INÉDIT : Pour sauver leur école, des élus proposent de racheter les bâtiments à l’OGEC et de les entretenir

«Là, elle est où l’espérance?? » Dans la salle, les parents se serrent les coudes. Tous vêtus de noir, ils font face à Yves Berthon, directeur diocésain de l’enseignement catholique. Au Mayet-de-Montagne, personne n’a accepté l’annonce de la fermeture de l’école Notre-Dame et du collège Saint-Joseph à la rentrée de septembre.

Comme un couteau planté dans le dos d’un territoire attaché à cet établissement qui a formé bon nombre de montagnards. « Nous sommes là pour ne pas abandonner les jeunes et laisser les familles dans le désarroi », a lancé Jean-François Depalle, conseiller municipal, lisant un texte du maire, Jean-Claude Mercier.

Comme il l’avait fait il y a environ un mois, Yves Berthon a expliqué les raisons de cette fermeture. Les effectifs, évidemment (seulement 101 élèves), mais pas seulement. « Ce qui pose problème, ce sont les conditions d’hébergement, mises aux normes de sécurité et handicap. Cela doit se monter à 1 million d’euros et il faudra être prêts en 2015. » Impossible à financer.

Entre deux témoignages émouvants sur la pertinence de l’enseignement de ce collège « qui a sauvé des jeunes », les parents ont demandé, au minimum, un délai. Un an de plus pour trouver une solution.

Cette solution pourrait venir des élus de la Montagne bourbonnaise, qui ont ouvert une porte intéressante : « Nous sommes prêts à reprendre le bâtiment pour l’euro symbolique, a assuré François Szypula, président de la com com et conseiller général. Et s’il y a un ascenseur à créer, la collectivité pourra le faire. » Dans ce cadre, l’enseignement catholique verserait un loyer pour la partie occupée. Le reste pourrait héberger des activités diverses.

La proposition a séduit les parents. Elle a été reçue avec mesure par le responsable diocésain : « A priori, ce n’est pas illégal mais totalement inédit. Je ne peux pas vous dire autre chose, je ne veux pas vous donner de faux espoirs. » Parents et élus n’ont pas l’intention de renoncer : « On est en Montagne bourbonnaise, a prévenu Jean-François Depalle. Les gens se serrent les coudes. »

Source

Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>