La vidéo de la semaine
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10 mars 2012 17 h 30 min - 10 mars 2012 19 h 00 min
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1 juin 2012 8 h 00 min - 1 juin 2012 8 h 00 min
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Action ! Addictions Ailleurs Associations Autorité Caractère propre Centralisation ou décentralisation Combats Communautarisme Compétences contre savoirs Desinstruction Décrochage scolaire Démagogie Ecole et civilisation Ecouter Education civique Eduquer Elèves Elèves et étudiants Encadrement Enfants Enseignants Enseignement religieux Enseignement supérieur Enseignement supérieur libre Etudiants Evaluation Evangélisation Film Formation gender Gouvernance Handicap Humour Idéologie des programmes Instruction ou éducation Internat Laïcisme Le mot du jour Liberté intellectuelle Liberté religieuse Liberté scolaire Lire Lobby Manuels Mixité Moral Multiculturalisme Orientation Parentalité Parents Pratiques Programmes Présidentielle Pédagofolie Pédagogies Reforme Rendez vous Ressources et témoins Réinstruction Savoirs et culture Savoirs et culture Sexualité Sondage Subsidiarité Autonomie Tice Tribune Université Vidéos ViolenceCommentaires récents
- Bertrand Baumeister dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
- Bertrand Baumeister dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
- Veille-Education dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
- Bertrand Baumeister dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
- ffcscnbqn dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
Point de vue : « J’ai commencé à me demander si je ne vais pas chercher une école privée, une école que je paye, même cher, mais où je sais qu’il y aura des professeurs »
Pas de prof de philosophie et le bac à passer dans quelques mois. C’est aussi ça la conséquence du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». A tel point que le privé apparaît comme le moyen d’être mieux loti, un comble…
Ma fille est dans un lycée public d’un quartier populaire du nord de Paris. L’année prochaine, elle passe le bac général. Et notamment l’épreuve de philosophie. Une des matières les plus importantes : coefficient 7 au bac. Une mauvaise note en philo et c’est l’échec garanti.
Mais dans son lycée, une terminale littéraire et deux terminales ES n’ont pas de prof de philosophie. Impossible, illégal me direz-vous… Apparemment, l’école n’a plus les moyens matériels de respecter la loi.
En début d’année, il y avait une prof de philo. Puis, elle a disparu. Requise par l’Académie de Paris pour des « ordres de mission » puis victime d’arrêts maladie à répétition. Et l’administration du lycée ne parvient pas à trouver un remplaçant durable. [...]
Malgré les missives désespérées des associations de parents d’élèves au rectorat, malgré le proviseur qui se remue aussi, à quelques semaines du bac, il n’y a pas de prof de philo.
J’ai commencé à me demander si je ne vais pas chercher une école privée, une école que je paye, même cher, mais où je sais qu’il y aura des professeurs. Parce que je gagne suffisamment ma vie pour lui acheter une chance.
L’âge moyen des jeunes à la sortie de l’enseignement supérieur continue à s’élever progressivement
La part des nouveaux inscrits [dans l'enseignement supérieur, ndlr] âgés de moins de 25 ans a diminué avec 84% des étudiants (contre 85% en 2010) et 51% des jeunes diplômés (contre 57% en 2010).
L’âge conditionne plusieurs catégorisations.
La première est entre « jeunes » et adultes au sens des catégories de personnes en recherche d’emploi.
- Pour les étudiants 89% ont moins de 26 ans et 11% plus de 25 ans..
- 65% des jeunes diplômés inscrits ont moins de 26 ans mais 25% ont plus de 25 ans.
Les « 26 ans et plus » n’ont plus accès à un contrat d’alternance (sauf au contrat de professionnalisation dans le cas de personnes ayant déjà été salariées).
Parmi les jeunes diplômés inscrits [à l'AFIJ, ndlr], 49% ont 25 ans et plus et peuvent éventuellement, s’ils sont sans ressource, bénéficier du RSA.
Absentéisme soclaire à Marseille : 2,3% au collège et jusqu’à 12% dans certains quartiers
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Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne : « Après la LRU, l’heure n’est plus aux grandes réformes mais à l’expérimentation »

Alors que l’Institut Montaigne est en train d’élaborer des propositions sur les suites à donner à la LRU ou sur le financement de l’enseignement supérieur, Laurent Bigorgne, son directeur, tire, dans un entretien avec EducPros, un bilan positif de la mise en œuvre de la LRU et des Initiatives d’avenir. [...]
Quel bilan tirez-vous de la LRU ?
Le bilan est nécessairement positif. Personne de sérieux aujourd’hui ne recommande d’ailleurs de revenir sur ce texte. Ce n’est pas pour autant un texte qui résout tout. Il faut appeler les décideurs politiques à maintenir une démarche continue dans le temps. Par exemple, je serais très inquiet qu’après les élections, on décide de fusionner le ministère de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur. Ce serait une erreur tragique. À chaque fois que cela s’est produit, les crédits budgétaires de l’enseignement supérieur ont été sacrifiés au profit de ceux de l’éducation nationale. Il existe aujourd’hui un tel défi sur l’enseignement primaire pour le futur ministre de l’Éducation qu’il n’aura pas le temps d’être stratège pour l’enseignement supérieur, même flanqué de secrétaires d’État.
En quoi l’autonomie est-elle une bonne chose pour les universités ?
Je ne défends pas l’autonomie au nom de l’idéologie, mais toutes les world class universities dans le monde sont autonomes. Leur destin est d’être entre les mains d’une communauté scientifique. Ces lieux de production de savoir ont besoin de temps, de continuité et d’indépendance vis-à-vis du pouvoir central. [...]
Face aux universités autonomes, l’État a-t-il encore un rôle à jouer ?
L’État n’a pas à dire aux scientifiques comment conduire leur recherche. Il doit fixer les grandes orientations, trouver des mécanismes d’incitation. Son rôle est d’être un stratège, surtout pas un tacticien, comme il l’a été par le passé à négocier chaque euro et chaque poste. On ne doit plus jamais retomber dans ces travers.
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L’ancien conseiller éducation de Nicolas Sarkozy votera Hollande
Cela s’appelle un ralliement de dernière minute: Dominique Antoine, conseiller éducation et culture de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2009 a proposé ses services à François Hollande et annonce qu’il votera pour le candidat socialiste dans une tribune publiée par Le Monde. Après les compliments du ministre de l’Education nationale de Jean-Pierre Raffarin Luc Ferry, François Hollande est ainsi couvert d’éloges par un ancien de l’Elysée: les experts « les plus clairvoyants, les mieux informés, les plus intelligents » seraient dans son camp et Vincent Peillon aurait toutes les qualités d’un futur ministre…. Dominique Antoine ne lésine pas sur les superlatifs. « Bassesse » et « opportunisme » s’étrangle l’entourage de Nicolas Sarkozy. « Coup de com maîtrisé », après les propos de François Hollande sur les hauts fonctionnaires liés au système Sarkozy qui « auront à laisser la place », salue Clément Reyne, ancien conseiller de Xavier Darcos à l’Education nationale et expert en communication politique.
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Présidentielles : l’école selon François Hollande
Après le discours prononcé par François Hollande à Orléans le 9 février, nous disposons de quelques précisions sur son projet éducatif mais surtout nous nous retrouvons face à de nombreuses interrogations. Il veut, en effet, non pas réformer l’école mais la « refonder ». Qu’est-ce que cela, « refonder » ?
Rembourser une « dette éducative »
D’abord, explique-t-il, il y a une « dette éducative » constituée de tous les échecs des politiques précédentes qui ont provoqué la situation que l’on sait :
- « 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification ni diplôme » (on ne compte jamais ceux qui sortent avec un diplôme qui ne mène à rien ou à des emplois dont nul ne voudrait pour ses propres enfants) ;
- « près de 40 % des élèves qui arrivent au collège avec une trop faible maîtrise de la langue écrite ».
Il faut donc, si l’on comprend bien, apurer les comptes et rembourser cette dette. Soit. Mais n’est-ce pas une curieuse façon que de commencer à discourir de l’école par une métaphore sollicitant le monde de la finance ?
Accueillir les enfants à partir de 2 ans
Voyons tout de même ce qu’il en est de cette refondation. Il convient d’abord de donner la priorité à l’école primaire en garnissant les établissements avec un nombre de professeurs supérieur au nombre de classes de façon qu’il puisse y avoir, quand la situation le requiert, deux enseignants dans une même classe. La question vient naturellement : pour pratiquer quelle sorte de pédagogie apte à améliorer la situation ayant nécessité ces deux enseignants ?
Bien sûr il convient de scolariser, je préfère le verbe accueillir, les enfants à partir de 2 ans. [...]
Modifier les rythmes scolaires
Et il convient aussi de modifier les rythmes scolaires sachant toutefois que les écoliers français ont un horaire supérieur à la moyenne de l’OCDE (887 heures contre 810). [...]
Un maire condamné à 1000 euros pour une gifle
A la barre, vendredi 3 février, se tient un homme un peu rond, aux cheveux tout blancs. Maurice Boisard, 63 ans, maire de Cousolre, une petite commune du Nord, comparaît devant le tribunal pour « violence par personne dépositaire de l’autorité publique ». Le 24 août 2010, il a donné une gifle à un grand adolescent qui venait d’escalader le grillage entourant l’un des bâtiments municipaux pour récupérer un ballon de foot. [...]
« [...] Il m’a insulté, m’a traité de ‘bâtard’ et la claque est partie. [...] »
La voix du procureur résonne encore dans la salle : « Vous êtes quelqu’un de bien, et à 62 ans, vous êtes d’autant moins pardonnable de vous être laissé aller à un emportement contre un jeune de 16 ans, ces jeunes auxquels notre génération laisse si peu d’espoir… La jeunesse, ce n’est pas une maladie ! », tonne-t-il encore avant de requérir une peine de 500 euros contre le maire.
Grande-Bretagne : un enfant de 7 ans accusé de racisme pour une question sur la couleur de peau
Un enfant de 7 ans a été accusé de racisme après avoir posé une question sur la couleur de peau d’un autre enfant.

Selon le Daily Mail, la mère du petit Elliott Dearlove, un garçon britannique de sept ans, a reçu un coup de fil de l’école élémentaire de Hull le mois dernier concernant son petit garçon qui était accusé de racisme envers un de ses petits camarades.
Ce jour-là, Elliott avait posé une question à un petit garçon de couleur lors de la récréation. « Tu es brun parce que tu viens d’Afrique? », avait-il demandé. Des propos qui ont été interprétés comme une insulte raciste par la famille de l’enfant en question. Ceux-ci ont décidé de porter plainte contre Elliott.
« Quand je suis arrivé à l’école, mon fils était dans tous les états », indique la mère du petit Elliott qui ne comprend pas comment on peut accuser un enfant de 7 ans de racisme. « Mon fils répétait tout le temps: ‘Je n’ai posé qu’une seule question, je ne voulais pas être méchant’ ».
Selon les responsables de l’établissement, les règles sont strictes. « C’est tolérance zéro pour les faits de racisme évident ». Elliott a été renvoyé de l’école.
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Sondage de l’Est Éclair : Pensez-vous que la Ville de Bar-sur-Aube finance dans une trop grande mesure l’école privée Sainte-Thérèse?
C’est le sondage assez populiste de l’Est Éclair suite aux débats municipaux.
Quebec : La stratégie des parents catholiques face au cours ECR est elle la raison de leur défaite ?
Les juges de la Cour suprême ont décidé à l’unanimité que le cours Éthique et culture religieuse n’entrait pas en contradiction avec la liberté de religion, comme le soutenait le lobby des parents catholiques. Ce jugement ne surprend pas.
Mais il ne représente pas la fin du débat. La controverse autour d’ECR continuera. Il marque toutefois la fin d’une mauvaise stratégie. Celle menée par le lobby des parents catholiques contre le cours ECR.
Les parents catholiques ont joué à la minorité religieuse bafouée. Ils disaient : les musulmans, les juifs, les sikhs ont droit à leurs accommodements raisonnables. Les catholiques en veulent un aussi ! La majorité veut son accommodement !
Les catholiques ont cherché à jouer le gouvernement des juges à leur avantage. Et demandé finalement à la Cour suprême de désavouer l’Assemblée nationale au nom de la Charte des droits canadienne. Grosse erreur !
Par ailleurs, ce débat se déroule dans une ambiance confuse. On ne semble toujours pas comprendre la vraie nature d’ECR. J’y vais alors d’un rappel élémentaire : ECR n’est pas un cours de culture religieuse ! Ses promoteurs eux-mêmes le reconnaissent.
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Quebec : La Cour suprême et les parents catholiques – Une école pour personne peut-elle être une école pour tous?
Faute d’avoir été brimés par le programme d’Éthique et de culture religieuse (ÉCR), les parents catholiques du Québec qui voulaient y échapper n’auront donc pas obtenu gain de cause. S’ils avaient réussi à démontrer une atteinte à leur religion, la Cour suprême leur aurait sans doute reconnu l’exemption qu’ils réclamaient pour leurs enfants. Mais le jugement reconnaît au contraire la validité juridique de ce changement historique. Est-ce pour autant la fin de sa contestation politique? Probablement pas.
Déjà la Coalition avenir Québec (CAQ), qui pourrait bientôt détenir un pouvoir important à l’Assemblée nationale, sinon former le prochain gouvernement, doit préciser sous peu la position qu’elle prendra sur la question. Pour les catholiques, qui bénéficiaient depuis plus d’un siècle d’écoles protégées par la constitution et financées par les pouvoirs publics, cet échec est amer, puisque la Cour a en plus avalisé l’ensemble du programme contesté.
Le cours d’ÉCR ouvre aux enfants des écoles primaires et secondaires la connaissance non seulement des grandes religions du monde, mais aussi de l’apport particulier du protestantisme et du catholicisme au patrimoine du Québec. Paradoxalement, cet apport tient désormais davantage du passé que du présent, comme l’illustre la chute des effectifs de ces Églises et la perte de leur statut dans le Québec d’aujourd’hui.
La constitution de 1867 accordait aux catholiques et aux protestants du Québec et de l’Ontario le maintien de leurs écoles et de leurs commissions scolaires et les lois sur l’éducation ne devaient porter préjudice à «aucun droit ou privilège» déjà conféré à leurs écoles. La Charte canadienne des droits et libertés de 1982 stipulait que ses propres dispositions «ne portent pas atteinte aux droits et privilèges» déjà garantis «concernant les écoles séparées et autres écoles confessionnelles».
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Les professeurs femmes gâchent-elles les chances des élèves garçons ?
Selon une étude britannique, les enseignantes, largement majoritaires dans l’éducation, noteraient moins bien les garçons. Une occasion de questionner la place prédominante de celles-ci au sein des structures d’enseignement…
Auteur : Roger Célestin est journaliste spécialisé dans l’éducation – L’auteur écrit sous pseudonyme.
Article publié sur Atlantico le 18 février 2012
Faudrait-il ajouter au catalogue des mesures pour l’école présentées par les candidats à l’élection présidentielle « la volonté d’établir la parité entre hommes et femmes parmi les enseignants des écoles, collèges et lycées » ?
La lecture d’une étude étonnante conduit à penser que, oui, il est urgent que les hommes soient beaucoup plus nombreux à devenir enseignants. Cette étude prouve en effet que les écoliers britanniques ont de moins bons résultats que les écolières (comme c’est le cas en France) si ils savent qu’ils seront notés par des institutrices, parce qu’ils intègrent le fait qu’alors, leurs résultats seront moins bons. S’ils ne savent si leur travail sera noté par un homme ou une femme, alors leurs résultats sont meilleurs. (Enquête du Centre for Economic Performance, London School of Economics). Il est probable qu’une telle étude conduite en France produirait des résultats comparables.
Apprentissage des langues étrangères : si les Français sont mauvais dans ces matières, ce n’est pas seulement une question d’éducation

Sans être les plus mauvais élèves en Europe, les Français n’ont pas de quoi se vanter de leur sixième position pour leur aptitude aux langues étrangères. D’après une étude d’Eurostat, les habitants d’Europe méditerranéenne maitrisent beaucoup moins les langues étrangères que leurs voisins nordiques. Mais pourquoi avons-nous si peu de facilité avec les langues étrangères ? Si bien entendu le système éducatif français peu être pointé du doigt, il ne peut pas expliquer à lui seul cette lacune. En se penchant sur les facteurs socioculturels, on s’aperçoit qu’ils conditionnent en grande partie notre inimité pour les langues étrangères.
Même si les jeunes générations sont de plus en plus sensibilisées à l’importance d’apprendre une langue étrangère et particulièrement l’anglais, elles sont avant tout motivées par des motifs économiques. Maitriser au moins l’anglais c’est aujourd’hui pour un jeune diplômé une condition sine qua non pour trouver un emploi. De ce fait, l’apprentissage d’une langue étrangère est souvent totalement détaché de l’aspect culturel ce qui en résulte un faible intérêt et une connaissance de surface. A l’instar de d’autres pays méditerranéens, les programmes étrangers diffusés sur la télévision française sont quasiment tous doublés. A l’inverse, les pays nordiques ont eux pris le parti de les diffuser en version originale sous-titrée ce qui permet dès le plus jeune âge de s’habituer aux langues étrangères et ce qui explique aussi leur facilité pour les langues. [...]
Entre le français et l’anglais par exemple il n’y a pas qu’une différence de mots il y a aussi une différence de sons. Si les français sont réputés pour avoir un accent anglais à « couper au couteau », ce n’est pas que par chauvinisme ou par goût de la provocation. La fréquence des sons de la langue anglaise sont différents de ceux du français, et plus nous vieillissons plus il est difficile de les apprendre et de les reproduire. Au contraire, les Allemands ou les Néerlandais eux ont un spectre de fréquence très proche des anglais ce qui explique leur forte aptitude à parler anglais avec un très faible accent. En français, l’accent tonique est totalement inexistant, ce qui explique qui nous ayons très souvent du mal à comprendre cette notion, elle très importante dans les autres langues européennes. Mais notre handicap ne s’arrête pas là. L’énorme richesse du vocabulaire qui fait la force et la spécificité de la langue française se révèle être une faiblesse pour aborder les autres langues. Contrairement au français, l’anglais plus pauvre au niveau du vocabulaire est cependant beaucoup plus précis de la description des actions notion également difficile pour nous français à appréhender.
Source – Crédits photo Reuters
François Hollande en (à la) campagne : « Égalité » et « dynamisme » pour la ruralité
« Je sais où je suis ici » leur a répondu le candidat [François Hollande] dès le début de son intervention. Une Creuse « terre de résistance et de combat », celle de « maçons qui ont surtout bâti la République ». Un territoire victime « d’abandons » a-t-il martelé, citant « les coups portés à l’hôpital », « le manque de médecins généralistes », « la poste qui disparaîtrait ou voudrait faire payer aux communes les services qu’elle fournit actuellement ». [...]
« Abandon » encore de l’école , thème d’actualité, « priorité car s’il y a des efforts à faire sur la réduction des dépenses, c’est en établissant des priorités ». Commentant la banderole dénonçant les suppressions de postes en Rased ou CMPP, « le pire est de voir aujourd’hui, dans nos écoles et nos collèges, que l’on s’attaque aux filières pour les élèves le plus en difficulté ». [...]
Publié dans L'Ecole et les présidentielles
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Présidentielles : le maire de Poitiers s’occupe de l’enseignement supérieur pour le compte du Parti socialiste
« Je mène une série d’auditions auprès des universitaires, des syndicats, des enseignants, des chercheurs, explique Alain Claeys. L’objectif est de cibler au plus près les sujets qu’un futur gouvernement d’alternance aura à traiter dans ce domaine. » Mais encore ? « C’est une mission dont je n’attends rien en retour. »
« Des assises de l’Éducation et une loi-cadre »
En pointe quand les députés PS ont voté contre la loi LRU (Liberté et responsabilité des universités) qui, en 2007, avait envoyé des milliers d’étudiants et d’enseignants dans la rue, il doit par exemple expliquer aujourd’hui pourquoi le candidat Hollande dit qu’il n’abrogera pas cette loi s’il est élu, mais la modifiera. « Cette loi, c’était comme édifier un toit avant les fondations, je n’ai pas changé d’avis là-dessus, affirme Alain Claeys. On ne reviendra pas sur l’autonomie des universités, mais on se penchera sur la réalité des moyens dont elles disposent, et on réformera leur gouvernance pour plus de démocratie s’il le faut. » La priorité du projet socialiste pour l’université, « c’est la réforme du premier cycle », assure-t-il. « Que fait-on pour y réduire la précarité, l’échec, l’orientation par défaut ? C’est à ces questions que nous devrons répondre, c’est à cela que je travaille en ce moment. » Pas d’abrogation, donc, mais la promesse d’organiser des Assises de l’Éducation « pour faire l’état des lieux » et le vote d’une loi-cadre dans la foulée. Avec quels moyens ? « La suppression d’un départ en retraite sur deux dans l’éducation ça représente 500M€ par an, la baisse de la TVA sur la restauration c’est quatre milliards : faites le calcul… » Au fil de ses auditions, le député socialiste a bien perçu que la gauche est très attendue par la communauté éducative. « Mais l’alternance est un fusil à un coup, on n’aura pas droit d’échouer, commente-t-il. Et puis on n’a pas encore gagné, je n’ai pas oublié le 21 avril 2002. C’est pour ça que je vais reprendre le porte-à-porte pour Hollande d’ici une quinzaine de jours. Le contact direct et particulier avec les concitoyens, c’est primordial dans une campagne. » Et c’est toujours ça de pris pour les législatives.
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Belgique : pourquoi les jeunes ne veulent-ils plus enseigner ? A cause du manque de renconnaissance dont souffrent les profs, selon une enseignante.
Nadine (prénom d’emprunt) est enseignante dans le domaine technique professionnel depuis 25 ans. Ce dimanche, elle a témoigné anonymement sur le plateau de Controverse. Selon elle, les enseignants doivent faire face à une dévalorisation de leur métier : « C’est un beau métier qui demande beaucoup d’énergie et une remise en question constante. Ce n’est pas reconnu. Et c’est difficile de garder la foi. Ca n’attire pas les jeunes car tout le monde demande à être reconnu dans des efforts et dans son travail« , a-t-elle expliqué. « Oui, c’est un métier difficile, les 5 premières années sont difficiles, mais dans quel métier ces premières années ne le sont pas ? », a nuancé Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire en Communauté française.
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Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
Derrière les bons motifs suggérés par l’intitulé de l’association, on découvre la nature d’un combat animé par des motifs bien étrangers à la lutte contre le sectarisme.
La collusion entre la lutte contre les sectes et l’atteinte à la liberté scolaire n’est pas le fait du CLPS, association peu active au demeurant.
Le décor :
Il faut en rendre les hommages à son géniteur, Georges Fenech, magistrat, ancien président de la commission d’enquête sur les sectes et les mineurs, dont l’élection à la députation a été invalidée et qui est inéligible pour un an, est connu pour son hostilité envers l’école à la maison.
A l’époque, son entreprise avait déjà été considérée comme suspecte : Michèle Alliot-Marie avait demandé à François Fillon de recadrer M. Fenech. Le Figaro indiquait que les menées de cette commission parlementaire suscitaient des interrogations au sein même du Ministère de l’Intérieur.
Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme : une intox ?
Le positionnement de façade : Lutter contre les sectes
Le positionnement véritable : en matière scolaire, le CLPS est il bien sérieux ?
L’association s’inscrit dans cette collusion qui consiste à juger que l’école hors contrat est substantiellement sectaire en tant qu’elle par nature le lieu d’une philosophie de vie dont les valeurs sont étrangères aux valeurs républicaines par le seul fait que cette école n’est pas publique.
Lutter contre les sectes revient donc à lutter contre l’école hors contrat.
Voici leur présentation :
« En fait, peu nous importe que tel ou tel groupe étudié dans ce site soit ou non qualifié de secte. Pour nous, il représente, si nous en parlons, une atteinte a la laïcité. Le droit français leur permet d’exister. Il nous permet, à nous, de discuter leurs pratiques sans les enfermer dans une catégorie juridique et ce au seul nom du respect des droits de l’homme et de l’enfant et de la laïcité. »
Bref, comprenez bien : Le CLPS est autocrate en matière d’anathème.
Le CLPS accuse de secte n’importe quel groupe sur l’idée de germes sectarisant.
Le CLPS n’a pas de critères à justifier pour définir ce que sont des germes sectarisant.
Pour le CLPS, tout ce qui n’est pas laïque (athée) est donc porteur d’un germe sectaire.
Le CLPS n’a pas besoin de reconnaître la légitimité qu’accorde le droit français aux groupes qu’il s’autorise à considérer comme porteur de sectarisme. il est au dessus du droit. Le cadre de la loi 1901, la déclaration préfectorale et académique des écoles hors contrat, les inspections, la reconnaissance d’utilité publique : peu lui importe.
En un mot, en matière scolaire, le CLPS ne lutte pas contre les sectes, il lutte contre les religions et pour une laïcité entendue comme athéisme. Et pour cela, est sectaire, celui qu’il déclare tel…
Les acteurs du CLPS :
Gilbert Klein : Président du CLPS, docteur en droit, auteur de « Les sectes et l’ordre public », préfacé de Jacques Guyard, Membre du Parti socialiste, condamné le 21 mars 2000 par le tribunal de Paris à 20 000 francs d’amende et 90 000 francs de dommages et intérêts pour avoir qualifié de secte le mouvement anthroposophe sans « enquête sérieuse »21. Le 9 mai 2000, il a été condamné à un an de prison avec sursis pour recel de trafic d’influence dans l’affaire SAGES.
Jean Racine : propriétaire du site internet et organisateur des colloques
Bertrand Baumeister : qui se décrit comme « athée, naturaliste, moniste », « gauche canal historique » qui se déclare « fan » de l’Atheist film festival et dont la devise est « Croire n’est pas une vertu, douter n’est pas un vice », concepteur redacteur et professeur d’art bizarrement passionné de paranormal.
Didier Fohr : se définit lui même comme « athégnostique », journaliste à l’Est Républicain chargé des faits divers, auteur de romans policiers dont « Une secte et quelques monstres«
Les actions : Attaquer la déductibilité fiscale du mécénat aux écoles :
On le voit bien, on est assurément dans la lutte contre les sectes…
Une question à l’assemblée pour remettre en cause la défiscalisation :
Ainsi le CLPS se félicite : « Nous avons saisi M. Heinrich, député-maire d’Epinal, de notre crainte que des établissements irrespectueux du respect des droits de l’enfant soient bénéficiaires de fonds alimentés par des déductions fiscales. M. Heinrich a bien voulu faire siennes les préoccupations du CLPS et nous le remercions d’avoir bien voulu poser une question écrite parue au JOAN le 30 août 2011«
Une demande d’accéder aux audits des inspections académiques sur les écoles hors contrat :
Une association qui se contredit elle même :
D’un côté, le CLPS accuse les écoles hors contrat d’être des écoles privées bénéficiant de fonds publics (car soustraits à l’impôt via la déductibilité - argument qui en lui même est réfutable) alors qu’elle ne remplissent pas selon lui une mission de service public.
De l’autre, le CLPS est obligé de reconnaître que les écoles hors contrats sont des organismes de droit privé chargés d’une mission de service public pour demander les rapports d’inspection.
Alors soit les écoles hors contrats sont des méchantes officines privées qui volent l’argent dévolu à l’intérêt général ou elles participent bien par leur mission à l’oeuvre commune d’éducation. il faudrait choisir….
Une communication peu crédible :
Le 17 mars 2012, le dixième anniversaire de l’association sera dédié à la question des écoles hors contrat et à la Fondation Pour l’Ecole avec des interrogations qu’un minimum de compétence dispenserait :
Le CLPS devrait peut être lire l’étude de la FPE sur le profil des écoles hors contrat :
Le CLPS ne comprend pas ce qui peut motiver le mouvement du hors contrat ?
La crise systémique de l’école publique n’est effectivement pas encore connue de tous…
Le CLPS se demande quels moyens il a de « vérifier que l’enseignement prodigué dans les écoles hors contrat correspond aux besoins des futurs citoyens » ?
Il faut peut être préciser que l’école n’a pas d’abord vocation à former des citoyens mais des adultes qui alors peuvent être de bons citoyens. Et que les parents sont selon leurs obligations les premiers responsables de cette éducation. Ainsi en France l’instruction est obligatoire mais pas la scolarisation et encore moins dans une école publique ou privée sous contrat.
Ensuite, le CLPS semble vouloir s’arroger un contrôle pour lequel il est parfaitement incompétent et qui relève des inspections académiques.
Conclusion :
En somme, en matière scolaire, le CLPS est une association qui mélange les genres pour un combat dont la seule nature est politique.
GRANDE-BRETAGNE – Le Parlement envisage des leçons d’abstinence sexuelle pour les adolescentes
Le Parlement britannique examine vendredi un projet de loi visant à imposer des cours sur l’abstinence aux jeunes filles de 13 à 16 ans. La députée conservatrice qui mène cette proposition,Nadine Dorries, une élue conservatrice du Mid Bedfordshire, a expliqué en mai vouloir lutter contre les dérives d’une société « saturée de sexe », et aider les jeunes filles à considérer que l’abstinence peut être « cool ».
Selon l’Association humaniste britannique (BHA), Mme Dorries est essentiellement soutenue par des groupes chrétiens conservateurs. Sa proposition a provoqué l’indignation de mouvements féministes, humanistes et de défense du droit à l’avortement – un droit que Mme Dorries a souhaité limiter par le passé. Plusieurs centaines de personnes prévoient de manifester devant le Parlement aujourd’hui. Des critiques se sont également élevées dans les trois principaux partis britanniques.
Ces cours ne visent pas à remplacer les séances d’éducation sexuelle obligatoires dans les écoles publiques britanniques, mais à apporter un complément, un tantinet anglé.
Pour Mme Dorries, citée par le Guardian, il s’agit de gagner un « combat permanent » contre « le taux incroyablement élevé d’activité sexuelle et de natalité chez les adolescents. » Sa solution, « c’est d’apprendre l’option de l’abstinence à nos filles et à nos garçons, la possibilité de simplement dire ‘non’, ceci dans le cadre des cours d’éducation sexuelle obligatoires »
« La pression des camarades est un facteur clef de l’activité sexuelle précoce dans notre pays. La société est obnubilée par le sexe. Apprendre à un enfant de sept ans à mettre un préservatif sur une banane, c’est presque lui dite : ‘vas-y maintenant, essaie toi-même,’ » poursuit la députée conservatrice.
Le projet de loi a peu de chances d’être adopté sans le soutien des principaux partis, mais les positions vigoureusement défendues par Mme Dorries ont provoqué un débat houleux en Grande-Bretagne. Pour Dan Rogerson, co-président du comité sur l’éducation et la famille des libéraux-démocrates au Parlement, ce projet risque de donner aux jeunes filles « un avertissement terrible sur ce que l’avenir leur réserve » et s’est opposé à la séparation des filles et des garçons dans les classes d’éducation sexuelle.
Pour l’Association humaniste britannique ce projet est « encore une autre tentative du lobby de la droite religieuse de promouvoir et imposer aux autres une vision étroite, non partagée et potentiellement dangereuse du sexe, de la santé et du droit à l’avortement. »
Selon l’Office national des statistiques britannique, le taux de natalité chez les adolescentes est aujourd’hui à son plus bas niveau depuis le début des années 1980. En 2009, chez les 15-17 ans, il était de 38,3 pour 1000 en Angleterre et au Pays de Galles, en baisse de 5,9 % par rapport à 2008.
Publication du rapport Nisand : quand proposera-t-on une véritable éducation à l’amour pour faire reculer l’avortement ?
Le professeur Nisand vient de remettre son rapport sur les grossesses des mineures. Sans surprise, l’essentiel des propositions tourne autour d’une diffusion accrue de la contraception alors même que les auteurs du rapport concèdent que le recours à la contraception accroît celui à l’avortement.
Pour les AFC, la cause principale du nombre élevé de grossesses chez les mineures réside dans les visions limitées et incomplètes de la sexualité qui circulent aujourd’hui dans la société. Pour beaucoup d’adolescents, en effet, la pornographie tient lieu de référence en matière de sexualité.
A ce titre, l’enjeu de la question à laquelle est censé répondre ce rapport est bel et bien éducatif. Il ne consiste pas d’abord, comme le suggère le rapport, de parler de » sexe « , ni de résumer l’entrée dans la sexualité à prévenir les IST et à verrouiller la fécondité. Il s’agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle et d’aider les parents à accomplir leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants dans ce domaine aussi, plutôt que de les démissionner d’office en proposant, par exemple, un accès libre, anonyme, gratuit à la contraception pour les mineures.
Parallèlement, les AFC appellent à un soutien déterminé pour le développement des dispositifs d’aide aux mères en difficultés.
Les AFC avaient fait d’autres propositions lors de leur audition par le professeur Nisand en septembre 2011. Ces propositions sont au cœur de leur mobilisation pour faire entendre la voix des familles à l’approche des élections.
Au pays des incultes, les laïcistes de l’école sont Rois
Nous vous en informions en avant première en France, désormais c’est TFI qui s’en fait l’écho.
La bêtise n’a pas de religion, c’est bien connu mais en l’occurrence, elle est à bonne école.
La décision d’un enseignant de « censurer » le débat sur un passage de la chanson d’Edith Piaf « L’Hymne à l’amour » parce qu’il contenait le mot « Dieu » a suscité la controverse jeudi dans les médias et même au parlement du Québec.
Les réactions ne se font pas attendre comme le prouve ces deux visuels :

L’archevêché catholique de Québec a pris la défense vendredi de « L’Hymne à l’amour » d’Edith Piaf, en publiant dans deux journaux des encarts avec la phrase « Dieu réunit ceux qui s’aiment »
170 lycéens découvrent l’histoire des Noirs de France
«Mais sinon, tu viens d’où? » Cette question, cette militante associative noire l’a souvent entendu, raconte-t-elle dans le documentaire « Noirs de France », (…) Alors elle a trouvé la parade : « Les gens s’attendent peut-être à ce que je vienne de la jungle… ou de la savane! » Rire général dans la pénombre.
Comme ceux de cinq autres établissements scolaires d’Ile-de-France*, des élèves de première scientifique du lycée Condorcet, quartier La Varenne-Saint-Hilaire à Saint-Maur, ont répondu à l’invitation de Curiosphère.tv, la webtélé éducative de France Télévisions.
L’idée : faire échanger adolescents et réalisateurs autour de l’histoire de la décolonisation et de l’immigration.
Création de SOS Racisme, victoire de l’équipe « black-blanc-beur » à la Coupe du monde de football en 1998… Les liens qu’entretiennent les Noirs avec la France sont disséqués dans ce troisième volet qui débute en 1975. Avec, parfois, des surprises. « Chirac, j’avais une bonne image de lui. Mais là, ça m’a choqué », avoue Hugo, après la diffusion des propos de Jacques Chirac — alors président du RPR — sur « le bruit et l’odeur » des familles immigrées.
Vivant à La Varenne, quartier qui ne se distingue pas par sa mixité sociale, ces jeunes partagent peu avec ceux qui racontent leurs racines à l’écran.
« On n’a pas la même histoire car nos grands-parents n’ont pas immigré ici », constate Thaïs, qui a ressenti « de l’injustice » pour certains. Pour la présentatrice Audrey Pulvar par exemple, quand elle évoque des débuts difficiles. « Les chefs ne voyaient pas son potentiel, mais le stéréotype qu’elle représentait », estime un autre. (…)
USA : Le paiement de la contraception et de l’avortement imposé aux établissements confessionnels
Malgré les déclarations renouvelées de préoccupation de la part de dirigeants et de législateurs catholiques, l’Administration Obama par la voix de son chef de cabinet a déclaré ce dimanche que la phase de négociation avait pris fin et que l’Administration finalisait désormais son plan qui imposera aux sociétés d’assurance qu’elles fournissent une contraception ou stérilisation gratuite, aux femmes qui travaillent et étudient dans des établissements scolaires, universitaires et hospitaliers religieux.
Jacob Lew a en effet déclaré à l’émission Fox News Sunday que « le compromis » proposé la semaine dernière pour répondre aux objections de l’Église catholique est clair et coïncide avec la « croyance très profonde du président qu’une femme a le droit de toutes les formes de soins de santé préventifs, y compris la contraception. »
Quelques remarques s’imposent à notre avis :
- On ne voit pas très bien le compromis, puisque si ce ne sont plus désormais les établissements confessionnels qui devront fournir de couvrir l’avortement et la contraception, mais leurs assurances, il existe des assureurs religieux ou des employeurs religieux qui assurent eux-mêmes leurs employés !
- Où est le candidat Obama de 2008 qui se voulait au-dessus de la mêlée, des partis, qui se voulait rassembleur ?
- En quoi la grossesse est-elle une maladie ? En quoi l’avortement, la stérilisation et la contraception seraient-ils une forme de soins de santé préventifs ?
- On remarquera qu’Obama a une « croyance très profonde » qu’il veut imposer à des gens qui en ont d’autres. Comme le fait remarquer Mark Steyn, Obama, comme Henri VIII veut imposer sa religion à d’autres. Or c’est précisément ce que la séparation de l’Église et de l’État inscrite dans la Constitution américaine tentait d’éviter aux États-Unis.
- Si l’on comprend le gouvernement Obama, la survie des établissements confessionnels dépend de leur soumission aux croyances très fortes du président et de son cabinet. Si c’est le cas, cela videra sans doute de tout sens la liberté de religion aux États-Unis qui ne restera dans ce domaine qu’un concept flatteur, mais d’une totale vacuité dès que cette « liberté » sera confrontée au bon vouloir du pouvoir. On pourra être catholique une bonne heure à l’Église le dimanche, à la maison si on ne dérange pas les voisins, mais plus vraiment ailleurs même dans son école, son hôpital et son entreprise… C’est évidemment contraire, comme l’avait indiqué le directeur du collège Loyola dans le cadre de l’affaire du programme ECR imposé à son école, à une conception sérieuse de la religion : on est catholique (dans son cas) tout le temps.
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40 millions de distribués gratuitement au frais du contribuable
en 2009 rien qu’à New York.Il faut aussi rappeler qu’en réalité l’avortement et la contraception sont déjà massivement subventionnés aux États-Unis. Les contribuables subventionnent le Planning familial américain (Planned parenthood) à hauteur d’un demi-milliard de dollars par an, celui-ci distribue des dispositifs intra-utérins comme s’il s’agissait d’aspirines. Les universités distribuent des préservatifs gratuits. Le service de la santé de la ville de New York a un site dédié à, euh, la diffusion de « condoms NYC gratuits » au slogan accrocheur : « Prenez-en, prenez le vôtre, prenez-en une poignée et allez-y ! » Il a même un numéro de téléphone sans frais, pour en obtenir si vous êtes momentanément retenu éloigné de votre ordinateur. Et si vous êtes vraiment intéressé par le sujet, les contribuables de New York fournissent gratuitement « Une brève histoire du préservatif à New York » où vous apprendrez que 40 millions de condoms gratuits NYC ont été distribués en 2009. Le Planning familial informe ses clientes que la pilule contraceptive coûte aussi peu que 15 $ par mois. Les avortements sont subventionnés aux États-Unis (ici, ici et là), il en coûte seulement 400 $ pour un avortement lors du premier trimestre (souvent nettement moins pour les étudiantes ou dans certains États), un peu plus par la suite. Il n’y a tout simplement pas de réelle crise des « soins de santé préventifs » qui entoureraient la contraception et l’avortement aux États-Unis.
- Notons l’étrangeté de cette priorité « sanitaire » et l’imposition de cette subvention à tous les contribuables, même ceux qui abhorrent ces « soins de santé préventifs ». Pourquoi les femmes ou les familles ne devraient-elles pas payer pour ces produits et services alors qu’il s’agit finalement de conséquences naturelles de leurs actes ? On comprend bien qu’il s’agit d’une priorité idéologique. D’ailleurs, la gauche institutionnelle dans le monde occidental semble beaucoup plus s’intéresser à ce genre de mesures et au mariage des homosexuels qu’à une véritable défense des travailleurs en assurant une prospérité réelle de leurs pays. (Et pour les partis nationalistes comme le PQ en défendant vraiment l’identité du Québec.)
- Enfin, il y a d’excellentes raisons économiques de ne pas inclure la contraception, la stérilisation et l’avortement dans une assurance. Une assurance est censée être un contrat par lequel une société paie pour d’importantes dépenses imprévues en échange d’une prime : les dépenses liées à l’incendie de votre domicile, au vol de votre voiture ou à une grosse facture médicale. Mais s’assurer est une mauvaise idée pour de petites dépenses, régulières et prévisibles. Il n’y a pas de bonnes raisons pour que votre compagnie d’assurance automobile ajoute 100 $ par année à votre prime pour couvrir vos changements d’huile pas plus que votre assurance-maladie ne vous fasse payer 50 $ de plus par an pour vous fournir du dentifrice. On serait obligé de remplir des montagnes de paperasse, les marchés de la vidange d’huile et de la pâte dentifrice deviendraient également beaucoup moins concurrentiels et on finirait par dépenser plus. Il en va de même avec la contraception (bon marché et régulière), la stérilisation (pas un fait imprévu !) et même l’avortement (en rien une dépense catastrophique).
Mais voilà, cette imposition de la part d’Obama est idéologique, mais en rien économique ou même médicale. C’est un élément du Kulturkampf que mène l’État détourné par la gauche contre les conservateurs aux États-Unis.
Les parents québécois viennent ils de perdre leur dernière liberté parentale ?
Cour suprême du Canada ECR par marredescuistres
Rappel des faits :
En 2008, le système scolaire québécois opère un tournant à 180 degrés. Pays fortement chrétien par son histoire, le Quebec disposait de modules de cours d’enseignement religieux catholique ou protestant au sein de ses établissements publics.
Une vaste opération de purge civilisationnelle et culturelle a consisté à faire table rase de ces enseignements non pas au nom d’un laïcisme étroit et intenable comme en France mais d’un multiculturalisme cosmopolite. Ainsi ces cours ont ils été remplacés par un module d’enseignement relativiste et syncrétiste appelé ECR (Ethique et Culture Religieuse).
Le problème est que ce module est un fourre tout qui ne sert aucune tradition culturelle nationale comme aucunes religions qu’il rabaisse à une émanation culturelle sans transcendance. Aucune partie n’est donc satisfaite. Le module verse même dans des aberrations qui hésitent entre l’incompétence pédagogique et l’incurie la plus stricte.
Les parents des établissements privés subventionnés ont tenté de faire valoir une liberté dans la mise en oeuvre de ce module pour respecter le droit fondamental des parents à une éducation religieuse conforme à leurs convictions. Rappelons que ce droit est reconnu dans la plupart des pays européens.
Ce conflit est suivi de très près par Rome depuis 4 ans et une forte coalition de parents s’est réunie autour de la CLE (Coalition pour la Liberté en Education).
Un établissement privé fer de lance de la revendication du respect de la liberté de conscience des élèves et de la liberté parentale en matière religieuse, Loyola High School. Cet établissement sera en procès contre l’état le 07 mai 2012 prochain.
Premier désaveu pour le respect de la liberté de conscience et la liberté parentale
Mais des parents ont eux même porté des contentieux pour obtenir la dispense d’assiduité scolaire de leurs enfants à ces cours.
Ce 17 février, la Cour Suprême du Quebec a affirmé que le cours Éthique et culture religieuse (ÉCR) ne contrevenait pas à la Charte des droits et libertés de la personne en matière de liberté de conscience et de religion et à rejeté un droit des parents à l’exemption.
Communiqué de la Coalition pour la Liberté en Education
Communiqué de l’avocat des parents
Communiqué de l’association québécoise en Ethique et Culture Religieuse
La polémique prend un tour électoral à l’approche d’élections
Le jugement de la Cour suprême du Canada
La réaction de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec
La réaction de la Conférence des évêques catholiques du Canada
ET EN FRANCE ?
Histoire de l’avènement d’un cours de culture religieuse :
Synthèse de Dominique Santelli
Sous prétexte de neutralité, l’Ecole a longtemps ignoré la dimension religieuse de la culture. Au début du XX° siècle, la loi de séparation de l’Eglise et l’Etat semble régler de manière définitive les rapports entre religion et société en excluant, au nom de la tolérance, toute approche religieuse de l’enseignement. Reléguée à la sphère privée, la religion perd alors tout statut scolaire et ce pendant longtemps, jusqu’au début des années 1980.
En 1982, l’Assemblée générale de la Ligue française de l’Enseignement de Montpellier prend position pour l’introduction d’un enseignement des religions à l’école publique.
Puis en novembre 1986, un dossier du Monde de l’Education tire le signal d’alarme. Jean Pierre Garrigue, doyen des inspecteurs d’histoire-géographie y écrit un article intitulé : « Le christianisme fait-il partie de notre histoire ? ». Le même dossier, s’en prend avec virulence aux programmes, qui, estime-t-elle, ne permettent pas de remédier à une inculture religieuse préoccupante : « la laïcité, depuis un siècle, a gommé des programmes tout ce qui était confessionnel : en tranchant ainsi par le vide, la République a rendu incompréhensible pour des générations de jeunes une partie de leur histoire. »
Des initiatives se multiplient alors. On voit se développer dans les établissements des cours de culture religieuse. Les connaissances religieuses y étaient présentées comme une discipline, de façon ordonnée et progressive, considérées comme indépendantes d’un engagement de foi. Ce cours de culture religieuse offrait des avantages : les connaissances y étaient synthétisées et organisées. L’évaluation des acquis est aisée. Mais il présentait aussi des inconvénients : chez les élèves il y avait souvent confusion avec la catéchèse. Il a également servi dans certains cas à donner bonne conscience à l’institution qui le substituait à une catéchèse jugée trop difficile. Mais le risque principal était ailleurs, car lorsque aucune autre pratique ne l’accompagnait dans l’établissement, il pouvait contribuer à chosifier le religieux. En le coupant du reste de la culture, le risque était paradoxalement de le priver de sens.
Au début des années 1990, un cycle de conférences sur les faits religieux est mis en place au lycée Buffon à Paris consécutif à l’anecdote d’un élève de seconde, prenant dans un tableau de Mantegna, Saint Sébastien transpercé de flèches, pour une victime des Indiens de l’Ouest américain.
Le fait est établi : « les jeunes n’ont plus aucune culture religieuse ! » et donc il faut à nouveau enseigner cette culture religieuse. Cependant très rapidement des voix s’élèvent, tant dans l’enseignement public que dans l’enseignement catholique, pour pointer les limites et dérives de cette approche.
Paul Lamotte, alors secrétaire général adjoint de l’enseignement catholique écrit dans son Guide pastoral de l’Enseignement Catholique : « En effet, spécialiser des enseignants dans les connaissances religieuses, c’est pousser encore la spécialisation et le cloisonnement entre les différentes disciplines et le religieux : c’est « profaniser » encore plus les disciplines profanes, enlever aux enseignants tout souci du spirituel et du religieux, découper la vie et le projet humain en « rondelles de saucisson » : d’un côté la vie, de l’autre la science, d’un côté les loisirs, de l’autre le religieux…Non seulement la culture est éclatée, mais l’homme aussi, le jeune est écartelé, éclaté, déstructuré ».Il plaide « pour la prise en compte de la dimension spirituelle, religieuse dans l’enseignement des disciplines profanes ».
La même année au mois de décembre, la revue Télérama titre : « La Trinité n’est pas seulement une station de métro ». L’enquête, qui pointe l’inculture religieuse chez les jeunes, est accompagnée d’un sondage qui confirme que l’opinion publique est favorable à l’introduction d’un enseignement de l’histoire des religions à l’école.
En 1989, un rapport, rédigé à la demande de Lionel Jospin, ministre de l’Education Nationale, propose d’accorder à l’histoire des religions une place plus importante dans les programmes du premier et du second degré. Son rédacteur Philippe Joutard, chargé de présider la commission pour la réforme des programmes d’histoire-géographie y note : « C’est un pan entier de notre mémoire collective qui est menacé. L’ignorance du fait religieux risque d’empêcher les esprits contemporains, spécialement ceux qui n’appartiennent à aucune communauté religieuse, d’accéder aux œuvres majeures de notre patrimoine artistique, littéraire et philosophique, jusqu’au XIX° siècle au moins…Cette ignorance ne permet pas non plus d’appréhender nombre de réalités contemporaines dont on mesure de plus en plus l’importance (le Moyen-Orient, mais aussi les Etats-Unis). Enfin, une diversité religieuse plus grande en France avec le développement d’une importante communauté musulmane rend plus urgente encore une large information. » toujours d’actualité !
En Novembre 1991, un colloque est organisé par le CRDP de Besançon, à l’initiative du recteur Joutard, auquel est associé l’Enseignement Catholique en la personne de France Rollin et de René Nouailhat, sur le thème « Enseigner l’histoire des religions dans une démarche laïque ». Le discours d’ouverture de Philippe Joutard s’appuie sur les débats précédents : « Ce n’est pas la peine de revenir sur l’inculture religieuse …En rester aux jérémiades ne fait pas beaucoup avancer la solution des problèmes. (…)Tout le monde est d’accord pour bien distinguer histoire des religions et catéchèse ». Il souhaite qu’à l’issue de ce colloque « des propositions réalistes » soient faites. Il est entendu puisque, dans son discours de clôture, il dit : « Il n’est pas nécessaire de créer une discipline spéciale », mais il s’agit plutôt de « marquer plus solidement dans les divers programmes, en gras, l’importance des phénomènes religieux » et que « si cette histoire des religions ou des croyances est si importante aujourd’hui, c’est qu’elle nous introduit à un domaine fondamental pour l’homme, le domaine de l’imaginaire et du symbolique ».
Ce colloque est en quelques sortes un accélérateur dans l’histoire de l’enseignement du fait religieux : des universités, des outils à l’intention des enseignants, des nouveaux programmes (notamment ceux de collège de 1996 en français et en histoire) suivent.
Mais le projet n’est pas de réalisation facile puisque 10 ans plus tard, Régis Debray remet à Jack Lang, ministre de l’Education Nationale, un rapport sur l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque qui reprend en grande partie les conclusions du colloque. L’auteur y souligne la nécessité de combler des lacunes qui rendent incompréhensibles aux élèves des œuvres de la culture et des réalités du monde contemporain où les religions jouent un grand rôle. Il propose de passer d’une laïcité d’incompétence (le religieux par construction ne nous regarde pas) à une laïcité d’intelligence (il est de notre devoir de le comprendre).On sent bien ici le glissement qui s’effectue et l’injonction faite à l’Ecole. Ainsi après voir ignoré les religions, on cherche aujourd’hui non plus seulement à les connaître mais également à les comprendre par une quête de sens.
En France, le rapport Debray de 2002 faisait donc le constat que la laïcité à la française faisait une erreur stratégique grave en refusant de parler religion à l’école laissant le religieux aux mains des Eglises et favorisant ainsi un effet communautariste. Le rapport faisait 12 propositions pour la prise en compte du fait religieux dans l’Education nationale.
La position de l’Enseignement catholique :
Une bonne nouvelle ?
L’Enseignement Catholique s’est toujours réjouit de cette valorisation de religieux dans l’anthropologie éducative. En effet, la reconnaissance de l’enfant comme un être ouvert à la question de Dieu faisait écho à la disposition naturelle de l’Homme à recevoir Dieu « Capax Dei » qu’avait mis en avant la déclaration Diginitatis Humanae de Vatican II. Enfin, le rationalisme froid des Lumières prétendument chaudes et libératrices sur lequel la vision scolaire publique s’appuyait jusqu’alors allait cesser de « couper l’homme en deux ».
Une engagement du privé toujours actuel :
S’engageant fortement dans ce mouvement, l’Enseignement Catholique s’est positionné avec un portail dédié. René Nouailhat intervient officiellement dans la formation des chefs d’établissement. La plateforme de formation des enseignants et personnels du privé FORMIRIS offre ainsi des modules.
Une démarche intéressante dans l’absolu mais souvent équivoque :
Il faut bien comprendre que cette approche du fait religieux n’est pas une approche exclusive du catholicisme mais des grandes religions présentes sur le territoire français.Il faut aussi bien avoir en tête que cette approche est une approche laïque et profane. Si l’engagement de l’enseignement catholique dans cette approche ne peut être qu’un plus en terme d’apport culturel, cela peut s’avérer dommageable si cet engagement se fait au défaut d’une proposition catéchètique. Or dans l’abandon généralisé de toute évangélisation dans les années 70 à 2000, les modules de pastorale scolaire se sont souvent targués de la sécularisation des établissements pour se contenter de mettre en place, au lieu de pastorale, des cours de religions, prétextant qu’il n’était pas question de parler au nom d’un Dieu Unique et surtout pas de façon transcendante mais, à défaut, d’une façon « rationnelle » laissant ainsi l’esprit critique de l’élève maître et juge de son adhésion. Toute démarche de révélation étant prohibée. Combien de Lycées de l’Enseignement catholique n’ont en ce sens aucune pastorale scolaire mais se contentent de ces modules ou l’Islam et le Christianisme côtoient le Bouddhisme et le Judaïsme ? Delà résulte une ligne syncrétiste et relativiste ou la religion se réduit à une culture propre à un territoire ou à une adhésion subjective.
La Culture a donc remplacé l’évangélisation. Au collège et parfois au premier degré, le bon vieux catéchisme estimé suranné a pu aussi être remplacé par des cours de « culture chrétienne », la présentation d’autres religions étant trop sensible compte tenu du jeune âge du public.
Autre problème posé par cet engagement qui à souvent pris la forme d’une substitution, celui des budgets. L’enseignement privé, libre d’ajouter des cours à ceux imposés par le contrat d’association n’a pu être le bon élève du rapport Debray qu’en le faisant sur fond propre ! A savoir le budget pastoral, privant ainsi tout projet d’évangélisation de ressources précieuses. En effet, les professeurs de culture religieuse dans une perspective profane sont payés par les parents Or, il faut se rappeler que selon le principe de gratuité de l’Education Nationale, les cotisations des familles ne doivent servir que le financement de l’enseignement catéchétique.
On le voit bien, les cours de culture religieuses dans l’enseignement privé ne sont pas indemne d’une certaine équivoque lorsqu’ils remplacent tout bonnement la formation et l’annonce de la Foi. . Un point doit cependant être mentionné : beaucoup ont vu par ces modules l’occasion de pouvoir toucher des professeurs de moins en moins concernés par la dimension catholique de leur transmission. Dans les faits seuls quelques rares établissements sont parvenus à mobiliser des professeurs athées ou « humanistes » (autre méthadone évangélique dont le privé raffole) pour ces modules et là aussi, toujours sur le budget pastoral. Enfin, on utilise aussi cette notion de fait religieux pour tenter de sensibiliser les professeurs de toutes disciplines à la nécessité de relier leur matière à la religion. Ce discours est ouvertement tenu par certains évêques et chefs d’établissements qui pensent pouvoir ainsi reprendre un peu la main sur le corps enseignant. Ceci est une aberration au regard de l’épistémologie scientifique. L’exemple des mathématiques chrétiennes est souvent employé comme exemple pour discréditer cette intention. Oui, il y a une façon chrétienne d’enseigner, Non, il n’y a pas de disciplines chrétiennes à moins d’entendre par là qu’ultimement toute science conduit à Dieu, ce qui n’est pas faux mais qui ne se touche pas intellectuellement dans le cadre modeste des études scolaires au risque de verser dans un drôle de mélange des genres. Ainsi, il ne nous semble pas pertinent de se servir du rapport Debray comme levier du caractère propre.
Il faudrait donc soit obtenir le financement des cours de culture religieuse par l’Etat soit augmenter le budget consacré à la première annonce afin que cette approche du fait religieux ne se fasse pas au détriment de la vocation des finances parentales et du caractère propre : annoncer l’Evangile.
Le cours ECR en France ?
Certains seraient bien tenté d’organiser eux même la transmission des traditions religieuses pour soustraire les jeunes têtes blondes des prêches fondamentalistes et organiser tant l’intégration (voir le dernier rapport du HCE) des enfants d’immigrés que le vivre ensemble dans un monde multiculturel. Ainsi on peut se demander si certains politiques n’ont pas intégré la nécessité d’une action de contrôle culturel et religieux via l’école dans la ligne du concept de metapolitique au sens que lui a donné la nouvelle droite.
Le cours ECR en France a peu de chance de voir le jour dans les toutes prochaines années car le Quebec est passé du catholicisme au multiculturalisme en sautant la phase laïciste. Mais le multiculturalisme se présentant désormais dans notre pays comme l’avenir de la raison civique dépassée et abusée, la proposition d’un tel module s’annonce inéluctable. Dans le cadre des contrats d’association, tout création d’un cours de culture religieuse et d’Ethique au programme définis par les experts (sic) de la Dgesco s’imposerait aux établissements privés. On assisterait ainsi à la présentation du catholicisme par des professeurs athées formés par l’Etat et plus largement une présentation de toutes les religions à des enfants qui ne seraient pas encore formés et affermis dans la foi de leurs parents.
Comme quoi, les suppressions de postes d’enseignants dans un contexte de restrictions budgétaires ont du bon…
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Conseil Régional d’île de France : la Gauche contre l’école privée selon le Groupe UMP à la région
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Ces établissements qui font honte à l’Enseignement Catholique
L’histoire se passe dans le lycée « catholique » sous contrat Edmond Michelet à Brive, dans le diocèse de Tulle. Au cours d’une intervention d’une demi-heure, suivie de trente minutes d’échanges avec des élèves de Première et Terminale, Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, a évoqué la laïcité, alors même que l’islam ignore tout de ce concept au fondement chrétien.
« Les musulmans français ne sont pas ceux d’Arabie Saoudite, de la même manière qu’un catholique français et un catholique américain sont différents.
Les catholiques, qu’ils soient français ou américains, partagent la même foi. Les musulmans, qu’ils vivent en pays d’islam ou non, également…
Les parents d’élèves ont été informés par la presse locale de cette intervention et n’ont eu aucun courrier de la part du directeur de l’établissement. Quelques parents, lisant la presse, se sont émus de la chose. Le directeur s’est couvert derrière l’évêque de Tulle, Mgr Charrier, et la direction de l’enseignement catholique.
Le chef d’établissement, François David, a terminé le débat par une citation d’Edmond Michelet
« les différences existent, il ne suffit pas de les nier, mais en se rencontrant, les préjugés tombent ».
Mais a-t-on dit aux élèves que Tareq Oubrou est membre de l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France, pilotée par la secte des Frères Musulmans. Dans une conférence, il avait déclaré :
« Il (le Calife) dirige la vie par la religion, il dirige les relations entre les hommes par la religion. Et quand on dit la religion c’est pas dans le sens ecclésiastique, ni judaïque du terme. La religion en islam elle a toute une autre signification, c’est une manière de vivre c’est une conception des choses, c’est un mode de vie selon la volonté d’Allah »
Philippe Meirieu intervient dans le débat sur l’Éducation nationale en esquivant le débat sur les moyens opérationnels, l’ancien conseiller de Claude Allègre affaiblit la portée de son propos.
Souvent vilipendé, systématiquement caricaturé, Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2, intervient dans le débat sur l’Éducation nationale, avec l’idée de refonder l’école et le collège en une école fondamentale. Il émet également le souhait que l’école retrouve le soutien de la nation. Certes, mais comment ? En esquivant le débat sur les moyens opérationnels, qui sont tout sauf des postes, l’ancien conseiller de Claude Allègre affaiblit la portée de son propos. […]
Le redoublement : toutes les études montrent qu’il ne sert à rien. Les compétences coopératives : c’est ce dont ont besoin les entreprises pour se développer sur les marchés du XXIe siècle.
Oui mais comment ? En mobilisant « les enseignants autour d’un projet fort (…) » et en les formant « correctement afin qu’ils puissent le mener à bien… ». C’est là que le bât blesse, sans parler de « l’accompagnement personnalisé » supposant que les enseignants acceptent de passer beaucoup plus de temps dans l’établissement, ou encore des « équipes d’enseignants cohérentes » impossibles à mettre en place là aussi sans une présence très renforcée des profs, parmi lesquels beaucoup refusent tout simplement l’idée de travailler en équipe.
Concrètement donc, au-delà des discours, la réforme risque fort d’être un chemin de croix tant les obstacles sont nombreux, consistants et organisés. […] Continuer la lecture
École : Chatel accuse Hollande de plagiat
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a accusé aujourd’hui François Hollande de « plagiat » concernant les propositions du candidat PS à la présidentielle sur l’éducation, jugeant qu’il ne se distinguait qu’en proposant de créer 60.000 postes supplémentaires.
Par un long communiqué de presse de trois pages, Luc Chatel a « demandé des droits d’auteur à François Hollande » sur les mesures que le ministre estime déjà « mises en oeuvre »: auxiliaires de vie scolaire pour les enfants handicapés, conférence sur les rythmes scolaires, lutte contre le décrochage, sécurité, réformes dans le primaire, numérique, accompagnement personnalisé… [...]
Publié dans L'Ecole et les présidentielles
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Élections : un comparatif des propositions de plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2012

« Priorité » aux dires des candidats à la présidentielle, l’Éducation est aussi un champ de mines redouté de tous ceux qui s’attaquent à sa réforme. Les candidats ont à faire preuve de réalisme et d’innovation pour répondre au défi de l’urgente réforme de l’Éducation… tout en réduisant les dépenses. Voici un comparatif des propositions de plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2012.
Priorité au primaire et maîtrise des savoirs fondamentaux

Les Rased appliquent ils la méthode globale ?
Les enseignants des RASED se plaignent de la réduction de leur nombre. L’une d’entre elles témoigne de ses méthodes pédagogiques et de son métier, et cela donne cela :
» 14h15 – 15 heures : Barnabé (CP) Lecture
Il avait appris les sons, les syllabes, mais n’avait pas conscience qu’il devait trouver seul le sens du mot, et se méfier du code qui est retors : « terre » lu « teu…re ». « Ben quoi, j’ai bon ! » me dit-il, une pomme de « teu…re » !
Ce n’est pas pour cette fois. Parfois, l’enfant s’accroche, parfois non ; ça n’est pas grave, c’est lui qui lira, de toute façon, uniquement s’il le veut. Barnabé veut bien et nous notons le son « erre » sur la feuille. Le plus difficile quand on vise la réussite scolaire d’un élève est de ne pas substituer notre désir au sien ».
Conclusion de l’article : « … Ce lieu autre, qui n’est pas la classe, est le lieu où peut s’épanouir le désir d’apprendre de ces élèves. »
Source : Rue 89.
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Suisse : polémique sur le contenu des cours d’éducation sexuelle…

Image: AFP
«Qu’on dise [aux enfants] que l’anus est une zone érogène, que cela soit vrai ou pas, me fâche». Papa de deux garçons de 14 et 12 ans, le directeur du mouvement chrétien « Jeunesse en Mission » pour la Suisse Romande, Olivier Fleury, n’y va pas par quatre chemins pour exprimer son refus de l’éducation sexuelle moderne, telle que dispensée à l’école. En novembre dernier, ce papa a vu son aîné revenir tout sourire d’une leçon consacrée à la prévention du sida, et lui expliquer en rigolant qu’outre les recommandations sur le bon usage du préservatif, il avait aussi appris en classe que l’anus figurait, aux côté du pénis, au panthéon des zones les plus sensibles chez les garçons.
«Si on leur dit que l’anus est une zone de plaisir, ne pensez vous pas qu’ils vont essayer (sic) ?», demande ce chrétien engagé dans «Impulsion», le journal de l’UDF. Contacté, il ne craint pas d’affirmer qu’un tel enseignement peut conduire un ado à découvrir l’homosexualité, ou du moins à s’adonner à des pratiques sexuelles anales «par exemple avec un stylo». «Si mon fils n’est pas toxicomane et qu’on lui dit «l’ecstasy c’est très bien», à l’école, il risque aussi d’expérimenter». Et le Vaudois d’affirmer encore qu’il serait très fâché d’entendre l’école dire à son gosse qu’il peut «tout essayer: l’homosexualité, la zoophilie, la pédophilie…» Il exige de pouvoir assister à la prochaine leçon du même style que suivra son fils de 12 ans, d’ici un ou deux ans. Continuer la lecture
Canada : Chaque école, privée ou publique, devra adopter un plan de lutte contre l’intimidation, qui devra inclure des mesures de prévention, les actions à privilégier en cas de problème et les sanctions ou mesures disciplinaires à imposer au besoin aux délinquants
Les écoles vont conserver beaucoup de latitude dans leur façon de lutter contre l’intimidation, mais elles devront prendre au sérieux ce problème, en vertu du projet de loi 56 déposé mercredi par la ministre de l’Éducation Line Beauchamp.
Le projet de loi précise les devoirs et responsabilités de chacun, pour faire en sorte que l’école devienne un milieu exempt d’intimidation ou de toute forme de violence.
Chaque école, privée ou publique, devra donc adopter un plan de lutte contre l’intimidation, qui devra inclure des mesures de prévention, les actions à privilégier en cas de problème et les sanctions ou mesures disciplinaires à imposer au besoin aux délinquants. [...]
Source
L’école au cinéma américain : le film « Detachment » narre les malheurs d’un prof remplaçant
DETACHMENT – Extrait 1 par PrettyPicturesfilms
Bien réac : ce n’est pas moi qui le dis, c’est Bruno Icher, un journaliste de Libération. Voici son verdict sur le film de Tony Kaye qui narre les malheurs d’un prof remplaçant : « Dans le droit fil des âneries habituelles sur les voyous analphabètes qui persécutent les profs des collèges, Detachment s’inquiète de la dérive d’un personnage (Adrien Brody) qui aurait pu être intéressant si la mièvrerie des situations et la laideur de la forme ne le réduisaient pas au statut de mannequin inerte (…). Detachment enchaîne ensuite tous les clichés possibles, depuis la condescendance assez antipathique des personnages pour les enfants perdus qui n’apprennent plus rien, jusqu’à la condamnation solidement réac des parents d’élèves auxquels, dit Adrien Brody, il faudrait faire passer un examen avant qu’ils aient des enfants ». Continuer la lecture
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Témoignage d’un étudiant en école de commerce : « Excellentes, les écoles de commerce ? Mon œil ! »
Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.
Les médias, appuyés par les services communication des « business schools », dressent un portrait idyllique de ces établissements qui « cultivent l’excellence » et « constituent le vivier de recrutement privilégié des entreprises ». [...]
Issu d’une famille modeste (mon père est ouvrier à la retraite, ma mère femme au foyer), j’ai intégré il y a trois ans une école de commerce qui truste chaque année une place dans le premier tiers des différents classements. J’ai consenti des efforts importants pour poursuivre mes études au sein de cet établissement, espérant qu’il m’offre l’opportunité d’une véritable ascension sociale.
Extrêmement déçu par une formation qui doit s’achever prochainement, je souhaite, sans stigmatiser telle ou telle école, faire la lumière sur ce qu’est réellement une école de commerce et déconstruire un à un les arguments de vente censés justifier les frais de scolarité exorbitant de ces structures.
1) Des enseignements loin de l’« excellence » revendiquée
Les cours dispensés par des professionnels censés constituer une des plus values des formations « made in business school » se résument quant à eux de vulgaires opérations de communication, ne poursuivant qu’un seul objectif : nous convaincre d’aller faire des stages mal payés au sein des entreprises qui mettent des intervenants à disposition de l’école. [...]
2) A la sortie, des chômeurs et des débouchés décevants
Les études emplois sont formelles, les écoles de commerce garantissent un emploi valorisant et bien rémunéré à leurs diplômés. En ce sens, cette formation constitue un « investissement sur le long terme » : la lourde facture présentée au cours de la scolarité ne représente rien face aux revenus futurs que garantit notre diplôme. [...]
Rhona Johnston combat pour la méthode syllabique
Argent des syndicats : l’intégralité du rapport Perruchot
Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d’enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd’hui dans son intégralité.
Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n’est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le « tombeur » de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d’une commission d’enquête. L’accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le « droit de tirage », qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d’une commission d’enquête pour rouvrir le débat.
Consternant
Tous les groupes, UMP, socialistes, Verts, se cabrent. L’Élysée aussi rechigne à chatouiller les centrales syndicales à quelques mois de la présidentielle. Mais la commission est quand même mise en place. Le rapport est rédigé. Sur les trente membres de la commission, seuls neuf participent au vote. Deux centristes votent pour, trois socialistes contre et quatre élus UMP s’abstiennent. Le rapport Perruchot, puisqu’il n’a pas été adopté, ne sera pas publié, fait rarissime pour la Ve République.
Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n’est pas d’une lecture facile. Il ressort tout de même que :
- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, « tapent » dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation…).
- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l’État et des organismes paritaires.
- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.
Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l’État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit « grands » syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d’actionner d’autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d’entreprise des sociétés publiques).
Cliquez ici pour consulter la version intégrale du rapport Perruchot (sans les annexes consacrées aux auditions).
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Impressions bilan d’un évêque sur sa tutelle éducative sur l’Enseignement catholique
Dans le diocèse de Nanterre, vous étiez notamment chargé de l’enseignement catholique. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Mgr Brouwet :
J’ai eu la chance de porter le projet d’une création d’école à Puteaux. Cela nous a permis de réfléchir à ce qu’est l’Enseignement catholique en partant de zéro. Notre réflexion nous a conduits à croire que la marque particulière de l’école catholique est que l’équipe pédagogique soit une communauté de foi. Je considère l’enseignement catholique comme une chance pour l’Église. Encore faut-il qu’il soit non seulement le lieu de l’annonce de l’évangile, mais aussi celui où l’on vit l’évangile.
Bienvenue dans l’Éducation nationale : mon premier jour devant la classe
Un jeune enseignant, embauché dans le privé en tant que remplaçant, raconte son premier jour de classe et la découverte du métier. Sur fond de précarisation de l’éducation.
C’est mon premier jour de classe. Je suis instituteur remplaçant dans un CE2 d’une école catholique, sous contrat d’association avec l’État. J’ai terminé mes études il y a un peu plus d’un an. Bac + 5, une école en sciences humaines, suivi d’un travail en indépendant, et l’envie de découvrir un autre univers professionnel.
En septembre 2011, j’ai appris que l’enseignement catholique recrutait des professeurs des écoles remplaçants. La condition : avoir une licence et passer un oral d’une quinzaine de minutes où l’on teste les motivations du candidat et son choix de l’enseignement catholique. Me voilà intégré dans la réserve de remplaçants de l’école privée, comme des dizaines d’autres jeunes ou moins jeunes, recalés au concours de professeur des écoles, à la recherche d’une activité principale ou secondaire.
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Au Quebec, un établissement se fait le pionnier de la liberté éducative des parents et la défense du caractère catholique contre l’Etat
À moins d’un changement de dernière minute, la cause qui oppose la Loyola High School et John Zucchi c. le Ministère de l’Éducation et des Sports du Québec se tiendra à la
Cour d’appel de Montréal,
le 7 mai 2012,
100, rue Notre-Dame Est
Montréal (Québec) H2Y 4B6
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Marqué avec Caractère propre, Combats, Liberté scolaire
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L’hypersexualisation des petites filles inquiète et c’est avant tout aux parents d’agir.
Hypersexualisation : les parents choqués, les enfants en danger
Le phénomène de « mini Lolita » ne date pas d’hier, et pourtant, les familles sont inquiètes pour l’image de leurs enfants. Pour plus de 84 % des quelque 1200 répondantes, l’image des petites filles va en se dégradant. Face à des fillettes toujours plus maquillées, exhibées sur les pages de papier glacé des magazines, face à la recrudescence de concours de mini miss toujours plus excessifs, les mamans se disent choquées, à 59 %.
En attestent certains témoignages sans équivoque : « Cela donne l’impression d’empirer chaque jour, les petites filles ne veulent plus qu’être à la mode et cela risque de jouer sur leur adolescence et sur un besoin d’être ‘parfaite’ » , explique une maman. Conclusion – partagée – par bien des répondantes : « On leur vole leur enfance et on en fait des objets à un âge tellement riche en potentialités. C’est criminel et devrait relever des mauvais traitements ».
Une consternation telle que quelque 34 % des répondantes déclarent vouloir réagir et sensibiliser leur encourage au phénomène. 60% des répondantes affirment d’ailleurs débattre de la question avec les adultes qui les entourent. Reste que seule une maman sur cinq aborde la question de l’hypersexualisation avec leur enfant… alors même qu’elles estiment que ce phénomène peut avoir des répercussions négatives, voire dramatiques. Continuer la lecture



































