C'est une réforme qui correspond à "l'idéal français", en fait on est loin de l'idéal classique qui veut que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, mais plutôt du côté du « il faut que tout change pour que rien ne change » et des grands projets ronflants abandonnés discrètement après intervention des différents syndicats.
Modules, semestres, libre choix d'une partie des matières par les élèves, heures spécifiques de soutien, tout cela pouvait promettre des changements de fond des grands équilibres du système.
Dans la pratique les matières et le nombre d'heures de cours devrait rester le même. Les filières actuelles, scientifique, littéraire ou technologiques qu'il s'agissait de casser seraient maintenues.
Dans le jeu syndical, le snalc, partisant de la transmission des savoirs considère qu'il a été en partie entendu.
Pour faire le bilan de ce qui change, en dehors des appellations, il y aurait simplement quatre conseils de classe au lieu de trois, et les syndicats attendent que les salaires soient augmentés en conséquence. Plus généralement les lycées qui le souhaiteront pourront proposer des formations légèrement plus différentes d'un endroit à un autre.
