Et la parité dans l’enseignement ? Le Canada réfléchit à une discrimination positive

La ministre de l’Éducation du Québec « ne ferme pas la porte » à l’idée d’instaurer des mesures de discrimination positive à l’égard des hommes qui souhaitent faire carrière dans l’enseignement.

Le Dr Royer suggère d’offrir une bourse annuelle de 1000 $ aux meilleurs étudiants masculins inscrits dans les facultés d’enseignement universitaires. Il propose aussi d’accorder en priorité aux hommes les postes à temps plein que se disputent les jeunes enseignants inscrits sur les listes de suppléances des commissions scolaires. Actuellement, seulement 13 % des enseignants au primaire sont des hommes. « Les chiffres sont clairs. Il y a une diminution constante du nombre d’hommes dans la profession », admet Mme Beauchamp.

S’il est indéniable que les garçons ont des difficultés avec l’école actuelle, il n’est pas évident que l’encouragement financier à devenir enseignant dans les écoles et la société actuelles changera quoi que ce soit. Quel genre d’hommes avec quel genre de valeurs iront enseigner à l’école publique québécoise actuelle, école qui valorise l’obéissance et la soumission des enseignants (on n’y admet pas la remise en cause des programmes, des méthodes décidés d’en haut), la transmission de valeurs progressistes et féministes ? Imagine-t-on que des professeurs mâles à poigne feront une longue carrière dans le réseau scolaire public actuel ?

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