"L’enseignement catholique n’aura pas pu faire face, pour cette année encore, à la demande. Selon les premières estimations, que devrait confirmer « l’enquête de rentrée » disponible aux alentours du 20 septembre, ses établissements ont été contraints, faute de moyens suffisants, de refuser 30 000 à 35 000 inscriptions."
Cela s'explique par le fait que c'est le ministère de l'Education qui a le pouvoir de décider s'il va financer un nouveau poste de professeur dans le privé, pour répondre à une augmentation du nombre d'élèves. Sa politique constante a été de dire que le nombre de postes concédés au privé serait toujours de 20%. La réduction de postes actuelle est donc répercutée sur le privé, alors que de nombreux parents veulent y inscrire leurs enfants.
"Cette rentrée 2008 a aussi conduit l’enseignement catholique à jongler avec les chiffres pour tenir compte de la réduction par l’éducation nationale de 1 400 postes (sur un total de 11 200 suppressions, public et privé confondus). ... Des heures supplémentaires ont permis de compenser la perte d’un poste sur deux. Nous avons aussi tenté de redéployer nos effectifs enseignants, des zones où le nombre d’inscriptions diminue d’année en année vers celles où la pression est la plus forte », indique Éric de Labarre."
Par ailleurs
"Éric de Labarre. Le secrétaire général de l’enseignement catholique se dit en effet convaincu que l’assouplissement de la carte scolaire – avec des possibilités élargies d’inscrire son enfant dans un établissement public réputé, et plus seulement dans celui le plus proche – n’a guère eu d’incidence sur les effectifs du privé."
Source La Croix