Éric Woerth, le ministre de la fonction publique et André Santini, secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, ont présenté devant des élèves de l’Ena un projet de réforme visant à supprimer le fameux classement de sortie critiqué par des générations d’anciens élèves, sans succès, et par Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises avec, apparemment, plus de résultat.
L’Ena, à Strasbourg
Ce classement de sortie conditionne, selon le rang obtenu, l’accès aux grands corps de l’Etat. Il transformait ainsi la scolarité à l’Ena (27 mois) en un bachotage permanent pour l’obtention des meilleures places. En effet, sortir dans les premiers et accéder à l’inspection des finances est la garantie d’une carrière fulgurante dans l’administration (voir dans le privé par la suite) à laquelle ne peuvent prétendre les moins bien classés, qui se retrouvent dans des tribunaux administratifs ou en préfecture.
« Ce qui est choquant, c’est le fait qu’un concours passé à 25 ans oriente toute une vie professionnelle », avait jugé Nicolas Sarkozy en janvier dernier.
Source : Observatoire Boivigny




























