10% des élèves de collège seraient régulièrement victimes de brimades ou harcèlements, selon Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette, qui publient aux éditions Fabert un analyse approfondie du « school-bullying ».
Moqueries, surnoms, menaces, rumeurs…Cette forme de violence, largement étudiée dans les pays anglo-saxons, commence à être distinguée en France des autres formes de violences scolaires, souvent plus spectaculaires. Derrière les formes multiples que les processus d’intimidation peuvent prendre, on retrouve trois caractéristiques communes: La répétition des actions négatives à long terme, un déséquilibre des forces en jeu (les plus forts contre les plus faibles, les plus âgés contre les plus petits, les plus nombreux contre les individus isolés), et l’intention délibérée de l’aggresseur de nuire à sa victime. Le harcélement s’inscrit en outre dans une relation triangulaire: victime, l’agresseur et pairs-spectateurs, réunis par « une loi du silence ».






















