L’ex-ministre de l’Education Luc Chatel (UMP) a estimé mardi que son successeur Vincent Peillon s’était, à propos du mariage homosexuel, « immiscé » dans ce qui est « le caractère propre » de l’enseignement catholique, au risque de « revenir » sur son existence même.
Sur LCI, le député-maire de Chaumont a relevé: « François Hollande, qui avait déclaré vouloir apaiser et rassembler les Français, est en train de les diviser sur un sujet majeur ».
« Ce qui s’est passé ces derniers jours, en particulier sur l’enseignement catholique, est très regrettable », a-t-il ajouté. « On a le sentiment de raviver la guerre scolaire, de raviver des tensions qui n’existent plus ».
« Je veux l’application stricte des textes », a poursuivi le vice-président délégué de l’UMP. « La loi Debré est très claire. Elle prévoit un contrat d’association avec l’Etat et aussi un caractère propre: le fait que dans ces établissements, on transmet un certain nombre de valeurs ».
« En s’immisçant dans ce caractère propre, le ministre prend une responsabilité risquée de revenir sur l’existence-même de ces établissements d’enseignement privé », a accusé M. Chatel.
M. Chatel n’ira pas manifester dimanche contre la réforme, jugeant qu’il y a « d’autres formes de mobilisation ».
« Vincent Peillon a tout simplement assumé son rôle de Ministre de l’Enseignement (…) Le respect de toutes les consciences reste une boussole indépassable », a réagi dans un communiqué Annick Lepetit, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
« La récupération politique que tente la droite sur ce sujet à la veille d’une manifestation contre le projet de loi gouvernemental n’en est que plus affligeante », a-t-elle ajouté.
« La guerre scolaire n’aura pas lieu mais la guerre de pouvoir entre Copéistes et Fillonistes, elle, se poursuit à travers les prises de position des leaders de la droite. L’UMP est en train de perdre sa tête et n’en finit plus de se rapprocher de l’extrême droite », a poursuivi Mme Lepetit.
Vendredi, M. Peillon a demandé aux recteurs « la plus grande vigilance » sur des débats autour du mariage homosexuel dans l’enseignement catholique et qualifié de « faute » une lettre du directeur de l’enseignement catholique, Eric de Labarre, aux chefs d’établissement leur indiquant qu’ils pouvaient mettre en place des débats.






















