Communiqué de presse d’associations de promotion de la langue française et de la Francophonie.

Une occasion d’affirmer le plurilinguisme européen !
Nous allons vers un nouveau traité de l’UE sans l’Angleterre. Ce n’est pas une surprise : les Anglais n’avaient pas adopté l’euro, et avaient toujours exigé et obtenu de l’Union Européenne des avantages particuliers.
Pour « fonctionner », une partie des compétences actuelles et de la machinerie humaine de Bruxelles devra passer en droit ou en fait à cette nouvelle « Europe budgétaire ».
En quelle(s) langue(s) ? L’Europe fonctionnait en français jusqu’à l’entrée de la Grande-Bretagne et donc de l’anglais en 1973. D’un équilibre entre les deux langues jusqu’aux élargissements, on en est arrivé en pratique au tout anglais aujourd’hui.
Cela lèse gravement les autres langues de nos pays, donne un avantage intellectuel et économique aux anglophones natifs et de formation, et réduit l’immense majorité de nos citoyens au statut d’Européens de deuxième zone.
Faut-il que cet avantage léonin perdure quand l’Angleterre s’éloigne encore plus ?
La France devrait poser haut et fort la question. Rechercher l’appui des Allemands, des Italiens, des Espagnols…
Certes, la plupart des cadres européens en place ont pris l’habitude de travailler en anglais. Raison de plus pour saisir cette occasion, agir vite et fort, et éviter la pérennisation des habitudes ! Suivons Umberto Eco : « La langue de l’Europe, c’est la traduction ! ».
Demandons aux peuples de s’imposer !
N’oublions pas que cette anglicisation de l’Europe reste une exception à l’échelle mondiale. Le français progresse en Afrique, le couple espagnol-portugais dans les deux Amériques, le mandarin en Asie et dans le reste du monde. Tout cela dans un contexte qui voit se relâcher l’emprise de la puissance économique et militaire des États-Unis.
L’élite anglo-américaine elle-même commence à s’inquiéter de voir les anglophones négliger les langues étrangères. Il serait donc stupide que l’UE restât marquée en fait par la langue d’un Royaume-Uni qui s’en désolidarise et dissocie, et des États-Unis qui la sapent.


Source

Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>