Le proviseur d’un lycée parmi les 200 plus gros de France – plus de 2.000 jeunes, environ 250 enseignants -, m’a envoyé une clef USB sur laquelle il y a un fichier excel. Et sur ce fichier figurent tous les salaires versés en 2011 à chacun de ses professeurs, à l’euro près, au centime près. Pourquoi cet envoi ? Le proviseur de ce lycée dont on taira le nom, n’en peut plus, dit-il, d’avoir entendu toute l’année les plaintes de ses enseignants sur leurs revenus. Il a laissé passer les élections, mais un communiqué syndical très récent sur le sujet le pousse à lever le voile.
Sans être mirobolants, les revenus dont il est question seraient loin, argue-t-il en substance, d’être aussi catastrophiques et indécents qu’on le croit parfois – notamment si on les met en relation avec la durée des vacances.






















