Vous préconisez d’investir encore et encore dans une école républicaine en faillite et, dans le même temps, vous semblez ignorer les écoles libres dont le succès se traduit par une affluence toujours plus grande ?
L’école républicaine reste une fantastique réussite française, même si elle a toujours avancé avec beaucoup de difficultés. Il y a longtemps, les instituteurs couraient déjà après les élèves car les familles voulaient les récupérer pour la moisson… L’école a subi le choc gigantesque de la massification à la fin des années quatre-vingt. On a commencé à lui demander de tout régler : la violence sociale, le machisme, les écarts culturels abyssaux. Au lieu d’aider l’école de la République à relever les défis, on a poussé les gens à faire du nomadisme scolaire. C’est pour moi la racine de la crise. L’autonomie des établissements mène au chaos. L’enseignement catholique n’y trouvera pas son compte non plus. C’est votre tour maintenant de passer à la broyeuse ultralibérale… Vous êtes déjà atteints par les réductions de postes. Vous allez être les victimes de la soi-disant liberté d’enseigner. Qui va gagner au final ? Ce sont les écoles du fric, les écoles commerciales qui vont tenir le haut du pavé comme des boîtes à savoir.






















