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1 juin 2013 8 h 00 min - 2 juin 2013 17 h 00 min
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Discours d’adieu d’un éducateur
Discours de fin d’année de Jean Marie Ferru, ancien directeur de l’école lycée de Saint Bonnet de Galaure
Qui laisse des perles et des aphorismes, et le mystère de son désespoir.
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La morale laïque de Peillon, un ultra-moralisme obligatoire
Ruwen Ogien critique la « morale laïque » de Peillon et ses prédécesseurs.
Il lui reproche d’imposer une liste de commandements et de choses à faire ou ne pas faire.
» Le projet de faire revenir la morale à l’école part du postulat que la morale peut s’enseigner au moyen de cours et d’examens, comme si c’était une connaissance théorique du même genre que la physique – chimie ou l’histoire – géographie.
Il ne tient pas compte du fait que ce postulat n’a rien d’une vérité d’évidence, et qu’il est disputé depuis l’antiquité. La morale peut-elle s’enseigner ? Et si son enseignement est possible, doit-il se faire de façon magistrale au moyen de cours et d’examens ? Ne consiste-t-il pas plutôt à montrer l’exemple, et à donner l’envie de le suivre ? Les examens de morale devront-ils vérifier, la connaissance de l’histoire des idées morales, celle des principes de la morale, ou la moralité des conduites de l’élève ? L’élève devra-t-il seulement montrer qu’il sait ce qu’est la vertu, ou devra-t-il prouver qu’il est devenu vertueux grâce au programme ?
Toutes ces questions philosophiques se ramènent en fait à une seule plus terre-à-terre : l’enseignement de la morale laïque devra-il ressembler à celui des sciences naturelles ou de la natation ? Savoir nager ne consiste évidemment pas à être capable de décrire les mouvements de la brasse sur une copie d’examen ! Et si apprendre la morale laïque, c’est comme apprendre à nager, si c’est la transformation des conduites de l’élève qui est visée, comment sera-elle évaluée ? En soumettant l’élève à des tentations (tricher, voler, mentir, tromper, etc.) pour voir s’il y résiste ? En instaurant une surveillance permanente des élèves en dehors de l’école par des agents spécialisés ? En construisant des confessionnaux « laïques » où l’élève devra avouer au professeur de morale ses péchés contre le « vivre ensemble » ou le bien commun ? »
On peut retrouver chez Peillon la morale des devoirs chère au XIXe siècle.
Celle ci s’oppose à la morale aristotélicienne, qui subordonne le jugement sur les actes humains au fait qu’ils favorisent ou détruisent les bonnes relations entre les hommes et à la morale évangélique où le secours de la grâce divine permet de répondre aux exigences de la Loi divine.
Ruwen Ogien critique aussi dans la morale laïque à la sauce Peillon un moyen de « guerre contre les pauvres », de stigmatisation des banlieues et d’imposition d’un autoritarisme républicain.
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Un professeur anglais licencié pour avoir qualifié l’homosexualité de péché
Un professeur de sciences qui a été interdit d’enseigner pour avoir déclaré en classe que l’activité homosexuelle constitue un “péché” a perdu son recours devant la Haute Cour de Londres. Robert Haye, 43 ans, n’avait pourtant fait que répondre à la question d’un de ses élèves du secondaire à la Deptford Green School en Angleterre ; on suppose que le jeune homme s’est empressé de dénoncer son professeur pour « homophobie ». C’est en tout cas un enseignant assistant qui est allé se plaindre à la direction. Une campagne sur Facebook a suivi…
D’emblée, Robert Haye a été écarté de toute activité enseignante par l’Agence de l’enseignement pendant une durée indéfinie. La sanction a été confirmée par le ministre de l’Education britannique, Michael Gove.
La Haute Cour, invitée pour la première fois à connaître d’un tel type d’affaire, a refusé de donner raison au professeur en assurant que sa réponse avait été « inappropriée » et qu’il s’était rendu coupable d’une conduite professionnelle inacceptable. Le juge King a souligné que l’école où enseignait Robert Haye avait un cahier des charges obligeant les professeurs à « fournir des informations positives sur l’homosexualité » en vue de « permettre aux élèves de récuser les stéréotypes négatifs et les préjugés ».
Robert Haye est un adventiste du Septième jour, et à ce titre il a également expliqué à ses élèves que les chrétiens qui sanctifient le dimanche rendent un culte au démon dans leurs temples et églises, mais cela n’a jamais dérangé personne. Ce sont les opinions obligatoires sur l’activité homosexuelle qui reçoivent la protection des tribunaux.
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UMP et refondation de l’école : Bonnes pratiques obligatoires et évaluation aux résultats
Le sénateur UMP Jean-Claude Carle publie un opuscule qui est présenté comme « un projet alternatif de refondation de l’Ecole ».
En apparence l’ouvrage fait consensus quand il propose de donner la priorité au primaire, de mettre l’accent sur la pédagogie, de supprimer le redoublement, de mettre en place une formation professionnelle des enseignants et même de renforcer le taux d’encadrement des élèves.
Mais chaque terme de ce consensus est redéfini par JC Carle pour construire un projet bien différent de celui de la refondation voulue par V Peillon. Ainsi la priorité au primaire de JC Carle repose sur l’idée assez aventurée que « tout se joue à 7 ans ». Pour lui il s’agit de mettre l’accent sur les fondamentaux. Les apprentissages non cognitifs doivent être supprimés ou n’intervenir que quand les premiers sont satisfaits. JC Carle défend l’idée d’un enseignement scolaire dès la grande section qui devrait intégrer l’élémentaire.
Pour JC Carle la bonne pédagogie c’est l’enseignement structuré et explicite dont il affirme qu’il a fait ses preuves. Au primaire, s’appuyant sur le programme PARLER, il en déduit qu’il faut diviser les classes en groupes de niveau. C’est ce qu’il appelle personnaliser.
JC Carle est pour la formation professionnelle des enseignants à condition qu’elle se base sur ses principes. On doit apprendre aux enseignants les « bonnes pratiques » . Pour JC Carle il faut expérimenter les pratiques et dupliquer de façon obligatoire les « bonnes pratiques »
JC Carle propose la paye au mérite et, plus précisément, d’indexer le salaire des enseignants aux résultats des évaluations nationales en prenant les indicateurs des lycées en exemple.
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Un livre présente ensemble les méthodes constructivistes et les méthodes explicites
« L’objectif premier de cet ouvrage est de proposer aux enseignants la synthèse la plus claire possible (des) recherches sur la pédagogie et le travail enseignant. Non pour prescrire ce qui devrait être fait mais pour baliser le débat et permettre aux enseignants de s’appuyer sur ces travaux de manière plus lucide et efficace ».
les auteurs invitent, dans la seconde partie de l’ouvrage, les représentants des différentes théories pédagogiques à s’exprimer. Les spécialistes de l’enseignement explicite, Clermont Gauthier au premier plan, y trouvent une (trop ?) large tribune où ils affirment détenir les clés de l’enseignement efficace, même si Étienne Bourgeois relativise quelque peu leurs propos.
Mais les constructivistes sont représentés : Marie-Françoise Legendre explique ce que le socioconstructivisme apporte aux enseignants. Mariane Frenay et Benoît Galand présentent l’apprentissage par problèmes.
Que tirer de ces visions parfois opposées ? La science peut-elle proposer une pédagogie efficace ? Pour Claude Lessard, « la science n’est pas un monde enchanté au-dessus des autres mondes, susceptible de produire une vérité incontestable ». Aussi « si la recherche évaluative peut aider à identifier des pratiques plus adéquates que d’autres, il n’existe pas en éducation de « one best way » qui s’imposerait à tous. »
Et G. Chapelle et V. Dupriez conviennent que « il n’existe pas de best practice universelle mais plutôt une série de savoirs, théoriques et pratiques, sur les conditions d’efficacité des pratiques pédagogiques ».
Vincent Dupriez, Gaëtane Chapelle, Enseigner, Puf, 2007, collection Apprendre, 230 pages.
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Rythmes scolaires : L’Enseignement Catholique prêt à renoncer à une précieuse liberté
L’Enseignement catholique va-t-il renoncer une fois de plus de lui-même à des libertés qui concourent à sa spécificité, et donc à sa raison d’être, au nom de pures considérations financières ? C’est déjà ce qui s’était passé en 1992-1993 avec les accords Lang-Cloupet, par lesquels l’Enseignement catholique avait renoncé à la liberté de former ses professeurs pour les confier aux IUFM de sinistre mémoire en contrepartie d’une augmentation du forfait d’externat et d’une amélioration de la prise en charge de la formation initiale des enseignants. Ces accords avaient vu l’État reconnaître officiellement la contribution de l’enseignement privé au système éducatif. Cette reconnaissance a alimenté une grave dérive intellectuelle : celle de penser que la légitimité de l’école catholique procéderait d’un mandat de l’État, d’une participation au service public d’éducation par voie de délégation de service public, et non plus des droits non négociables des citoyens et des droits sacrés de l’Église et de la société civile. Une telle confusion intellectuelle prépare les défenseurs de l’école libre à perdre toute les batailles.
Mais pourquoi donc l’Enseignement catholique a-t-il autant besoin d’être reconnu par l’État ? Est-il si peu sûr de lui, de son charisme éducatif ? Savary aurait-il gagné au fil des ans, dans les esprits, ce qu’il avait voulu imposer par la loi et qui lui avait été refusé par la rue en 1984 ?
Éric de Labarre recherche donc à obtenir du gouvernement de l’argent pour une réforme que l’État ne lui avait pas demandé de mettre en place. Il y a meilleure posture de départ pour négocier ! « Si on n’obtient pas satisfaction, nous serons obligés de dire aux écoles de faire comme elles veulent », menace-t-il. Et si c’était aujourd’hui la solution ?
L’éducation des enfants à la pureté
Tout ce que nous vivons aujourd’hui n’est que la résultante logique des premiers abandons : l’un de ces abandons fût l’introduction de «l’éducation sexuelle» à l’école, dans les années 1970. Voici ce qu’écrivait l’Abbé Berto : «Une fonction qui n’apparaît qu’à l’adolescence, qui s’éteint d’elle – même avec la vieillesse, qui sera sans emploi dans la vie éternelle, est-il concevable que des chrétiens, qui savent n’être ici bas que des voyageurs en route vers la Cité future, lui attachent tant de prix?»
Outre le ridicule du terme «éducation» attribué à la sexualité, nous avons assisté à l’intrusion de l’État, à travers l’école, dans l’univers le plus délicat qui soit : l’âme de l’enfant. Tels des pachydermes en fureur, les étatiques éducateurs ont tout saccagé, tout sali : là où il aurait fallu parler de connaissance, et d’une connaissance donnée par les premiers et véritables éducateurs, les parents, ils ont parlé de «découverte», «d’expérience», de «tabous» et tutti quanti. Des massacreurs, vous dis-je…
Le casse tête du remplacement des profs
Difficile pour ce père de deux garçons de cacher son exaspération : « Il existe des collèges où des élèves n’ont pas de cours dans certaines disciplines depuis la rentrée ; dans certaines écoles primaires, les enfants n’ont pas eu de maître ou de maîtresses durant plusieurs semaines », regrette-t-il. « Notre département est le plus jeune de France, l’un des plus pauvres, aussi ; il est celui qui connaît la plus forte poussée démographique, mais les moyens qui nous sont attribués restent très en deçà des besoins. »
Peillon veut réduire le nombre de redoublements

Dans son projet de loi, présenté lundi après-midi devant l’Assemblée nationale, Vincent Peillon explique vouloir «poursuivre la réduction progressive du nombre de redoublements».
Sur RMC, le 10 décembre, le ministre affirmait vouloir réduire «au moins de moitié» le nombre de redoublements en cinq ans. La pratique du redoublement a baissé en France depuis vingt-cinq ans – où elle touchait alors près de 50% des élèves- mais notre pays recourt encore beaucoup à cette solution.
Selon le projet, «il s’agit d’une pratique coûteuse (8000 euros par redoublement au collège, plus de 10.500 euros au lycée, NDLR), plus développée en France que dans les autres pays et dont l’efficacité pédagogique n’est pas probante.» Pour arriver à ses fins, le ministre entend relancer la politique des cycles. Il s’agit en clair d’organiser les acquisitions sur trois ans, un temps plus continu et plus long que celui de l’année scolaire afin de permettre à tous les enfants de progresser à leur rythme.
Le projet Peillon à l’Assemblée
En cette semaine de vacances scolaires, le projet de loi pour «la refondation de l’école de la République» fait son entrée dans l’Hémicycle. Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, qui souhaite «un grand débat public», prononce aujourd’hui son discours de présentation.
Que peut-on attendre de ce débat? «Pas grand-chose», selon Benoist Apparu, député (UMP) de la Marne et auteur en 2009 d’un rapport sur la réforme du lycée. Si l’ancien ministre du Logement partage le constat de l’actuel gouvernement sur l’école (décrochage, aggravation des inégalités), il ne perçoit pas dans le projet Peillon de véritable refondation, «alors même que le ministre en avait les moyens».
Benoist Apparu présentera malgré tout sa vision de la refondation, à travers un contre-projet proposant rien de moins qu’une nouvelle architecture du système scolaire (où primaire et collège forment un tout, suivi d’un bloc bac - 3 et bac + 3), une révision du statut des enseignants (avec une augmentation des obligations de service, assortie d’une revalorisation salariale) et une évolution du statut des établissements vers davantage d’autonomie.
À Lyon, des enfants roms vont en classe au commissariat
Une vingtaine d’enfants roms âgés de 6 à 12 ans sont scolarisés depuis le 22 novembre dans une salle aménagée dans les locaux du commissariat de police de Saint-Fons, dans la banlieue lyonnaise, ce qui soulève l’indignation des associations.
Ils ont entre 6 et 12 ans et, tous les matins, c’est un policier qui leur ouvre la porte de l’école. Une vingtaine d’enfants roms du bidonville de Saint-Fons, une commune de 20 000 habitants dans la banlieue de Lyon, est scolarisée depuis le 22 novembre dans l’hôtel de police de la ville.
En guise de justification, la maire socialiste de la commune et sénatrice du Rhône, Christiane Demontès, assène que les quatre écoles municipales n’ont plus suffisamment de places pour accueillir les enfants roms. Un argument inacceptable pour les associations humanitaires…
« L’intégralité des enfants scolarisés dans ce commissariat sont roms. Il y a donc une volonté politique du gouvernement et des élus locaux de discrimination et de stigmatisation d’une minorité ethnique », s’insurge ainsi Jean-Philippe, bénévole du Mrap de la région Rhône, contacté par FRANCE 24.
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Point de vue : Instruisons nos élèves ! Éduquons nos enfants !
Par F. Duschesne.
Un article du Cri du Sorbonnard.
Classement OCDE en berne, polémiques sur le bien-fondé de débats politiques à l’école, controverse autour du film « le baiser de la lune » en CM2, battage médiatique autour de la violence à l’école (en recrudescence sauf pour l’Insee), réforme des rythmes scolaires ; bref le système scolaire français nous passionne. La lutte des classes est le combat du père, de la mère, du grand-frère, de la grand-mère et du cousin, de tous les français d’aujourd’hui, d’hier et de demain. La France sera ce que les enfants d’aujourd’hui voudront bien en faire. L’avenir de notre pays s’écrit aujourd’hui dans le cahier (format A4, 96 pages, Clairefontaine®) d’Hector, Luna et Léon qui, consciencieusement, rédigent leurs leçons. Le ministère de l’éducation cherche à concilier ce petit monde fait d’élèves, de professeurs, de parents en colère et de syndicats aussi virulents que rancuniers. Le Mammouth peine à marcher sur ces quatre pattes aux trajectoires souvent irréconciliables. Souhaitons qu’il puisse un jour galoper à nouveau, évoluer et jamais ne s’éteindre ! Son bien être est l’objet du mandat du ministère de l’éducation nationale. Il est possible de soigner les divergences de point de vue des quatre acteurs principaux ; de réconcilier. Si le sujet est extrêmement vaste, souvent pointilleux, l’essentiel du malaise semble être contenu dans la vocation même du ministère, et la terminologie qu’elle emploie. Si le sujet passionne tant, c’est qu’il est total : les écoles françaises ont pour vocation d’éduquer et non d’instruire. Élever un homme c’est l’éduquer, par l’instruction et la morale. L’instruction est neutre, la morale ne l’est pas. Éduquer c’est guider l’instruction, or guider c’est montrer la voie, entre bien et mal. L’éducation est donc essentiellement subjective. L’Etat serait donc devenu subjectif par le passage de l’instruction à l’éducation des citoyens ? La République, chose profondément objective, est-elle alors devenue ce contre quoi elle s’éleva au XVIIIe siècle ?
Le changement terminologique est le fruit d’une profonde crise.
Lire la suite sur contrepoints.org.
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Internat d’excellence : ces collégiens qui dorment à l’école pour progresser
Éducation vendredi 08 février 2013
Ils habitent La Roche-sur-Yon, mais dorment au collège qui se trouve à deux pas de chez eux. C’est le principe de l’internat d’excellence, la formule développée au sein du collège Herriot depuis deux ans. Huit collégiens trouvent leur cadre de travail qu’ils ne peuvent avoir chez eux. Dans le département, seulement deux collèges publics proposent des places « labellisées internat d’excellence ». « Souvent, ce sont des enseignants du primaire ou encore des assistantes sociales qui les invitent à se présenter. On privilégie clairement ceux qui ont un potentiel scolaire et qui ont intégré les valeurs de l’école. Pour ces élèves, l’internat avec un accompagnement éducatif renforcé va permettre de tendre vers l’excellence. »
Les démissions de papes dans l’histoire
Si la démission de Benoît XVI était inattendue, elle n’en était pas moins possible. De fait, dans un livre d’entretien paru en novembre 2010 Lumière du monde – Le pape, l’Église et les signes des temps – il avait affirmé qu’un pape avait « le droit et, selon les circonstances, le devoir de se retirer » lorsqu’il en venait « à reconnaître en toute clarté que physiquement, psychiquement et spirituellement il ne peut plus assumer la charge de son ministère ». Au moment des entretiens, durant l’été 2010, Benoît XVI affirmait alors : « Quand le danger est grand, il ne faut pas s’enfuir. Le moment n’est donc sûrement pas venu de se retirer ». Visiblement de plus en plus fatigué ces derniers mois et après avoir travaillé sur des sujets délicats comme les scandales de pédophilie au sein du clergé, la réconciliation avec les fidèles lefebvristes, la transparence au Vatican, mais aussi la nouvelle évangélisation et l’annonce de la foi, Benoît XVI a décidé de passer la main. Un choix inédit depuis sept siècles.
Un cas prévu légalementL’éventualité de la renonciation d’un pape avait été déjà évoquée plusieurs papes du XXe siècle, et en dernier lieu par Jean-Paul II dans la constitution apostolique Universi dominici gregis, publiée en février 1996. Le pape y faisait référence au paragraphe 2 de l’article 332 du Code de droit canon de 1983. On peut y lire que « s’il arrive que le pontife romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée, mais non pas qu’elle soit acceptée par qui que ce soit ».Les papes qui ont renoncéLa question de la renonciation par le pape à sa charge s’est posée juridiquement à partir du pontificat de Célestin V, en 1294. Élu dans des conditions politiques difficiles à près de 85 ans, cet ermite abdiqua après cinq mois de pontificat et devant les cardinaux réunis. Il leur exposa en termes simples ses motifs : l’âge, la maladie, son incompétence face à la curie et le désir de se retirer dans son ermitage. Avant de quitter sa charge, il promulgua une Constitution sur l’abdication pontificale, qui n’a pas traversé l’histoire jusqu’à nous. Continuer la lecture
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L’apprentissage de l’écriture selon lire-ecrire.org
L’apprentissage de l’écriture – 2012
Certains manuels sont presque exclusivement voués à la lecture. Ils ne mentionnent pas l’apprentissage de l’écriture ou très sommairement. D’autres manuels sont exclusivement consacrés à l’écriture, et particulièrement à la calligraphie.
Aujourd’hui, ceux qui reconnaissent la primauté de la méthode alphabétique admettent généralement que l’enfant doit en même temps apprendre à lire et à écrire, raison pour laquelle notre site s’appelle Lire-Écrire.
Cette simultanéité des deux apprentissages a plusieurs raisons qui semblent évidentes, même si depuis 50 ans elles ont été niées par les penseurs progressistes :
- d’abord, la nécessité d’enseigner la lecture et écriture résulte d’une cause unique : l’existence de la langue écrite ;
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La Ciotat : une directrice d’école maternelle agressée par une mère de famille
La directrice d’une école maternelle de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) a été victime, jeudi dernier, vers 13 heures, d’une agression commise par une mère de famille. Cette dernière a porté plusieurs coups au visage de la directrice avant de quitter les lieux.
L’auteure présumée des faits, âgée de 32 ans, a été interpellée quelques minutes plus tard.Elle a été placée en garde à vue.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la directrice, âgée d’une soixantaine d’années, aurait été agressée alors qu’elle avait fait un signalement pour maltraitance de l’enfant de la mère de famille qui s’en est pris à elle. Souffrant de contusions au visage, la victime a été conduite à l’hôpital.
LeParisien.fr
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Projet Education numérique pour tous : le tableau intéractif pour l’Afrique
http://www.educationnumeriquepourtous.com/new/tv.htm
L’outil universel pour faire de l’enseignement numérique interactif : tutoriel pour l’usage du logiciel LIBRE Open-Sankoré 2.0
Tutoriel pour l’usage du logiciel Open Sankore 2.0 par Sankore2015
Pour télécharger le logiciel : http://open-sankore.org/fr/
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Démission de la ministre allemande de l’Education pour plagiat

La ministre allemande de l’Education, Annette Schavan, accusée de plagiat, a remis samedi sa démission à la chancelière Angela Merkel. /Photo prise le 9 février 2013/REUTERS/Tobias Schwarz (c) Reuters
par Annika Breidthardt
BERLIN (Reuters) – La ministre allemande de l’Education, Annette Schavan, déchue cette semaine de son doctorat pour plagiat, a remis samedi sa démission à Angela Merkel pour éviter tout conflit d’intérêt.
« Annette Schavan m’a remis sa démission la nuit dernière », a annoncé la chancelière lors d’une conférence de presse à laquelle participait la ministre démissionnaire. « Je l’ai acceptée le coeur très lourd », a poursuivi Merkel, soulignant que sa ministre plaçait l’intérêt général au-dessus de son intérêt particulier.
Les conséquences politiques de ce nouveau départ, certes embarrassant, ne devraient pas être trop lourdes, estiment toutefois les commentateurs allemands.
A un peu plus de sept mois des législatives du 22 septembre, la CDU de Merkel est donnée à plus de 40% des intentions de vote dans les sondages, et la chancelière semble bien partie pour décrocher un troisième mandat à la tête du gouvernement fédéral.
Certains membres de la coalition au pouvoir ont cependant estimé que la ministre déchue avait été la cible d’une campagne politique visant à nuire au gouvernement avant les élections fédérales. Continuer la lecture
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2 000 000 d’enfants dans les écoles catholiques aux États-Unis
Posted on by Daniel Hamiche in Americatho, Brèves, Eglise universelle, Enseignement catholique avec 5 Commentaires
L’Église catholique aux États-Unis scolarise plus de 2 millions d’enfants de la maternelle à la fin du secondaire dans 6 841 K-12 Schools où travaillent 151 395 enseignants selon les dernières statistiques publiées le 29 janvier par le président de la Commission de l’éducation que la Conférence des évêques américains, Mgr Joseph McFadden, évêque d’Harrisburg (Pennsylvanie). Un atout pour la nouvelle évangélisation…
Le Tout numérique : du slogan à la réalité
Depuis peu, le blogue satirique Framablog diffuse une information intéressante. Dans un souci d’élargir son marché, Microsoft part à la conquête de l’école :
« Le projet « Écoles innovantes », fondé sur l’innovation pédagogique et l’utilisation des technologies de l’information, a été lancé au niveau mondial. La première « École innovante » a ouvert ses portes au début de l’année 2006 à Philadelphie. »
Rien de critiquable ici, c’est une démarche normale, pour une multinationale. Le problème, c’est l’engouement de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation [français], pour le « Tout numérique ».
Le ministre de l’Éducation nationale l’a récemment déclaré : « Nous instaurerons un service public de l’enseignement numérique dès 2013. C’est un des aspects fondamentaux de la refondation, car l’école française a déjà pris beaucoup de retard sur ce point. » Selon lui, nous sommes en retard ; mais par rapport à qui ? Lorsqu’une jeune Chinoise d’une mégapole inconnue de Mandchourie apprend Lao Tseu pour préparer son Gao Kao (sorte de bac [D.E.C.] noté sur 600 points, sur la base duquel les universités chinoises et japonaises démarchent ensuite les élèves ayant eu les meilleurs résultats), elle l’étudie au format papier ! Les Japonais utilisent souvent l’ordinateur à l’école. Seulement, le numérique n’y remplace pas les méthodes traditionnelles et ne s’impose pas dans toutes les matières. La calligraphie japonaise sera toujours une affaire de plume. [Note du carnet : de plus en plus d'écoles américaines abandonnent l'apprentissage de l'écriture cursive.]
On sait aujourd’hui que lire un texte sur un support numérique laisse moins de souvenirs que sur un support papier classique. Se pose aussi la question de l’organisation des connaissances entre elles ; le numérique, avec son fonctionnement par hyperliens, ne facilite ni la structuration ni la hiérarchisation des données, surtout quand le lecteur n’a pas de connaissances antérieures à la découverte d’un sujet sur la Toile. Le saut souhaité par M. Peillon dans le tout numérique est-il conforme au principe de précaution dont on nous rebat tant les oreilles ? Sommes-nous sûrs que l’enseignement s’en trouvera amélioré ? Avons-nous eu assez de recul ? Avons-nous testé un tel choix pédagogique dans plusieurs écoles et sur plusieurs populations cibles pour avoir des certitudes et une méthodologie éprouvée ? Si tel n’est pas le cas, il semble qu’il faille accomplir quelques étapes préalables avant de basculer avec quelque raison dans le « tout numérique ».
Je soulignerais en outre les points suivants. Continuer la lecture
Vincent Peillon : «Repenser l’éducation prioritaire» Pour lui, il faut que les profs expérimentés aillent en zones difficiles. Et pour cela, il faut évaluer les enseignants !
Pour le ministre de l’éducation nationale, il faut que les profs expérimentés aillent en zones difficiles.
Il défend la réforme des rythmes scolaires, mais se défend d’avoir taxer de corporatiste le corps enseignant. Vincent Peillon, invité du Grand rendez-vous sur Europe 1 dimanche matin, a répété son attachement à l’abandon de la semaine de quatre jours. » Il est mieux d’aller en cours trois heures le mercredi matin pour faire des maths et du français plutôt que faire ça en fin de journée quand les enfants sont fatigués », a-t-il estimé, jugeant inacceptable que les enfants n’aient que 144 jours de classe par an, engendrant « des journées surchargées », selon lui.
« Les plus expérimentés dans les zones difficiles »
Le ministre de l’Education national s’est en revanche défendu d’avoir fustigé le corporatisme au sein du corps enseignant. « Je n’ai jamais laissé entendre qu’il y avait un conservatisme au coeur de l’Education nationale, NDLR] », s’est-il défendu. « Personne ne va souffrir, je veux l’école de la bienveillance. Je ne crois pas à ces histoires de corporatisme », a-t-il ajouté, souligné, néanmoins, que « si on ne trouve plus de professeurs en France, c’est que le métier est difficile. Il faut donc apporter de l’attention à ces professionnels ».
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Peut être une prime pour les professeurs des écoles
Au lendemain d’une journée de grève des fonctionnaires, le quotidien économique Les Echos croit savoir que « le ministre de l’éducation serait prêt » à faire un geste salarial malgré la rigueur. Dans l’éducation nationale, 11,24 % des enseignants ont fait grève, jeudi, dont 16,32 % dans le premier degré et 6,90 % dans le second degré, selon le ministère.
D’après le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES) environ 25 % des personnels du second degré étaient en grève. Les organisations syndicales demandent une revalorisation du point d’indice qui sert de référence pour le calcul des salaires dans la fonction publique et qui est gelé depuis 2010.
Une députée PS veut débaptiser l’école maternelle jugeant cette appellation trop sexiste !
Les maternelles bientôt débaptisées? C’est la proposition pour le moins incongrue de la députée PS Sandrine Mazetier. L’élue de la 8e circonscription de la capitale a en effet souhaité attirer l’attention du ministre de l’Éducation nationale sur l’appellation «école maternelle» dans le cadre d’une question écrite au gouvernement. Un qualificatif apparemment trop sexiste à ses yeux. «Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le Code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie, a avancé la parlementaire socialiste.À l’heure où se prépare une loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école, et où le gouvernement s’engage fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, remplacer ce nom “genré” par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents».
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30 candidats en lice pour diriger sciences-po
Au total, ils seront 30 à briguer la succession de Richard Descoings à la tête de Sciences Po. L’école a annoncé ce chiffre, vendredi 1er février, sans toutefois communiquer leurs noms. Plusieurs candidats se sont déjà déclarés publiquement.
Parmi eux, Jean-Michel Blanquer, ex-directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’éducation nationale et actuel président de l’Institut des Amériques, l’économiste Jean Pisani-Ferry, directeur de l’Institut Bruegel, ou encore Louis Vogel, qui a terminé son mandat de président de la Conférence des présidents d’université (CPU).
Une école primaire braquée en plein jour à Bobigny
Une école primaire de Seine-Saint-Denis a été braquée la semaine dernière par deux malfaiteurs équipés d’armes à feu, qui ont pris la fuite après s’être fait remettre près de 200 euros par la directrice de l’établissement, a-t-on appris vendredi 1er février de sources concordantes.
Les faits se sont déroulés « en pleine journée » jeudi 24 février, à l’école Paul-Eluard de Bobigny, a précisé une source proche de l’enquête. « Les deux malfaiteurs étaient cagoulés et armés. Ils se sont introduits dans l’école aux alentours de 16 heures, puis sont entrés dans le bureau de la directrice et l’ont obligée à leur remettre de l’argent contenu dans un coffre », a raconté cette source. Selon une source proche du dossier, les malfaiteurs ont pris la fuite avec 200 euros, à l’origine destinés à financer une sortie scolaire.
Intervention de Sylviane Agacinski (épouse de Lionel Jospin) sur Europe 1
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Ecole à la maison : Ces familles qui choisissent de vivre sans école
Ces familles qui choisissent de vivre sans école
| ________Actuellement en France, environ 30 000 enfants de 6 à 16 ans* (soit 0,3 % des jeunes en âge d’aller à l’école) ne se rendent pas tous les matins dans un établissement scolaire. Pour certaines familles, l’instruction en famille est un choix par défaut (maladie, handicap), pour d’autres, un choix mûrement réfléchi et assumé. Sur 27 000 enfants scolarisés dans les établissements à distance, 20 000 le sont au CNED et 7000 dans les cours privés. Enfin, près de 3000 enfants sont instruits dans la famille et ne suivent pas a priori de programme scolaire, comme le leur permet la loi. Il faut ajouter environ 3000 enfants de 3 à 6 ans et « un certain nombre » de plus de 16 ans.
Pourquoi ce choix? Certains parents déscolarisent leur enfant en cours d’année parce qu’il s’avère être en souffrance (car trop « lent », ou trop rapide, trop rêveur, ayant perdu confiance en lui et ses capacités) dans le système traditionnel. D’autres n’inscrivent pas leur enfant suite à une longue réflexion sur l’éducation : « L’appétit d’apprendre d’un tout petit lui a permis de marcher, parler, boutonner ses vêtements : le laisser continuer ses apprentissages à son rythme permet de préserver sa curiosité et sa confiance en lui » observe une mère. « Lorsque j’ai vécu aux Etats-Unis, j’y ai rencontré des adolescents jamais scolarisés qui m’ont donné envie de ne pas envoyer mes enfants à l’école ; ils étaient souvent plus autonomes, débrouillards, à l’aise », dit cette mère récemment installée en France. Plusieurs tendances Plusieurs tendances existent parmi les parents qui ne choisissent pas l’école, dont la démarche est souvent qualifiée d’ »instruction en famille » (IEF), d’ »école à la maison » ou homeschooling : certains veulent offrir un enseignement stimulant à leur enfant. D’autres ne veulent faire « ni école (puisqu’on suit les demandes de son enfant) ni à la maison (puisqu’il n’y a pas de lieu particulier pour apprendre) » comme le fait remarquer une mère de trois filles : ces derniers préfèrent le terme d’apprentissage autonome ou auto-géré, apprentissage informel, life learning ou unschooling. Entre ces deux façons d’envisager la façon d’apprendre des enfants, une multitude de nuances existe selon les préférences familiales. Certains acquièrent du matériel mais ne l’utilisent guère : « Je me suis procuré beaucoup de matériel Montessori, ça me rassurait de l’avoir, mais les enfants m’ont appris à partir de leurs questions à eux » témoigne une mère de trois enfants de 6 à 10 ans. D’autres « s’éclatent en utilisant du matériel inventif conçu sous l’impulsion de familles innovantes et curieuses, comme la méthode de mathématiques des frères Lyons« , précise une mère de 6 enfants. Continuer la lecture |
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Rythmes scolaires : les profs dans la rue !
Publié le 22/01/2013 par SOS Education
Vincent Peillon présentera demain en conseil des ministres son projet pour l’éducation. Une journée de grève nationale est prévue, mais Paris prend les devants : les enseignants des écoles maternelles et élémentaires ont décidé de défiler dans la capitale pour protester contre le retour de la semaine de 4,5 jours.
Le Ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a bien du mal à faire passer la réforme des rythmes scolaires. Tous les acteurs de l’éducation étaient pourtant d’accord, lors de la concertation, pour fustiger des journées de classe trop longues et une semaine trop courte.
Ce consensus n’a pas empêché, pourtant, le Conseil supérieur de l’éducation de rejeter le 8 janvier dernier, massivement, le décret sur les rythmes scolaires. Ce projet propose de ramener la semaine des écoliers à 4,5 jours par semaine. Le texte n’a recueilli que 5 votes favorables. En revanche, il a obtenu 30 abstentions et 14 voix défavorables.
Le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, parle d’un projet « incomplet, bricolé et insatisfaisant ». Le secrétaire général du SE-Unsa demande, lui, une revalorisation financière des enseignants…
Au ministère de l’Éducation nationale, en revanche, on se refuse à y voir un échec des négociations : « Il y a des gens qui ont refusé de voter soit pour des considérations qui nous incitaient à aller plus loin, soit qui demandaient davantage d’informations, soit qui voulaient des choses différentes, ce qui nous laisse penser qu’on n’est pas très loin d’un point d’équilibre qui a vocation a être trouvé dans les jours qui viennent ».
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Point de vue : Le socialisme est une religion pour Vincent Peillon
On critique souvent les politiques sur le fait qu’ils n’ont pas de vraies convictions. Avec Peillon, c’est tout l’inverse. Il faut rester très vigilant et très sérieux devant ce genre d’idéologue. Le grand adversaire de Peillon, c’est le réel.
Nul ne doit être dupe, ni se tromper sur le personnage. La dernière étude du CERU, le laboratoire d’idée sur la jeunesse et l’éducation, que j’ai rédigée, propose une exégèse de la philosophie de Vincent Peillon (disponible sur Amazon et Priceminister). Autant dire que je me suis collé à la lecture de son œuvre complète, et que le résultat se situe bien au-delà de toutes mes inquiétudes.
Derrière le personnage apparemment lisse, voire ennuyeux, se cache un terrible idéologue, quelqu’un de très dangereux, un Robespierre en herbe, un sans-culotte du XXIème siècle, un disciple en droite lignée des grands bienfaiteurs de l’Église que sont Jean Jaurès ou Ferdinand Buisson, qui sont ses deux papas.
Vincent Peillon, c’est un docteur en philosophie – et il n’y a rien de plus dangereux qu’un philosophe qui fait de la politique, un visionnaire pour qui « la révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un événement religieux», une « nouvelle genèse » un « nouveau commencement du monde », une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société toute entière ».
En fait, Peillon n’est ni un homme politique, ni un simple philosophe. C’est un prophète, un Pape laïque, un grand-prêtre du socialisme, plus religieux que le Souverain Pontife lui-même.
Alors, il est responsable aujourd’hui de l’éducation nationale. Ce n’est évidemment pas par hasard. L’éducation a un rôle capital dans son système idéologique, car l’école est « un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste. ». Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète :
C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. [1]
Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :
C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. [2]
On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale.
LIRE LA SUITE SUR CONTREPOINTS.
Rythmes scolaires : les communes ont jusqu’au 31 mars pour décider de leur rentrée
Jean-Marc Ayrault a annoncé, mercredi 23 janvier, à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, que le délai pour que les communes déterminent si elles mettent en œuvre la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013 ou à la rentrée de 2014 était prolongé d’un mois. Les communes (ou EPCI, d’ailleurs) ont donc jusqu’au 31 mars pour demander une dérogation au Dasen (directeur académique des services de l’Education nationale) si elles optent pour la rentrée 2014, nous a confirmé le ministère de l’Education nationale. Pour rappel, le projet de décret sur les rythmes scolaires parlait jusqu’à présent d’une date butoir « avant le 1er mars 2013″.
Allègement des normes d’encadrement
L’AMF a immédiatement fait savoir sa « satisfaction ». D’autant que le ministère de l’Education nationale a rassuré les maires sur d’autres points : il leur aurait précisé que « l’heure de sortie de 16h30 n’était pas obligatoire » et que l’organisation des activités péri-éducatives restait « à la libre appréciation des élus ». Le ministère leur aurait par ailleurs présenté un projet de décret d’allègement des normes d’encadrement de ces activités (*), Continuer la lecture
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La morale laïque, une matière inflammable
Cette nouvelle discipline sera dévoilée mercredi. On vous la présente en avant première.
L’ambitieux projet de loi pour la « refondation de l’école » sera détaillé mercredi, après de multiples concertations entre professionnels de l’Éducation. Le texte confirme les 60.000 embauches prévues sur l’ensemble du quinquennat, prévoit de créer des Écoles supérieures du professorat et de l’Éducation pour former les enseignants et ambitionne de mieux informer les élèves sur leur orientation dès le collège, ou encore de renforcer l’éducation artistique et culturelle. Mais il crée surtout une nouvelle matière, potentiellement inflammable : la morale laïque. En quoi va-t-elle consister ? Europe1 vous la présente en avant première.
Vincent Peillon veut faire de la morale laïque une matière à part entière. Elle sera donc enseignée de l’école primaire au lycée et les élèves seront évalués comme dans n’importe quelle autre discipline. Les professeurs disposeront même d’un manuel scolaire, et d’un programme précis. La Morale laïque fera, dans un premier temps, l’objet d’une formation spécifique auprès des enseignants, au sein des nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation, annoncées pour la rentrée 2013. La nouvelle matière ne devrait pas être enseignée aux élèves avant 2014.
L’impartialité en maître mot.Ce nouvel enseignement sera un mélange de quatre matières : le Français, la philo, l’histoire-géo et les sciences naturelles. Avec un mot-clé : l’impartialité, dont le professeur devra être le garant. Il ne devra pas s’interdire d’étudier, par exemple, un passage de la Torah ou du Coran, à condition de les comparer, et même de les confronter. « Ils ne sont pas la propriété exclusive des croyants », estime-t-on en effet au ministère de l’Education. Le big bang et la reproduction sexuelle devront par ailleurs être présentés comme des faits scientifiques, échappant à toute interprétation religieuse.
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Enseignement professionnel : « Vincent Peillon, c’est une grande déception ! »
Les syndicats appellent à la grève, le 31 janvier, contre le projet de loi d’orientation sur l’école. Entretien avec Jérôme Dammerey, co-secrétaire général du SNUEP-FSU.
Quelles sont les « menaces » qui pèsent sur l’enseignement professionnel, à l’origine de votre appel à la grève ?
Nous dénonçons le manque d’ambition du projet porté par le ministre de l’Education. Nous pensions que l’enseignement professionnel serait l’une de ses priorités, avec l’école primaire : Vincent Peillon, c’est une grande déception.
Des moyens doivent être réinjectés dans l’enseignement professionnel public car la réforme du bac pro en 3 ans est un échec : elle n’a pas amélioré le taux de décrochage qui est d’environ 20% entre la seconde et la première, et d’environ 15% entre la première et la terminale.
La loi était le moyen de rétablir de véritables parcours en 4 ans pour les élèves les plus fragiles, soit la grande majorité actuellement. Il faut redonner le temps de formation qui leur a été pris et permettre aux bacheliers professionnels de poursuivre et de réussir dans le supérieur (BTS, IUT…). Il faut aussi redonner des conditions de travail correctes aux enseignants. Enseigner à 35 élèves en seconde pro, comme c’est souvent le cas dans les filières tertiaires depuis la mise en place de la réforme, ce n’est pas vivable. De la même manière, une classe de CAP à 30 ou 35 ne permet pas d’apporter une aide individuelle nécessaire à des élèves qui sont souvent en grande difficulté scolaire. Des seuils de dédoublement, définis nationalement, doivent donc être remis en place pour pouvoir travailler avec des effectifs réduits et permettre la réussite de tous les élèves.
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Éducation : les profs bientôt notés par les élèves ?
Dans un rapport sur la réforme de l’enseignement supérieur, Jean-Yves Le Déaut (PS) lance l’idée que les étudiants puissent noter leurs professeurs. Le but ? Améliorer la qualité de l’enseignement en France. Intitulé « Refonder l’université, dynamiser la recherche : mieux coopérer pour réussir », le dossier a été remis à Jean-Marc Ayrault le 14 janvier. « Il ne faut pas avoir peur de l’évaluation. Ce n’est pas une sanction mais un moyen d’amélioration de l’enseignement. Et une évaluation des enseignements ira logiquement vers une évaluation des enseignants », a expliqué Jean-Yves Le Déaut à Metro.
Une proposition inspirée des pays anglo-saxons
Cette idée vient des pays anglo-saxons, où la notation des professeurs à la fac existe déjà. « Certains profs l’ont mal pris au départ, mais ils finissent tous par en comprendre l’utilité quand ils constatent que leurs étudiants s’intéressent davantage à leurs cours », a déclaré le professeur Cuny, responsable de ce dispositif à l’université de Bordeaux-Segalen. « Cet outil nous permet d’aider avant tout les enseignants en difficulté à améliorer leurs cours », a-t-il ajouté.
Certaines grandes écoles ont déjà adopté la méthode
À HEC ou l’ ESSEC, cette pratique existe déjà. À la GEM (Grenoble École de Management), elle existe même depuis 1984. À la même époque, Sciences Po Paris s’y est mis également.
Des écoles catholiques de Java menacées de fermeture pour avoir refusé d’enseigner l’islam
Six écoles catholiques du diocèse de Surabaya, dans la province de Java oriental, sont menacées de fermeture pour leur refus de se soumettre à de nouvelles directives des autorités locales obligeant chaque établissement scolaire à enseigner l’islam et le Coran à leurs élèves musulmans, rapporte l’agence Églises d’Asie. Ces écoles, dirigées par la Yohanes Gabriel Foundation et la Joseph Foundation, ont reçu fin décembre une injonction d’appliquer avant le samedi 19 janvier, le décret municipal, édicté « avec l’aval du ministère des affaires religieuses », sous peine de se voir retirer leur autorisation d’enseigner.
Ce décret sur l’éducation rend obligatoire l’enseignement de l’islam et l’étude du Coran par des professeurs qualifiés pour tous les élèves de religion musulmane dans tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés.
Jusqu’à aujourd’hui, l’usage est que les nombreux élèves musulmans inscrits dans les écoles chrétiennes suivent un enseignement religieux dans un cadre privé, généralement au sein d’associations musulmanes dédiées. Il est tout au contraire acquis que les établissements tenus par les Églises chrétiennes enseignent la foi chrétienne et proposent le catéchisme à leurs élèves.
Contradictions de la loi
Les écoles concernées par l’ultimatum des autorités municipales ont argué du fait que leurs conditions d’enseignement avaient toujours été acceptées sans difficulté par leurs élèves musulmans et leurs familles. Mais, de leur côté, les autorités de Blitar et le bureau local du ministère des affaires religieuses affirment que le décret municipal n’est qu’une application de la loi nationale sur l’enseignement religieux, elle-même découlant d’une loi de 2003 et que chercher à s’y soustraire est donc une infraction. Continuer la lecture
A Grenoble, les poubelles suspectes à proximité d’une école juive n’étaient que…des poubelles
En fin de matinée, ce lundi 21 janvier, le secteur du quartier de Bonne a été bouclé par la police en raison de la présence de sacs en plastique suspects. En cette période de renforcement du plan Vigipirate, la chose a été prise très au sérieux.

Les poubelles en question se trouvaient face à l’école juive de la rue Lazare Carnot. Vers 10 heures, la directrice de l’école, inquiète, a d’abord alerté le Service de Sécurité de la Communauté Juive. Puis, les forces de l’ordre sont intervenues et ont fermé les rues adjacentes.
Pendant ce temps là, les élèves avaient tous été transférés dans l’aile la plus éloignée de l’établissement. Vers 12h15, le périmètre de sécurité a finalement été levé. Avec une caméra thermique, les deux sacs jaunes ont pu être examinés. Ils ne contenaient que des détritus et ont été remis à leur place…sous des panneaux qui signalent le plan Vigipirate!
Depuis le 12 janvier, le Premier ministre a décidé de renforcer le plan Vigipirate ce qui explique la tension autour de cette affaire.
Le plan Vigipirate est un dispositif évolutif de prévention, de protection et de vigilance face à la menace terroriste. Régulièrement activé en France depuis 1981, il est placé depuis 2005 au niveau ‘rouge’, impliquant une mobilisation soutenue des moyens de l’Etat : surveillance des transports terrestres et aériens, des lieux de culte, ou encore lieux de grande fréquentation.
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Le succès des classes de sixième «bilangues» a enrayé le déclin de l’apprentissage de l’allemand en France.
Par VÉRONIQUE SOULÉ
Que serait devenu l’allemand sans l’anglais? Paradoxalement, la langue de Shakespeare, longtemps perçue comme une rivale, est venue au secours de la langue de Goethe. Pour stopper son déclin, des sections anglais-allemand ont été créées dès la sixième. Le succès est tel que l’espagnol a suivi et demandé l’ouverture de telles classes. Et le but est atteint: l’allemand s’est stabilisé dans le secondaire.
Aujourd’hui 95% des élèves qui le choisissent en première langue le font dans le cadre de ces sections bilangues. Revers de la médaille: si les inscriptions en première langue font un bond, celles en seconde langue ont décliné au point que certains collèges ne le proposent même plus. Mais l’essentiel était de freiner la chute: l’allemand garde sa troisième place à l’école française, avec 15% des élèves du secondaire qui l’étudient, loin derrière l’espagnol (44%) – contre 25% pour la langue de Molière outre-Rhin.
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