C’est bien connu, qui vole un œuf vole un bœuf. Et qui triche à un contrôle de maths finit par provoquer la faillite d’Enron ou de Lehman Brothers ? C’est en substance la question que pose notre consoeur Marie-Estelle Pech dans une enquête publiée chez l’Editeur : l’Ecole de la triche. …
Aujourd’hui, la débrouillardise est une vertu, et la fin justifie tous les moyens. En une époque gouvernée par l’utilitarisme et la prééminence du diplôme, le tricheur serait presque auréolé de l’aura du rebelle ; en tout cas, il est le malin, l’être supérieur qui surplombe le troupeau des moutons respectueux des règles. Cours, jeune homme, le vieux monde est derrière toi, avec sa morale, ses règles ringardes et ses efforts inutiles. …
Le plagiat, qui submerge collèges, lycées et universités relève, notre consoeur le souligne, d’un bouleversement d’ordre cognitif. La façon de lire (ou de ne pas lire) est modifiée par internet et sa promesse de bibliothèque universelle. Ce savoir à portée de tous, plus besoin même de le rencontrer, de s’y confronter : il suffit de savoir qu’il est là. Au cas où. Et qu’on peut, d’un clic, le mobiliser. …
ces jeunes gens habitués à recycler la pensée d’autrui sous prétexte de partage gratuit ne seront jamais aussi créatifs et originaux que ceux qui, certes, imitaient les Anciens, mais pour mieux s’en émanciper. »
Note de la radéaction : La réflexion pédagogique contemporaine doit s’adapter à cette facilité du Copier-Coller et à la diffusion des téléphones avec accès à internet.
Voici quelques pistes de réflexion : Demander un copier coller bref, bien choisi, intelligent, avoué et critique; faire des contrpoles avec accès autorisé à Internet et montrer comment le fait d’être cultivé et structuré intellectuellement est le seul moyen de parvenir à des recherches efficaces et rentables; rechercher aussi des moyens de faire des examens protégés de la triche et des moyens de sanctions réels des tricheurs.






















