Reçu d’un lecteur, l’annonce de la fermeture de l’historique collège de Juilly

En 470, sainte Geneviève1 accompagnée de sainte Céline s’arrête dans le village de Juilly. Selon la légende, elle s’y agenouille pour prier, faisant ainsi apparaître une source dont l’eau leur donna la force d’aller jusqu’à Paris. Cette source devient rapidement un lieu de pèlerinage où accourent de nombreux malades. Elle se trouve aujourd’hui au centre du collège.
Les Pères de l’Oratoire, sous la direction de Charles de Condren3, fondent alors le Collège en 1638.
Louis XIII désirait à cette même période fonder un collège qu’il pourrait visiter régulièrement pour l’éducation des fils de la noblesse française, qui tombait sur les champs de batailles mais n’était selon lui pas toujours assez attachée à son roi (La Fronde le confirmera). Le Collège reçoit donc, vraisemblablement par le biais de lettres patentes, le titre d’Académie Royale. Ainsi, encore aujourd’hui, le blason du collège de Juilly associe les armes de France (fleurs de lys) à celles de l’Oratoire (Iesus Maria entouré d’une couronne d’épines).
Dès le commencement, le Collège propose des méthodes d’enseignement innovantes, suivant en ceci l’esprit qui règne dans tous les collèges de l’Oratoire : les élèves sont encouragés à participer en classe, par exemple, on enseigne le latin à l’aide de grandes cartes imprimées en couleurs (dès 1642)… La devise du Collège (Orior, « je m’élève », en latin) reflète la vision longtemps d’avant-garde de l’Oratoire en matière d’éducation : privilégier l’intelligence sur la simple mémoire, l’intérêt sur la coercition, et respecter l’individualité de l’élève, tout en conservant la sévérité et les exigences nécessaires à une bonne éducation.
Anciens élèves :
Étienne-Denis Pasquier (1778-1781)
Jérôme Bonaparte2 (1797-1798)
Pierre-Antoine Berryer2 (1797-1806)
Pierre-Victor Malouet (1754-1756)
Louis Edmée Barthélemy Bailly de Juilly (1760-1819)
Louis de Bonald (1754-1840)
Marie-Jean Hérault de Séchelles
Baron de Clootz (camarade de Hérault de Séchelles)
Félix Esquirou de Parieu (ministre de l’instruction publique et des cultes, puis Ministre présidant le Conseil d’Etat)
Claude Brasseur (1950-1954)
Michel Polnareff (1958-1959)























dommage!
J’uy ai passed;excellentes annees: 1966-1973 jusqu’au baccalaureat et j’espere que les nombreux anciens qui tentent de me trouver sur Trombi vont trouver celien!
Bizarre: je travaille a mes souvenirs de l’epoque: lumineux, enjoues, dans la bonne humeur et plein de belles choses, de personnalites exemplaires.
Charles-E. Reesink