Le Frat, qui doit réunir une dizaine de milliers de lycéens d’Île-de-France à Lourdes, a débuté lundi 16 avril
Ce type de rassemblement, dont le succès ne se dément pas, repose sur de solides préparatifs
Près de 10 000 adolescents chantant à tue-tête, dansant et priant tour à tour dans l’immense basilique souterraine Saint-Pie-X de Lourdes. La scène, surprenante, devrait encore se reproduire cette semaine, alors qu’a commencé lundi 16 avril, comme tous les deux ans, le Frat (contraction de « Fraternel ») des lycéens.
Une belle affluence, jamais démentie, qui repose d’abord sur une solide préparation. Outre les 80 « sweats blancs » mobilisés sur place pour encadrer les lycéens, plus d’une centaine travaille toute l’année sur l’événement. Répartis en commissions (liturgie, hébergement, transports, décors…), aidés par deux personnes salariées, ils composent une structure qui n’a rien à envier à des professionnels. « Cette dimension professionnelle s’est imposée en 2000, lors de la création du poste de secrétaire général », analyse le P. Augustin Deneck, chargé par les évêques franciliens de coordonner le Frat.
Le succès de ce rassemblement, qui réunit tous les deux ans des lycéens à Lourdes, en alternance avec le Frat des collégiens, invités à Jambville (Yvelines), tient aussi à sa diversité. « Le Frat va chercher des talents partout, rassemble des jeunes de sensibilités différentes, provenant de toute l’Île-de-France », ajoute Nicolas Marion, 44 ans, membre du bureau de l’association chargée de réfléchir en permanence sur l’évolution de ce mouvement.
« LES PROPOSITIONS SONT DE PLUS EN PLUS CONSTRUITES »
Cette année, l’animation d’ateliers sur la prière a, entre autres, été confiée à la communauté de l’Emmanuel, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et l’institut Notre-Dame de vie. Les organisateurs reconnaissent que l’impressionnant nombre de lycéens réunis à Lourdes doit également beaucoup à la région dont ils proviennent, la région parisienne.






















