Les églises coptes orthodoxes de Toronto menacent de retirer les enfants de 4 000 familles des écoles appartenant au Toronto Catholic School Board District (le conseil scolaire public anglophone catholique de Toronto), si ce conseil scolaire ne modifie pas sa controversée politique « anti-hétérosexiste » et ne prodigue plus en conséquence un enseignement catholique dans ses écoles. Si la menace devait se concrétiser, le conseil pourrait perdre plus de 40.000.000 $ en subventions publiques par an et plus de 150 enseignants.
Si le conseil devait mettre en œuvre sa politique, d’écrire le Père Jérémie Attaalla le 22 juin, « nous n’hésiterons pas à retirer immédiatement nos enfants de toutes les écoles catholiques à Toronto ou de [la région du Grand Toronto]. »
La politique qui porte le nom officiel « d’équité », adoptée plus tôt cette année dans le cadre des politiques radicales du gouvernement de gauche ontarien sur l’« équité et l’éducation inclusive » a suscité une mobilisation sans précédent de la part des parents qui craignent que celle-ci donnera une occasion supplémentaire à des militants et lobbies pro-homosexuels d’influencer l’éducation sexuelle des écoles du TCSBD déjà peu respectueuse, pour de nombreux parents, de la doctrine catholique.
Le plan pour « l’équité et l’éducation inclusive » définit l’homophobie comme une « attitude désobligeante ou hostile, ou parti pris négatif à l’encontre des lesbiennes et des homosexuels et des personnes bisexuelles ou transgenres (LGBT). L’homophobie peut être manifeste ou tacite et exister tant au niveau individuel que systémique. » Bref, ne pas trouver la pratique homosexuelle « normale », comme tant de personnes de par le monde le font, pourrait être considéré comme de l’homophobie, tacite si « l’homophobe » se tait.






















