anticlérical, qui l’a proposée et il avait eu du mal surtout à convaincre les députés ultra-anticléricaux (principalement les radicaux) qui considéraient que le projet n’allait pas assez loin. Tandis que les députés catholiques ont vite compris qu’en lâchant du lest au sein de la République, ils évitaient la continuation d’un anticléricalisme politique qui leur faisait du tort.

La laïcité ne rejette pas les religions. Elle les respecte au contraire. Elle ne rejette pas non plus l’athéisme ni la pensée agnostique ou rationaliste. Elle les respecte aussi. Elle prône simplement la neutralité de l’État et l’assouplissement des pratiques pour permettre un vivre ensemble harmonieux dans une société pacifique.

Ce que dit la loi de 1905 dans son article premier est très clair : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. ».

C’est d’ailleurs presque une évidence et je me demande bien comment on a pu, dans le passé, en arriver aux guerres de religions qui n’ont jamais été que des guerres à prétextes religieux mais somme toute, de simples confrontations politiques avec enjeu de pouvoir. À partir du moment où le « pouvoir » spirituel est bien séparé du pouvoir temporel, une telle loi de séparation était juste logique et évidente. À partir du moment où je peux pratiquer ma religion, ou non-religion le cas échéant, je ne vois pas en quoi cela me gêne que mon voisin pratique la sienne (ou pas).

Aujourd’hui, d’ailleurs, ce sont non seulement les anticléricaux mais aussi, généralement, les chrétiens qui évoquent régulièrement cette laïcité car désormais, le « problème », si problème religieux y a, ne concernerait plus le christianisme mais l’islam. Même si, dans le discours de François Hollande au Bourget, rien n’est dit sur la menace de l’islamisme fondamentalisme et qu’on reste à la traditionnelle pensée anticléricale (à comprendre contre les catholiques dont pourtant nombreux sont de gauche).

Donc, cette loi de 1905 est effectivement une précieuse pépite de notre trésor national, un trésor immatériel mais essentiel qui fonde l’unité du pays.

Pourtant, je ne crois pas très pertinent de vouloir inscrire les deux premiers articles de la loi de 1905 dans la Constitution du 4 octobre 1958.

Inutilité juridique

D’un part, cela n’aurait aucun effet juridique, concrètement. La loi de 1905 est déjà à valeur constitutionnelle, ne serait-ce que par la rédaction de la Constitution actuelle.

Son article premier est déjà très clair : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. ».

Incluse dans le « bloc de constitutionnalité » (depuis 1971 grâce à Alain Poher), la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 3 novembre 1789 propose à l’article 4 un cadre très général : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. ».

Elle précise son application à l’article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » ainsi qu’à l’article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. ».

Danger pour la cohésion nationale

D’autre part, cette proposition pourrait mettre à mal la cohésion nationale. J’ai toujours été défavorable à une révision de la loi du 9 décembre 1905 même s’il est évident que la situation d’il y a plus d’un siècle est différente de celle d’aujourd’hui et qu’une adaptation pour l’actualiser pourrait être concevable.

Cependant, en rouvrant ce débat, on rouvrirait la boîte de Pandore et les polémiques dont le peuple français se passerait bien dans ces périodes troubles de crise économique et sociale.

C’est d’ailleurs un signe annexe qui ne trompe pas : en proposant de remettre dans l’actualité un thème que j’ai toujours considéré comme non négociable (la laïcité), François Hollande montre à l’évidence qu’il ne comprend pas que depuis 2008, le monde est plongé dans une grave crise économique internationale.

Pourquoi la boîte de Pandore ? Parce que si le principe de la loi de 1905 est très largement soutenu par la population (heureusement), il y a des officines prêtes à déstabiliser la République pour gagner encore du terrain. Dans un sens comme dans un autre.

Il y a d’ailleurs régulièrement des polémiques sur la gestion des municipalités à propos de la laïcité. Par exemple, sur la construction de nouvelles mosquées (l’argent public finançant le concept détourné de centre culturel) ou sur l’entretien des églises catholiques. Certains voudraient assouplir la loi pour permettre l’aide de l’État à la pratique de la religion (quelle qu’elle soit) tandis que d’autres voudraient au contraire une plus grande contrainte (suppression de l’enseignement catholique sous contrat, interdiction de participer à la restauration des monuments religieux etc.).

Il est clair que depuis près d’un siècle, malgré quelques soubresauts (comme celui de 1984), le société français est parvenue à un fragile équilibre et que celui-ci est très instable. Remettre ce sujet dans le débat national serait aussi irresponsable que le débat sur l’identité nationale balancé un peu légèrement par l’UMP il y a quelques années et laissant libre cours aux propos les plus extrêmes.

Et le statut de l’Alsace-Moselle ?

Enfin, à cette irresponsabilité se rajoute un véritable manque de préparation juridique car la constitutionnalisation proposée reviendrait à supprimer la particularité de l’Alsace-Moselle dans les lois de la République. Territoire allemand lors de la promulgation de la loi de 1905, ces trois départements sont encore sous le régime du Concordat napoléonien (signé le 15 juillet 1801) et avec quelques spécificités (comme le fait que le lendemain de Noël, le 26 décembre, et le Vendredi saint sont des jours fériés ou encore que l’État salarie les ministres du culte, prêtres, pasteurs et rabbins).

Ce particularisme a été établi par Clemenceau en 1918 sous la pression des élus locaux unanimes et pour conforter l’unité nationale, en guise de compensation à presque un demi siècle d’occupation allemande.

Faut-il en finir avec cette anomalie nationale ? Le candidat François Bayrou y a en tout cas répondu très clairement en prônant le maintien de cette particularité juridique. Bien qu’originaire de Franche-Comté,Jean-Luc Mélenchon, au contraire, veut la supprimer. Nul doute que les électeurs mosellans et alsaciens seront très attentifs à la position des autres candidats à l’élection présidentielle.

Manque de préparation

Cette impréparation a même été confirmée par l’ancien ministre socialiste Jean Glavany en charge du dossier dans l’équipe de campagne : « Nous sommes conscients des problèmes que cela soulève par rapport au Concordat. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas bouger. Nous allons prendre le temps de travailler sur les aspects juridiques. Inscrire les deux premiers articles de la loi dans la Constitution a du sens, et si cela accélère la réflexion sur cette anomalie qu’est le Concordat, pourquoi pas ? ».

L’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 est le suivant : « Le République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. ».

Il se poursuit par ces précisions budgétaires : « (…) Seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. ».

Qu’en pense François Hollande de ce sujet historique qui concerne quand même trois millions d’habitants (soit un vingtième de la population française) ? Ce sera très intéressant de l’entendre (j’espère qu’il sera interrogé sur cette question le jeudi 26 janvier 2012 lorsqu’il présentera son programme dans l’émission « Des Paroles et des actes » sur France 2).

La Guyane bénéficie également d’un statut très particulier.

Hollande très nouveau dans sa défense de la laïcité

François Hollande est-il un homme particulièrement « laïc » ? Il faut juste regarder son « passé » politique et son parti.

Le 13 juillet 2010, par exemple, il n’a pas voté à l’Assemblée Nationale la loi sur l’interdiction de la burqa dans l’espace public. De ses collègues parlementaires socialistes et assimilés, seulement dix-huit députés et quarante-six sénateurs ont voté cette loi, dont, parmi les grands soutiens de son actuelle candidature, Manuel Valls (dont on connaît l’attachement à la Ve République) et Aurélie Filipetti à l’Assemblée Nationale, et le 14 septembre 2010, François Rebsamen, Daniel Percheron, Robert Badinteret Jean-Michel Baylet au Sénat (et également Jean-Pierre Chevènement, encore candidat).

Quant aux socialistes en général, promoteurs entre autres du droit de vote des étrangers, ils n’ont jamais été très actifs dans la défense de la laïcité, thème d’ailleurs repris abusivement par Marine Le Penet quelques ultras de l’UMP pour fonder une certaine islamophobie et qu’encouragent des déclarations irresponsables comme celles d’Eva Joly sur des jours fériés pour les musulmans et les Juifs.

Par ailleurs, le Parti socialiste est toujours dirigé d’une main de fer par une personne qui n’a pas hésité à instituer en 2000 un véritable communautarisme religieux dans sa propre ville en décidant d’horaires interdits aux hommes pour une piscine municipale (mesure heureusement supprimée en 2008).

Brevet de laïcité en soldes ?

C’est peut-être justement pour ces raisons (faible marquage apporté en faveur de la laïcité depuis le début de sa carrière politique) que François Hollande voudrait se donner à bon compte un brevet de laïcité par une mesure hautement symbolique.

Ou faudrait-il plutôt croire Jean-François Copé qui, lui, n’hésite pas à y voir « encore une pirouette pour éviter d’aborder le vrai sujet qui est celui de l’instrumentalisation de la religion par des extrémistes fondamentalistes » ?

À mon sens, sur ce sujet, François Hollande fait fausse route et va, au contraire d’apaiser, souffler sur des braises très anciennes qui ne sont encore jamais vraiment éteintes…

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La vie de Saint Dominique Savio

 

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Théodore Monod, un savant sous les étoiles par Bruno Doucey

Pour les enfants, le livre-portrait d’un académicien, homme de science animé d’une vision de l’universel
Grâce à cette biographie, destinée aux enfants à partir de 7 ans, Bruno Doucey rend un réel hommage à Théodore Monod, de l’Académie des sciences, qui était à la fois un savant et un humaniste engagé. Partageant son amour du désert, Bruno Doucey, invité de Virginia Crespeau, revient aussi sur ce lieu propice à la philosophie, à la passion et à tant d’autres richesses…

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UnivCloud : le cloud communautaire pour l’enseignement supérieur et la recherche

Le projet UnivCloud, porté par l’Université Numérique Paris Île-de-France et Inéo, a été retenu par la gouvernement dans le cadre des « investissements d’avenir : développement de l’économie numérique ».

L’enseignement supérieur sur Paris et l’Île-de-France aura son cloud communautaire : UnivCloud. Le projet de l’Université Numérique Paris Île-de-France (UNPIdF) – qui réunit 23 établissements d’enseignement supérieur, dont 14 universités, et un demi-million d’utilisateurs potentiels -, monté en partenariat avec Inéo, du groupe GDF Suez, a été retenu par le gouvernement dans le cadre de l’appel à projets « Informatique en nuage – cloud computing ».

Le Campus numérique dans le nuage

Le projet a été initié par les universités Paris Ouest Nanterre La Défense et Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Piloté par l’UNPIdF, il vise une mutualisation de l’infrastructure des systèmes d’informations. « UnivCloud offre aux établissements, pour faire face aux besoins croissants générés par les usages du numérique, une meilleure gestion des compétences, une amélioration du service aux établissements et aux usagers, et la diminution des coûts directs ou indirects », affirment les porteurs du projet.

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Mais le Cloud computing n’est pas une pratique sans risque ! A lire.

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2 500 étudiants répondent à l’invitation de l’Eglise de France

Anciennement « Rencontre Nationale des Chrétiens en Grandes Ecoles », le rassemblement national étudiant « Ecclesia Campus » ouvert aux aumôneries des universités se tiendra à Rennes les 4 et 5 février.

Tirant parti de l’élan insufflé par les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) de l’été dernier à Madrid, le réseau de la Pastorale étudiante, ensemble avec l’association « Chrétiens en Grande Ecole » (CGE), et avec le soutien du diocèse de Rennes, organise cette année pour la première fois « Ecclesia Campus ». Il s’agit d’un rassemblement ouvert à l’ensemble de l’enseignement supérieur français. Le thème retenu est « L’Eglise, une et diverse, au service de la société ». (Cf. ecclesiacampus.fr)

L’Eglise fait confiance aux étudiants Continuer la lecture

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Apprendre le chinois : un atout pour l’avenir

Dans le cadre de l’année linguistique croisée France-Chine, le lycée Louis-le-Grand a accueilli ven­dredi der­nier un col­loque inti­tulé « Apprendre le chi­nois : un atout. Quels par­cours, vers quels débou­chés ? », co-organisé par l’Association fran­çaise des pro­fes­seurs de chi­nois et France Chine Education.

Joël Bellassen, Inspecteur géné­ral de chi­nois, a rap­pelé en ouver­ture du col­loque que le chi­nois qua­li­fié de « langue rare » voire de « phé­no­mène de mode » était « appelé à jouer un rôle impor­tant » à l’ère de la mon­dia­li­sa­tion, quand « la mobi­lité des per­sonnes recon­fi­gure le pay­sage linguistique ».

Il est aujourd’hui pos­sible d’apprendre le chi­nois dans 30 écoles pri­maires et 535 col­lèges et lycées fran­çais. A la ren­trée 2011, 29.505 élèves appre­naient le chi­nois dans le secon­daire, contre 9.328 en 2004. Le man­da­rin occupe aujourd’hui la 5ème place parmi les langues ensei­gnées dans le second degré. Dans le même temps, quelque 6.000 étudiants fran­çais sont par­tis cette année dans des établis­se­ments sco­laires chi­nois, soit une grosse part des 22.000 étudiants euro­péens dans cette situa­tion. Cet attrait du chi­nois tient notam­ment à la mon­tée en puis­sance de la Chine sur la scène internationale.

« Avec le chi­nois dans votre bagage, vous aurez un atout extraordinaire »

Source : vousnouils.fr

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L’enseignement privé veut plus d’autonomie des établissements scolaires

L’enseignement privé, qui scolarise près d’un élève sur cinq en France, veut imprimer sa marque dans la campagne présidentielle en prônant plus d’autonomie pour les établissements et en mettant en garde contre le risque de revoir le statut des enseignants.

L’enseignement privé, qui scolarise près d’un élève sur cinq en France, veut imprimer sa marque dans la campagne présidentielle en prônant plus d’autonomie pour les établissements et en mettant en garde contre le risque de revoir le statut des enseignants.

Le privé sous contrat avec l’Education nationale, qui scolarise deux millions d’élèves (18%), emploie 135.000 professeurs et dépend pour l’essentiel de l’enseignement catholique, avait pour habitude dans le passé d’envoyer une lettre, non rendue publique, aux candidats à la présidentielle.

Source : Le Point

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L’éducation à la française : un modèle outre-Atlantique

Ah! Ces Français qui ne savent pas tenir leurs enfants! Une légende urbaine? Dans un livre intitulé French Children Don’t Throw Food (les enfants français ne jettent pas leur nourriture), la journaliste Pamela Druckerman, mère de trois enfants vivant à Paris, se demande comment les Français parviennent à élever aussi bien leur progéniture, contrairement à ses compatriotes qu’elle juge laxistes, rapporte Le Figaro.fr.
La journaliste s’émerveille de ce que les petits frenchy disent « bonjour » aux adultes qu’ils ne connaissent pas, et de ce qu’ils ne font pas de scandale au restaurant ou au supermarché. Pour Paula Druckerman, la clé du succès de l’éducation à la française, c’est une combinaison de règles rigoureuses concernant la nourriture, les horaires des repas et l’heure du coucher.
Contrairement aux parents américains, qui sont selon elle trop attentifs au moindre désir de leurs enfants, elle estime que les Français ne répondent pas immédiatement aux exigences de leurs chérubins et leur apprennent ainsi la frustration et l’autodiscipline. En résumé, ces merveilleux parents que sont les Français osent dire « non!« .

Crédits Reuters/ Source : Atlantico/Le Figaro

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Lancement d’une campagne de sensibilisation conte le harcèlement à l’école

Le mardi 24 janvier 2012, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative a lancé la campagne Agir contre le harcèlement à l’École. Cette campagne vise un objectif clair : sensibiliser, interpeller et mobiliser les élèves et l’ensemble de la communauté éducative (parents, enseignants, chefs d’établissement, conseillers principaux d’éducation, infirmières scolaires…) pour faire de la lutte contre le harcèlement à l’École l’affaire de tous.

Site de la campagne : http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/

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Le sexe du genre

Depuis une quinzaine d’années, le genre remplace le sexe dans les textes officiels, les programmes scolaires, en France comme dans les instances internationales. On pense volontiers qu’il ne s’agit que d’un changement de mot, plus tendance et plus moderne. En réalité, le genre est l’outil redoutable de la théorie du même nom, la théorie du gender, qui avance masquée sous les traits de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Cette théorie, objet d’une analyse détaillée dans ce numéro de Liberté politique, est le révélateur d’une vision totalisante de la politique, signe d’une société à bout de souffle.

Commander

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L’imam radical fondateur d’une des premières écoles coranniques fondamentalistes bientot expulsé ?

La video qui avait fait le buzz en 2009 :

http://www.dailymotion.com/video/x8fwir

Mohammed Hammami se voit reprocher des prêches à caractère antisémite. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a par ailleurs annoncé la dissolution du groupe radical Forzane Alizza.

Présentés comme des acteurs du fondamentalisme musulman prônant violences et valeurs contraires à la République, un imam parisien et une association Forsane Alizza, «Les cavaliers de la fierté», devraient prochainement être durement sanctionnés. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a même annoncé lundi la dissolution de cette association, jugeant «insupportable que dans notre pays, un groupement forme des personnes à la lutte armée».

Suite

 

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Excellentes, les écoles de commerce ?

Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.

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Oui, le français n’a pas dit son dernier mot !

Le québécois Jean-Benoît Nadeau, co-auteur du livre Le français, quelle histoire ! est l’invité d’Annet Sauty de Chalon
Le français se porte bien, merci ! Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow en témoignent avec force et enthousiasme. Sur le grand fleuve des idées reçues, ces deux journalistes québécois aiment ramer à contre-courant. Le premier, passant sur les rives de la Seine, s’est arrêté au studio de Canal Académie !
Déjà en 2005, avec Pas si fous ces français(Seuil, 2005), ils étaient venus à Canal Académie pour briser quelques tabous sur notre identité. Cette fois, en solo, Jean-Benoît Nadeau dissipe la brume de nos esprits chagrins : jamais autant de gens n’ont parlé français qu’aujourd’hui !
Dans cette biographie de notre langue, Jean-Benoît Nadeau explique les signes et les raisons de cette vitalité. La France n’est pas la francophonie et si le dessein intelligent de la nation française semble difficile à saisir, des millions de nos contemporains continuent d’apprendre le français, souvent en plus d’autres langues internationales car, estime l’auteur, « le jeu des langues n’est pas à somme nulle ; celles-ci s’additionnent ».

Dans cet entretien, Jean-Benoît Nadeau tord le cou au déclinisme sans esquiver les questions qui fâchent, en particulier le rapport à la modernité : si le français se développe hors de nos frontières, il séduit davantage les populations des pays pauvres que les cadres de l’élite mondialisée.

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Les principales propositions des candidats en matière d’éducation

 

Nicolas Sarkozy

Statut de l’enseignant : augmenter la présence dans l’établissement, moyennant une rémunération « considérablement augmentée ».

Direction des établissements : donner aux écoles maternelles, primaires, aux collèges et aux lycées davantage d’autonomie sur le modèle des universités.

Collège : diversifier les parcours entre voie générale et professionnelle dès la quatrième et la troisième.

Lycées professionnels : rendre obligatoire la formation en alternance pour les dernières années de CAP et de bac pro.

François Hollande

Ressources humaines : créer 60 000 postes de professeurs en cinq ans, notamment par redéploiement d’autres fonctionnaires sur des missions enseignantes.

Éducation prioritaire : encourager la scolarisation dès 2 ans dans les milieux défavorisés.

Prérecrutements : permettre à des étudiants de licence de se préparer à l’enseignement, tout en étant payés au smic ; en contrepartie, les jeunes interviendraient dans les établissements, notamment pour de l’aide aux devoirs.

François Bayrou

Ressources humaines : geler les suppressions de postes dans l’éducation nationale.

Décrochage : prévoir une « scolarité particulière » pour les élèves qui n’atteignent pas les objectifs de niveau.

Rythmes scolaires : alléger les heures de cours des élèves.

Marine Le Pen

Formation : remplacer les IUFM par des « centres pédagogiques régionaux », assurer un tutorat sur les trois premières années d’exercice.

Grandes écoles : assurer davantage de diversité sociale dans les cursus « qui forment les élites de demain ».

Jean-Luc Mélenchon

Scolarisation : allonger « le temps scolaire » avec un droit à la scolarité dès 2 ans et une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.

Programmes : les redéfinir sur « le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre ».

Supérieur : abroger la loi sur l’autonomie des universités.

Eva Joly

Petites classes : investir 3,8 milliards d’euros pour les apprentissages fondamentaux.

Recrutement : créer 20 000 postes d’enseignants et d’encadrants en deux ans pour « arrêter la dégradation de l’enseignement public ».

Éducation prioritaire : encourager la scolarité dès 2 ans, notamment dans les milieux populaires.

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En Gironde, un collège privé expérimente l’annualisation des enseignements

À Carignan-de-Bordeaux, le collège catholique Lestonnac est l’un des rares à avoir annualisé le temps de travail des enseignants.

Les élèves se disent moins fatigués, plus concentrés, et les professeurs se sentent « sereins » et « efficaces ».

« Collège Lestonnac, un regard différent. » Il suffit d’écouter François Begards, 42 ans, directeur de l’établissement catholique situé à Carignan (Gironde) pour se convaincre qu’il ne s’agit pas d’un simple slogan.

« Il y a quatre ans, lorsque je suis arrivé, le collège était en difficulté et la moitié des professeurs demandaient leur mutation », raconte ce professeur de mathématiques. Pour remobiliser l’équipe pédagogique, il a eu l’idée d’annualiser le temps de travail des professeurs.

TRIMESTRES RÉAMÉNAGÉS

Un système qu’il avait lui-même expérimenté au Québec. « Je suis parti d’un constat : les statistiques montrent que les enseignants font plutôt 50 minutes de cours qu’une heure, car il n’y a pas assez d’intercours. À cela, il faut ajouter la saturation des collégiens qui peuvent avoir jusqu’à huit professeurs différents en une journée. »

En s’appuyant sur la « liberté » donnée par la loi Debré de 1959 aux établissements catholiques sous contrat, ce directeur de collège a donc décidé de repenser les trimestres pour mieux atteindre les objectifs pédagogiques.

Le premier trimestre est plus court, réduit à huit semaines, avec un seul objectif : « faire un premier état des lieux des compétences ». Le deuxième trimestre, quant à lui, se déroule de la Toussaint à février et constitue le « cœur de l’année ». Pour le troisième trimestre, souvent décisif mais jugé trop court, le changement est majeur. Désormais, il s’étend de février à juin.

COURS D’UNE HEURE ET DEMIE

Ainsi, « l’élève a le temps de se reprendre », justifie François Begards. Au quotidien, ce réaménagement de l’année scolaire se traduit par des journées qui commencent à 8 h 20 et se terminent à 16 h 20, et qui comprennent quatre cours d’une heure et demie, au lieu de sept d’une heure. Avec un intercours de quinze minutes, pour permettre aux élèves d’arriver à l’heure dans la classe suivante.

Au bout de trois ans de pratique, cette réorganisation du temps scolaire fait l’unanimité. Isabelle Amont, professeur de mathématiques, dit avoir gagné en « confort de travail, en sérénité, en efficacité » : « Je ne regarde plus ma montre en permanence. » Sur un plan pédagogique, cette enseignante estime que ce système est plus « cohérent ».

« En une heure et demie de cours, nous avons le temps d’apprendre une notion, de la faire appliquer et de corriger les exercices. » Autre avantage : « Si on ne comprend pas un exercice, on peut poser des questions et le professeur prend plus le temps de nous expliquer », témoigne Esther, en troisième.

RÉSULTATS PROBANTS

« Les élèves progressent mieux », confirme Emmanuelle Delon, professeur d’éducation physique et sportive. Ophélie, élève de troisième, en est l’illustration. Depuis son arrivée au collège, sa moyenne générale est passée de 5 à 14 ! « La charge de travail est mieux répartie. J’ai moins de devoirs chaque soir », se réjouit-elle. « On fait la même chose, mais en étant moins fatigués, et donc plus concentrés », analyse Esther.

Au final, « cela a rapproché les professeurs et les élèves, observe François Begards. Les premiers se sentent moins esclaves du temps et les deuxièmes sont plus attentifs. » Aujourd’hui, son collège, qui compte 320 élèves et 12 classes, est très prisé.

« Je n’ai qu’une place pour quatre demandes », précise-t-il. Membre de la commission collège au niveau national du SNCEEL (Syndicat national des chefs d’établissements d’enseignement libre), il n’a maintenant qu’une idée en tête : exporter son modèle. « Cette organisation peut être reproduite dans des établissements ayant jusqu’à 16 classes, c’est-à-dire la majorité. »

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Enseignement catholique : Autonomie ou Liberté ?

L’enseignement catholique présente, mardi 24 janvier, à l’attention des candidats à l’élection présidentielle, un manifeste. Son secrétaire général, Éric de Labarre, répond à La Croix :

E« Aujourd’hui, avant de se mettre de nouveau à réformer, il faut restaurer une relation de confiance avec les professeurs. Cela passe par davantage de subsidiarité, par une plus grande autonomie des établissements, et non par la recherche systématique d’une uniformité, qui ne correspond pas aux réalités du terrain. [...] Le chef d’établissement ne doit pas se contenter d’administrer le système, de gérer les carrières, les emplois du temps. Il est là pour animer les équipes éducatives. Lesquelles doivent jouir d’une plus grande liberté pédagogique. Il doit les aider à adapter leurs pratiques professionnelles au contexte culturel et social dans lequel elles interviennent. [...]

Aborder la question de l’école par le biais des moyens ne me semble pas pertinent. La situation budgétaire est telle qu’il me semble impossible de rétablir ces 60 000 postes. Je pense même qu’on peut probablement continuer à en supprimer sans que la qualité de l’offre de formation s’en ressente. Mais cela suppose des adaptations. »

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Le laïcisme uniquement anti-catho de François Hollande

Lu sur Causeur :

« En proposant, dans son discours du Bourget, d’inscrire la Loi de 1905, « celle qui sépare les Eglises de l’Etat » dans la constitution, François Hollande a déclenché hier un tonnerre d’applaudissements dans le public. [...] Hélas, une fois les éteintes les sonos du Bourget et dissipé le petit nuage de fumée entourant le camarade Noah, on ne pourra qu’appouver l’excellent Frédéric Rouvillois quand il parle d’ « une promesse parfaitement superflue dès lors que le principe de laïcité se trouve déjà inscrit dans la constitution, et plus précisément, pour lui donner toute la solennité nécessaire, dans l’article premier de celle-ci. »

Et on ne pourra que partager les sarcasmes de Bruno Beschizza (eh oui…), secrétaire National de l’UMP, sur l’opportunité de ce come-back tonitruant de la laïcité dans l’argumentaire socialiste : « Cette incantation ne pourra pas faire oublier à nos compatriotes que les socialistes n’ont pas pris part au vote de la loi contre le port de la burqa dans l’espace public ». [...]

Alors, en fin de compte, on ne pourra que s’interroger pour savoir de quelle laïcité parle le candidat socialiste, ou plus précisément quelle laïcité a déclenché un tonnerre d’applaudissements dans le public – très socialo-socialiste – du Bourget. Sûrement pas celle qui a fait de Manuel Valls l’unique socialiste à prendre publiquement la défense des droits de la femme et de l’enfant dans l’affaire de la crèche Baby-Loup. Les amateurs de lexicologie pourront d’ailleurs chercher la trace des mots « voile », « burqa », ou « islamisme » dans le discours de dimanche…

Non, ce qui a fait vibrer les foules au Bourget, c’est bien plus probablement la crainte de tous les intégrismes, mais surtout catholique [...]. C’est bien l’intégrisme catho qui est dans la ligne de mire : la burqa, c’est dépassé, la calotte, voilà le danger ! »

Via SB

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Contraception des mineurs : les parents toujours plus dépossédés

« Le 19 janvier 2012, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée a adopté une nouvelle loi, dans laquelle un amendement prévoit d’instaurer « un dispositif anonyme et gratuit de la prescription et délivrance de méthodes contraceptives pour toutes les mineures souhaitant y accéder ». Cet amendement, proposé par Bérengère Poletti et Philippe Viguier a été voté dans une « version revue et corrigée » d’une proposition de loi Nouveau Centre. »

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10 propositions d’enseignants pour l’éducation

Jean-Paul Brighelli est professeur de Lettres. Face aux propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2012 concernant l’éducation, le blogueur synthétise dix solutions envisagées par ses collègues.

10 propositions d'enseignants pour l'éducation

La démocratie étant le pire système à l’exclusion de tous les autres, il m’a paru temps, à moins de trois mois du premier tour, de prendre vraiment le pouls de la profession, sans attendre des candidats des illuminations sur un métier — le nôtre — dont ils ignorent à peu près tout, sauf ce qui s’en dit au café du Commerce.

J’ai donc lancé sur un forum fréquenté par de très nombreux enseignants, de la maternelle à l’université, une enquête sur les propositions que nous attendrions de politiques intelligents et audacieux — exemple type de double oxymore. « Le bon sens du maraud quelquefois m’épouvante », comme disait Piron : les réponses de nos collègues, pour variées qu’elles semblent à première lecture, se recoupent toutes — en dix propositions. Les voici — cum commento, comme on disait jadis, quand on faisait du latin et non des TICE, des TPE et de l’ECJS — au lieu de faire de l’histoire et de la géographie.
Que ce soit bien clair : même si j’approuve l’essentiel de ce qui suit, je ne le contresignerais pas sans examen. Je me fais juste le petit rapporteur des désirs.

Une remarque enfin en passant. Pour l’essentiel, ces propositions recoupent le programme de Bayrou. Mais je n’empêche pas le PS, qui mouline dans la choucroute, ou l’UMP, qui patine dans le yaourt, de s’en inspirer. Les Verts, comme on sait, sont irrécupérables. Quant au FN, il se pare des plumes du paon en se faisant le chantre de l’école républicaine — jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que sous le plumage dont il s’habille, la volaille est déjà plumée, le chèque-éducation en place et le privé confessionnel aux commandes.

DIX PROPOSITIONS

1 – Consacrer au moins 50 % du temps, en primaire, à l’apprentissage du français — ce qui suppose une réécriture complète des programmes. Et à ce titre, privilégier les méthodes d’apprentissage alpha-syllabiques. À ceux qui se demanderaient encore pourquoi, une seule réflexion de bon sens : outre le fait que c’est le mouvement naturel de la langue, qui va du simple au composé, nous passons de plus en plus de temps sur des claviers, où l’on ne tape pas des mots, mais des lettres et des suites de syllabes — étonnant, non ? Une expérimentation comme celle du SLECC a si bien prouvé son efficacité que le ministère, jamais à court d’erreurs, vient de sucrer la maigre subvention qui permettait de diffuser les très efficaces méthodes mises en place dans ce cadre.

2 – Mettre au feu les livrets de compétence, et autres fariboles chronophages — la réunionnite aiguë, par exemple, qui frappe de la maternelle à l’université. Tant qu’à faire, en revenir aux notes, aujourd’hui bannies du primaire. On s’étonne que dans la même logique la rue de Grenelle n’ait pas songé à faire interdire les thermomètres dans les hôpitaux.

3 – Penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité du terrain (30 élèves décents, ça se gère, 12 élèves en difficulté, ça se gère aussi) (1). Cela suppose d’oser enfin clairement des classes de niveau. Les « moyens » ne se distribuent pas uniformément, mais en fonction des besoins. Là aussi l’égalitarisme a tué — particulièrement ceux qui étaient moins égaux au départ.

4 – La remise en cause radicale du collège unique consisterait aussi à proposer une orientation positive en filière professionnelle dès la quatrième pour tous ces élèves qui s’ennuient si ostensiblement au collège qu’ils finissent par ennuyer les autres. Tout en imaginant des passerelles, qui existaient jadis, afin de leur permettre éventuellement de revenir dans le giron des études générales. La filière professionnelle doit cesser d’être la voiture-balai de l’école : y passer est aujourd’hui une sanction, elle doit être une opportunité. Dans cet esprit, il faut multiplier les formations en alternance, afin de faire connaître aux élèves les métiers réels, et faire accepter aux patrons (aux artisans, particulièrement) l’idée que ces élèves ne sont pas des délinquants en puissance.
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France — Quand un conseiller du Président s’étonne du contenu des manuels scolaires

Maxime Tandonnet, conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais et passionné d’histoire écrit sur son carnet :

Je tombe par hasard sur le manuel d’histoire de première de l’un de mes enfants (collection Nathan). Sa conception, fondée sur l’analyse des phénomènes et la rupture avec l’approche chronologique, me laisse quelque peu perplexe…

La première partie commence par la croissance et la mondialisation, présentées ainsi comme des phénomènes indépendants de la politique et des États. Bon… La deuxième porte sur les guerres du XXe siècle : Première et Deuxième Guerre mondiale, Guerre froide, jusqu’au 11 septembre 2001. La troisième est consacrés aux totalitarismes, soviétique et fasciste, la quatrième à la colonisation, et la dernière aux « Français et la République ».

Le résultat est sidérant.

On en vient à ignorer que la deuxième guerre mondiale est le résultat de la montée des totalitarismes dans les années 1930, puisque les totalitarismes sont traités après la deuxième guerre. L’histoire du régime de Vichy et de la Résistance, présentée au dernier chapitre sur la République française, est totalement déconnectée de la deuxième guerre mondiale. On voit bien le message sur la culpabilité franco-française : comme si Vichy n’avait aucun lien avec la guerre, l’agression de l’Allemagne nazie et pouvait se résumer à une dictature française hors contexte d’une invasion étrangère… Le 11 septembre 2001 est évoqué avant la Révolution d’octobre 1917 ! L’accord de Munich (septembre 1938), et le pacte Staline-Hitler (en août 1939), traités au chapitre sur les totalitarismes, sont présentés après le récit de la deuxième guerre mondiale (1939-1945) alors que ces évènements en sont des causes, ou des prémices… Bref, du grand n’importe quoi…

Je m’interroge. Suis-je un ringard ? Peut-être. C’est la première possibilité que je n’exclus pas du tout; franchement. Deuxième hypothèse: ce programme reflète-t-il une incompétence dramatique des gens qui l’ont conçu, en mal d’originalité ? Pourquoi pas ? Enfin, troisième hypothèse : tout ceci correspond-il au rêve fou, conscient ou inconscient, d’engendrer une génération privée de repères, de références solides et ainsi aisément manipulable par toutes les idéologies ? Je ne l’exclus pas non plus. En attendant, en terminale, j’ai appris pour ma part que le premier réflexe des époques totalitaires, sur le plan éducatif, était de manipuler l’histoire. C’est vrai qu’aujourd’hui, l’histoire dans certaines terminales, on ne l’enseigne plus.

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Ces établissements qui posent question à l’Enseignement Catholique

http://www.dailymotion.com/video/xnvz3j
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L’école, le numérique et la société qui vient – sortie le 25 janvier 2012

  Nous sommes heureux de vous annoncer la publication de L’école, le numérique et la société qui vient, livre collectif de D. Kambouchner, P. Meirieu, B. Stiegler, J. Gautier et G. Vergne.

En librairie le 25 Janvier – 5 €

Que reste-t-il de la querelle scolaire et du vieux clivage entre « pédagogues » et « républicains »? Partis de convictions très divergentes, Denis Kambouchner et Philippe Meirieu font aujourd’hui, avec Bernard Stiegler, le constat que les termes dans lesquels se posa cette querelle ont perdu de leur acuité dans le contexte de la vaste mutation engendrée par les nouvelles technologies. Ces nouvelles technologies créent les conditions d’une démocratisation inespérée de l’accès au savoir; mais en même temps, associées à un consumérisme effréné et à un marketing intrusif, elles apparaissent comme les vecteurs d’un système toujours plus perfectionné de captation des esprits. Une telle évolution met à mal les équilibres fondamentaux de l’éducation scolaire. Surtout, l’école n’est pas armée pour penser cette mutation: ni pour remédier à ses effets les plus perturbants, ni pour s’assurer la maîtrise et l’usage effectif des potentialités qui lui sont liées. Il y a urgence.

Plus que jamais les esprits ont besoin d’une solide formation du jugement, de méthodes et de repères que seule l’école peut, à l’échelle d’une société, enseigner. Au fil de leur conversation, les trois interlocuteurs s’entendent pleinement sur l’importance de réaffirmer une haute ambition pour l’école.

D. Kambouchner, P. Meirieu, B. Stiegler, J. Gautier, G. Vergne.

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Jacques Arènes, Chantal Delsol en débat sur les théories du genre et les manuels de SVT à l’Assemblée Nationale

 

Extraits :
Jacques Arènes :

Or dans l’appropriation – ou non – de son propre sexe, il y a un aspect personnel important, n’en déplaise à certains manuels pour qui le gender est purement social. Il y a certes du social, mais il y aussi la psychologie personnelle, c’est-à-dire mon cheminement, en tant qu’être singulier, par rapport à un sexe biologique donné et à la manière dont la société regarde ce sexe biologique et me regarde moi. (P.3)
Chantal Delsol :
La Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes a ensuite procédé à l’audition de Mme Chantal Delsol, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques.
Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann : La Délégation aux droits des femmes a souhaité réfléchir sur le genre, dont l’étude est aujourd’hui intégrée dans certains manuels scolaires. Mais, en ce domaine comme dans bien d’autres, la vérité n’existe pas et les questions que soulève la théorie du genre sont bien délicates. Voilà pourquoi nous nous sommes adressés à plusieurs spécialistes – scientifiques, psychanalystes comme celui que nous venons d’entendre – et que nous vous avons invitée à venir donner votre point de vue.
Mme Chantal Delsol, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques : Je suis d’accord avec vous. Il n’y a pas de vérité globale en la matière, il n’y a que des interprétations. La question dépend de la façon dont on voit l’homme, et donc de l’anthropologie que chaque culture s’est choisie. Il est intéressant de remarquer que chaque anthropologie peut être appréhendée dans les récits initiaux de la création du monde. Ainsi, le récit cosmogonique de l’Inde met en scène des Dieux qui créent les hommes : un intouchable et un brahmane, clivant l’espèce humaine d’un point de vue social. Le nôtre met en scène un Dieu qui crée un homme et une femme. Cela dit, je pense que notre anthropologie change. Nous sommes en train de créer une anthropologie complètement idéologique, d’égalité totale, où tout est possible. Je suis la première à défendre les droits des femmes, qui sont trop souvent humiliées, mais il me semble que l’on risque d’aller trop loin et n’importe où – peut-être même jusqu’au totalitarisme. Voilà mon point de vue. Et je suis furieuse contre le texte qui a été introduit dans les manuels scolaires.
Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann : Est-ce parce que la matière concernée – les sciences de la vie et de la terre – n’est pas adaptée au traitement de la question du genre ? Si on l’avait introduite dans l’enseignement de la philosophie, votre point de vue aurait-il été différent ?
Mme Chantal Delsol : Il aurait fallu présenter la théorie du genre à côté d’autres théories. Mais on l’a présentée comme une vérité scientifique, alors que ce n’est qu’une vision de l’homme ! Pour moi, c’est intrinsèquement malhonnête. En outre, il ne doit pas y avoir plus de 3 ou 4 % de Français qui y adhèrent.
Mme Danielle Bousquet : Mais on peut leur expliquer.
Mme Chantal Delsol : Et leur montrer des films comme celui où un enfant choisit son sexe à dix ans ? (P.12)

Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann : La question du genre a été imposée dans les programmes de sciences. Pourrait-on faire autrement ?
Mme Chantal Delsol. Mais a-t-on vraiment besoin de parler de la théorie du genre dans les manuels scolaires ?
Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann. Je n’en sais rien. Mais je l’aurais plutôt intégrée au programme de philosophie…
Mme Chantal Delsol. Moi aussi. Pour moi, cela relève de l’anthropologie. Bien sûr, en sciences naturelles, la question des hommes et des femmes est vraiment très importante, mais elle l’est sur un plan purement biologique.
Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann. Il est dommage qu’on en parle en classe de première, dans la mesure où la philosophie, qui pourrait servir de contrepoids, n’y est pas encore enseignée.
Mme Chantal Delsol. Les sciences naturelles sont des sciences et la question des hommes et des femmes ne peut y être abordée que sous l’angle de l’anatomie et de la
sexologie. Mais parallèlement, cette question pourrait en effet être évoquée en classe de philosophie, au cours du même trimestre. Ce serait d’autant plus intéressant qu’il semble bien que l’on soit en train de changer d’anthropologie, comme cela ressort de l’ouvrage de Philippe Descola, Par delà nature et culture. On ne voit plus l’homme – au sens neutre – comme on le voyait il y a encore cinquante ans. S’oriente-t-on vers des anthropologies asiatiques ? Pourquoi ne pas regrouper différentes anthropologies dans un même chapitre du programme de philosophie ?
La théorie du gender pourrait y prendre sa place, mais au milieu des autres. Mme Danielle Bousquet. Les théories du genre sont apparues aux Etats-Unis, dans les années soixante. Elles ont été introduites en France dans les années quatre-vingt ; Yvette Roudy avait créé des chaires universitaires sur les études de genre. J’admets que ces théories n’ont pas pénétré l’ensemble de la société. Pour autant, les milieux un peu cultivés les connaissent.
Mme Chantal Delsol. À Paris, ou dans les très grandes villes, alors… Parlez-en dans une petite ville de 40 000 habitants. On vous répondra qu’on ne connaît pas le genre et quand vous l’aurez expliqué, vous passerez pour des fous ! (P.15)

Mme Chantal Delsol. Les textes sur le genre parus dans les manuels sont tout de même assez radicaux : on y lit, par exemple, que le genre est dû à la culture.
Mme Danielle Bousquet. C’est en effet le cas.
Mme Chantal Delsol. Pour moi, une telle affirmation est excessive : le genre n’est pas dû uniquement à la culture. Les hommes et les femmes ont des comportements qui leur sont spécifiques et qui engendrent des caractéristiques.
Mme Danielle Bousquet. Je pense que ces comportements sont construits et vous pensez qu’ils sont naturels. (P.17)

Mme Chantal Delsol. Je tiens à préciser que les manuels ne sont pas validés. Les éditeurs ont la liberté d’écrire, ou de faire écrire, ce qu’ils veulent, à partir d’un programme. J’ai moi-même écrit un manuel de morale cette année, à partir d’un programme d’ailleurs assez lâche.
Mme la présidente Marie-Jo Zimmermann. Lors de son audition, M. Luc Ferry a déploré la suppression du Conseil national des programmes et son remplacement par l’Inspection générale. Je considère pour ma part que les enseignants n’ont pas la science infuse et qu’il faut tout de même avoir une formation pour transmettre le savoir. Il est bien dommage de voir cette question traitée de cette manière. Nous pourrions au moins recommander de l’aborder pendant le cours de philosophie. (P.19)
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Circulaire sur l’inspection des enfants instruits à domicile

Une circulaire vient d’être publiée au BO relativement au régime d’inspection propre à l’instruction en famille.

Nous attirons votre attention notamment sur l’annexe 3. Voici le texte complet

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La théorie du genre mise en pratique dans une famille britannique

Vous vous souvenez de Beck Laxton et Kieran Cooper, ce couple britannique qui refusait de divulguer le sexe de leur enfant, élevé dans le « genre neutre »Sasha, 5 ans, était surnommé depuis sa naissance « le bébé ». Seuls quelques proches connaissaient la vérité. L’enfant était encouragé à jouer à la poupée comme aux Lego et dormait dans une chambre jaune – couleur neutre selon Laxton et Cooper, obsédés par l’idée d’« éviter les stéréotypes ». Surtout, il s’habillait comme un garçon ou comme une fille (« pour s’amuser, à la maison ») selon les jours… Si comme d’autres, Laxton et Cooper ne voulaient pas connaître le sexe de leur enfant avant sa naissance, ils ont mis 30 minutes à demander aux sages-femmes la vérité sur leur bambin, qu’ils ont nommé Sasha, un prénom unisexe.Lire la suite

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Apple rêve de remplacer les manuels scolaires par des iPad

De nouveaux logiciels simplifient la création de livres pour les collégiens et les étudiants sur tablette. Un des derniers projets de Steve Jobs.
C’était un des derniers projets de Steve Jobs, parmi ceux qui lui tenaient le plus à cœur. Dans la biographie qui lui a été consacrée, le cofondateur d’Apple révélait qu’il s’était juré de «transformer» le secteur des manuels scolaires.
Quatre mois après le décès du PDG d’Apple, ses équipes ont présenté jeudi le résultat de cette vision. «L’éducation est implantée dans notre ADN, et ce depuis le tout début. Nous sommes fiers de contribuer à l’apprentissage des étudiants», a plaidé Phil Schiller, responsable du marketing de l’entreprise californienne.
Pour Apple, les manuels scolaires sont des outils d’un autre âge. Trop lourds, trop limités, difficiles à corriger, ils doivent évidemment être remplacés par l’iPad, que son fabricant juge «abordable, non seulement pour les familles, mais aussi pour les écoles», en dépit d’un premier prix à 500 dollars. Quelque 1,5 million de tablettes seraient utilisées dans le monde de l’éducation, selon Apple.
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