Pour Stéphane Bern, qui anime Secrets d’histoire cet été sur France 2, cette réforme est tout simplement absurde. « Un peuple qui ne sait pas d’où il vient ne peut pas savoir où il va. Non seulement les enfants ne sauront plus qui sont Louis XIV ou Napoléon, mais, bientôt, on ne leur dira plus qui étaient Pétain et Laval, puisque c’est politiquement incorrect de parler de la Shoah dans certaines écoles. » Selon l’historien Dimitri Casali, spécialiste du Premier Empire, les 116 pages des instructions officielles de l’Éducation nationale « virent » Henri IV et Napoléon au profit de l’étude des empires africains songhaï et du Monomotapa.
Pour Frédérick Gersal, qui présente une chronique dans Télématin, il est dommage de se défaire des grandes figures du passé. « L’ouverture sur les autres est nécessaire étant donné que l’on assiste de plus en plus à un mélange des peuples, des civilisations et des religions. Mais cela devient presque excessif, car il faudrait aussi ajouter, pourquoi pas, le nouvel an chinois ou indien. » « Additionner l’apprentissage d’autres cultures, oui, reprend Stéphane Bern. Mais ce n’est pas la peine de couper dans la nôtre. Que veut-on ? Que les Français d’aujourd’hui détestent leur histoire ? Elle est pourtant sous nos yeux tous les jours à travers les monuments. N’oublions pas que si les langues se taisent, les pierres continuent de parler. »























Pourquoi devrait-on opposer continuellement à la suppression idiote d’une certaine partie du programme d’histoire l’ajout d’une saine ouverture à l’histoire africaine ? Pourquoi ne pas se contenter d’une critique argumentée du premier point ?
Je suis vraiment outré par la profondeur du débat, son manque navrant d’argumentation. Peut-être la qualité de la source est-elle pour quelque chose… TV mag, un peu de sérieux si vous comptez mener une veille ! Soignez vos sources !