Association pour la Fondation de Service politique
Monsieur Luc Chatel
Ministre de l’Education nationale
110, rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP
À Paris, le 03 novembre 2011
Objet : Révision des programmes scolaires de terminale L
Référence : SCP/E & A/EQ45546
Monsieur le ministre,
A l’occasion de la sortie du livre d’Elizabeth Montfort, porte-parole de l’Association pour la Fondation de Service politique (AFSP), Le genre démasqué. Homme ou femme ? Le choix impossible…, nous vous avions invité à prendre part à la conférence de presse au cours de laquelle le député de la Drôme et ancien ministre, M. Hervé Mariton, s’est exprimé aux côtés de l’auteur.
Nous regrettons qu’aucun représentant du Ministère de l’Education nationale n’ait pu se rendre à cette invitation tout comme nous avions déploré le fait de ne pas pouvoir confronter nos points de vue sur l’introduction de la théorie du genre dans les manuels de SVT ainsi que l’avait tenté une grande chaîne de télévision. Peut-être accepterez-vous de participer à une table ronde organisée autour d’Elizabeth Montfort le 8 novembre prochain à 19h à l’espace Georges Bernanos, 4 rue du Havre, Paris 9ème.
En revanche, vous nous avez envoyé par courrier un certain nombre d’assurances dont nous avons pris bonne note. Pour autant, votre lettre ne nous a pas donné toutes les garanties escomptées. Le refus d’inscrire à l’ordre du jour du CSE les points litigieux ne nous satisfait pas. Nous attendons toujours de votre part l’assurance que le module Féminin/Masculin du chapitre Prendre en charge sa vie sexuelle ne sera pas retenu pour l’épreuve écrite anticipée de sciences au baccalauréat…
Nous sommes d’autant plus circonspects que nous découvrons dans le BO spécial du 13 octobre 2011 qu’un nouveau programme de l’enseignement de spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » en classe de terminale littéraire abordera la question de l’homoparentalité et sera proposé aux élèves à la rentrée 2012.
Nous nous étonnons aujourd’hui de la proximité affichée de l’Education nationale avec les thèses de l’association des familles homoparentales (ADFH) qui se félicite que les textes officiels concernant les lycées évoquent pour la première fois l’homoparentalité. Pensez-vous qu’il soit opportun, après la querelle du genre, d’ouvrir celle de l’homoparentalité à l’école ? Alors que la confusion règne sur ce terrain des définitions, vous estimez qu’il appartient aux élèves de donner « une » définition de la famille dit le nouveau programme.
Vous avez choisi de donner satisfaction à un groupe de pression ultra-minoritaire créé il y a moins d’un an au mépris d’associations représentatives qui travaillent sur ces questions depuis plus de vingt ans et avec qui vous refusez toujours le dialogue. Nous souhaiterions à l’avenir être consultés et pouvoir donner notre avis sur des problématiques similaires que vous envisageriez d’introduire dans les programmes scolaires.
Considérant que ces nouveautés, si elles étaient introduites dans les programmes scolaires, susciteraient dans les lycées une polémique qui ne nous paraît pas souhaitable, nous réitérons notre demande d’être reçus un jour prochain à votre convenance pour en parler de vive voix avec vous.
Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre, à l’assurance de notre haute considération.
Francis Jubert Élizabeth Montfort
Président Administrateur, Porte-parole






















