Jean-Luc Mélenchon et l’Enseignement Catholique

L’éducation est au cœur de la campagne. Y a-t-il aujourd’hui un problème avec l’école privée catholique ou une crise du modèle républicain de l’école ?
Je ne veux provoquer personne, mais je suis partisan d’un service public unifié et laïque de l’enseignement. La place qu’occupent les écoles privées aujourd’hui n’est pas liée au rayonnement du christianisme dans la société, mais aux difficultés de l’école publique – nous sommes passés à une école de masse, avec des professeurs auxquels on demande énormément et une société très malade. Le pays doit rester à un haut niveau d’éducation car on a besoin d’un peuple instruit et hautement qualifié. Nous sommes la cinquième puissance du monde, c’est quand même la preuve que l’école marche en France. Mais je n’ai pas de naïveté sur le sujet. Il y a plus de 15 ans, au début de la vague libérale, il a été décidé que tout deviendrait marchandise. C’est le cas pour le savoir, identifié comme une énorme source de profit possible. Les gens sont obligés de s’instruire pour accéder aux métiers, ils forment une clientèle captive. Les établissements devaient devenir concurrents. Pour cela, on a disloqué la carte scolaire, favorisé l’autonomie des établissements et récupéré pour les marchands le « caractère propre » de l’enseignement catholique. La raréfaction des moyens est une technique des libéraux pour dire : « Vous voyez, ça ne fonctionne pas, donc prenez-vous en charge. » C’est valable pour l’éducation des enfants, la retraite ou encore la santé. L’intérêt à long terme des classes moyennes reste de sauver le service public.

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Une réponse à Jean-Luc Mélenchon et l’Enseignement Catholique

  1. maire dit :

    « Nous sommes la cinquième puissance du monde, c’est quand même la preuve que l’école marche en France. »
    Non pas, c’est la preuve que l’école A MARCHE. Ce ne sont pas les élèves actuels qui sont en même temps les élites actuelles.
    Il y a tout de même 40 ans de décalage entre les 2 catégories. Une telle affirmation est un début de voile jeter sur les problèmes : autant dire qu’il n’y a pas de problème puisque nous sommes la 5e puissance mondiale.

    Or tel n’est pas le cas.

    « un service public unifié et laïque de l’enseignement » : c’est de la dictature pure et simple.
    Il ne faut pas confondre l’accessibilité à l’instruction par tous et le fait que seul l’Etat serait autorisé à réaliser cette instruction.
    S’il me parait juste qu’une part de l’impôt serve à aider le financement de l’instrauction des familles les plus pauvres par les familles les plus riches, il faut ensuite rendre la liberté aux familles de choisir quel instruction pour leurs enfants.
    Actuellement, tous les enfants sont soumis à un moule commun et général. Or chaque être humain est différents, de là vient une grande part de la faillite de l’Education Nationale. Les profs le disent eux-même : l’IUFM leur a appris à enseigner à une masse, pas aux particularités.
    Dans une famille de 7 enfants qui sont mes amis, chacun a suivi un parcours scolaire différent car chacun est différent, de ceux qui sont passés par le public tout du long à ceux qui ont fait des passages dans des privés sous ou hors contrat.
    C’est cela la réalité des enfants.

    Il faut donc en finir avec l’Education Nationale et son corps professoral et rendre toute liberté aux parents d’un coté et aux directeurs et enseignant de l’autre coté.

    L’Etat doit se contenter de financer à travers les familles et de fixer les objetifs (autrement dit les concours comme le BEPC, BAC, …). Chaque école devenant libre d’utiliser les moyens qu’elle souhaite pour amener ses élèves à réussir l’épreuve.

    Nous voyons de nos jours comme le nez au milieu de la figure la faillite de l’école d’état, qui se concentre plus sur les méthodes que sur les élèves, plus sur les problèmes d’une structure énorme que sur la réussite des élèves et leur acquisition des savoirs nécessaire comme la lecture, le calcul, l’écriture, la pensée réellement libre (et non la liberté de penser dans des axes prédéfins et imposés, cf. le taboou de l’avortement : liberté d’en parler à condition de ne pas le critiquer, qu’elle est cette forme de liberté à sens unique ?)

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