C’est un appartement sans prétention, dans le 6e arrondissement de Paris. Des centaines de livres habillent les étagères du salon. Ici et là, des bibelots exotiques témoignent d’un intérêt du propriétaire pour les pays lointains. Pas de toile de maître, ni de meuble cossu pour rompre la sobriété des lieux. Un intérieur un brin austère en somme. Le maître de maison reçoit avec la même simplicité : en pantalon de marche et en basket. À son allure, il est impossible d’imaginer qu’Odon Vallet est le fils d’un ouvrier qui fit fortune dans les assurances.
Le célèbre historien des religions a pourtant bel et bien hérité de la somme de 320 millions de francs après le décès de ses parents en 1989. De quoi dépenser sans compter. Sauf qu’Odon Vallet, c’est l’histoire d’un homme qui ne voulait pas vivre en multimillionnaire. Rouler en voiture de sport ne l’intéresse-t-il pas ? « À quoi bon, avec les limitations de vitesse », répond-il en haussant les épaules. Ne pourrait-il pas se loger dans un hôtel particulier ? « Je me perdrais tout seul au milieu d’un appartement de 500 m2», assure ce fils d’une châtelaine désargentée. Bref, le luxe l’indiffère.
C’est un appartement sans prétention, dans le 6e arrondissement de Paris. Des centaines de livres habillent les étagères du salon. Ici et là, des bibelots exotiques témoignent d’un intérêt du propriétaire pour les pays lointains. Pas de toile de maître, ni de meuble cossu pour rompre la sobriété des lieux. Un intérieur un brin austère en somme. Le maître de maison reçoit avec la même simplicité : en pantalon de marche et en basket. À son allure, il est impossible d’imaginer qu’Odon Vallet est le fils d’un ouvrier qui fit fortune dans les assurances.
Le célèbre historien des religions a pourtant bel et bien hérité de la somme de 320 millions de francs après le décès de ses parents en 1989. De quoi dépenser sans compter. Sauf qu’Odon Vallet, c’est l’histoire d’un homme qui ne voulait pas vivre en multimillionnaire. Rouler en voiture de sport ne l’intéresse-t-il pas ? « À quoi bon, avec les limitations de vitesse », répond-il en haussant les épaules. Ne pourrait-il pas se loger dans un hôtel particulier ? « Je me perdrais tout seul au milieu d’un appartement de 500 m2», assure ce fils d’une châtelaine désargentée. Bref, le luxe l’indiffère.
Aujourd’hui, l’érudit gagne 5 000 € par mois de ses revenus de professeur d’université et de ses droits d’auteur. « La somme me suffit amplement », fait remarquer ce célibataire, sans enfant à charge ni successeur désigné. Que faire alors de sa fortune ? La question a taraudé le chercheur pendant dix ans. « Je n’avais pas le droit à l’erreur », se souvient-il. En 1999, il se lance et crée la Fondation Odon Vallet avec le concours de la Fondation de France. En guise de capital de démarrage, il dépense 100 millions d’euros. Autrement dit, la quasi-totalité de son héritage, qu’il avait entre-temps fait fructifier. Un pactole qui ne lui appartient plus désormais.
Plus de 3000 bourses par an Odon Vallet s’est engagé dans la voie qu’il connaissait le mieux : l’éducation. Sa fondation offre plus de 3 000 bourses par an, après une sélection rigoureuse des élèves les plus méritants issus de familles modestes. Les étudiants des écoles d’arts appliqués en France se voient remettre 300 bourses d’un montant de 3 900 €. Près de 900 collégiens ou lycéens du Bénin reçoivent aussi chaque année une aide de 560 € destinée à financer leur scolarité. Enfin, 2 000 bourses d’environ 300 € viennent épauler les premiers de la classe au Vietnam.
À date fixe, Odon Vallet voyage en personne au Bénin et au Vietnam pour rencontrer ses protégés, leurs familles, les professeurs, les chefs d’établissement, ou des amis de longue date qui constituent autant de relais à l’heure de dénicher l’élève méritant. Il transmet l’argent de la main à la main à chacun des boursiers. « Je leur fais recompter la somme devant moi, précise-t-il. Il faut être d’une vigilance absolue sur ces questions-là. » Les billets sont ensuite placés sur des comptes épargnes, dont les retraits sont contrôlés par des travailleurs sociaux.
En bon militant d’une méritocratie rigoureuse, Odon Vallet impose des critères draconiens. Redoubler, c’est perdre sa bourse. Définitivement. Au Bénin et au Vietnam, cela signifie arrêter ses études, les familles ne pouvant pas assurer les frais de scolarité. « On ne peut pas faire de sentiment, insiste l’historien. Et j’ai pour principe de me méfier de l’enthousiasme. » Il y aurait de quoi s’enflammer pourtant, au regard du taux de réussite au bac de ses protégés. Au Vietnam, le score atteint les 100 %. Les Béninois font à peine moins bien avec 94 % de succès.
« Je refuse les passe-droits, je traque les fraudeurs » La suite ? La fondation aide ceux qui le veulent à poursuivre leur formation dans les universités locales. Une infime minorité des protégés d’Odon Vallet vient étudier en France, en passant par le prestigieux lycée Louis-le-Grand, à Paris. « Je vois personnellement les jeunes candidats à l’Europe, poursuit l’érudit. Je refuse les passe-droits, je traque les fraudeurs. Je vérifie les diplômes, les parcours, les motivations. Pour être retenu, il faut se classer premier ou second au bac de son pays, plus présenter de solides capacités d’adaptation. »
Avec ses premiers de la classe, Odon Vallet joue tour à tour les papas poules et les adjudants-chefs. Il les rassemble une fois par semaine dans un bistro de Paris, encourage les uns, tempère l’enthousiasme des autres. « Ces jeunes, rappelle l’historien, sont plongés dans un environnement très différent de celui dans lequel ils ont grandi. À ce titre, ils ont besoin d’un suivi personnalisé. Il faut faire très attention à la psychologie. » La méthode semble fonctionner. Aucun de ses protégés n’a abandonné ses études. Certains ont même intégré les écoles les plus prestigieuses, comme Polytechnique.
Les bourses sont financées intégralement par la Fondation Odon Vallet, hébergée par la Fondation de France. Moins de 2 % du capital de l’association, estimé à 120 millions d’euros, est dépensé ainsi chaque année. La structure emploie au total deux salariés à mi-temps en France et quatre assistants sociaux au Bénin. Des bénévoles assurent le reste. Du coup, les frais de fonctionnement sont réduits au minimum : 7 % en France, 10 % à l’étranger. Son président suit de près la gestion des fonds. « Je commence ma journée par la lecture des Échos et de La Tribune », précise l’intéressé.
Il se définit comme « un croyant œcuménique » En théorie, la fondation peut continuer à s’autofinancer sans limite dans le temps, quelle que soit la personne aux commandes. « Mais l’éternité n’est pas une valeur humaine », tempère Odon Vallet, avant d’enchaîner sur Rome, la chute des empires, des civilisations. Derrière le philanthrope, l’homme de sciences n’est jamais bien loin. Le verbe est toujours aiguisé, le propos enrichi de citations littéraires, historiques et religieuses. Son dernier ouvrage est d’ailleurs jalonné de références à la Bible, preuve de l’importance de la foi dans la vie de l’homme de science.
Sa mère était elle-même une catholique très pratiquante. Son père aussi. Ancien chanteur à la chorale et premier prix d’instruction religieuse, le fils, lui, se définit comme « un croyant œcuménique » pour qui « la question des croyances n’est pas fermée ». « Je reste dans la chrétienté », poursuit-il, avant de refermer le sujet sur une précision : « Je n’ai pas lancé ma fondation dans une optique confessionnelle. »
À l’origine de son engagement, il y a sans doute l’amour du prochain. Un clin d’œil à sa mère aussi, qui donnait beaucoup d’argent aux associations. Une pensée pour son père d’origine modeste, qui a éprouvé toutes les peines du monde à mener à bien ses études.
La fondation occupe une place centrale aujourd’hui dans le quotidien d’Odon Vallet. Au point qu’il ne travaille plus qu’à mi-temps à l’université et qu’il a mis entre parenthèses sa passion de l’alpinisme. « Je n’aurais sans doute pas créé cette fondation si j’avais eu une famille à charge », confesse-t-il, avant de rappeler que les saints n’ont pas d’enfants. « D’une certaine manière, ces jeunes m’aident à vivre, à donner un sens à mon existence. »
Source : la croix























Cela fait des années que j’aimerais entrer en contact avec Monsieur Odon VALLET. Il m’a toujours inspiré de l’apaisement quand je l’écoute parler. J’aurais tant aimé le rencontrer. Mon rêve ne sera peut être pas réalisé mais cette fois, je ressens le besoin de lui parler, de l’écouter. Alors, pourquoi ne pas essayer. J’ose croire en ma bonne étoile. Merci
Bonjour! je parraine ( directement, sans passer par une association) depuis sa naissance en 1991 un jeune malien orphelin, élevé par une famille de 10 enfants qui élève 4 autres enfants en plus des sien. Antoine vient d’obtenir le bac, et a du s’inscrire et commencer des études de droit. il désire venir étudier en France… je ne me sens pas d’envisager seule une éventuelle venue, et cherche une association qui pourrait m’épauler… déjà m’aider à discerner le bienfait d’un tel désir…. peut être pourriez vous m’orienter vers quelqu’un si vous même ne pouvez pas m’aider… Merci de votre réponse, M. Gianotti.
Bonjour,
J’aimerais savoir comment contacter la fondation Odon Vallet .
Je suis un étudiant résidant en Côte d’Ivoire( Titulaire d’une maîtrise en Littérature). J’ai obtenu Une très bonne mention lors de la soutenance de mon mémoire. Seulement, j’aimerais bien poursuivre mes études mais je manque de moyens. Je fais des recherches sur l’oeuvre camusienne. Est-il possible que je bénéficie d’une bourse d’étude de la part de votre institution? Merci donc de me venir en aide.
Sylvain Kouassi
Monsieur vous ètes un modèle et un espoir pour beaucoup de jeunes. BRAVO
Bien à vous, mon bonjour et comment allez vous? Moi, je m’appelle serge Arnaud MEFOE, je vais très bien et merci! Juste pour venir auprès de votre bienveillance solliciter l’adresse e-mail de Monsieur Odon Valett.
Merci pour votre bonne compréhension. Portez vous bien et salve!
Serge Arnaud MEFOE depuis le Cameroun!
Bonjour,
Je suis étudiant en 1ère année de classes préparatoires à PREPAVOGT à Yaoundé au Cameroun, j’ai eu 16 ans en Mars 2012.
Je vouvrais savoir comment procéder pour bénéficier d’une bourse pouvant m’aider à poursuivre mes études supérieures en France dans 2 ans, puisque je voudrais poursuivre mes études à EPF de sceaux en France, où je devrais passer tois année pour obtenir mon diplôme d’ingénieur en aéronautique.
Merci et je reste en attente de votre réaction.
bonjour
a la recherche de dons pour mon mari qui a crée son entreprise en 2009. aucune aide des banques nous sommes trop juste en tresoserie -je veux l’aider car il s’est crée seul mais manque de fond de roulement
pouvez vous nous aider merci
Odon est un type certainement très sympathique. mais ce n’est pas un historien, pas un scientifique. il est un très bon vulgarisateur et pédagogue, mais il ne faut l’intégrer dans le domaine scientifique. L’histoire ne consiste pas à énoncer des faits et à comparer ceci et cela, pour faire plaisir à tout le monde.
1,Qui sont ceux là qui peuvent béneficier d’une brouse Obon Vallet? Est que cette assistance s’etant au niveau universitaire.
2.Comment obtenir une assistance afin de poursuivre mes études?
chapeau odon tu avais tu avait un nom predestiner
Qui sont ceux là qui peuvent béneficier d’une brouse Obon Vallet? Est que cette assistance s’etant au niveau universitaire.
Comment obtenir une assistance afin de poursuivre mes études?