Postes supprimés : actions d’enseignants du privé dans le nord de la France

Les 620 établis­se­ments d’enseignement catho­lique du Nord/Pas-de-Calais arborent cette semaine des ban­de­roles pro­tes­tant contre les sup­pres­sions de postes, comme au Lycée indus­triel et com­mer­cial privé de Tourcoing où 200 ensei­gnants se sont mobi­li­sés mardi.
Pendant une dizaine de minutes, les ensei­gnants et per­son­nels — y com­pris le pro­vi­seur — du lycée, le plus impor­tant établis­se­ment privé de l’académie de Lille comp­tant 3.700 élèves, se sont ras­sem­blés mardi midi devant un cali­cot de 4 mètres de long cla­mant que « les sup­pres­sions d’emploi, ça suf­fit ! Nous vou­lons res­ter ouverts à tous ».
Un exemple que doivent suivre les autres établis­se­ments (lycées, col­lèges, écoles pri­maires) de la région cette semaine, selon le secré­taire géné­ral de la direc­tion régio­nale de l’enseignement catho­lique, Claude Deweerdt, joint par l’AFP.
« Cette année, 300 emplois d’enseignants sont sup­pri­més dans le privé, ce qui fait 480 en quatre ans sur l’académie. Ca com­mence à deve­nir la catas­trophe », a-t-il dit.
« C’est très sen­sible dans le pri­maire, car dans le privé, un poste d’enseignement sup­primé signi­fie une classe qui ferme. Nous sommes contraints de fer­mer des classes depuis trois ans, si ça devait conti­nuer l’année pro­chaine, on devra fer­mer des écoles », a ajouté M. Deweerdt. Dans les col­lèges et lycées, « on a déjà dû fer­mer des sec­tions ou renon­cer à en ouvrir des nouvelles ».
La mobi­li­sa­tion se tra­duit égale­ment par un appel sans pré­cé­dent des syn­di­cats du privé à se joindre à la grève déci­dée par leurs homo­logues du public, le 27 sep­tembre, contre les sup­pres­sions d’emplois décou­lant du non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite.
Les établis­se­ments pri­vés du Nord/Pas-de-Calais avaient déjà exprimé leurs inquié­tudes dans un cour­rier à 1.700 élus muni­ci­paux, dépar­te­men­taux et régio­naux en juin. Ils ont égale­ment informé les familles d’élèves par lettre cette semaine.
« Si on conti­nue de tou­cher aux moyens de l’enseignement catho­lique, nous ne pour­rons plus res­ter ouverts à tous : les lycées les plus gros et les plus hup­pés sur­vi­vront et les autres tom­be­ront », a pour sa part estimé Frédéric Delemazure, direc­teur du Lycée indus­triel et com­mer­cial de Tourcoing.
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