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mardi, 25 mai 2010

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samedi, 5 juillet 2008

Bac général 2008: 74,9% de réussite au premier coup, en baisse de 0,6 point

Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 74,9% des candidats, soit une légère baisse de 0,6 point par rapport à 2007, a indiqué vendredi le ministère de l'Education.

Ce taux vaut pour la France métropolitaine et les DOM, mais les résultats sont établis hors 7 académies qui représentent 20% des candidats.

C'est dans la série ES (sciences économiques et sociales) que la baisse est la plus forte (-3,4 points) par rapport à la session précédente.

En série S (scientifique), la diminution n'est que de 0,2 point, tandis qu'à l'inverse la série L (littéraire) connaît une réussite en hausse de 2,7 points.

Ainsi, à l'issue du premier groupe d'épreuves, 78,2% des candidats au baccalauréat S ont été reçus, 71,8% des candidats en ES et 71,0% en L.

Avec un taux de succès du premier coup de 63,3%, la réussite au bac technologique a augmenté de 1,8 point.

Le plus jeune des candidats, Sacha, un adolescent de 13 ans qui étudiait au lycée Chevrollier d'Angers (Maine-et-Loire), a obtenu vendredi son baccalauréat dans la série S, sans mention, devenant ainsi le plus jeune bachelier de France cette année.

Les résultats définitifs du bac général et technologique, après les oraux de rattrapage, seront connus vendredi 11 juillet.

Les résultats du bac professionnel seront eux connus au cours de la semaine prochaine, selon les académies, selon les séries et en fonction du nombre de candidats.

Au total, cette année, 615.625 candidats passaient les épreuves du bac général (53% des postulants), technologique (27%) et professionnel (20%).

Le médiateur de l’Education nationale préconise un allègement du nombre d’épreuves au Bac.

Dans son rapport annuel publié mardi 1er juillet, Jean-Marie Jutant, médiateur des ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, préconise un allègement du nombre des épreuves au Baccalauréat. Selon lui, "le nombre d’options proposées au Bac est devenu excessif". Il est nécessaire de se "concentrer sur un nombre restreint d’épreuves portant sur les disciplines fondamentales dans chaque série", explique-t-il.

Autre point important soulevé par le rapport, la nécessité de modifier le système d’harmonisation des notes. Il présente "parfois des insuffisances", indique le médiateur. "Les notes attribuées à une copie peuvent varier dans des proportions significatives selon le correcteur", constate-t-il. Il ajoute que "certaines commissions s’en tiennent à la comparaison des notes moyennes sans prendre en considération la dispersion et l’échelle des notes".

Le rapport plaide également pour un traitement comparable des épreuves anticipées, passées en première, à celui des épreuves de terminale. Jean-Marie Jutant souhaite ainsi " rétablir l’examen du livret scolaire au moment de l’établissement de la note (soit par la réunion d'un jury, soit par toute autre mesure technique) (…) car ces notes sont capitales pour les candidatures en classes prépas".

Par ailleurs, le rapport indique une augmentation des saisines, émises auprès des médiateurs académiques, avec 6443 dossiers en 2007, contre 6332 en 2006. 54% de ces saisines sont émises par les usagers, en particulier dans le secteur de l'enseignement scolaire, et 46% par les personnels de l’éducation.

Source : Le Nouvel Obs, France Info, AEF

Bac pro en 3 ans : Un rapport montre que la réforme est justifiée

Le secrétaire d'Etat à la Prospective, Eric Besson, a rendu public mercredi 2 juillet 2008, son rapport sur le baccalauréat professionnel en 3 ans. Il juge la réforme justifiée pour permettre une meilleure insertion. Il estime que le bac pro en 3 ans permet une élévation du niveau de qualification.

Les conclusions du rapport s'appuient sur les chiffres du taux d'emploi, plus élevé pour les élèves sortant d'une filière de bac professionnel que pour les titulaires d'un CAP-BEP. L'écart était d'environ de 20 points en 2007. De même, le taux d'emploi des apprentis (64%) est très supérieur à celui des lycéens (49%). La voie de apprentissage doit donc être encore développée.

Dans le cadre de la réforme, 72 000 places seront offertes à la rentrée en seconde de lycée professionnel, a annoncé Xavier Darcos, mercredi 2 juillet 2008. Le ministre de l’Education note d'ores et déjà une "appétence accrue" pour ce cursus en trois ans.

Source : AFP, 20 minutes, Le Figaro

vendredi, 4 juillet 2008

La réforme du recrutement des enseignants présentée en Conseil des ministres

Le projet de réforme du recrutement des enseignants des premier et second degrés a été présenté par Xavier Darcos et Valérie Pécresse en Conseil des ministres, mercredi 2 juillet 2008. Le projet des ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur prévoit la masterisation de la formation des enseignants (bac+5) à partir de 2010.

Le texte réaffirme le "principe de concours nationaux" pour le recrutement des professeurs des écoles, collèges et lycées. La distinction entre le Capes et l'agrégation est maintenue. Les nouveaux concours comprendront trois types d'épreuves : la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif.

La masterisation mettra l'accent sur la professionnalisation de la formation. Une prise de contact progressive avec les métiers de l'enseignement sera mise en place dès la licence. Les étudiants suivront des stages d'observation dans les établissements. Les lauréats des nouveaux concours seront mis en situation de travail à temps plein dès leur première année d'exercice avec le soutien de professeurs expérimentés. La titularisation de ces nouveaux enseignants interviendra après une inspection.

Source : Premier-ministre.gouv.fr, New Press, AEF

Finlande : un modèle reproductible ?

La Finlande caracole loin en tête du classement international effectué par l’étude PISA auprès des pays de l’OCDE. Comparativement, les Finlandais de 15 ans ont des connaissances et aptitudes bien supérieures en maths, en sciences ainsi qu’en grammaire et orthographe. D’où une ruée vers la Finlande d’experts et de politiciens étrangers, soucieux de découvrir les “bonnes recettes“ de l’école finlandaise. Le gouvernement finlandais a même dû désigner des écoles qui, alternativement, accueillent les visiteurs. Reste à déterminer ce qui, dans un modèle qui fonctionne, est reproductible dans un autre pays et un autre système éducatif. Ainsi l’apprentissage de la lecture est-il par exemple plus aisé en Finlande qu’au Royaume-Uni : le finnois a une logique phonétique simple et pas de mots irréguliers. En revanche, la prise en charge précoce et énergique des élèves perturbateurs est un principe qui peut s’appliquer ailleurs. Encore faut-il apprécier les différences culturelles : travail et comportement raisonnable font ainsi partie de la mentalité finlandaise. Il est donc largement admis que chacun doit rentrer dans le rang. Conséquence parmi d’autres : les jeunes diplômés les plus brillants sont attirés par la carrière d’enseignant

The Economist, www.economist.co.uk, 28 juin 2008

C'est arrivé demain

5 juillet 1974 : 18 ans, la nouvelle majorité. En France, une loi abaisse l'âge de la majorité civile qui passe de 21 à 18 ans. Depuis les événements de mai 1968, "l'âge légal à partir duquel une personne devient pleinement capable de faire valoir ses droits" était jugé trop tardif.

Le chiffre

Environ 20 000 élèves franciliens du primaire sont inscrits aux stages d'été de rattrapage.

Source : AEF

Sarkozy ou la figure du «méchant» à l'école

L'utilisation d'une photo du chef de l'Etat, par un élève de CM1, pour illustrer le thème de la méchanceté dans une école primaire d'Albi a déclenché l'ouverture d'une enquête.

L'exercice paraissait inoffensif : en novembre dernier, l'enseignante Valérie Framit, de l'école primaire Claude-Nougaro d'Albi, demande à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, de colère, de crainte, de fatigue et… de méchanceté. Pour illustrer ce dernier thème, un enfant choisit d'apporter une photo de Nicolas Sarkozy. Les images n'étaient pas destinées au public mais elles étaient placardées sur un mur de l'école.

Quelle n'a dû être la surprise de la directrice de l'école, vendredi dernier, lorsqu'elle a été informée par l'inspecteur d'Académie de Midi-Pyrénées qu'une enquête avait été diligentée par le recteur. Surtout lorsqu'elle a appris que c'était par le biais d'une lettre envoyée à l'Elysée que l'Académie avait pris connaissance de cet exercice. La lettre, non anonyme, a été envoyée par un parent d'élève dont l'identité n'a pas été révélée. Ce dernier s'inquiétait d'une «atteinte à l'image du chef de l'Etat».

Source : Le Figaro

jeudi, 3 juillet 2008

Conséquences des méthodes constructivistes dans les banlieues

Farida Belghoul professeur de français en lycée professionnel

"J’ai découvert, dès la première année, un phénomène renversant qui m’a d’abord paru inexplicable : mes élèves, à Noisy-le-Sec, étaient illettrés et incultes. Dans les conseils de classe, on accusait les familles. Je n’étais pas d’accord. Ces gamins avaient quand même passé plus de sept heures par jour en classe (étude du soir comprise), huit mois par an, pendant dix ans."

Ces jeunes ont notamment été les victimes de méthodes pédagogiques fondées sur « la construction du savoir par l’élève ». En langage clair, cela veut dire qu'en classe (à la maison aussi avec leurs devoirs) ils ont dû se débrouiller tous seuls pour extraire les savoirs des supports qu’on leur donnait. Ce type d'enseignement est fondé sur l’implicite, l’allusif et le déductif. Les parents l’ignoraient et s’imaginaient que leur enfant était nul quand il n’y arrivait pas. En vérité, il est très difficile pour un esprit en formation, a fortiori un enfant, d’apprendre quoi que ce soit de cette façon. Car la confusion s’installe. Et avec la confusion, le décrochage. Et avec le décrochage, le chaos.
Les riches ont de la ressource, ils ont de la culture et paient des cours privés ; les pauvres eux, évidemment, ils plongent.

Source : Blog de l'initiative Remédiation Educative Individualisée

Rapport sur la refonte des manuels scolaires

Les manuels ne doivent pas être de simples recueils de documents et différencier plus nettement faits, outils d'analyse et travaux d'application.

Les programmes doivent renforcer les synergies avec l'histoire et les mathématiques et insister sur l'acquisition de "connaissances" et "compétences" autour de thèmes précis (par exemple le commerce international) plutôt que des grands thèmes d'actualité (comme la mondialisation). Ils doivent prévoir plus de travail en groupe ou d'études de cas. Par exemple, en sociologie, élaborer des guides d'entretien et d'observations en vue de mener des enquêtes de terrain.

Commandé par Xavier Darcos à la suite des polémiques autour de l'enseignement de l'économie le rapport a été rédigé par Roger Guesnerie, professeur au collège de France, des universitaires, Michel Pébereau, membre du Haut conseil de l'éducation et président du conseil d'administration de la banque BNP Paribas et Sylvain David, président de l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses).

Ce rapport souligne le nombre d'élèves qui choisissent la filière et souligne certaines dérives :
La sociologie est souvent abordée de façon "trop abstraite, trop déterministe et trop compassionnelle". et L'entreprise "est insuffisamment appréhendée comme un acteur microéconomique, soumis à des contraintes fortes et devant faire des choix dont dépend sa survie".

L'accent est mis trop systématiquement sur les problèmes de la société : "à propos de l'emploi, on tend à parler surtout chômage et précarité". L'iconographie de la mondialisation peut être perçue d'emblée comme négative, avant même que l'analyse de son impact sur l'économie nationale ne soit abordée, si des dessins, photos ou images en début de chapitre mettent systématiquement l'accent sur la délocalisation, l'effondrement de certains prix ou la baisse de la qualité des produits".

Source résumé d'une dépêche AFP

Une ancienne formatrice à l'IUFM argumente en faveur de l'instruction en famille

Claudia Renau pas l'expression "école à la maison" et parle de non-sco(larisation) ou utilise "Apprentissage auto-géré et instruction à la maison".
Ce choix longuement argumenté ici et s'appuie sur la volonté d'aller au bout de l'idée de construction des savoirs par l'enfant :
"Il n'y a pas de temps ni de lieu particulier pour apprendre ( au point d'attendre que l'enfant le demande pour passer à la "découverte" des lettres) puisque nous souhaitons suivre les demandes de nos enfants. Même IEF (instruction en famille) ne nous convient pas entièrement : "instruction" définit une catégorie d'apprentissages (en général abstraits, formels, promus par une intention parentale ou sociale) au détriment des innombrables autres informations et qualités que les enfants absorbent en vivant : est-ce qu'être capable d'empathie relève de l'instruction ? Et puis cette absorption ne se limite pas à la famille."
Elle répond à ceux qui craignent l'absence de socialisation que :
"l'école est peu efficace pour la transmission des savoirs car les enfants acquièrent spontanément l'essentiel en vivant. Pour les savoirs académiques, l'école ne fait que confirmer ce que certains enfants ont appris grâce à leur culture familiale (Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron l'ont décrit en 1964 dans "Les héritiers" et en 1970 dans "La reproduction"). L'école réussit très bien en revanche pour la transmission des valeurs implicites de la société comme la nécessaire hiérarchie, l’acceptation des jugements du chef, les relations basées sur les rapports de force, le fait de devoir supporter une situation désagréable qu'on n'a pas choisie, les phénomènes de groupe (moquerie, rejet), le recours à un spécialiste plutôt que la confiance faite à soi-même. Voilà ce que je nomme socialisation. .
Le développement de la sociabilité passe par des rencontres en familles non-scolarisantes autour d'activités (anglais, chanson, découverte scientifique etc ...) et de sorties ( Palais de la découverte, Louvre, arts martiaux chinois, forêt )



Ses origines étrangères ont eu une influence sur son choix :

"Les mères allemandes sont réticentes à travailler lorsqu'elles ont de jeunes enfants. En France le féminisme à la française fait croire aux femmes que leur liberté passe par l’imitation du carriérisme des hommes. Je pense que c'est au détriment de leur connexion à elles-mêmes et à leurs enfants mais ce point de vue n'est guère audible ... Je ne suis pas hostile au travail des femmes, je travaille moi aussi, mais il y a un temps pour tout. D'autre part, ma grande famille catalane a aussi été un creuset de plaisir de vie familiale."

Source : Site de Claudia Renau Ancienne professeur d'histoire géographie et formatrice à l'IUFM (voir ses conseils à un jeune professeur),

Un professeur des écoles proteste contre son rapport d'inspection et sa mutation

Dominique Piveteau, un enseignant de 49 ans qui enseigne depuis trente ans, dont douze comme "maître-formateur" pour de jeunes profs stagiaires, est muté contre son gré (et perdrait sa place de formateur IUFM). .
Connu pour ses travaux sur la lecture -notamment par les habitués des Cahiers pédagogiques, il est convaincu qu'on lui fait payer ses prises de positions pédagogiques . Et notamment son hostilité aux réformes préconisées par Xavier Darcos, qu'il regarde comme "de l'alphabétisation là où j'estime qu'apprendre à lire, c'est permettre à un enfant d'apprendre à penser par lui-même".
Si Dominique Piveteau a refusé l'inspection dans sa classe pendant qu'il enseignait, un rapport a tout de même été établi, sur la seule base des documents travaillés par les élèves. ... On y relève notamment des reproches contre la place des tables dans la classe, l'utilisation d'un article de Charlie hebdo ( un reportage d'un dessinateur du journal réalisé dans sa classe ) et l'atelier patisserie (comme moyen de faire lire).

Il est également membre du Réseau Education Sans Frontières, mouvement proche de l'extrême gauche qui appelle a violer les lois contre les expulsions d'enfants de clandestins et animé par des réseaux d'origine trotskiste )

Sources Rue 89 et les Cahiers pédagogiques.

mercredi, 2 juillet 2008

En Seine-Saint-Denis, la sanction est efficace

IL FUT longtemps le mauvais élève de Seine-Saint-Denis. Il est désormais cité en exemple. Depuis deux ans le lycée professionnel et technique Paul-Le Rolland, à Drancy, a fait de la lutte contre l'absentéisme sa priorité.

Ici, les amateurs d'école buissonnière sont implacablement sanctionnés.

Tous les matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier individuel de suivi de l'assiduité (Disa) - il y en a eu une soixantaine cette année. Après sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur.

Un meilleur taux de réussite au bac

Un deuxième avertissement se traduit par une convocation individuelle devant le groupe d'aide à l'insertion, composé notamment du proviseur, du conseiller d'orientation, du psychologue, de l'assistante sociale et du professeur principal. Au troisième avertissement c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 €. « Au cours de ces échanges, nous découvrons des problèmes de surendettement, de divorce, de mauvaise orientation... L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur.

Les résultats sont à la hauteur de l'arsenal répressif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de 40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.

Source : LE Parisien

Une école privée comme on s'en passerait

Trois journalistes de Canal + de l'émission "90 minutes" s'étaient présentés devant les grilles d'une école coranique du mouvement Tabligh, installée au château de Ville-Maindans à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne)

Extrait du reportage :

Quand un prof décide de scolariser ses enfants à la maison.

Farida Belghoul, grande figure de la lutte beur des années 80, prof de lettres en lycée professionnel, effarée par le naufrage de l'EN, a décidé de déscolariser ses propres enfants et de leur faire l'école à la maison; elle lance un programme de cours particuliers pour aider les jeunes déscolarisés à s'en sortir (dispositif REID)

Palme d'or pour une syntaxe défunte

Alain FINKIELKRAUT    

our François Bégaudeau, auteur du livre Entre les murs (Verticales, 2006) et acteur principal du film qui en a été tiré, la Palme d'or du Festival de Cannes est un véritable conte de fées. Sa joie, partagée avec le metteur en scène Laurent Cantet et les élèves du collège Françoise-Dolto, qui jouent leur propre rôle, fait plaisir à voir. On lui pardonne même son brin de suffisance : comment garder la tête froide dans un moment aussi inattendu et aussi exceptionnel ?

Bégaudeau n'a pas le triomphe modeste, soit. Mais pourquoi l'a-t-il acrimonieux ? Pourquoi cette vindicte à l'égard des professeurs qui ne partagent ni ses méthodes, ni ses objectifs, ni son optimisme ? Pourquoi être si mauvais joueur quand on a gagné la bataille, et s'acharner contre les derniers récalcitrants quand on a, à ses pieds, le président de la République, la ministre de la culture et celui de l'éducation nationale ? Et pourquoi faut-il que Le Monde (le 28 mai) alimente cette étrange aigreur en dressant le repoussoir des "fondamentalistes de l'école républicaine" qui prônent "l'approche exclusive de la langue française par les grands textes" ?

Fondamentaliste, la lecture d'À la recherche du temps perdu, de Bérénice ou du Lys dans la vallée ? Fondamentaliste, l'expérience des belles choses, l'éventail déployé des sentiments et le tremblement littéraire du sens ? Le fondamentalisme est arrogant, catégorique et binaire ; la littérature problématise tout ce qu'elle touche. Le fondamentalisme enferme l'esprit dans le cercle étroit d'une vérité immuable ; la littérature le libère de lui-même, de ses préjugés, de ses clichés, de ses automatismes. Le fondamentalisme est une fixation ; la littérature, un voyage sans fin.

On jugera le film de Laurent Cantet lors de sa sortie en salles. Peut-être sera-t-on intéressé, voire captivé par cette chronique d'une année scolaire dans une classe de quatrième à travers les tensions, les drames, les problèmes et les imprévus du cours de français. Mais s'il est vrai qu'après s'être vainement employé à corriger la syntaxe défaillante d'adolescentes qui se plaignaient d'avoir été "insultées de pétasses", l'enseignant finit par utiliser certaines tournures du langage des élèves, "plus efficace que le sien", alors on n'aura aucun motif de se réjouir.

Car la civilisation ne demande pas à la langue d'être efficace, d'être directe, de permettre à chacun de dire sans détour ce qu'il a sur le coeur ou dans les tripes, à l'instar de ce magistrat qui a conclu son réquisitoire contre un accusé terrifiant par ces mots : "À gerber !" La civilisation réclame le scrupule, la précision, la nuance et la courtoisie. C'est très exactement la raison pour laquelle l'apprentissage de la langue en passait, jusqu'à une date récente, par les grands textes.

Naguère aussi, on respirait dans les oeuvres littéraires ou cinématographiques un autre air que l'air du temps. Sean Penn, le président du jury, a remis les pendules à l'heure en déclarant, dès la cérémonie d'ouverture du Festival et sous les applaudissements d'une presse enthousiaste, que seuls retiendraient son attention les films réalisés par des cinéastes engagés, conscients du monde qui les entoure. Sarabande, Fanny et Alexandre, E la nave va, In the Mood for Love, s'abstenir. Un conte de Noël, ce n'était pas la peine. Le monde intérieur, l'exploration de l'existence, les blessures de l'âme sont hors sujet. Comme si l'inféodation de la culture à l'action politique et aux urgences ou aux dogmes du jour n'avait pas été un des grands malheurs du XXe siècle, il incombe désormais aux créateurs de nous révéler que Bush est atroce, que la planète a trop chaud, que les discriminations sévissent toujours et que le métissage est l'avenir de l'homme.

L'art doit être contestataire, c'est-à-dire traduire en images ce qui est répété partout, à longueur de temps. Big Brother est mort, mais, portée par un désir de propagande décidément insatiable, l'idéologie règne et veille à ce que notre vie tout entière se déroule entre les murs du social.

Alain Finkielkraut
philosophe
article paru dans l'édition du Monde, daté 4 juin 2008

Mixité sociale et carte scolaire

Le débat est confus. D'un côté la sectorisation conduit à maintenir dans leur ghetto les meilleurs élèves des quartiers difficiles en les empêchant de rejoindre l'établissement qui pourrait les développer. Ainsi la carte scolaire empêche la réussite des élèves et la mixité sociale fondée sur la méritocratie.
D'un autre côté, une suppression totale de la carte scolaire conduirait à laisser les élèves en difficulté dans des établissements poubelles.
Qu'elle soit géographique (sectorisation) ou élitiste, la répartition des élèves conduit  à un regroupement par niveau.
Dans cette réflexion, la seule question critique est la suivante : La mixité sociale est elle le rôle prioritaire de l'école ?
A l'inverse, si la réussite des élèves est bien la finalité de l'école, alors, il est manifeste qu'il faut une répartition des élèves par niveau. Et des moyens particulièrement adaptés pour la réussite des élèves en difficulté.
Force est de constater que la crise actuelle et le débat qui s'en suit sont le fruit d'un double état de fait : Dans les établissements de ZEP, les moyens éducatifs n'ont pas donné des résultats satisfaisants et leurs meilleurs élèves n'ont pas pu non plus rejoindre les établissements de leur réussite.

mardi, 1 juillet 2008

Les parents veulent être partie prenante du parcours scolaire de leurs enfants

Rapport d'activité 2007 du médiateur de l'Education nationale :

"Depuis 2 ans, on remarque une saisine plus importante des usagers, ... ils remettent en cause une décision d'orientation, une notation, la manière dont s'est passé un examen...

C'est certainement dû dans un premier temps à une meilleure connaissance du médiateur, ... Mais c'est aussi un phénomène de société.

Les gens ne veulent plus être passifs, ils veulent comprendre, prendre part à l'éducation de leur enfant au sein des établissements scolaires, qu'on leur explique les décisions concernant leur enfant.

Les parents ont aussi une plus grande méfiance envers l'Education nationale."

Source : Le Figaro.

lundi, 30 juin 2008

Pédagogie et Politique : Pour qui se prennent certains Profs ?

Dominique Piveteaud, enseignant à l'école Cavé, dans le 18e arrondissement de Paris, risque d'être muté d'office, voire de passer en commission de discipline. Il perdra, du même coup, la possibilité d'exercer sa mission de maître-formateur à l'IUFM, puisque toutes les écoles ne possèdent pas de tels postes. « C'est ce que souhaite l'inspecteur de l'académie de Paris, assure-t-il. Il ne veut plus que je forme d'autres enseignants. Mais il ne veut pas non plus que cela passe pour une sanction.».
Selon les enseignants et parents qui le soutiennent Dominique Piveteau serait victime de ses engagements pédagogiques et politiques. Il participe au mouvement RESF contre l'expulsion d'enfants sans papiers. Investi pédagogiquement, il est adhérent au Groupe français de pédagogie nouvelle (GFEN) et auteur de plusieurs ouvrages publiés à l'École des loisirs. On n'apprécierait pas, enfin, les positions qu'il affiche en conseil pédagogique, souvent opposées à celles de son inspectrice de circonscription. Celle-ci avait demandé à l'inspecter, en mars. Dominique Piveteaud a refusé. « J'ai déjà été inspecté sans problème il y a deux ans », se défend-t-il, quand la norme est d'une inspection tous les quatre ans.

Réforme du Lycée : Rendez vous le 10 juillet

Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, vient de confier à Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l'académie d'Aix-Marseille, une mission afin de préparer, avec l'ensemble des partenaires concernés, l'élaboration du nouveau lycée général et technologique.

Après avoir consulté les lycéens, les enseignants, les chefs d'établissement et les parents, Jean-Paul de Gaudemar proposera au ministre un premier cadre de travail pour le 10 juillet prochain et lui présentera ensuite, régulièrement, l'état d'avancement de ses travaux.

Une nouvelle classe de seconde devrait être mise en place dès la rentrée 2009. Elle sera suivie, en 2010, de la nouvelle première et en 2011 de la nouvelle terminale. 

lettre de mission

Mouvement symbolique des correcteurs de philosophie de l'académie de Lille

Les professeurs de philosophie se sont inquiétés de l'avenir de leur discipline, menacée "d'optionnalisation" par le projet de réforme du lycée, en discussion. Ils ont rappelé "l'importance, pour tous les élèves, y compris ceux des filières technologiques, de recevoir un enseignement qui aide à la formation de l'esprit critique, indispensable à tout citoyen"

Source : AFP

L'orientation, priorité de la présidence française de l'UE en matière d'éducation

L'orientation, tant pour la formation initiale que pour la formation tout au long de la vie, sera la priorité en matière d'éducation de la présidence française de l'Union européenne (UE) qui démarre mardi 1er juillet, a annoncé lundi le ministre de l'Education Xavier Darcos.

Source : AFP

Suppression de la carte scolaire à Paris : premier bilan satisfaisant selon le rectorat mais toujours discriminatoire envers les élèves issus du privé !

"Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

A Paris, 85% des élèves de 3è ont été affectés, pour la rentrée, dans la classe de seconde d'un des deux établissements qu'ils avaient demandés, selon le rectorat pour qui la suppression de la carte scolaire va permettre davantage de mixité, y compris en classes préparatoires.

Paris a mis en place un nouveau système d'affectation des élèves à l'entrée au lycée général et technologique.

Ce système supprime les quatre anciens districts géographiques, donne la priorité aux collégiens du public et répartit les élèves à 80% par informatique sur la base de critères sociaux (pesant pour 30%), géographiques (30%) et en fonction des résultats scolaires (40%).

Les élèves et leurs familles devaient présenter quatre voeux minimum, dix maximum pour l'ensemble des 73 établissements de la capitale.

"90% ont eu l'un des établissements demandés. 80% ont été affectés sur leur premier voeu et 85% sur les deux premiers voeux", a affirmé Maurice Quénet, recteur de l'Académie de Paris, lors d'un point presse.

Environ "un millier" sur 11.500 n'ont pas eu satisfaction, mais tous ont été affectés dans un établissement dès fin juin, ce qui n'était pas le cas l'an dernier.Les demandes des élèves s'installant à Paris dans l'été ou issus de l'enseignement privé seront traitées d'ici septembre.

"Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

"Les cartes seront brassées" à l'entrée en seconde, a insisté M. Quenet.

Les demandes des familles sont en revanche moins nombreuses "là où le fonctionnement du service public a été fortement perturbé pendant un mois et plus" (pendant le mouvement lycéen du printemps, ndlr), a-t-il dit.

Des chiffres sur la carte scolaire à l'entrée en sixième seront fournis "sous peu".

Source : AFP

Pour en finir avec le Bac : le plaidoyer de Jacques Marseille

Depuis 2003, le taux de réussite au baccalauréat dépasse systématiquement la barre des 80 %. Institué il y a exactement deux cents ans par Napoléon, comment ce « passeport pour l’élite » s’est-il au fil du temps transformé en fausse monnaie ? Analyse et réponse du ministre de l’Education nationale.

L'analyse de Jacques Marseille et l'avis de X. Darcos.

«La biture express», le nouveau phénomène

Aujourd'hui, « beaucoup recherchent l'ivresse. Et surtout, ils consomment de plus en plus jeunes. » Ce constat, tiré par Élizabeth Richard et Colette Maurete, profs de sciences et techniques sanitaire et sociale à Jules Fil, définit un nouveau phénomène qui touche les jeunes, la « biture expresse ». D'ailleurs, le proviseur, Jérôme Rallo, considère l'alcool comme un « problème à prendre à bras-le-corps ». Son adjointe, Marie-Thérèse Roque et l'infirmière Monique Dalenc encouragent la première phase, celle du constat. La deuxième, l'action, doit très vite intervenir.

Source

C'est arrivé demain

1er juillet 1901 : Vote de la loi sur les associations. La loi sur les associations à but non lucratif est adoptée. Désormais toute association doit être déclarée si elle veut jouir de ses droits juridiques. L'article 13 de la loi dite de "1901" n'autorise pas les congrégations religieuses à se former en associations. Elles doivent adresser leur demande au ministre de l'Intérieur qui la transmet après instruction au Conseil d'Etat.

Journées du GRIP à Grenoble - Août 2008

Le Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes

- GRIP –

organise

les 21, 22 et 23 août 2008 à l'Université de Grenoble I

(Institut Fourier, Campus Universitaire de Saint-Martin d'Hères)

Des

Journées d'études SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer)

Ces journées feront état de l'expérimentation SLECC menée actuellement dans quelques dizaines de classes réparties sur le territoire français, dans le cadre d'une action agréée par la DGESCO et le Ministère de l'Education Nationale depuis juillet 2005.

Citation du jour

« Former les esprits sans les conformer, les enrichir sans les endoctriner, leur communiquer une force dont ils puissent faire leur force, les séduire au vrai pour les mener à leur propre vérité, leur donner le meilleur de soi sans en attendre ce salaire qu'est la ressemblance. »

Jean Rostand

Inventons l'école de la réussite pour tous

Jeunes Plus présente 9 propositions pour mobiliser tous les acteurs :

1. Un état d'esprit renouvelé

2. Enseignants au contact de la réalité

3. Parent d'élève, un métier qui s'apprend

4. Un contrat de réussite pour chaque élève

5. Un contrat d'établissement qui engage

6. Le primaire, école de la première chance

7. Prudence et présomption d'innocence

8. Technique : des parcours d'excellence

9. Ensemble contre les drogues

dimanche, 29 juin 2008

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie Troubles de la mémoire et du Comportement : Prévention et Remèdes

En complément de sa Conférence du 29 septembre 2008 à Lyon,

Madame Elisabeth NUYTS donnera trois journées de formation

pour les parents, les éducateurs et les professeurs  :

Mardi 30 septembre : Lecture analytique et écriture consciente.·

Mercredi 1 octobre : Donner du sens et structurer la personne par la grammaire.

Jeudi 2 octobre : Enseigner le calcul par le sens et pour le sens.

  Pour profiter pleinement des journées de formations il est nécessaire de suivre la conférence. Chaque journée de formation constitue une unité pédagogique spécifique et indépendante.
Réservation
 : obligatoire  avant le 12 septembre pour les journées de formation. Renseignements : au 06 61 266 266 ou par courriel : spes69@free.fr

Pour le pluralisme scolaire

Cette étude propose un nouveau principe : que la collectivité finance l’enseignement, mais que la prestation d’enseignement soit [entièrement] assurée par des écoles indépendantes, librement créées et gérées, capables d’innover et de faire jouer l’émulation.

Correctement conçu, ce système permet d'offrir un accès à tous les enfants sans condition de ressources, un enseignement adapté à chacun, une garantie contre les dérives idéologiques ou sectaires et une gestion rigoureuse des fonds publics.

L’école est ensuite régulièrement inspectée par l’organisme de contrôle, qui peut lui retirer l’agrément, et donc son financement public, si elle ne respecte pas son projet d’école. Les écoles sont les employeurs de leurs personnels enseignants et administratifs. Elles peuvent se regrouper en réseaux, afin de partager des activités pédagogiques, éviter l’isolement intellectuel et offrir des évolutions de carrière aux enseignants. Chaque réseau d’écoles accumule ainsi de l’expérience, une culture et une identité propres qui permettront à terme dans notre société l’émergence de foyers intellectuels et spirituels nouveaux :

Accéder

Cartes de la fête des Pères interdites dans les écoles écossaises

Le Daily Telegraph de Londres révèle qu’on a interdit à des milliers de jeunes écoliers de confectionner des cartes pour la fête des Pères à l'école de peur d'embarrasser leurs compagnons qui vivent avec des mères monoparentales ou des lesbiennes.

Cette politique a été discrètement mise en œuvre dans les écoles « par respect » pour le nombre croissant de foyers monoparentaux et homosexuels.

L'interdiction des cartes de la fête des Pères a été mise en place dans les écoles de Glasgow, Édimbourg, East Renfrewshire, Dumfries et Galloway et Clackmannshire. La confection des cartes et cadeaux pour la fête des Mères demeure toutefois autorisée.

Quebec : Explosion du hors contrat et velléités tutélaires de l'Etat

Le nombre d’établissements scolaires qui ne reçoivent aucune subvention explose au Québec, une situation qui inquiète la ministre du Monopole, Mme Michelle Courchesne. Le Québec comptait 78écoles non subventionnées il y a trois ans. Ce chiffre s’est élevé à 100 établissements pour l’année scolaire 2007-2008, soit une augmentation de 28 %.

Ces institutions diffèrent des écoles privées habituelles dont près de 60 % du financement est constitué de subventions gouvernementales alors que ces écoles ne vivent que des contributions payées par les parents ou des mécènes.

De plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces écoles.

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, dit craindre la multiplication d'écoles totalement privées à saveur religieuse. « On peut se poser des questions sur la qualité de l'enseignement qui y est dispensé », dit-il.

Comme si les écoles religieuses enseignaient par définition mal. Dire qu’à une époque les écoles jésuites étaient considérées comme d’excellentes écoles…

C’est ainsi que l’ancien ministre de l'Éducation Fournier déclarait en novembre 2006 à l’Assemblée nationale de Québec, lors du débat sur les écoles que Québec avait déclarées illégales, que la raison pour laquelle il ne fallait « pas perdre » les enfants de ces écoles — comme si ces enfants appartenaient à l’État — était qu’il fallait s’assurer que ces enfants partagent les valeurs de la société québécoise : « il est important pour [ces enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Pardon ? De partager les valeurs québécoises qu'ils ne connaîtraient pas sans aller aux écoles publiques et subir leur interprétation du programme officiel ?

Cette même volonté d’imposer à tous les enfants sans la moindre exception les « valeurs » décidées par le Ministère de l’Éducation, ses experts cooptés habituels dont on connaît les sensibilités « modernes » a d’ailleurs poussé Mme Malavoy du Parti québécois et M. Michel David du Devoir, deux phares du correctivisme politique, d’appeler à l’interdiction des écoles confessionnelles. Il faut, selon eux, interdire ces écoles confessionnelles qui ont le vent en poupe, car elles permettent, dans une certaine mesure grâce à des cours complémentaires et un personnel sélectionné par leurs soins, de transmettre des valeurs autres que celles décidées par le Monopole et prônées dans ses programmes obligatoires d’Éthique et de culture religieuse ou d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté.

source

La « reconquête du mois de juin » généralisée

En octobre 2007, le ministre de l’Education nationale annonçait l’expérimentation d’une nouvelle organisation des épreuves du baccalauréat 20081. Objectif visé : obtenir que les cours se déroulent normalement au mois de juin et ainsi rendre aux élèves et aux professeurs le temps d’enseignement perdu du fait de l’organisation des épreuves du baccalauréat au sein même des établissements scolaires.

Cette expérimentation, appelée depuis « reconquête du mois de juin », devait, si elle était concluante, être généralisée pour la session 2009. Ce que le ministre a confirmé le 3 juin dernier dans la traditionnelle conférence de presse consacrée au baccalauréat : « Si elle permet d’atteindre les résultats que nous attendons, [l’expérimentation] sera généralisée pour la session 2009 du baccalauréat ».

C’est chose faite. Parce que la situation s’est déjà normalisée dans les quatre académies et les deux départements2 où la « reconquête du mois de juin » est expérimentée, « nous allons la généraliser », a indiqué Xavier Darcos au cours de l’émission « Questions d’info » du 18 juin (LCP/France Info/AFP).

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1. Sur cette expérimentation, lire « Temps scolaire aussi dans le second degré ».
2. Il s’agit des académies d’Amiens, de Besançon, de Dijon et de Rouen et des départements de la Lozère et du Vaucluse.

Source : CLE

Troisième Conseil de modernisation des politiques publiques

L'Education nationale doit se rénover pour conduire davantage d'élèves vers la réussite. Dans cet objectif, différents chantiers ont déjà  été engagés et seront poursuivis : réorganisation du temps de travail dans le 1er degré, réforme de la voie professionnelle, réforme du lycée. D'autres chantiers vont s'ouvrir : recrutement des enseignants, orientation scolaire, etc. Ces injonctions entrent dans les nouvelles décisions de réformes des ministères par le gouvernement.

Cliquez ici pour accéder aux rapports :
- Troisième Conseil de modernisation des politiques publiques
- Troisième Conseil de modernisation des politiques publiques Partie sur l'Education nationale

Source : @ tout Doc

Disparition de copies du brevet de collèges en Savoie, nouvelle épreuve lundi

Cinquante-neuf collégiens d'Aix-les-Bains (Savoie) vont devoir repasser lundi matin l'épreuve de rédaction du brevet des collèges, car leurs copies ont mystérieusement disparu après l'examen, a-t-on appris samedi auprès du rectorat de Grenoble.

Source : AFP

Entrée au collège: demandes de dérogation en hausse, centres-villes prisés

Les demandes de dérogation pour inscrire son enfant en 6ème hors de son secteur sont en hausse par rapport à 2007, surtout dans les grandes agglomérations, les collèges de centre-ville étant les plus prisés, selon des éléments de certaines académies recueillis par les bureaux de l'AFP.

Ces premières tendances, qui vont de la stabilité à +37%, sont à prendre avec précaution car les chiffres ne sont pas tous définitifs. En outre, des académies fortement peuplées et urbanisées comme Paris, Créteil, Versailles, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg n'ont pas communiqué de chiffres à ce stade.

Après un premier assouplissement de la carte scolaire l'an dernier (ouverte aux élèves boursiers ou handicapés notamment), la liberté de choix était cette année offerte à toutes les familles, dans la limite des places disponibles dans les établissements.

Source : AFP

Recherche: in Les sénateurs votent l'accueil dans les écoles publiques en cas de grève

Les sénateurs ont adopté jeudi le texte controversé imposant l'accueil des enfants en école maternelle et au primaire en cas de grève et introduisant pour la première fois dans la fonction publique l'obligation d'"une négociation préalable" avant l'arrêt de travail.

Source : AFP

Violence scolaire : les chiffres 2007-2008

C’est un évènement car aucun chiffre n’avait été diffusé par l’Education nationale depuis septembre 2006. A l’époque, les chefs d’établissements s’étaient rebellés contre le système Signa, le système de recueil des faits de violence.
La violence consiste donc avant tout en des atteintes à la personne - 80.1% des actes entre décembre 2007 et janvier 2008 dont la moitié d’insultes et violences verbales, et une petite moitié de violences physiques. Les atteintes aux biens représentent 16.2% du total, les atteintes à la sécurité 3.8% - c’est là qu’on trouve le port d’armes ou le trafic et la consommation de stupéfiants.

Qui est auteur ? Qui est victime ?

Auteurs : les élèves à 85%, victimes, les élèves à 40% et les adultes à 35% avec une très forte part des agressions verbales – elles représentent 70% des agressions d’élève à adulte. Plus de violences en lycée professionnel qu’en collège, environ trois fois moins en lycée général et technologique. Mais des violences différentes : deux fois plus de vols en lycée général qu’en collège, et près de 8 fois plus de cas de trafic de stupéfiants. Enfin autre confirmation : quasiment pas de violence dans environ 40% des établissements, mais 10% d’établissements au minimum trois fois plus violents que la moyenne – il y a un effet de concentration.

Source : France Info


Etats-Unis : Plus de profs qualifiés dans les écoles new-yorkaises

Si les écoles qui comptent nombre d’élèves pauvres ou issus des minorités ont toujours tendance aux Etats-Unis à recueillir les enseignants les moins qualifiés (et ce en dépit de la loi du No Child Left behind passée en 2001, qui prévoit un prof hautement qualifié dans chaque classe), la ville de New York a pour sa part réussi à rapidement réduire l’écart entre établissements riches et pauvres. L’Etat de New York a en effet passé des lois pour abolir les licences temporaires et durcir les conditions de formation et de recrutement des enseignants. L’évaluation des enseignants- qui détermine leur embauche- prend désormais en compte de nouveaux critères, parmi lesquels l’expérience professionnelle, les notes obtenues par l’enseignant au SAT (l’un des diplômes d’entrée à l’université) ou encore le classement de l’université où il a fait ses études. Une étude du National Bureau of Economic Research montre qu’entre 2000 et 2005, l’écart en matière de qualification des profs entre écoles riches et pauvres a été sensiblement réduit à New York.
The New York Times,www.nytimes.com, 23 juin 2008

vendredi, 27 juin 2008

SOS HOMOPHOBIE risque de perdre son agrément d'intervention en milieu scolaire

Extrait de Libération du Jeudi 26 juin 2008

"En juillet 2004, l’association SOS Homophobie pensait avoir gagné la partie. En obtenant l’agrément du rectorat de Versailles, dans les Yvelines, elle devenait la première association homosexuelle à pouvoir intervenir devant les élèves au niveau de toute une académie. Mais c’était compter sans la vigilance d’activistes catholiques locaux qui ont décidé de poursuivre en justice le rectorat pour «préjudice moral».

Le tribunal administratif, qui a été saisi par la confédération des associations familiales catholiques des Yvelines et par deux parents d’élèves, a examiné leur recours le 27 mai et doit se prononcer dans les tout prochains jours. Selon toutes probabilités, il devrait décider d’annuler l’agrément. Par définition, il ne se prononce par sur le fond mais sur la forme. Or le rectorat a fait l’erreur de ne pas publier l’agrément comme il aurait dû. «Sans attendre, nous allons enclencher une nouvelle procédure d’agrément et cette fois nous veillerons à sa publication», assure l’entourage du recteur."

L'école à la maison dans le collimateur du prochain rapport de la Miviludes

La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a publié un guide pratique destiné aux agents des collectivités territoriales pour les aider à déceler le risque sectaire et à y faire face. Ce guide (pdf, 148 pages) rappelle le "principe fondamental" de la liberté de pensée de conscience et de religion. Pour chaque domaine, il donne les outils juridiques, pour protéger les éventuelles victimes, étayer toute décision et ne pas risquer de poursuites judiciaires de la part de mouvements ou associations visés. Il est destiné aux maires, aux associations de formation de fonctionnaires et aux agents des collectivités locales de plus de 10.000 habitants.

La Miviludes publie chaque année son rapport d'activité et produit régulièrement des guides thématiques; les derniers concernaient le satanisme et le risque sectaire en entreprise. Le prochain sera consacré à l'éducation à domicile (lire déjà pp59 à 69).

jeudi, 26 juin 2008

''La moitié de mes élèves sont arrivés complètement bourrés''

Comment ça, des élèves bourrés?
''Ce phénomène a commencé en milieu étudiant et s'est propagé au lycée puis au collège'' affirme Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie.

Un exemple?
Dans 20 minutes, un prof de seconde d'un lycée public de l'Ouest francilien, témoigne:
''Pour fêter la fin de l'année, la moitié de mes élèves sont arrivés complètement bourrés. Les garçons étaient agressifs, les filles hystériques. Deux sont allées vomir aux toilettes.''

Mais les jeunes s'expliquent
Pour Claire, 15 ans, élève dans l'Eure, c'est avant tout pour rigoler:
''Avec des amis on va souvent boire le mardi après-midi ou le midi entre deux cours, en moyenne huit bières. Parfois on est bourrés, c'est marrant.''

Quelle est votre opinion sur le développement de ce que l'on appelle le ''binge-drinking''? (ces ''beuveries express'' consistant à absorber une grande quantité d'alcool en un court laps de temps, pour rechercher une ivresse rapide.)

(Source:  20 minutes)

mercredi, 25 juin 2008

Education : "Le diplôme du brevet ne sert plus à grand-chose"

De la bouche d'un élève.

Maxime, brillant élève de troisième dans un lycée parisien est sûr d'avoir son brevet grâce au contrôle continu. Ce qu'il vise : la mention Très Bien.

"note2be" : l'interdiction de citer les profs confirmée

Ouvert le 29 janvier, avec pour slogan initial "Prends le pouvoir, note tes profs!", le site avait suscité un vif émoi dans la communauté éducative. Condamné le 3 mars à éliminer toute "donnée nominative", le fondateur du site, Stéphane Cola, un temps candidat UMP aux municipales de Paris, avait fait appel de cette ordonnance de référé. La chambre des référés de la cour d'appel de Paris a confirmé mercredi l'ordonnance de première instance. 

Source : LCI

Remise du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative par SOS Education

La création du Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative

Le 3 juillet, à la questure de l’Assemblée nationale, SOS Education attribue pour la première fois le « Prix Saud Bahwan de l’excellence éducative » à trois lauréats.

Ce Prix de l’excellence éducative distingue des personnes qui se sont illustrées par leur action dans le secteur de l’éducation.

M. Christophe BESSAC, chef d’établissement dans le secteur public, qui a redressé de manière spectaculaire une situation difficile au collège Paul-Eluard de Chaville (Hauts-de-Seine) - Premier Prix ;

M. Jean NEMO, journaliste, créateur de la ( www.lalibrairiedesecoles.com ), qui édite d’excellents livres de classe conçus selon les méthodes d’enseignement traditionnelles - Deuxième Prix ;

M. Bernard BUFFARD, professeur de l’enseignement technique et co-auteur, avec Mme Agathe Berthier, d’un livre intitulé « Collège-lycée : service public d’éducation ? », pour sa contribution à la réflexion sur l’enseignement - Troisième Prix.

Au tribunal pour avoir giflé son élève

Il s'était fait traiter de "connard", il avait répondu par une gifle. Un professeur de Berlaimont comparaît aujourd'hui devant un tribunal correctionnel
L'avocat du professeur plaidera la relaxe.

Le 28 janvier 2008, José Laboureur, professeur de Technologie à Berlaimont, dans le Nord, avait poussé contre une porte puis giflé un élève de 11 ans qui refusait de ranger une table au fond de la classe. Un geste brutal survenu après que le collégien l'eut traité de "connard" en le regardant dans les yeux. Le père du mineur, gendarme, avait déposé plainte, entraînant le placement  en garde à vue du professeur pendant 24 heures. Son procès s'ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.
 
"Il attend de son procès de pouvoir expliquer pourquoi il a pu pousser cet élève et lui administrer une gifle, expliquer qu'à ses yeux, il était dans le cadre de son exercice professionnel face à un élève qui le provoquait et cherchait l'affrontement", résume Me Jean-Marc Villesèche, l'avocat de José Laboureur, qui plaidera