
Ils sont une quarantaine, âgés de 6 à 9 ans, réunis dans un « espace classe », comme le précise Marie-Christine Snyders, directrice de Plaisir d’enfance, une école Montessori installée dans le 19e arrondissement, à Paris. Si les CP, CE1 et CE2 font « salle commune », chaque élève vaque à ses occupations, souvent en groupe, parfois en tête-à-tête avec une éducatrice.Certains font des mathématiques assis au sol. D’autres, à leur bureau, s’affairent au-dessus d’un plateau. « Leur plateau », précise Mme Snyders : « Une éducatrice y regroupe le travail personnel de l’élève ; à lui de s’organiser, et quand le plateau sera vide, nous le remplirons. » Autre salle, même fonctionnement : les CM1 et CM2, regroupés, œuvrent dans plusieurs directions, sans pagaille ni dispersion. Certains s’émerveillent devant leurs ordinateurs, d’autres préparent l’élection des délégués de classe dans les conditions d’un véritable scrutin. « Il y a deux ans, nous avons même connu une affaire de corruption », s’amuse la directrice.






















