Après Nicolas Sarkozy hier, c’est au tour de François Hollande de s’adresser aux lecteurs de l’hebdomadaire catholique. Extraits de cet exercice d’équilibriste qui montre toute l’hypocrisie et la mauvaise foi d’une campagne électorale :
« Une famille peut être constituée d’un homme et d’une femme, mais ce n’est pas toujours le cas (…). Le rôle d’un responsable politique n’est pas de promouvoir tel ou tel modèle. La famille se définit aujourd’hui avant tout par des liens d’amour, de transmission, de partage et d’entraide qui unissent des personnes. Ces valeurs sont universelles et ne dépendent pas de la composition de la famille ou du sexe des personnes. »
« (…) chaque religion est libre de poser ses propres règles relatives au mariage. L’État, lui aussi, est libre de poser les siennes, puisque la légalisation concerne le mariage civil. C’est un principe de justice que la République reconnaisse toutes les unions dès lors que celles-ci ne contreviennent pas aux valeurs que le mariage porte, parmi lesquelles l’amour, le respect, la fidélité et la solidarité (…). »
» Il n’est pas question dans mon programme d’ouvrir un droit à mourir sans limite, encore moins de légaliser le suicide assisté. Je souhaite qu’une personne majeure, en fin de vie, confrontée à une souffrance, morale ou physique et qui ne peut être apaisée, puisse bénéficier, dans des conditions précises et strictes, d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité. De mon point de vue, le développement des soins palliatifs doit rester la priorité. Dans des situations exceptionnelles, ces soins ne permettent pas de répondre à la souffrance extrême, insupportable, dans lesquelles se trouvent certaines personnes (…)
Les établissements privés sont, comme le précise la loi Debré, associés à l’enseignement public par contrat (…) C’est une contribution non négligeable à l’œuvre nationale d’éducation que ces établissements conduisent. Il s’agit en effet d’un « service spécifique en matière d’éducation » qui doit néanmoins se référer aux règles générales fixées par la loi, règles que les établissements privés sous contrat se doivent de respecter et auxquelles je serai bien entendu très attentif : mise en œuvre des programmes et horaires officiels sans restriction d’aucune sorte, accueil de tous les enfants sans distinction d’origine ou de croyances, liberté de conscience des élèves accueillis.
(…) Il n’est donc pas question de nier la légitimité de l’existence d’écoles ou d’établissements privés hors contrat. Mais je rappelle que si ceux-ci choisissent de demeurer hors contrat, ils ne bénéficient alors d’aucune aide de l’État et sont seulement soumis, conformément aux lois, à un contrôle minimal par les autorités académiques : ordre public, bonnes mœurs, respect du droit à l’instruction des enfants. Là encore, je serai particulièrement attentif au respect de la loi. »






















