C’est déjà un événement. Jeudi 7 octobre, Luc Chatel, accompagné des représentants des associations de parents d’élèves, présente à la presse la campagne de promotion des élections des représentants des parents d’élèves qui se tiendront les 15 et 16 octobre. C’est un événement car les ministres précédents n’avaient pas jugé une telle campagne utile qui était demandée chaque année par les associations de parents. Pour autant elle ne suffit pas à changer la place fort étroite des parents dans l’Ecole française.
Une spécificité française. C’est quelque chose qui surprend de nombreux résidents européens en France. Alors que dans de nombreux pays, les parents accompagnent leur petit enfant toute la journée de sa première rentrée, voire davantage, la coupure est nette en France et l’Ecole laisse à la porte les parents. Mais la vraie coupure est institutionnelle. La place qu’occupent les parents dans les autorités scolaires est souvent nettement plus affirmée chez nos voisins. A l’opposé de la France, l’Angleterre vient de donner aux parents le droit de reprendre leur école et d’en faire une école privée financée par l’Etat ou de créer une nouvelle école. Ainsi dans les pays anglo-saxons la montée des parents dans les structures scolaires participent de « l’empowerment », ce mouvement de prise de pouvoir local par les citoyens.




























