Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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vendredi, 31 octobre 2008

Environ 200.000 fonctionnaires prochainement payés au mérite

Un décret qui devrait paraître en novembre instaurera une prime au mérite pouvant atteindre 14.400 euros par an au maximum pour les postes à forte responsabilité.

Environ 200.000 fonctionnaires devraient bénéficier prochainement d'une prime au mérite (Sipa)

Environ 200.000 fonctionnaires devraient bénéficier prochainement d'une prime au mérite (Sipa)

Environ 200.000 fonctionnaires devraient bénéficier prochainement d'une prime au mérite pouvant atteindre 14.400 euros par an au maximum pour les postes à forte responsabilité, annonce Le Figaro dans son édition de vendredi 31 octobre.
Le décret qui paraîtra en novembre, croit savoir Le Figaro, concerne 198.200 fonctionnaires, qui appartiennent notamment à la "filière administrative", c'est-à-dire intendants d'établissements scolaires, juristes dans des ministères, responsables de ressources humaines en préfecture...
Cette prime de fonctions et de résultats (PFR) devrait remplacer "le fouillis d'indemnités et autres bonifications", précise le quotidien.

Aucun délai précis pour le reste des filières

"La partie 'résultats' (40%) sera purement individuelle et véritablement variable à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation", selon le journal.
Les premiers à inaugurer les PFR seront les attachés et attachés principaux, c'est à dire les 21.600 cadres de la filière administrative (catégorie A, recrutés à bac+3 et le plus souvent à bac+5).
Selon Le Figaro, le décret précise que tous les attachés auront obligatoirement 'basculé' le 1er janvier 2012 au plus tard.
Affaires étrangères, agriculture, environnement, éducation et conseil d'Etat sont parmi les premiers à être concerné par cette PFR, alors qu'il n'existe aucun délai précis pour le reste des filières.
Opposés, les syndicats de fonctionnaires, à qui le dispositif a été présenté il y a une douzaine de jours, ont obtenu l'assurance que la première année aucun agent de la fonction publique ne verrait sa rémunération totale baisser.
Source : Nouvel Observateur

Des universités exigent un moratoire pour la mastérisation des concours.

A la suite de Lyon3, Paris 3 et Paris 4, de nombreuses universités adoptent des motions pour exiger un moratoire dans l'application de la réforme des concours de recrutement et de la formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées. Et certains départements font d'ores et déjà savoir qu'ils refuseront de rendre les maquettes des nouveaux Masters à la date imposée (fin décembre).

Rome : Synode sur la parole de Dieu : et le Cathéchisme ?

Cité du Vatican, le 15 octobre 2008  - (E.S.M.)- Dans de nombreuses interventions, souvent interrompues par des applaudissements, a résonné l'accent sur l'importance du rôle des catéchistes, dont la formation dans la Parole de Dieu doit transformer la vie de celui qui l'écoute pour ensuite en rendre le témoignage.

Les contributions


Madagascar : Réforme scolaire : Les catholiques défient l'Etat

Les catholiques attendront jusqu’en 2012 pour se prononcer sur la réforme scolaire. Mieux, ils vont entreprendre leur propre réforme, différente de celle de l’État.
 
Le vicaire général Ludovic Rabenatoandro devant des élèves des écoles catholiques, hier, à Antanimena.
Non à la réforme de l'éducation. La messe de la rentrée solennelle des établissements catholiques d'hier a rassuré les parents d'élèves concernant le déroulement de l'année scolaire.
Le message de Ludovic Rabenatoandro, vicaire général d'Antananarivo, a été axé sur la position des écoles catholiques vis-à-vis de la réforme de l'éducation. «La décision de se conformer ou non à la réforme scolaire ne sera connue qu’après l'année 2012. C'est à partir de cette date que nous déciderons du chemin à prendre», a-t-il déclaré devant plusieurs milliers d'élèves et enseignants de la capitale.
Mesures d'accompagnement
Il a insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas que ses paroles fassent l’objet de fausses interprétations. Cette figure religieuse a officié la messe de la bénédiction de l'année scolaire 2008/2009 à la place du monseigneur Odon Razanakolona, prévu être présent à l'occasion. Le message a également réitéré que «les élèves ne doivent pas servir de cobayes». Ce refus de la réforme de l'éducation est une confirmation de la décision prise lors de la conférence épiscopale de Bemasoandro Itaosy, au mois d'août.
La direction de l'enseignement catholique (Didec) d'Antananarivo déploie une stratégie pour suivre à la loupe
Les écoles catholiques rassemblées, hier, au collège Esca Antanimena.
l'évolution de la réforme de l'éducation. «Un cercle de réflexion sera mis en place pour rendre compte des points forts et faibles de ce nouveau programme d'enseignement», renchérit le père Jules Ranaivosoa, directeur de la Didec.
Des résultats partiels seront livrés à la fin de l'année scolaire. C'est en 2012 que va démarrer officiellement la réforme de l'éducation dont le projet de pilotage est déjà lancé à travers une vingtaine de circonscriptions scolaires publiques.
Dans le cas où les écoles catholiques décident de passer outre la réforme, des mesures d'accompagnement sont prévues. «Les parents ne doivent pas s'inquiéter au sujet des calendriers des examens officiels. Le programme scolaire ainsi que les dates des examens officiels peuvent être consultés dans le journal officiel», poursuit le père Jules Ranaivosoa.
Il ajoute que l'évaluation de la réforme sera aussi décentralisée dans toute l'Ile via des commissions techniques. Depuis la rentrée des classes, au mois de septembre, le système d'enseignement reste inchangé.

Encadré
Une autre formule de réforme : 6-3-3

Le cercle de réflexion esquisse dans son volet d'étude une forme particulière de réforme scolaire. La formule prévoit de reporter le primaire à la sixième année pour l’éducation de base des élèves. Le collège sera écourté de trois ans et assurera l'orientation future de l'élève. La spécialisation s'effectuera au cours de l'étape lycéen qui se déroulera en trois années. Une suggestion sur la réforme des enseignements techniques et professionnels est en vue.

Source : L'express de Madagascar

L'aumônerie de l'enseignement public en France : état des lieux

La loi du 9 décembre 1905 prévoit une dérogation légale à l’interdiction du financement public des cultes au profit des aumôneries scolaires, à l’instar des services publics pénitentiaire et hospitalier. Mais la spécificité des relations entre l’École et l’expression des croyances religieuses a, dès l’origine, imprimé une particularité à l’assistance spirituelle dans les établissements publics d’enseignement, conférant au système français une situation originale. Cet état des lieux de l’aumônerie de l’enseignement public en droit français mettra en évidence la façon dont, aujourd'hui, l’État, qui organise un enseignement laïque, doit, d’un autre côté, accueillir le souhait des parents de donner à leurs enfants une instruction religieuse.

Annonce

 La loi du 9 décembre 1905 prévoit une dérogation légale à l’interdiction du financement public des cultes au profit des aumôneries scolaires, à l’instar des services publics pénitentiaire et hospitalier. Mais la spécificité des relations entre l’École et l’expression des croyances religieuses a, dès l’origine, imprimé une particularité à l’assistance spirituelle dans les établissements publics d’enseignement, conférant au système français une situation originale.

La présentation du statut de l’aumônerie de l’enseignement public en droit français mettra en évidence la façon dont l’État, qui organise un enseignement laïque, doit, d’un autre côté, accueillir le souhait des parents de donner à leurs enfants une instruction religieuse. Les textes récents sont cependant rares et la jurisprudence quasi inexistante en la matière. Un état des lieux de l’aumônerie scolaire en France implique par conséquent une analyse des réponses apportées par les autorités administratives aux demandes des institutions religieuses et d’apprécier dans quelle mesure cette absence de contentieux reflète un modus vivendi satisfaisant pour les parties.

Dans une logique de neutralité, les textes s’appliquent théoriquement à l’ensemble des cultes. La très grande majorité des aumôneries est cependant catholique et, au-delà de leur organisation nationale, connaît une intéressante diversité. Parallèlement, on observe un regain d’intérêt pour ce type d’activité auprès du culte protestant.

Quebec :Haro sur le cours d'Ethique

Des parents opposés au nouveau cours d'éthique et de culture religieuse provenant des quatre coins de la province sont descendus bruyamment dans les rues de Montréal le 18 ocotbre pour réclamer la liberté de choix.

Plus d'un millier de manifestants ont dit non à l'imposition de ce cours controversé qui remplace depuis la rentrée les traditionnels cours d'enseignement moral et religieux du primaire et secondaire.

«On réclame le droit de choisir l'enseignement donné à nos enfants ou à tout le moins le droit d'exclure nos enfants de ce cours. C'est inacceptable de se le faire imposer alors que ce n'est pas conforme à nos convictions», a affirmé Marie- Josée Croteau, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), l'organisme à l'origine de cette marche de protestation.

«C'est l'État qui décide maintenant de ce qui est moralement bien pour nos enfants, même si ça va à l'encontre des valeurs familiales», a dénoncé Mme Croteau, accusant la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne d'ignorer les doléances de milliers de parents québécois.

«C'est aux parents et non au gouvernement à établir les balises de l'éducation de leurs enfants. Ce cours est une atteinte à leur foi et ça ne va que créer de la confusion pour les enfants», a dit Jean Morse- Chevrier, de l'Association des parents catholiques du Québec.

Des parents en colère

La manifestation regroupait des parents de diverses communautés culturelles venus d'aussi loin que des régions de la Beauce, Québec et Gatineau.

«On parle toujours des libertés en matière d'orientation sexuelle ou d'avortement. Pourquoi ça ne serait pas la même chose en éducation ? On vit dans une société libre», a affirmé Gilbert Montmimy, un père de famille de Québec.

Certains craignent que ce nouvel enseignement confonde des enfants qui en sont à découvrir leur héritage catholique. «C'est complexe et ils n'ont pas le sens critique pour comprendre les différences», a dit Simon Loiselle, un père de Farnham.

«Le gouvernement n'a pas le droit d'imposer à ma fille l'apprentissage d'autres religions», a dit Rosie Alescio.

La CLE entend déposer d'ici peu auprès du gouvernement une pétition de milliers de noms réclamant le droit de choisir.

Un couple de Drummondville a entamé une poursuite le mois dernier contre sa commission scolaire et le gouvernement, invoquant que son droit de choisir n'a pas été respecté. La requête est à l'étude en Cour supérieure.

jeudi, 30 octobre 2008

La Toussaint

Le 1er novembre, on fête la Toussaint. Depuis quand cette fête est-elle instituée ? Quelle est son histoire au fil des siècles ? Et pourquoi l’a-t-on liée à la fête des morts ? Réponses avec Sylvie Barnay, maître de conférences à l’Université de Metz.

Depuis 1801, la Toussaint est l’une des quatre fêtes religieuses chômées. Les dictons agricoles prescrivent de semer le blé la veille de la Toussaint pour que tous les saints viennent le bénir ! C’est aussi le jour où « Après la Toussaint, le froid revient et met l’hiver en train »…

La fête solennelle de « tous les saints » est fixée le 1er novembre à la fin du VIIIe siècle et au début du IXe siècle par le pape Boniface IX. Elle permet de se souvenir de tous les saints qui n’ont pas un jour de fête attitré, l’année n’ayant que 365 jours et les saints se comptant par milliers ! Auparavant, dans les martyrologes – calendriers des martyrs – de l’Eglise, il existait des jours pour les saints martyrs dont on ignorait tout : on faisait alors mémoire de leur nom ces jours-là.

Après l’an mil, la fête de la Toussaint est associée à la fête des morts – par la suite fixée au 2 novembre. En effet, c’est une manière de dire que la mort est suivie de la vie, selon l’optique chrétienne de la croyance en la Résurrection. Le jour de la naissance au ciel des saints est en effet celui de leur mort : c’est aussi ce jour de naissance au ciel qu’on fête dans les différents calendriers, liturgique ou postal, par exemple.


Le jour de la Toussaint comme le jour des défunts font l’objet d’importantes recommandations dont les anciens almanachs gardent la trace. Il était, par exemple, le 2 novembre interdit de se livrer à des réjouissances ou de faire du bruit, préférable d’éviter le mariage bien sûr, et même la rédaction de son testament par crainte d’attirer la mort et le mauvais œil. Comme lors des funérailles, le repas devait être maigre et ne comporter ni pâtisserie, ni liqueur, ni café. Dans le Nord, il était d’usage de cuisiner un « pain des morts ». Dans les campagnes, il était également d’usage de prénommer « Toussaint » les petits garçons nés ce jour là !

A la fin de sa chronique, Sylvie Barnay fait une allusion à Halloween, une fête qui, elle, tourne la mort en dérision. Ecoutez également l’émission avec Damien Le Guay sur Halloween La face cachée d’Halloween

Source

Proposition E1 (réforme de l'éducation : Convention des droits de l'enfant)

Remanier en profondeur la Convention internationale des droits de l'enfant :

Parler dorénavant DES enfants, de leurs droits et devoirs à l'égard de leurs parents, professeurs et de tout autre enfant. Défendre avec ce nouveau texte le projet d'une Convention internationale pour le bien-être durable des enfants, qui remplacerait l'actuelle Convention des droits de l'enfant (bien-être étant préféré à droits et enfants à enfant). En superviser les présentations destinées aux enfants, qu'elles soient le fait de l'Education nationale en France ou de toute autre instance nationale ou internationale.

Enseignement et éducation

Le Figaro publie le discours prononcé mardi sous la coupole de l'Institut de France par Jacqueline de Romilly, dans le cadre de la séance solennelle de rentrée des cinq Académies, consacrée à l'éducation. Extraits :

Enseignement» et «éducation» sont deux mots presque synonymes qui pourraient s'employer l'un pour l'autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l'enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot « éducation» , qui a pu s'employer à propos d'animaux, désigne le fait de mener un être à l'accomplissement de ses qualités propres ; pour l'homme, ces qualités humaines concernent l'esprit, le caractère et l'aptitude à la vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l'un sans l'autre."

Aide scolaire au primaire

Le dispositif d'aide aux élèves en difficulté a été mis en place dans toutes les écoles primaires d'après le ministère de l'Education nationale. Pour 42,5 % des élèves, les heures de soutien se déroulent pendant la pause de midi, pour 32,69 %, elles ont lieu en fin d'après-midi et pour 13%, avant les cours du matin. Les heures sont réparties sur 4 jours à  raison de séquences de 30 minutes. Très peu d'écoles en ont profité pour réorganiser la semaine scolaire sur 5 jours.

Source
Les écoles ont casé l'aide aux élèves en difficulté dans la semaine de 4 jours, Catherine Rollot, Le Monde, 25 octobre 2008, p. 11

mercredi, 29 octobre 2008

Forfait d'externat : Vers la fin de la discrimination du Privé ?

Au titre du forfait d'externat, le conseil général de l'Hérault a été condamné par le tribunal administratif de Montpellier à  payer 11,5 millions d'euros aux 20 collèges de l'Enseignement catholique. Fernand Girard, délégué général chargé des relations politiques au SGEC "se dit "satisfait du travail extrêmement approfondi de l'expert et de l'application de la loi". Il indique également que "la France est très loin d'appliquer la parité dans ce domaine".

Source : @ToutDoc
Forfait d'externat : le conseil général de l'Hérault condamné à  payer 11 millions d'euros aux collèges privés, dépêche de l'AEF, 23 octobre 2008, n° 103490.

mardi, 28 octobre 2008

Dès l'âge de 5 ans...

Le gouvernement britannique devrait bientôt mettre en place une nouvelle mesure selon laquelle les petits Anglais devraient recevoir une éducation sexuelle à l'école dès l'âge de 5 ans.

Source :MJ

Le mot du jour

 « Si on arrive déjà à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu’ils s’écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français, je serai content ! »
Figaro du 22 octobre, le Ministre de l’Education, monsieur Xavier Darcos

lundi, 27 octobre 2008

Quand "Education sexuelle" rime avec initiation sexuelle

Vous êtes parents d'un enfant de 15 ans ou enseignant en classe de Seconde ?

Voici les questions auxquelles ils auront réponse par un guide diffusé en ce moment nationalement dans tous les lycées privés et publics : 

Page 11 : "C'est comment le sexe d'une fille ?"
"Elle[la vulve] est composée des grandes lèvres et des petites lèvres, qui en avant, forment le clitoris, organe essentiel de la jouissance,  [...]  Les lèvres, le clitoris et le vagin peuvent avoir des formes et des tailles différentes selon les filles. Il est possible pour découvrir son sexe de le regarder à l'aide d'un miroir."

Page 12 :  "Quelle est la taille d'un sexe de garçon ?"

 "La question de la taille de leur sexe préoccupe de nombreux garçons. [..] Pour avoir une idée réelle de la taille de son sexe, il vaut mieux le regarder dans une glace que de se pencher en avant. Mais  la taille du sexe, ce n'est pas le plus important puisqu'elle est indépendante du plaisir qu'il peut procurer."

Page 19 :  "C'est quoi la sexualité ?"
"
En matière de sexualité, il existe des limites imposées par la loi, mais il n' a pas de norme universelle. Ce qui compte, c'est son désir personnel et le respect du non désir de l'autre"

Page 19 : "C'est quoi l'homosexualité et la bisexualité ?"
"La bisexualité, c'est l'attirance simultanée ou successive pour des personnes du même sexe ou du sexe opposé"

Page 20 : "C'est quoi la masturbation ?"
La masturbation, se sont des caresses (souvent par va et vient, frottement, pressions..) au niveau des parties génitales (pénis du garçons, vagin ou clitoris de la fille) qui procurent du plaisir ou un orgasme. [...] Cette pratique sexuelle solitaire ou en couple est assez fréquente et peut contribuer à l'apprentissage du plaisir. A l'age de 18 ans, 93% des garçons et 45 % des filles déclarent s'être déjà masturbées."

Page 20 : " Pourquoi les filles mouillent elles ?"
" Ce liquide permet de mieux faire glisser le sexe masculin dans le vagin au cours d'une pénétration : ce sont les sécrétions vaginales (certains disent "la mouille") . Son absence peut être la conséquence d'un manque de désir ou d'insuffisance de préliminaires. "

Page 21 : "Pourquoi les garçons bandent ils le matin ?"
...

Page : 22 :"C'est quoi les zones érogènes?"
"Toutes les parties du corps peuvent être source de plaisir lorsqu'elles sont caressées. parmi les plus sensibles, il y a bien sur les parties génitales et beaucoup d'autre endroits à découvrir sur son propre corps comme sur celui de son ou sa partenaire. Il ne faut pas hésiter à guide l'autre dans cette recherche de sensibilité...."

Page 23 : "Comment savoir si un garçon ou une fille a du désir sexuel ?"
"Physiologiquement, si une fille ou un garçon a un désir sexuel intense, le plus souvent sa respiration, et le rythme de son cœur s'accélèrent, elle ou il peut rougir, être en sueur, la pointe de ses seins peut durcir.
Chez la fille, au niveau de la vulve, le clirotis se raidit (c'est une forme d'érection), les lèvres gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant naturel va bientôt tapisser l'intérieur du sexe, ce qui facilitera la pénétration. (certains appellent cela "mouiller"). Chez le garçon ....."

Page 24 : "Comment fait on l'amour " ?

"Il y a de nombreuse façon de faire l'amour et à chacun de découvrir ce qui lui correspond le mieux. Cela peut prendre la forme de nombreuses caresses sur tout le corps, de baisers tendre, de stimulations (du pénis, de la vulve, des petites et grandes lèvres) et parfois de pénétrations[...]
Les limites étant le respect de l'autre et vos imaginations. Faire l'amour, c'est souvent une manière d'exprimer ses sentiments[...]

Page 25 : "Comment faire l'amour sans pénétration ?"

"Il est possible de partager beaucoup de plaisir sans pratiquer de pénétration. par exemples, par des caresses, au niveau des principales zones érogènes ou sur tout le corps. Des frottements contre le pubis, entre les cuisses ou les seins d'une file peuvent apporter du plaisir. Pour les filles, des caresses avec un doigt humide, la bouche ou la langue, au niveau de leur clitoris et sur l'ensemble de la vulve peuvent provoquer un orgasme. On peut caresser le pénis d'un garçon avec la main ou la bouche (fellation).[..;] Les caresses, la masturbation peuvent aussi être une façon de donner et de recevoir du plaisir.

Page 48 : "Pourquoi plusieurs modèles de capotes ?"
"Il existe plusieurs modèle car selon l'anatomie, (la largeur du sexe chez le garçon), ou la pratique sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou anale) un modèle ou un autre pourrait être plus adapté. [...] Pour la fellation, il vaut mieux utiliser des préservatifs non lubrifiés. Il existe des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille, etc..).

S'agit il d'"Éducation sexuelle" ? Non, bien que la diffusion de ce guide soit encouragée auprès des professeurs de SVT, il s'agit effectivement d'une véritable initiation à une sexualité précoce et licencieuse.

Comme l'exposition Zizi Sexuel, il consiste en une vulgarisation (au sens strict) de la sexualité. Matérialiste et techniciste, ce guide donne toutes les recettes pour encourager une sexualité précoce et licencieuse.

Ce guide fait des choix éthiques et idéologiques en matière de contraception et d'IVG qui sont des postulats discutables que les élèves et leurs familles ne sont pas obligés de partager.

Il outre passe le droit des familles qui n'ont pas étés informées de la diffusion de ce guide et qui sont les premières responsables de l'éducation sexuelles de leurs enfants, rôle qui n'appartient pas en outre à l'école.

Il outrepasse le rôle de l'école et kidnappe l'enseignement de SVT qui ne doit pas être le lieu des lobbys de l'idéologie des politiques dites sanitaires.

Ce guide est diffusé sur l'initiative de l'éditeur EPICURE :

 Philippe TOUZEAU MENONI

Directeur de publication

EPICURE est une marque déposée de PTM Consultant
siège social : 1 rue du moulin - 02400 Nogentel
capital : 7622.45 euros
Code APE 741G
Siret : 429 041 346 00033
Direction commerciale : 10, rue de la mésange bleue - 77127 LIEUSAINT

REAGIR auprès de l'éditeur :
Tel : 01. 60.60.21.99
couriels : direction@editions-epicure.com

REAGIR auprès de l'établissement de votre enfant en alertant le représentant des parents d'élèves et le chef d'établissement.

TÉLÉCHARGER LE GUIDE

Des manuels aux méthodes éprouvées

Le catalogue de la librairie des écoles est en ligne.

Le renouveau pédagogique est en marche entre fidélité au bon sens éprouvé et modernité attrayante, cette gamme de manuels sara être des plus précieuse pour tous les parents et les insitituteurs soucieux de ne plus participer de la déconstruction organisée de la transmission.

Guy Môquet : commémoration allégée

Un an après les controverses pédagogiques et politiques sur la lettre de Guy Môquet, la commémoration du résistant sera discrète cette année dans les lycées, fondue dans les initiatives de la "Semaine de l’Europe à l’école".

"C’est devenu un non-événement, on n’en parle plus du tout. Le gouvernement a sagement renoncé à la grande cérémonie nationale et compassionnelle, c’est tant mieux", confie Thierry Cadart, du Sgen-CFDT (2e syndicat enseignant dans les collèges et lycées).

Un an après, on est loin de la la polémique autour de la fameuse lettre de Guy Môquet, que Nicolas Sarkozy voulait faire lire à tous les lycéens, en début d’année scolaire. De nombreux enseignants avaient refusé de se plier à cette prescription du chef de l’Etat mettant en avant "l’émotion" et accusant le pouvoir politique de "récupération" de l’un des symboles de la résistance. Guy Môquet, alors âgé de 17 ans avait écrit ce courrier à sa famille depuis sa prison, avant d’être fusillé par l’occupant allemand le 22 octobre 1941, avec d’autres résistants communistes, à Châteaubriant, près de Nantes.

Source : France Info

Enrayer la fuite des cerveaux

Valérie Pécresse veut encourager le retour en France des meilleurs chercheurs partis à l'étranger et enrayer ainsi la « fuite des cerveaux ». Pour y parvenir, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a dévoilé aujourd'hui une série de mesures, notamment financières.

Source : AFP

Langue française : favoriser son développement

Pour la première fois, le sommet de la francophonie, qui s'est tenu à Québec le week-end dernier, a consacré un débat à part entière à la langue française. Objectif avoué : donner un coup de fouet au français, tant au niveau de son utilisation dans les organisations internationales que de son enseignement.

Dans ce sens, plusieurs projets pilotes ont été élaborés pour « enseigner le et en français ». Ils concernent notamment la formation à distance de maîtres du primaire pour l’Afrique, qui représente un bassin potentiel de 500 à 600 millions d'élèves. Mais la Francophonie mise désormais surtout sur le plurilinguisme, tenant pour acquis que la bataille contre l'anglais, parlé par 2 milliards de personnes, est perdue d'avance à l'échelle internationale.

L'Organisation internationale de la francophonie regroupe 55 états membres, dont une vingtaine où le français n'a pas le statut de langue officielle, et 13 états observateurs. Elle représente environ 200 millions de personnes sur les cinq continents. En perte de vitesse, le français n'est plus que la neuvième langue parlée dans le monde, derrière le chinois, l'anglais, l'indi, l'espagnol, le russe, l'arabe, le bengali et le portugais. La France a dépensé 410 millions d'euros en 2008 pour son enseignement dans le monde.

Sources : AFP, France 24, RFI, la Presse canadienne, le Devoir, Métro

Suicide d'un professeur dans l'Aisne: l'élève a reconnu avoir menti

Le collégien de Saint-Michel (Aisne) qui avait affirmé avoir reçu un coup de poing d'un professeur qui s'était suicidé fin septembre après sa garde à vue a reconnu avoir menti et va faire l'objet de poursuites judiciaires, a annoncé vendredi le parquet de Laon.

"Il est établi que les faits allégués sont inexacts", a indiqué le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet, dans un communiqué.

"Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l'élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête", provoquant une "douleur et un saignement" au niveau d'une dent cariée et cassée de l'élève, a-t-il ajouté.

Mais le professeur "ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent", a-t-il encore assuré.

Le collégien, âgé de 15 ans, va être présenté à un juge pour enfant en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse.

"L'élève M. a menti", a de son côté expliqué Francis Lec, avocat de la famille du professeur, lors d'une conférence de presse à Laon.

"C'est un gâchis immense dans l'Education nationale qui se répète trop souvent. On n'a pas tiré les leçons du (procès d') Outreau", par rapport au recueil de la parole de l'enfant, a dénoncé Me Lec.

Pour le père de l'enseignant, qui entend se constituer partie civile, "l'objectif premier est atteint: rendre son honneur à mon fils".

"L'objectif second est maintenant de comprendre pourquoi et de savoir quel est le rôle des adultes dans cette machination", a déclaré Jean Bubert.

Le professeur, âgé de 38 ans, enseignant au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), avait été retrouvé pendu à son domicile le 20 septembre.

La veille, il avait été placé en garde à vue à la suite d'une plainte déposée par l'élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing dans une salle de classe, ce que l'enseignant niait.

L'élève avait affirmé qu'un retard avait été à l'origine de cette supposée altercation, avec son refus de remettre son carnet de correspondance.

En pleine procédure de divorce, l'enseignant avait laissé un mot chez lui annonçant qu'il allait mettre fin à ses jours, sans s'expliquer sur les raisons de son geste.

Source : AFP

L'enseignante poignardée en 2005 à Etampes demande une indemnisation

La demande d'indemnisation de Karen Montet-Toutain, enseignante poignardée en plein cours par un élève le 16 décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'Etampes (Essonne) a été examinée vendredi par le tribunal administratif de Versailles, a annoncé son avocat à l'AFP.

Dans ses conclusions, le commissaire du gouvernement, qui dit le droit, est allé dans le sens de la demande de la requérante, qui poursuit le rectorat de Versailles, et demande une indemnisation de 15.000 euros, selon Me Koffi Senah.

Dans les mois qui ont précédé l'agression, Mme Montet-Toutain avait alerté sa hiérarchie de plusieurs incidents: menaces de mort, de cambriolage, propos à caractère sexuel, de la part d'autres élèves que son agresseur.

L'avocat estime que la hiérarchie de sa cliente a manqué à ses obligations par "abstention", et que la responsabilité de l'Etat peut être engagée à cet égard.

Quelques jours avant son agression, l'enseignante avait adressé un courier électronique à une inspectrice pédagogique, dans lequel elle indiquait, entre autres, qu'elle ne se sentait "plus en sécurité".

Selon Me Senah, ces alertes n'avaient obtenu aucune réponse de la part de la hiérarchie.


Le chiffre

7500 lycéens volontaires vont suivre les stages de soutien scolaire pendant les vacances de la Toussaint, indique le ministère de l'Education nationale.

Les universités catholiques s'organisent pour la formation des enseignants

Plusieurs masters seront probablement proposés en fonction des spécificités locales des 5 universités catholiques et des centres de formation missionnés partenaires de la réflexion. Ce sont les premières conclusions d'un groupe de travail chargé d'une réflexion sur la masterisation de la formation des enseignants Ces masters seront intégrés au domaine des "sciences de l'homme" sous une mention large "enseignement, éducation et formation" par exemple. Des modules spécifiques pour sensibiliser les étudiants au caractère propre de l'Enseignement catholique seront organisés. La réflexion n'exclut pas des partenariats avec des universités publiques, notamment dans les régions où il n'existe pas d'université catholique.

Source : @ToutDoc
Masterisation de la formation des enseignants : les 5 universités catholiques mènent une réflexion commune, Sylvain Marcelli, dépêche de l'AEF, 14 octobre 2008, n° 102861.

La difficulté des professeurs à enseigner l'histoire de l'islam

"La Croix" propose un dossier sur les difficultés que rencontrent les enseignants d'histoire mais aussi de SVT lorsqu'ils abordent la question de l'islam. Le phénomène reste marginal mais certains élèves musulmans mettent en avant leur identité pour contester le contenu des cours. Un article signale le "défi" que constitue pour l'enseignement catholique l'accueil des élèves musulmans. Cependant, Pascal Balmand, responsable diocésain en Seine-Saint-Denis, "ne relève aucun problème de communautarisme ni de contestation de l'enseignement". Enfin, le dossier mentionne le lycée privé Al Kindi de Décines (Rhône) qui propose des cours d'arabe et de civilisation musulmane.

Source : @ToutDoc
L'école apprend à  maîtriser le "choc des sensibilités", Denis Peiron, La Croix, 21 octobre 2008, p. 27.

mercredi, 22 octobre 2008

Xavier Darcos atténue sa réforme du Lycée

C'est une réforme qui correspond à "l'idéal français", en fait on est loin de l'idéal classique qui veut que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, mais plutôt du côté du « il faut que tout change pour que rien ne change » et des grands projets ronflants abandonnés discrètement après intervention des différents syndicats.

Modules, semestres, libre choix d'une partie des matières par les élèves, heures spécifiques de soutien, tout cela pouvait promettre des changements de fond des grands équilibres du système. Dans la pratique les matières et le nombre d'heures de cours devrait rester le même. Les filières actuelles, scientifique, littéraire ou technologiques qu'il s'agissait de casser seraient maintenues. Dans le jeu syndical, le snalc, partisant de la transmission des savoirs considère qu'il a été en partie entendu.

Pour faire le bilan de ce qui change, en dehors des appellations, il y aurait simplement quatre conseils de classe au lieu de trois, et les syndicats attendent que les salaires soient augmentés en conséquence. Plus généralement les lycées qui le souhaiteront pourront proposer des formations légèrement plus différentes d'un endroit à un autre.

mardi, 21 octobre 2008

Refonder l’enseignement primaire

Enseignant à l’université de Grenoble I et à l’ENS Lyon, je constate au fil des années une dégradation sévère du niveau des étudiants. Le grand débat sur l’école, en 2003, a été l’occasion de fonder le Groupe de réflexion inter­ disciplinaire sur les programmes (Grip) avec des enseignants du primaire, du secondaire et du su­périeur, ainsi que des chercheurs. Avec six confrères de l’Académie des Sciences (1), nous avons réalisé une étude sur l’ensemble du cursus scolaire (2). Outre l’allége­ ment des programmes, nous avons constaté que les prescriptions officielles imposent des méthodes d’enseignement inadaptées et des progressions incohérentes. De nouveaux dogmes prospèrent, tels que l’autodécouverte du savoir par l’enfant – supposé devenu chercheur en herbe. Loin d’être conduit méthodiquement des cas simples vers des cas élaborés, l’élève est supposé analyser des situations complexes pour en tirer lui-même les éléments fondamentaux. Par rapport à la période 1880-1970, les acquis exigés en fin de primaire sont en décalage défavorable d’environ deux ans pour le calcul et les opérations.


Les enfants de milieux défavorisés ne peuvent combler ces lacunes. C’est pourquoi le contexte actuel a beaucoup aggravé les inégalités sociales. L’explosion du commerce des cours particuliers est d’ailleurs un signe patent de la dégradation avancée du système scolaire.


Si le collège est le lieu où se révèle le plus l’étendue des dégâts – avec le développement de la violence et des attitudes de rejet de l’école –, l’origine des difficultés se situe clai­rement en amont. Un grand nombre d’enfants, à l’entrée en 6e , ont encore du mal à comprendre les consignes, faute d’une maîtrise suffisante de la langue – sinistrée elle aussi par des méthodes de lecture inadaptées, par l’appauvrissement de l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe, par le déficit d’acqui­sition des automatismes structurant la pensée. À cela s’ajoutent des notations surévaluées et le passage quasi automatique en classe supérieure. Il est impératif de refonder l’école à partir de ses premiers niveaux, en retrouvant les grandes ambitions des fondateurs de l’instruction publique. Les enfants doivent avoir la possibilité, dès la maternelle, d’ac­quérir des connaissances organi­sées. Il est crucial que notre école assure de nouveau un enseignement explicite et méthodique des savoirs fondamentaux, pour que notre pays offre les meilleures chances à l’in­telligence de ses enfants. Pour qu’il puisse, aussi, tenir son rang dans la compétition internationale.


Pour sa part, le Grip a mis en place le projet expérimental « Savoir lire écrire compter calculer » (SLECC). Mais il attend des candidats à l’élec­tion présidentielle qu’ils prennent position sur cette question fonda­ mentale et qu’ils s’engagent à refon­der l’enseignement primaire
(1) Roger Balian, Jean-Michel Bismut, Alain Connes, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong et Jean-Pierre Serre.


(2) Les savoirs fondamentaux au ser­vice de l’avenir scientifique et techni­que, Les Cahiers du débat , Fondation pour l’innovation politique.

Source : La Croix
CONTACT :
http://grip.ujf-grenoble.fr www.lire-ecrire.org

vendredi, 17 octobre 2008

Une nouvelle génération de maîtres !

La jeune génération des maîtres promet ! Elle est souvent habitée d'une profonde volonté d'excellence. Elle ne craint pas de se vouloir éducatrice grâce à l'enseignement et cherche à connaître en vérité les élèves dont elle est chargée. Elle est animée, pour eux, d'un véritable souci de réussite. Elle maîtrise parfois mal l'expression française…, mais elle a des choses à dire et ne craint pas la réforme. Enfin !
Il serait bon de mettre à sa disposition tout ce que les scientifiques, depuis la seconde guerre mondiale, ont offert à la pédagogie en approfondissant la connaissance du fonctionnement biologique et physiologique de la personne humaine, en maîtrisant toujours mieux les caractères et les tempéraments, en se souciant de faire progresser la nature humaine sans pour autant l'estimer "malade" sous prétexte que le parcours est parfois difficile. Pour qu'un enfant développe des psycho-pathologies, il suffit le plus souvent de ne pas respecter les lois de la croissance : l'art d'être, l'art de grandir supposent le respect de lois, comme pour les salades ou les tulipes. Notre époque excelle en l'art de remplir les cabinets des psy en tous genres, et même les services psychiatriques. Il est dramatique que des directeurs d'IME reconnaissent qu'ils ont "70% d'enfants qui n'ont rien à faire chez eux !"(sic) Des éducateurs spécialisés, des assistantes sociales avouent, accablées, qu'ils ne disposent d'aucune structure pour les enfants et les jeunes qui ont du mal à grandir. Ce n'est pourtant pas une maladie. Tous les maîtres devraient être armés pour faire face à ces difficultés, car leur vocation est d'abord, grâce à l'enseignement, d'apprendre aux jeunes comment faire croître en eux le bonheur. Le mal-être est d'origine morale. Il faut apprendre à la jeunesse ce qu'est aimer, tout est là. Nous naissons enfants des hommes, consommateurs d'amour, mais devons devenir enfants de Dieu, producteurs d'amour.
Porter les enfants comme le fait l'éducation contemporaine, la mère pendant trop longtemps, puis l'école jusqu'à la majorité, ne peut en aucun cas assurer le passage à la maturité qui se manifeste par l'art d'aimer, et donc une véritable maîtrise affective, afin de mettre le désir et la volonté au service d'un bien reconnu tel.
L'écrasante majorité des élèves n'aiment pas l'école, n'aiment pas les connaissances qu'ils y découvrent, et n'aiment guère la plupart des maîtres qui les leur transmettent, jetant en cela le bébé avec l'eau du bain. Ils n'ont appris, pendant douze ans, au minimum, qu'à NE PAS aimer. Ils n'ont pas le désir de ces biens qu'on leur impose, ils ne peuvent mettre leur volonté à ce service. Dans son ensemble la population est assez indifférente à la connaissance pour elle-même, puisque tout sur la terre, affirme saint Ignace, ne vaut qu'autant que cela nous rapproche de notre fin - se vouloir l'enfant de Dieu - pas plus que cela ne nous en détourne. Il est donc indispensable de donner un sens éducatif profond aux contenus des enseignements, et il est indispensable que nos élèves sachent à quoi leur sert vraiment l'école. Nous sommes très, très éloignés d'un usage chrétien de l'école et surtout du collège, qui sont pourtant aujourd'hui, des lieux indispensables à l'éducation puisque la famille élargie a disparu.
Les maîtres ont aujourd'hui une responsabilité éducative considérable puisqu'ils sont les seuls à offrir à la famille la présence des étrangers éducatifs dont on ne peut se passer pour assurer la structuration de l'hémisphère gauche du cerveau des enfants, celui de la mémoire, de l'analyse, de la logique, du raisonnement, de la conscience donc de la liberté. Autrefois, la famille élargie avec ses nombreux oncles, tantes, grands-parents et cousins, cousines, assurait naturellement une telle structuration. Elle a complètement disparu en 1940 et 1960, il faut compenser.
Une nouvelle génération de maîtres est prête à servir cette magnifique mission, nouvelle, qui est la sienne aujourd'hui. Il est indispensable qu'elle maîtrise aussi parfaitement que le savoir qu'elle dispense, la connaissance de ceux auprès desquels elle intervient. Cela n'est pas inné, on ne peut le deviner, et en ces connaissances, pourtant, résident toutes les possibilités de compenser une structure scolaire pour le moment destructrice de talents. (à suivre…)

Marie Gourville

Le mot du jour

"C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant
que l’éducation doit être conservatrice, c’est-à-dire assurer "la continuité du monde"."
Hannah Arendt

Quand le portail documentaire de l'enseignement catholique hurle avec les loups !

Nous nous étonnions déjà du relai que le site documentaire de l'enseignement catholique donne régulièrement de médias et de positions contraires à l'enseignement de l'eglise en matière éducative, cela se confirme à nouveau avec ce billet :  "Apprendre la laïcité à  l'école" :

"La chaîne lyonnaise du web propose un documentaire intitulé "Chemins vers la laïcité", qui présente deux expériences à  l'école primaire. Au-delà  de ce film, plusieurs vidéos sont accessibles, retraçant des débats animés par Philippe Meirieu. Y sont invités Jacqueline Costa Lascoux et des acteurs de terrain intervenant sur ce thème.
Cliquez ici pour accéder au dossier"

Le poisson pourrit toujours par la tête.....

NB :Jacqueline Costa Lascouxa été membre de la Commission Stasi, en 2003, sur la laïcité. Egalement investie dans les questions de l'enseignement, elle a été présidente de la Ligue de l'enseignement.

Philippe Meirieu est un pédagogue français, inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990).

Universitaire en sciences de l'éducation, il se définit lui-même comme un militant et un homme de gauche. En s'appuyant sur les écrits des grands pédagogues (de Rousseau à Freinet), il met en exergue les tensions qui sont inhérentes à l'éducation. Il a grandement contribué à diffuser en France les principes pédagogiques issus de l'Education nouvelle. Il ambitionne ainsi de participer au renouvellement des pratiques d'enseignement afin de répondre au défi de l'éducation de masse.



Congrès sur « Fides et ratio » : Discours de Benoît XVI (16 octobre)

ROME, Vendredi 17 octobre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a adressé ce jeudi aux personnes qui participaient au congrès organisé par l'Université pontificale du Latran à l'occasion du dixième anniversaire de l'encyclique de Jean-Paul II « Fides et ratio », et qu'il a reçues en audience.

*  *  *

Messieurs les cardinaux,

Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce,

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de vous rencontrer à l'occasion du congrès organisé de manière opportune pour célébrer le dixième anniversaire de l'encyclique Fides et ratio. Je remercie tout d'abord Mgr Rino Fisichella des paroles courtoises qu'il m'a adressées au début de la rencontre d'aujourd'hui. Je me réjouis que les journées d'étude de votre congrès voient la collaboration effective entre l'Université du Latran, l'Académie pontificale des sciences et la Conférence mondiale des Institutions universitaires catholiques de philosophie. Une telle collaboration est toujours souhaitable, surtout lorsqu'on est appelé à rendre raison de sa propre foi face aux défis toujours plus complexes qui se posent aux croyants dans le monde contemporain.

Avec dix ans de recul, un regard attentif sur l'encyclique Fides et ratio permet d'en saisir avec admiration l'actualité durable : elle révèle la profondeur clairvoyante de mon inoubliable prédécesseur. En effet, l'encyclique se caractérise par sa grande ouverture à l'égard de la raison, en particulier à une période où on en théorise la faiblesse. Jean-Paul II souligne en revanche l'importance de conjuguer la foi et la raison dans leur relation réciproque, tout en respectant la sphère d'autonomie propre à chacune.  Avec ce magistère, l'Eglise s'est faite l'interprète d'une exigence naissante dans le contexte culturel actuel. Elle a voulu défendre la force de la raison et sa capacité d'atteindre la vérité, en présentant encore une fois la foi comme une forme particulière de connaissance, grâce à laquelle on s'ouvre à la vérité de la Révélation (cf. Fides et ratio, n. 13). On lit dans l'encyclique qu'il faut avoir confiance dans les capacités de la raison humaine et ne pas se fixer des objectifs trop modestes : « C'est la foi qui incite la raison à sortir de son isolement et à prendre volontiers des risques pour tout ce qui est beau, bon et vrai. La foi se fait ainsi l'avocat convaincu et convaincant de la raison » (n. 56). Le temps écoulé manifeste, du reste, quels sont les objectifs que la raison, soutenue par la passion pour la vérité, a su atteindre. Qui pourrait nier la contribution que les grands systèmes philosophiques ont apportée  au développement de la conscience de soi de l'homme et au progrès des différentes cultures ? Celles-ci, par ailleurs, deviennent fécondes quand elles s'ouvrent à la vérité, permettant à ceux qui y participent d'atteindre des objectifs qui rendent la vie sociale toujours plus humaine. La recherche de la vérité porte ses fruits en particulier quand elle est soutenue par l'amour de la vérité. Saint Augustin a écrit : « Ce que l'on possède avec l'esprit s'obtient en le connaissant, mais aucun bien n'est pas parfaitement connu si l'on n'aime pas parfaitement » (De diversis quaestionibus, 35, 2).

Toutefois, nous ne pouvons pas nous cacher qu'un glissement a eu lieu, d'une pensée en grande partie spéculative à une pensée le plus souvent expérimentale. La recherche s'est en particulier tournée vers l'observation de la nature, dans la tentative d'en découvrir les secrets. Le désir de connaître la nature s'est ensuite transformé en une volonté de la reproduire. Ce changement n'a pas été indolore : l'évolution des concepts a entaché la relation entre la  fides et la  ratio, ce qui a amené l'une et l'autre à suivre des voies différentes. La conquête scientifique et technologique, avec laquelle la fides est toujours davantage appelée à se confronter, a modifié l'antique concept de ratio ; d'une certaine manière, elle a marginalisé la raison qui recherchait la vérité ultime des choses pour laisser place à une raison qui se contentait de découvrir la vérité contingente des lois de la nature. La recherche scientifique a certainement une valeur positive. La découverte et le développement des sciences mathématiques, physiques, chimiques et des sciences appliquées sont le fruit de la raison et expriment l'intelligence avec laquelle l'homme réussit à pénétrer dans la profondeur de la création. La foi, pour sa part, ne craint pas le progrès de la science et les développements auxquels ses conquêtes conduisent lorsque celles-ci sont finalisées à l'homme, à son bien-être et au progrès de toute l'humanité. Comme le rappelait l'auteur inconnu de la Lettre à Diognète : « Ce n'est pas l'arbre de la science qui tue, mais la désobéissance. Il n'y a pas de vie sans science, ni science sûre sans vie véritable » (XII, 2.4).

Il arrive cependant que les scientifiques n'orientent pas toujours leurs recherches vers ces objectifs. Le gain facile ou, pire encore, l'arrogance de remplacer le Créateur jouent parfois un rôle déterminant. Il s'agit d'une forme d'hybris de la raison, qui peut assumer des caractéristiques dangereuses pour l'humanité elle-même.  La science, par ailleurs, n'est pas en mesure d'élaborer des principes éthiques ; elle peut seulement les accueillir et les reconnaître comme nécessaires pour faire disparaître ses éventuelles pathologies. La philosophie et la théologie deviennent, dans ce contexte, des aides indispensables avec lesquelles il faut se confronter pour éviter que la science n'avance toute seule sur un sentier tortueux, plein d'imprévus et qui n'est pas dépourvu de risques. Cela ne signifie pas du tout  limiter la recherche scientifique ou empêcher la technique de produire des instruments de développement ; cela consiste plutôt à garder en éveil le sens de responsabilité que la raison et la foi possèdent à l'égard de la science, pour qu'elle demeure dans le sillon de son service à l'homme.

La leçon de saint Augustin est toujours riche de signification, également dans le contexte actuel : « A quoi parvient - se demande le saint Evêque d'Hippone -  celui qui sait bien utiliser la raison, sinon à la vérité ? Ce n'est  pas la vérité qui parvient à elle-même avec le raisonnement, mais c'est elle que recherchent ceux qui utilisent la raison... Confesse que tu n'es pas toi-même ce qui est la vérité, car celle-ci ne se cherche pas elle-même; toi, en revanche,  tu es parvenu à elle non pas en passant d'un lieu à l'autre, mais en la recherchant avec la disposition de l'esprit » (De vera religione, 39, 72). Ce qui revient à dire : quel que soit le lieu où se déroule la recherche de la vérité, celle-ci demeure comme une donnée qui est offerte et qui peut être reconnue comme déjà présente dans la nature. En effet, l'intelligibilité de la création n'est pas le fruit de l'effort du scientifique, mais la condition qui lui est offerte pour lui permettre de découvrir la vérité qui y est présente. « Le raisonnement ne crée pas ces vérités - poursuit Augustin dans sa réflexion - mais les découvre. Celles-ci existent donc en elles-mêmes, avant encore d'être découvertes et, une fois découvertes, elles nous renouvellent » (ibid., 39, 73). La raison, en somme, doit pleinement accomplir son parcours, forte de son autonomie et de sa riche tradition de pensée.

Par ailleurs, la raison sent et découvre que, outre ce qu'elle a déjà atteint et conquis, il existe une vérité qu'elle ne pourra jamais découvrir en partant d'elle-même, mais seulement recevoir comme un don gratuit. La vérité de la Révélation ne se superpose pas à celle qui est atteinte par la raison ; elle purifie plutôt la raison et l'élève, lui permettant ainsi d'élargir ses propres espaces pour s'insérer dans un domaine de recherche insondable comme le mystère lui-même. La vérité révélée, dans la « plénitude des temps » (Ga 4, 4), a pris le visage d'une personne, Jésus de Nazareth, qui apporte la réponse ultime et définitive à la question de sens que se pose chaque homme. La vérité du Christ, dans la mesure où elle touche chaque personne à la recherche de joie, de bonheur et de sens, dépasse de beaucoup toute autre vérité que la raison peut trouver. C'est donc autour du mystère, que la  fides  et la ratio trouvent la possibilité réelle d'un parcours commun.

Au cours de ces journées, se déroule le synode des évêques sur le thème : « La Parole  de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise ». Comment ne pas voir la coïncidence providentielle de ce moment avec votre Congrès. La passion pour la vérité nous pousse à rentrer en nous-mêmes pour saisir dans l'homme intérieur le sens profond de notre vie. Une vraie philosophie devra conduire chaque personne par la main et lui faire découvrir combien il est fondamental pour sa dignité de connaître la vérité de la Révélation. Devant cette exigence de sens, qui ne donne pas de trêve tant qu'elle ne débouche pas en Jésus Christ, la Parole de Dieu révèle son caractère de réponse définitive. Une Parole de révélation qui devient vie et qui demande à être accueillie comme source intarissable de vérité.

Alors que je souhaite à chacun de ressentir toujours en soi cette passion pour la vérité, et de faire ce qui est en son pouvoir pour en satisfaire les exigences, je désire vous assurer que je suis avec satisfaction et sympathie votre engagement, en accompagnant votre recherche, également par ma prière. Pour confirmer ces sentiments, je donne volontiers à vous tous qui êtes ici présents et à vos proches, ma bénédiction apostolique. 

© Copyright du texte original : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit

Redonner l'envie d'apprendre

MINE DE RIEN, un grand pas a été franchi en cette rentrée 2007 : après quinze années de vaines polémiques et de cris d’alarme étouffés, les résultats de l’école primaire ont enfin bénéficié d’une évaluation officielle (texte intégral sur www.hce.education.fr/). Plus question par conséquent de nier l’existence du problème ni de minimiser sa gravité : « L’école primaire prépare correctement 60 % de ses élèves ; mais elle paraît en revanche s’être résignée à
l’échec des 40 % qui cumulent les insuffisances », concluent en effet les sages du Haut Conseil de l’éducation, en précisant que « les graves lacunes » dont souffrent ces 40 % d’écoliers « les empêcheront de poursuivre une scolarité normale au collège ». On ne saurait être plus clair. Mais il y a quand même une bonne nouvelle : les quinze années durant lesquelles la situation s’est considérablement dégradée (en 1998, la proportion d’écoliers admis au collège sans maîtriser la lecture n’était encore « que » de 21 %, d’après un rapport remis à Ségolène Royal mais qui resta confidentiel) n’ont pas été perdues par tout le monde.
Confrontés à ce qu’ils observaient dans leurs propres classes, de nombreux professeurs et instituteurs ont ainsi publié des ouvrages à succès qui leur ont permis de constituer des groupes de soutien et de réflexion sur l’école primaire. Et aujourd’hui, grâce à la percée du haut débit sur internet, certains de ces groupes sont arrivés à maturité (1), au point de formuler des propositions ; voire même d’avoir déjà commencé à les expérimenter. Tel est notamment le cas des enseignants affiliés au réseau SLECC (Savoir lire, écrire, compter, calculer), qui ont reçu depuis deux ans un agrément de leur administration les autorisant très officiellement à appliquer des méthodes que l’on n’enseigne pas (ou que l’on déconseille fortement) dansles IUFM (2). Loin de laisser leurs petits élèves « construire seuls leur savoir », ces maîtres commencent par leur livrer les codes qui leur permettront de déchiffrer, puis de maîtriser vraiment le sens : l’alphabet et les syllabes pour la lecture et l’écriture, dont l’apprentissage se fait simultanément ; les tables et les quatre opérations pour le calcul ; la grammaire et les conjugaisons pour les dictées et les rédactions ; l’ordre chronologique pour l’histoire de France ; de belles histoires racontées à voix haute pour enrichir le vocabulaire. Mais ces pionniers sont encore très seuls, parfois désemparés. Les plus jeunes d’entre eux sont obligés d’en référer constamment à leurs aînés pour « apprendre à apprendre » : car
aucun ne sait faire une leçon de choses, tous manquent de manuels adaptés à la façon dont ils enseignent, et leurs formateurs en IUFM ne leur ont jamais expliqué comment tenir un
stylo, ni d’ailleurs quel type de stylo utiliser, pour obtenir que toute une classe d’enfants parvienne à écrire lisiblement. La première ambition de ces partisans d’un apprentissage
progressif, débouchant sur l’autonomie rapide et réelle de leurs élèves, consiste en effet à n’en laisser aucun sur le bascôté ; tous doivent découvrir l’envie d’apprendre, le bonheur
de progresser. Et le plus beau, c’est que dans ces écoles publiques et gratuites que rien ne distingue des autres, les enfants ne sont pas moins épanouis ni heureux que dans « les écoles pas comme les autres », auxquelles nous consacrons la suite de ce dossier.

(1) Voir notamment, www.slecc.fr, www.lire-ecrire.org, ainsi que le blog de l'agrégé de Lettres Jean-Paul Brighelli sur bonnetdane.midiblogs.com, qui donnent tous les trois de nombreux liens vers d'autres groupes de réflexion.

(2) Instituts universitaires de formation des maîtres, créés en 1989 pour remplacer les écoles normales.

Source : Le Figaro

Paris renonce à appliquer le service minimum d'accueil à l'école

La ville de Paris a décidé vendredi de renoncer à appliquer le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles en cas de grève, suscitant une vive réaction du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

Un rapport fait dix propositions pour développer la mobilité des étudiants

Un rapport de CampusFrance préconise qu'"avant 2020, 20% des étudiants français suivent chaque année une partie de leur formation à l'étranger" et formule dix propositions pour "donner un nouvel élan à la mobilité internationale des étudiants".

Le Conseil d'orientation de CampusFrance "propose de fixer l'objectif ambitieux qu'avant 2020, 20% de nos étudiants suivent chaque année une partie de leur formation à l'étranger", écrit-il dans ce rapport publié vendredi.

CampusFrance est l'agence qui coordonne les actions des différents acteurs de la promotion et de l'organisation des études supérieures en France pour les étrangers. Le conseil d'orientation est composé d'universités, grandes écoles, étudiants, entreprises, administrations.

Dans ce rapport, le président du conseil d'orientation Nicolas Jacquet, constate que "les étudiants (français mais aussi, plus largement, européens, ndlr) sont peu mobiles et semblent l'être moins depuis ces deux dernières années".

Il relève des "freins à la mobilité sortante", comme "le coût d'un séjour à l'étranger", le manque d'informations ou encore "la méconnaissance de la langue et de la culture des pays d'accueil".

Aussi fait-il "dix propositions pour développer la mobilité sortante".

"Développer les aides financières à la mobilité sur critères sociaux" et "inciter financièrement les universités françaises à développer la mobilité" y figurent.

Autres recommandations : "promouvoir la reconnaissance bilatérale des diplômes", "progresser dans la correspondances des niveaux de formation", "internationaliser les formations" ou encore "rendre obligatoire la mobilité internationale pour tous les doctorants et pour tous les étudiants de master".

Le rapport veut encore "donner envie aux étudiants de se former à l'étranger" et "améliorer l'information sur la mobilité".

Source : VousNousIls

Darcos passe la seconde

Le ministre de l'Education nationale s'apprête à annoncer la nouvelle mouture de la classe de seconde. Avec moins d'heures de cours et plus d'autonomie, elle présage le lycée - et le bac - de demain. Il s'en explique à LEXPRESS.fr dans une interview vidéo.

Ceux qui ont sifflé la Marseillaise au Stade de France se sentent-ils français ?

51mb2dgybl__sl500_aa240_Une partie de la réponse se trouve dans les propos de Iannis Roder professeur d’histoire dans un collège ZEP de Seine-Saint-Denis et auteur d’un livre-témoignage (Tableau noir, la défaite de l'école) dans Le Parisien :

Images" Dans mon collège, de très nombreux élèves, une quinzaine par classe environ, expriment une volonté affichée de désaffiliation nationale. Ils portent des sweat-shirts aux couleurs du Maroc, écrivent Algérie en force sur leur trousse, disent que la Marseillaise, que je leur fais apprendre en 4ème , n’est pas leur hymne, ou que ça sert à rien. Ils ont un vrai problème de positionnement identitaire : pas question d’apparaître français. Pour certains, être céfran, c’est la honte, c’est être un bouffon, un bolos (quelqu’un qui a peur), voire un jambon-beurre. Tous ou presque mais pas les Asiatiques préfèrent revendiquer la nationalité d’origine de leur famille, même lointaine. La France, ce n’est pas leur patrie, mais un pays dans lequel ils vivent, une nationalité administrative, juste des papiers. Bref, ils ne se sentent pas français (...) Je me souviens que, lors d’un devoir d’éducation civique, une photo de trois joueurs Zidane, Karembeu, Petit était accompagnée de cette question : En quoi l’équipe de France témoigne-t-elle de la diversité de la population française ? Beaucoup m’ont répondu : Il y a un Arabe, un Noir et un Français… Seul le Blanc était considéré comme Français, alors que tous portaient le maillot tricolore."

mercredi, 15 octobre 2008

Encore une...

manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris

Tension autour de la réforme du lycée


Alors que le SNES-FSU se retire de la discussion sur la réforme du lycée, Xavier Darcos souhaite que les négociations continuent. Les points de désaccord portent sur la réduction des horaires à  27 heures par semaine, la disparition de la série technologique, le choix des matières obligatoires et optionnelles.


Source
Bras de fer autour de la réforme du lycée, Laurence Albert, Les Echos, 10 octobre 2008, p. 2.

Eric de Labarre dresse un état des lieux de la rentrée et annonce les chantiers de l'année 2008-2009

Le 7 octobre 2008, Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, a reçu la presse. Il a abordé tour à  tour les effectifs de la rentrée 2008-2009, les moyens alloués et le retrait des postes, le financement des dépenses de fonctionnement, la réforme de la formation initiale des maîtres et le recrutement.

Suite du texte

Source : @ToutDoc

Les universités catholiques s'organisent pour la formation des enseignants

Plusieurs masters seront probablement proposés en fonction des spécificités locales des 5 universités catholiques et des centres de formation missionnés partenaires de la réflexion. Ce sont les premières conclusions d'un groupe de travail chargé d'une réflexion sur la masterisation de la formation des enseignants Ces masters seront intégrés au domaine des "sciences de l'homme" sous une mention large "enseignement, éducation et formation" par exemple. Des modules spécifiques pour sensibiliser les étudiants au caractère propre de l'Enseignement catholique seront organisés. La réflexion n'exclut pas des partenariats avec des universités publiques, notamment dans les régions où il n'existe pas d'université catholique.