Comme relayé dernièrement, il est vraisemblable que l’approche du fait religieux dans une démarche laïque sur un modèle plus ou moins proche des cours ECR instaurés au Québec prenne progressivement place a terme dans l’enseignement public français.
On pourrait se réjouir dans un premier temps de cette sortie d’un laïcisme fermé où l’anthropologie éducative de l’EN rimait avec athéisme et scientisme sous les augures de la ligue de l’enseignement et l’héritage du bon père Renan.
Cependant, en vertu de son contrat d’association, il est à craindre que les modules qui pourront être crées devront légalement s’appliquer à l’enseignement privé.
Le privé sous contrat perdrait alors l’originalité d’une approche intellectuelle du fait religieux comme elle trouve actuellement place dans certains cours de culture religieuse et qu’il revendique la plus part du temps comme la seule alternative possible (à défaut de nouvelle évangélisation) de préservation de son caractère propre auprès d’un public non pratiquant logiquement fermé au « petit caté » et devenu majoritaire.
Mais pis encore, l’enseignement privé ne maitrisera plus les contenus de ce cours EN qui proposera une approche du christianisme qui ne sera pas conforme nécessairement (probablement ?) à une approche chrétienne de la révélation. C’est bien connu, les athées laïques sont les mieux placés pour parler religion !
Plus encore, même si la juxtaposition d’un module EN et d’un module EC est factuellement envisageable que diraient dans cette éventualité les parents des enfants pratiquants en voyant ceux ci recevoir un discours sur l’islam, le bouddhisme, le judaïsme les mettant à égalité avec la foi pratiquée en famille ?
Il est peut être bon alors de rappeler que selon le droit naturel et le droit canon, l’école catholique quelque soit son statut vis à vis de l’état, a pour premier rôle non l’accueil des enfants non pratiquants, non la mise en œuvre d’une laïcité ouverte où la raison s’essaye au fait religieux mais la seule continuation de la volonté éducative parentale d’une formation scolaire en cohérence avec




























