Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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mercredi, 22 octobre 2008

Xavier Darcos atténue sa réforme du Lycée

C'est une réforme qui correspond à "l'idéal français", en fait on est loin de l'idéal classique qui veut que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, mais plutôt du côté du « il faut que tout change pour que rien ne change » et des grands projets ronflants abandonnés discrètement après intervention des différents syndicats.

Modules, semestres, libre choix d'une partie des matières par les élèves, heures spécifiques de soutien, tout cela pouvait promettre des changements de fond des grands équilibres du système. Dans la pratique les matières et le nombre d'heures de cours devrait rester le même. Les filières actuelles, scientifique, littéraire ou technologiques qu'il s'agissait de casser seraient maintenues. Dans le jeu syndical, le snalc, partisant de la transmission des savoirs considère qu'il a été en partie entendu.

Pour faire le bilan de ce qui change, en dehors des appellations, il y aurait simplement quatre conseils de classe au lieu de trois, et les syndicats attendent que les salaires soient augmentés en conséquence. Plus généralement les lycées qui le souhaiteront pourront proposer des formations légèrement plus différentes d'un endroit à un autre.

mardi, 14 octobre 2008

Vers une victoire du pédgogisme dans le recrutement des professeurs.

L’architecture des nouveaux concours de recrutement des professeurs vient d’être révélée, elle donne une large victoire aux pédagogistes et se pare de prétentions à l’économie, 61 millions d’euros de dépenses en moins.

Jean Paul Brighelli ou le SNALC critiquent fortement ces projets/

Les six « maquettes » proposées pour le CAPES externe connaissent des variantes, mais ils présentent tous un allègement considérable dans la forme des concours (moins d’épreuves) et le contenu. Des écrits sur un programme réduit à l’intitulé des programmes scolaire et à une analyse forcément non critique de leur évolution, avec la fin du primat de la composition/ dissertation et introduction possible du QCM.

Les auteurs « considèrent que leurs connaissances théoriques sont garanties par l’obtention du master, ou que les compétences du professeur n’ont pas à excéder celles des programmes du second degré… »

La dimension « didactique et pédagogique » est introduite dans toute les épreuves « les savoirs ne sont plus évalués en tant que tels, c’est uniquement leur « adaptation » à un public donné qui est valorisée. »

60% des coefficients seront confiés à des évaluations orales, ce qui menace l’anonymat et la neutralité de l’écrit. Il y aura une épreuve de « leçon » mimant un cours d’école ou de collège-lycée et répondant à la pédagogie officielle. Il y aura aussi un « entretien sur la connaissance du système éducatif » et un « mémoire de stage »

Les président d’IUFM ont eu le droit à leur propre projet. Il remet en cause le caractère national des concours au profit de l’idée d’un pilotage par les rectorats, avec « avec une participation forte des enseignants-chercheurs de l’académie des universités et des composantes IUFM »

samedi, 11 octobre 2008

Une critique de la réforme du lycée modulaire

Le projet de réforme du lycée lancé par Xavier Darcos pour la rentrée des classes de seconde en 2009 s'inspire largement du système finlandais. Cet article fait remarquer qu'il s'agit de deux sociétés différentes et que dans ce pays le passage à un système modulaire s'est fait très progressivement.
Il oublie aussi de rapeller qu'il n'y a pas de sélection à l'école, mais que les universités recrutent avec un concours d'entrée, ce qui pousse les lycéens à travailler pour pouvoir accèder aux études supérieures de leur choix.

jeudi, 10 juillet 2008

Non remplacement d'un enseignant partant en retraite sur deux

L’annonce par le ministre de l’Education de la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 - s’ajoutant aux 11 200 de la rentrée 2008 correspond à la hausse des départs en retraite des enseignants, ce nombre avoisinerait 33 300 par an en moyenne sur la période 2001-2005 puis approcherait 35 000 Sur la période suivante contre 27 500 actuellement.
Cela représente une baisse de 1.6% du nombre des enseignents.

Il s'agit d'une application directe de la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux du gouvernement Fillon.

On peut se demander si la règle qui veut que l'enseignement sous contrat dispose de 20% des postes d'enseignement sera maintenue et donc si les postes vont être réduits dans les établissements sous contrat.

Cela risque d'augmenter le problème des 30 à 40 000 demandes d'inscription non satisfaites dans ces établissements, sans compter ceux qui ne déposent pas de demande, sachant que les établissements sont saturés.

Vers une ouverture de l'orientation scolaire à la société civile?

Le haut conseil de l'éducation s'est penché sur la question :
"l'Etat devrait transférer aux régions, avec les moyens nécessaires" cette responsabilité. Parallèlement, la fonction de conseil en orientation "devrait être maintenue en établissement, mais elle ne peut plus être l'exclusivité d'un corps spécialisé de fonctionnaires", ajoute le HCE.

Il préconise une profonde réforme de la formation des conseillers d'orientation, en ne poursuivant la procédure actuelle : Ils "devront avoir des compétences garantissant l'ouverture aux réalités sociales et professionnelles". "Ces compétences, ajoute le HCE, seront répertoriées dans un référentiel qui reste à établir".
Le Haut conseil reconnaît l'intérêt de connaissances en psychologie mais conteste la limitation du recrutement des conseillers aux titulaires d'une licence de psychologie, qui "place l'aide à l'orientation dans un cadre psychologique" et met au second plan "une compréhension fine et actualisée des métiers et du monde du travail". Les conseillers en orientation tels que les imagine le HCE auraient ainsi "des profils divers".
L'orientation consiste en effet "à trier les élèves en fonction de leurs seuls résultats scolaires dans les savoirs abstraits", note le rapport. Elle "tend à procéder par exclusions successives vers des voies ou des filières moins considérées", ...
En outre, une mauvaise orientation est "difficile à rattraper", compte tenu du manque de passerelles de réorientation.

Source : Le Monde

mercredi, 27 février 2008

L'instruction morale dans les nouveaux programmes de l’école primaire

Les nouveaux programmes de l’école primaire présentés le 20 février par Xavier Darcos sont désormais soumis à consultation pour leur adoption dans les mois qui viennent. Ils prévoient de rétablir « l’instruction civique et morale ». Les élèves doivent découvrir les « principes de la morale » qui peuvent être présentés sous forme de maximes.

L’insistance est mise aussi sur les règles de vie en classe. En cours élémentaire, les élèves « emploient les formules de politesse lorsqu’ils s’adressent à un adulte ou à leur camarade, apprennent à utiliser le vouvoiement avec leur enseignant ». Les programmes demandent aussi de se lever quand un adulte entre dans la classe.

Sur l’instruction civique, les programmes citent, pour le cours moyen (CM1 et CM2) l’apprentissage des « traits constitutifs de la nation française » et notamment « les règles d’acquisition de la nationalité française ». Également au programme, l’Union européenne et la francophonie.


Un peu d'histoire :

ans les années 1880, la IIIe République instaure une «instruction morale et civique ». Elle a pour objectif de forger une identité nationale et républicaine.

Dans sa lettre aux instituteurs de 1883, Jules Ferry insiste sur une morale commune et le rôle « très limité » des maîtres. «Vous n’avez à enseigner (…) rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. »

Après la Seconde Guerre mondiale est établie une « instruction civique et morale » centrée sur trois thématiques : la morale, les institutions et la vie politique, le travail de l’homme. Dans les années 1970, cet enseignement a été dilué, en primaire, dans les activités d’éveil. En 1978, les instructions officielles suppriment la leçon de morale quotidienne.

Dans les années 1980, une nouvelle interrogation sur l’identité nationale et la laïcité relance le débat. En 1984, Jean-Pierre Chevènement rétablit l’instruction civique en primaire.

Source:

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2330032&rubId=786

A l'école l'instruction, à la famille l'éducation

Le philosophe athée André Comte-Sponville est interrogé dans La Croix, à propos du retour de la morale à l'école :

A"[L'école] a longtemps sous-estimé l’importance [de l'éducation morale]. [...] C’est ainsi que nos enfants en savaient plus sur la différence entre le conseil général et le conseil régional, par exemple, qu’entre le bien et le mal. [...] Rappelons toutefois que le meilleur enseignement, en matière de morale, est encore de donner l’exemple. Quant à l’école, sa fonction principale n’est pas l’éducation (la transmission des valeurs) mais l’instruction (la transmission des savoirs).

Pour la famille, c’est l’inverse : sa fonction principale est d’éduquer, non d’instruire. C’est sans doute parce que les parents ont plus de mal à assumer leurs responsabilités qu’on en demande plus à l’école. Mais si les parents ne font pas leur travail, qu’ils ne comptent pas sur les enseignants pour le faire à leur place ! [...] Pour tout vous dire, je crois que la discipline, à l’école, est un problème plus important – encore plus important ! – que la morale. Relisez Freud. Pas de morale sans interdits ; pas d’interdits sans sanctions."

Source