Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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jeudi, 4 septembre 2008

Les places dans l'enseignement privé toujours contingentées par l'Etat

"L’enseignement catholique n’aura pas pu faire face, pour cette année encore, à la demande. Selon les premières estimations, que devrait confirmer « l’enquête de rentrée » disponible aux alentours du 20 septembre, ses établissements ont été contraints, faute de moyens suffisants, de refuser 30 000 à 35 000 inscriptions."

Cela s'explique par le fait que c'est le ministère de l'Education qui a le pouvoir de décider s'il va financer un nouveau poste de professeur dans le privé, pour répondre à une augmentation du nombre d'élèves. Sa politique constante a été de dire que le nombre de postes concédés au privé serait toujours de 20%. La réduction de postes actuelle est donc répercutée sur le privé, alors que de nombreux parents veulent y inscrire leurs enfants.

"Cette rentrée 2008 a aussi conduit l’enseignement catholique à jongler avec les chiffres pour tenir compte de la réduction par l’éducation nationale de 1 400 postes (sur un total de 11 200 suppressions, public et privé confondus). ... Des heures supplémentaires ont permis de compenser la perte d’un poste sur deux. Nous avons aussi tenté de redéployer nos effectifs enseignants, des zones où le nombre d’inscriptions diminue d’année en année vers celles où la pression est la plus forte », indique Éric de Labarre."

Par ailleurs

"Éric de Labarre. Le secrétaire général de l’enseignement catholique se dit en effet convaincu que l’assouplissement de la carte scolaire – avec des possibilités élargies d’inscrire son enfant dans un établissement public réputé, et plus seulement dans celui le plus proche – n’a guère eu d’incidence sur les effectifs du privé."

Source La Croix

jeudi, 3 juillet 2008

Une ancienne formatrice à l'IUFM argumente en faveur de l'instruction en famille

Claudia Renau pas l'expression "école à la maison" et parle de non-sco(larisation) ou utilise "Apprentissage auto-géré et instruction à la maison".
Ce choix longuement argumenté ici et s'appuie sur la volonté d'aller au bout de l'idée de construction des savoirs par l'enfant :
"Il n'y a pas de temps ni de lieu particulier pour apprendre ( au point d'attendre que l'enfant le demande pour passer à la "découverte" des lettres) puisque nous souhaitons suivre les demandes de nos enfants. Même IEF (instruction en famille) ne nous convient pas entièrement : "instruction" définit une catégorie d'apprentissages (en général abstraits, formels, promus par une intention parentale ou sociale) au détriment des innombrables autres informations et qualités que les enfants absorbent en vivant : est-ce qu'être capable d'empathie relève de l'instruction ? Et puis cette absorption ne se limite pas à la famille."
Elle répond à ceux qui craignent l'absence de socialisation que :
"l'école est peu efficace pour la transmission des savoirs car les enfants acquièrent spontanément l'essentiel en vivant. Pour les savoirs académiques, l'école ne fait que confirmer ce que certains enfants ont appris grâce à leur culture familiale (Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron l'ont décrit en 1964 dans "Les héritiers" et en 1970 dans "La reproduction"). L'école réussit très bien en revanche pour la transmission des valeurs implicites de la société comme la nécessaire hiérarchie, l’acceptation des jugements du chef, les relations basées sur les rapports de force, le fait de devoir supporter une situation désagréable qu'on n'a pas choisie, les phénomènes de groupe (moquerie, rejet), le recours à un spécialiste plutôt que la confiance faite à soi-même. Voilà ce que je nomme socialisation. .
Le développement de la sociabilité passe par des rencontres en familles non-scolarisantes autour d'activités (anglais, chanson, découverte scientifique etc ...) et de sorties ( Palais de la découverte, Louvre, arts martiaux chinois, forêt )



Ses origines étrangères ont eu une influence sur son choix :

"Les mères allemandes sont réticentes à travailler lorsqu'elles ont de jeunes enfants. En France le féminisme à la française fait croire aux femmes que leur liberté passe par l’imitation du carriérisme des hommes. Je pense que c'est au détriment de leur connexion à elles-mêmes et à leurs enfants mais ce point de vue n'est guère audible ... Je ne suis pas hostile au travail des femmes, je travaille moi aussi, mais il y a un temps pour tout. D'autre part, ma grande famille catalane a aussi été un creuset de plaisir de vie familiale."

Source : Site de Claudia Renau Ancienne professeur d'histoire géographie et formatrice à l'IUFM (voir ses conseils à un jeune professeur),

vendredi, 22 février 2008

L'Eglise en France doit défendre la liberté scolaire

La Fondation de Service politique a réalisé 2 enquêtes sur la liberté scolaire. Les réponses témoignent de la gravité de la situation. La liberté des écoles, et la liberté de conscience à l'école sont toutes relatives : la laïcité à la française est passée par là.

 

    L’école publique est majoritairement choisie en raison de contraintes matérielles. Elle fait donc l’objet d’une sélection par défaut, d’autant que les parents qui l’ont retenue sont sceptiques sur la qualité de l’enseignement [...] [Les] parents qui ont fait le choix de l’enseignement catholique [...] témoignent des doutes qui se sont emparés de leurs enfants dans leur vie de foi, et cela dès le primaire, à cause de l’enseignement dispensé, y compris en instruction religieuse (catéchèse)… Cette dernière réponse donnerait-elle raison à l’analyse de Mgr Cattenoz ? [...]

 

    Les réponses concernant les questions sur la liberté religieuse sont plus alarmantes encore. «L’enseignement public respecte-t-il la liberté de conscience de vos enfants ?» Réponse : «non» à 67 % ! [...] il y a plus grave : à la question «Vos enfants dans l’enseignement public ont-ils été victimes de critiques de leur religion ou à cause de leur religion», 20 % répondent, «oui». [...] L’école de la République n’est pas une école si « neutre » que cela, et dans bien des cas, elle est plus laïciste que laïque. Mais qui ose le dénoncer ? [...]

 

    Pour 91 % des parents qui ont répondu à notre questionnaire, l’Église devrait se mobiliser pour faire cesser les entraves à la liberté d’éducation. Défend-elle vraiment la liberté de conscience et la liberté religieuse de ses plus jeunes membres ? [...] Bien des parents ne se sentent pas soutenus par l’institution. Un grand nombre d’entre eux se sentent même trahis. Il ne suffit pas d’enseigner que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Faut-il encore les aider à exercer cette liberté et même se battre pour la défendre. [...] Nous avons pris l’habitude de subir des empiètements insidieux, et inacceptables, de notre droit fondamental à éduquer nos enfants dans la foi et les valeurs qui sont les nôtres. Nous devons dire non."
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