C’est plutôt auprès des enseignants – et des parents – que l’épreuve orale et son absence de cadrage sont devenues source d’inquiétude. Jurys convoqués au débotté, candidats « surnotés »… Le baptême du feu de l’épreuve d’histoire des arts a laissé, en 2011, bien des participants perplexes. Selon les résultats d’une enquête menée par le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire, 74,2 % des 263 professeurs interrogés sont favorables au principe de l’enseignement, mais 40 % ne sont pas satisfaits de l’épreuve. « Sans harmonisation entre les établissements, sans heures dévolues à cet enseignement, les collègues qui s’en sont emparés ont dû faire chacun un peu dans leur coin… », explique Sandrine Charrier, enseignante d’éducation musicale à Clermont-Ferrand.
En théorie, le « précédent » de 2011 ne saurait se répéter : une circulaire, publiée le 10 novembre, définit plus précisément l’épreuve. L’oral de 15 minutes – exposé et entretien – se déroule face à un jury de deux enseignants évaluant les candidats sur un sujet choisi parmi cinq objets d’étude. Une grille indicative des critères d’évaluation, assortie d’un barème de notation, est proposée aux enseignants.






















