Evelyne Tschirhart : “La plupart des difficultés rencontrées par les élèves proviennent des méthodes non syllabiques”

E&D : Vous êtes professeur à la retraite, pourquoi avoir publié “Des élèves malades de l’école” maintenant ?

Je suis à la retraite depuis plusieurs années mais je continue de suivre avec intérêt et inquiétude les effets de la dégradation de notre système scolaire et tout particulièrement la progression de l’illettrisme. J’avais déjà fait ce constat lors de la publication de mon livre « L’école à la dérive » (2004). J’enseignais alors au collège et j’avais observé, au fil des années, la baisse du niveau des élèves, particulièrement en français. Cependant, j’ignorais qu’une « maladie » : la dyslexie s’était répandue de façon aussi massive et qu’elle donnait lieu à une médicalisation aussi envahissante que dangereuse.

Le hasard m’a mise en présence d’une fillette de 10 ans qui apprenait une récitation ; elle avait du mal à déchiffrer certains mots et ne connaissait pas leur sens pour la plupart d’entre eux. Elle était en CM1. Sa mère que j’ai interrogée m’a raconté les difficultés rencontrées par sa fille dès le CP, ses séances chez l’orthophoniste et au RASED (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) car on avait dépisté chez elle une soi-disant dyslexie. J’ai donc proposé à la mère de revoir l’apprentissage de la lecture avec sa fille en utilisant la méthode Boscher. Dès lors, les choses ont changé pour la fillette qui a repris courageusement le BA-BA. Elle avait mal appris à lire avec une méthode mixte. C’est à la suite de cette rencontre que je me suis intéressée à ce problème et j’ai constaté que beaucoup de parents et grands parents rencontraient ou avaient rencontré les mêmes difficultés. Un nombre effarant d’enfants sont catalogués « dyslexiques » et suivent des séances de rééducation chez l’orthophoniste. Nombre d’entre eux prennent de la Ritaline pour hyperactivité. J’ai donc mené mon enquête qui a conduit à la rédaction de ce petit livre. Ce qui m’est apparu comme une évidence, c’est qu’on n’interroge jamais les causes des difficultés d’apprentissage de la lecture. On en fait un problème médical qui doit être pris en charge comme tel, ainsi l’école ne serait pas responsable ! Mais il y a un nombre trop important de dyslexiques – la dyslexie est une maladie rare – pour que l’on puisse se contenter de cette explication. Colette Ouzilou qui elle-même est orthophoniste a expliqué dans son livre « Dyslexie, une vraie fausse épidémie » que la plupart des difficultés rencontrées par les élèves provenaient des méthodes non syllabiques. L’apprentissage de la lecture détermine les apprentissages des autres disciplines. L’échec est donc assuré pour tous ceux qui ont mal démarré leur scolarité. Sans parler de la souffrance des élèves et des parents qui croient évidemment que l’échec de leur enfant est dû à cette maladie. C’est parce qu’il m’a paru urgent de démasquer publiquement ce problème que j’ai écrit « Des élèves malades de l’école ». J’ajoute que des organisations telles que « Lire-écrire », « Permis de lire », « SOS éducation » ou « Enseignement et Liberté », pour ne citer que celles-ci ont dressé le même constat et réclament depuis longtemps le retour à la méthode syllabique.

E&D : Depuis votre précédent ouvrage, la situation a-t-elle encore empiré alors que la droite a été au pouvoir ?

Oui la situation a empiré. La droite s’est montrée lâche face aux syndicats. Les méthodes n’ont pas changé, le nombre d’heures d’enseignement du Français, qui n’a cessé de diminuer depuis des décennies au profit des matières d’éveil, n’a pas été revu à la hausse. (de 6 heures en 1972, elle est passée à 4 heures en 6ème ). Les ministres de droite n’ont pas voulu ou réussi à imposer les changements nécessaires et attendus par une bonne partie de la population par crainte des syndicats. Ces derniers ont appelé les enseignants à la désobéissance lorsque Gilles de Robien avait courageusement établi par décrêt, le retour à la méthode syllabique. On se demande comment il est possible, dans un pays démocratique, que l’autorité d’un ministre soit ainsi bafouée ! La droite, qui ne veut pas être en reste sur le discours « progressiste » et vide de la gauche et des pédagogistes, reprend à son compte des formules lénifiantes sur l’enseignement individualisé, la discrimination positive, la rénovation pédagogique. Luc Chatel, dernier ministre en date, utilise la même novlangue en affirmant : « Il faut passer de l’école pour tous à l’école pour chacun », formule que ne désavouerait pas le PS.

Mais au fond l’enseignement n’intéresse pas vraiment la droite et surtout, celle-ci veut éviter à tout prix la confrontation avec les syndicats. Elle a une vision réductrice de l’école et elle n’a pas compris l’enjeu qualitatif d’une formation intellectuelle solide qui devrait conduire la jeunesse à relever les défis qui attendent notre pays. C’est une grave erreur que nous payons déjà et que nous devrons payer plus encore à l’avenir. J’ajouterai que les élèves issus de l’immigration souffrent particulièrement de ce mauvais apprentissage de la langue et cela ne peut favoriser leur intégration.

E&D : Existe-t-il des statistiques précises qui démontrent que les cas de dyslexie ont beaucoup augmenté depuis 30 ou 40 ans ?

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Jeunesse en difficulté : 3 chantiers prioritaires selon la Fondation des apprentis d’Auteuil

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Luc Ferry réservé sur l’hommage que rendra Hollande à Jules Ferry, colonialiste et raciste

François Hollande a prévu de rendre hommage mardi 15 mai, le jour de son investiture, à Jules Ferry (1832-1893), le père de l’école obligatoire et gratuite. Mais Jules Ferry était également de ceux qui justifiaient la colonisation française avec des théories raciales.

L’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry a assuré, lundi, qu’il aurait « plutôt célébré Clemenceau que Jules Ferry ». Il fut « non seulement un grand colonisateur, mais c’est quelqu’un qui fonde la colonisation sur une vraie théorie raciste. De même qu’il faut éduquer les enfants, il faut éduquer les Africains, c’est ça l’idée », a déclaré Luc Ferry.

Le Monde

“Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures.” Jules Ferry devant l’Assemblée nationale, 28 juillet 1885

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Belgique : Jean-Charles Luperto veut introduire la diversité sexuelle dans les programmes scolaires

Le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Charles Luperto a plaidé mercredi, à la veille de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, pour l’introduction du thème de la diversité sexuelle et affective dans les programmes scolaires.
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Cantines de Villeurbanne : Jetons verts pour les écoliers musulmans et jetons jaunes pour les écoliers juifs ?

« Et la laïcité dans tout ça ? », France 2, 15 mai 2012

Du vivre-ensemble à l’apartheid ? Reportage sur les menus « standards », « sans porc » et « sans viande » de la cantine de l’école Léon Jouhaux, à Villeurbanne (69) et réaction d’Elisabeth Badinter.



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Olivier de Coat, nouveau Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique du diocèse de Belley-Ars

Lettre de Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, adressée le 9 mai 2012 aux chefs d’établissements et aux présidents des OGEC et des APEL des écoles catholiques du diocèse.

 

 

Chers Amis,

Je viens vous transmettre aujourd’hui une nouvelle qui vous concerne tous, au titre des différentes fonctions que vous assumez au sein de la grande famille des établissements catholiques d’enseignement dans le diocèse de Belley-Ars.

Monsieur Stéphane Gouraud nous quitte pour rejoindre, à la rentrée prochaine, le poste de Directeur diocésain des écoles catholiques dans le diocèse de Vannes. Vous en avez déjà été officiellement avisés et la presse en a parlé. Je tiens ici à vous confirmer personnellement cette information.

Un Directeur nous quitte, un autre arrive ! En effet, nous accueillerons bientôt le successeur de Monsieur Stéphane Gouraud. Il s’agit de Monsieur Olivier de Coat, dont voici, brièvement résumés, les états de service. M. Olivier de Coat a 47 ans. Il est marié et père de trois enfants. Après une licence d’histoire et une maîtrise d’Anglais, il a enseigné au lycée Don Bosco à Lyon. Il a été ensuite chef d’établissement du Lycée professionnel Sainte-Anne à Saint-Chamond et depuis 2007, Directeur de l’Institution Saint-Paul à Saint-Etienne. Il est représentant des chefs d’établissement au CODIEC de Saint-Etienne, membre de la Commission Avenir et Développement et Président de la Commission du CODIEC : Ethique et Santé. Nous apprendrons à le connaitre dans les mois qui viennent et nous l’accueillerons avec joie lorsqu’il prendra ses fonctions à la rentrée de septembre 2012.

Dès à présent, je tiens à remercier Monsieur Stéphane Gouraud. Il était devenu l’une des figures incontournables des écoles catholiques de notre diocèse. Je ne me hasarderai pas à énumérer toutes ses belles qualités. Je risquerais d’en oublier. Je résumerai en disant que nous avons eu beaucoup de joie à travailler avec lui, moi tout le premier. Je sais que M. Stéphane Gouraud est prêt à se mettre au service dudiocèse de Vannes, comme il l’a fait si bien pour le diocèse de Belley-Ars. Avec laD.D.E.C., nous aurons bientôt l’occasion de lui dire ensemble notre merci et notre au-revoir. Je souhaite « Bonne Route » à toute sa famille, à son épouse Solange, et aux enfants, particulièrement aux deux petites dernières !

Croyez à toute mon amitié et à ma gratitude pour les responsabilités que chacun d’entre vous assume au service de la jeunesse qui fréquente vos établissements. Je vous dis à bientôt, en vous assurant de ma prière cordiale pour vous-mêmes et vos familles.

† Père Guy Bagnard Évêque de Belley-Ars

 

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De l’abandon de la méthode syllabique et des autres causes d’échec scolaire

« Le hasard m’a mise en présence d’une fillette de 10 ans qui apprenait une récitation ; elle avait du mal à déchiffrer certains mots et ne connaissait pas leur sens pour la plupart d’entre eux. Elle était en CM1. Sa mère que j’ai interrogée m’a raconté les difficultés rencontrées par sa fille dès le CP, ses séances chez l’orthophoniste et au RASED (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) car on avait dépisté chez elle une soi-disant dyslexie. J’ai donc proposé à la mère de revoir l’apprentissage de la lecture avec sa fille en utilisant la méthode Boscher. Dès lors, les choses ont changé pour la fillette qui a repris courageusement le BA-BA. Elle avait mal appris à lire avec une méthode mixte. C’est à la suite de cette rencontre que je me suis intéressée à ce problème et j’ai constaté que beaucoup de parents et grands parents rencontraient ou avaient rencontré les mêmes difficultés. Un nombre effarant d’enfants sont catalogués « dyslexiques » et  suivent des séances de rééducation chez l’orthophoniste. Nombre d’entre eux prennent de la Ritaline pour hyperactivité. J’ai donc mené mon enquête qui a conduit à la rédaction de ce petit livre.  »
Source : Interview d’Evelyne Tschirhart, “Des élèves malades de l’école”, Editions de Paris, 2012.

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Edith Canat de Chizy : Le Grand Prix lycéen des Compositeurs, éveil à la musique contemporaine

Le jeudi 22 mars 2012 au théâtre du Châtelet à Paris, à l’issue d’un débat réunissant compositeurs, élèves et professeurs, a été décerné le Grand Prix Lycéens des compositeurs à Philippe Hersant. L’occasion pour notre journaliste Virginia Crespeau de recevoir à Canal Académie Edith Canat de Chizy, compositrice ayant participé à ce concours et membre de l’Académie des Beaux-arts, et Michel Worms directrice de la revue La Lettre du Musicien, pour évoquer cette belle histoire.

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Don Bosco et la formation professionnelle

Histoire

La porte de Don Bosco s’est toujours d’abord ouverte aux jeunes ouvriers, tant la dureté de leur condition de vie le touchait. Les visites sur les chantiers, les contrats d’apprentissage passés avec des patrons, l’hébergement des plus démunis, sont les premières réponses apportées par Don Bosco.

Mais il a beau inciter les employeurs à se comporter comme des pères, il se rend compte que les jeunes subissent l’influence déplorable d’ouvriers adultes trop souvent sans foi ni loi. Don Bosco décide alors de créer ses propres ateliers. Le but : en faire des lieux éducatifs et répondre aux besoins quotidiens de l’Oratoire, sa maison d’accueil.

A l’automne 1853, Don Bosco ouvre l’atelier des cordonniers, puis celui des tailleurs. Le premier est installé dans la minuscule sacristie de la chapelle Pinardi, quant au second, il prend la place de la cuisine qui déménage dans un nouveau bâtiment tout juste achevé. C’est Don Bosco lui-même, entouré de jeunes attentifs, qui procède au premier ressemelage. Lui encore qui, se souvenant du temps où il tirait l’aiguille pour payer ses études, montre comment tailler et coudre. Au début de 1854, la reliure voit le jour. Les premières publications de Don Bosco servent d’expérience. Faute de massicot, on ira chercher le hachoir de Maman Marguerite pour rogner les feuillets.

Mais Don Bosco ne peut tout faire. Il lui faut des chefs d’atelier, des moniteurs. Dans un premier temps, l’entourage est réquisitionné. C’est ainsi que le concierge de l’Oratoire devient maître cordonnier. Mais cela ne peut être que provisoire. Don Bosco embauche alors des contremaîtres. C’est hélas au prix de mille difficultés. Soit ils s’occupent trop des travaux et pas assez des élèves, soit ils se consacrent entièrement aux élèves mais, soucieux de ne pas se faire dépasser par les meilleurs, mettent un frein à leur enseignement. Don Bosco trouvera la solution plus tard en créant des religieux laïcs qu’il appellera « coadjuteurs », et qui seront consacrés en priorité aux écoles professionnelles.
Fin 1856,  la douce odeur des copeaux se répand dans l’Oratoire. On inaugure la menuiserie dans un vaste local. Il faut attendre 1861 pour que s’active l’atelier de typographie qui débute avec deux presses. C’est sur celles-ci que seront imprimées les « Lectures Catholiques » qui vaudront à Don Bosco quelques mauvais coups. Enfin, l’année suivante, se fait sentir le souffle chaud du dernier atelier : la forge.

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La pédagogie Montessori s’applique aussi en banlieue

En 2007, des pédagogues de l’Association Montessori France ont commencé à travailler avec ATD Quart Monde. Patricia Spinelli, secrétaire de l’Association Montessori France et directrice de l’Institut supérieur Maria Montessori, retrace :

« L’idée est née en 2005, au moment des émeutes dans les banlieues. L’Association Montessori France a décidé de sortir cette méthode des beaux quartiers pour aider les jeunes. Elle a alors contacté plusieurs associations, dont ATD Quart Monde. »

Depuis un an et demi, l’association expérimente donc cette méthode, qui vient en renfort de l’école, avec une trentaine d’enfants les mercredis et les samedis. Ils viennent tous d’une famille défavorisée qui a connu l’errance et qui a été relogée dans la cité du « 116 ». Suite sur Rue 89

Un bon nombre des écoles entièrement libres aidées par la Fondation pour l’école sont des écoles Montessori.

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Comment tuer la liberté scolaire sans le dire ?

En étant de plus en plus exigeant avec les normes de sécurité et d’accessibilité :

« Le scénario s’est répété des centaines de fois ces dernières années. Une commission de sécurité passe, décrète que les locaux ne sont plus aux normes: il faudrait construire un ascenseur pour que les enfants handicapés puissent aller à tous les étages ; il faudrait créer des WC handicapés ; il faudrait mettre les couloirs et les portes aux normes (bref, élargir le tout de quelques centimètres) ; il faudrait créer des rampes d’accès (cf. notre Guide des règles techniques applicables aux établissements scolaires, 208 p., éditions Créer son école) La logique est qu’un enfant handicapé doit pouvoir se déplacer dans l’intégralité des locaux, sans avoir besoin de personne. Ainsi, il est jugé irrecevable qu’il ait besoin d’un camarade pour pousser son fauteuil sur une pente d’accès un peu raide. De même, il est jugé insupportable d’installer sa salle de cours au rez-de-chaussée pour éviter d’avoir à créer un ascenseur et de mettre les étages aux normes handicap. Ainsi, les établissements sont conduits par la loi à faire des travaux astronomiques pour se préparer à l’éventualité d’avoir à accueillir un enfant handicapé moteur. La facture s’élève souvent à un, deux, voire trois millions. La conséquence est alors connue d’avance : l’école privée fermera faute de pouvoir se mettre aux normes. Pour n’avoir pas pu réaliser des travaux qui auraient pu permettre d’accepter dans des conditions optimales d’éventuels élèves handicapés, chaque année des dizaines d’établissements privés mettent la clé sous la porte.

Quel paradoxe incroyable ! A quelle justice cela répond-il ? Savez-vous aussi que des établissements qui accueillaient des enfants handicapés ont dû fermer et renvoyer leurs élèves handicapés d’où ils venaient parce qu’ils ne respectaient pas les normes handicap? [...] Dans les établissements publics, les collectivités locales paient sans sourciller les mises aux normes mais dans les établissements privés où le financement public du bâtiment est très contraint (voire interdit dans certains cas) par la loi, la mise aux normes équivaut à un arrêt de mort. [...]

C’est encore ce qui s’est passé fin avril au Mayet-en-Montagne dans l’Allier. Le directeur diocésain vient de déclarer la fermeture prochaine de l’école Notre-Dame et du collège Saint-Joseph (internat). Motif : l’impossibilité de financer l’indispensable mise aux normes s’élevant à un million d’euros alors que l’établissement ne scolarise qu’une centaine d’enfants. Les parents se sont mobilisés, scandalisés par la perspective de la fermeture de cet établissement qui a rendu tant de bons et loyaux services et sauvé plus d’un enfant. Du coup, la communauté de communes a proposé de racheter l’établissement à l’euro symbolique, de réaliser les investissements requis et de louer ensuite les locaux à l’école catholique de manière à assurer la continuité du service public aux familles. Le montage est astucieux bien qu’inédit. Si le directeur diocésain ou le directeur de l’établissement s’y oppose, la responsabilité de la mort de l’établissement pourra lui être facilement reprochée. S’il accepte, il se fait le collaborateur d’une quasi « nationalisation » de l’école catholique, laquelle passerait de propriétaire à locataire, alors que des générations de sacrifice de la société civile ont permis de construire et maintenir cette institution. [...]

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Les éditons du GRIP poursuivent leur production des manuels pour des pédagogies efficaces

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Quel modèle économique pour notre système éducatif ? Débat avec Eric De La Barre

 

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Homoparentalité : Les enfants otages de l’égalitarisme aveugle

A lire et à entendre certains, on est soit pour l’homoparentalité, soit homophobe. C’est un raccourci utile à la cause de militants égalitaristes confortablement adossés à des droits de l’homme qu’ils ont interprétés à leur façon et dont ils ont exclus les enfants.

Car les droits de l’homme n’ont jamais affirmé d’autre égalité entre les êtres humains que celle du droit. Or le droit humain à élever des enfants n’existe pas : il n’y a dans ce domaine que des devoirs. Seule la nature délivre un tel droit et pour définitivement infirmer l’alternative unique de mon premier paragraphe : si la nature refuse le droit aux couples homosexuels d’avoir des enfants, c’est qu’elle doit être homophobe…

Mais il y a bien pire : outre cette mauvaise interprétation des droits de l’homme, les militants pour l’homoparentalité occultent ces droits pour les êtres les plus faibles : les enfants. Car si il est un droit primordial que doit assurer l’humanité aux enfants c’est de leur offrir le cadre épanouissant conféré par la nature soit le couple aimant constitué par un homme et une femme : ce droit est  naturel et n’a pas besoin de figurer dans les déclarations droits de l’hommistes pour être affirmé et opposé aux idéologues.

Mais le point le plus évident pour privilégier l’hétéroparentalité est clinique. Un enfant abandonné souffre de dévalorisation car il se sent (faussement) coupable de n’avoir pas été gardé par sa mère. On l’a laissé là orphelin et c’est de sa faute se dit-il plus ou moins consciemment. L’adoption d’un enfant abandonné par un couple du même sexe est ainsi interprété par l’enfant comme la confirmation de de sa faute : il ne mérite pas comme les autres d’avoir un père et une mère et il est probable que dans le cas d’un couple de parents hommes, ce sentiment de rejet de son fait soit encore plus évident : cet enfant considérant qu’aux yeux de tous il ne mérite pas d’avoir une mère en raison d’une faute qu’il ne peut même pas avouer puisqu’elle n’existe pas. Rejeté par sa mère biologique, si la société ne lui donne pas une mère adoptive, c’est bien qu’il ne mérite aucune mère.

Voilà un élément qui justifie à mon sens que les orphelins soient préférentiellement confiés à des couples hétérosexuels stables. Les conceptions in vitro ou par mères porteuses ou les familles recomposées posent d’autres problèmes.

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Education: le nouveau gouvernement veut aller vite pour « refonder l’Ecole » selon Bruno Juilliard

PARIS (AP) — Négociations avec les syndicats cet été, collectif budgétaire en juillet, mesures d’urgence en septembre et loi d’orientation et de programmation à l’automne. Le nouveau gouvernement veut s’atteler dès les prochaines semaines à « refonder l’Ecole » et envoyer rapidement des signaux positifs aux acteurs du système éducatif. Le point avec Bruno Julliard, secrétaire national à l’Education du PS et membre de l’équipe de Vincent Peillon, pressenti comme futur ministre de l’Education.

Associated Press: quel est le calendrier d’application des mesures d’urgence décidées par le gouvernement dans l’Education, en particulier l’affectation des 1.000 enseignants supplémentaires et les assistants d’éducation? Comment vont être répartis ces moyens?

Bruno Julliard: « Les postes d’enseignants supplémentaires seront attribués dans les établissements qui en ont aujourd’hui le plus besoin -essentiellement à l’école primaire- avec un regard particulier sur le sort des RASED, les enseignants spécialisés pour les élèves en difficulté, qui ont largement payé le prix des suppressions de postes.

Par ailleurs, plusieurs milliers d’assistants d’Education viendront amplifier la présence humaine dans les établissements, qu’il s’agisse de fonctions de surveillants, ou de soutien et d’aide personnalisée.

Il y aura aussi dès cette rentrée la question du sort réservé aux jeunes profs qui arrivent sur le terrain. Il faudra tout faire pour que leur temps de service ne soit pas un temps de service plein, mais qu’il puisse y avoir des décharges pour leur préparation, des possibilités de formation professionnelle ou de tutorat.

Il va falloir organiser ça en tenant compte du fait que les chefs d’établissements font leurs emplois du temps avant les vacances, ou en août. Ils ont besoin de connaître précisément quelles seront les mesures décidées par le gouvernement concernant l’accompagnement des jeunes profs. Si on libère un certain nombre d’heures, il faut que les établissements puissent s’organiser pour qu’il y ait des enseignants devant les élèves.

Il faut donc avoir très rapidement la meilleure visibilité possible des situations les plus urgentes, et que les recteurs aient des consignes assez rapidement pour pouvoir les répercuter. Fin juin, on devra avoir des idées très précises de toutes les modifications, y compris d’un point de vue organisationnel pour la prochaine rentrée.

Et il faudra que l’ensemble de l’évaluation des moyens supplémentaires nécessaires soit prête début juillet pour le collectif budgétaire qui sera soumis au Parlement dans le cadre de la session extraordinaire ».

AP: et au delà des mesures d’urgence?

« Dès cet été, une grande négociation avec les syndicats aura lieu, dans le cadre de la préparation de la loi d’orientation que François Hollande souhaite voir soumise au Parlement à l’automne.

« Il y aura des vraies concertations. Mais ça ne veut pas dire que sur tous les sujets, le futur ministre avancera dans le consensus systématique. Il y aura des décisions politiques qui seront prises. Il y aura des arbitrages politiques. En revanche, les négociations seront toujours un préalable ».

AP: que contiendra la loi d’orientation et de programmation?

« Elle définira les grands contours de la refondation de l’Ecole voulue par François Hollande. Dans le débat avec les syndicats, beaucoup de sujets seront abordés: rythme scolaire, formation des enseignants, question des métiers, question de la priorité de l’école primaire ou encore évaluations ».

AP: est-ce qu’il y a des réformes faites au cours des cinq dernières années sur lesquelles vous ne reviendrez pas?

« La réforme du lycée, si sur un certain nombre de points elle peut être corrigée, dans son architecture je ne pense pas qu’elle sera lourdement modifiée. Les corrections, c’est par exemple revenir sur la suppression de l’histoire-géo en terminale scientifique; ça pourrait être également les modalités d’organisation de l’autonomie des lycées. Mais ce seront plus des corrections après évaluation que des modifications lourdes.

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Le Collège des Bernardins à Paris : Renaissance d’un haut-lieu de la spiritualité et de la culture

La chronique « Sites et Monuments » de Robert Werner, correspondant de l’Académie des beaux-arts

En juin 2010, récompensant une restauration exemplaire débutée en 2004, le Collège des Bernardins, situé dans le 5e arrondissement de Paris, a reçu le Prix du Patrimoine culturel de l’Union Européenne. Une consécration pour ce chef-d’œuvre de l’architecture médiévale, un des joyaux du patrimoine historique de la Ville de Paris. Robert Werner, correspondant de l’Institut de France, après avoir effectué un bref survol de quelques uns des plus beaux vestiges du Moyen Age parisien, nous conte l’histoire de ce monument datant du XIIIe siècle, à l’existence tourmentée, haut lieu de spiritualité devenue tour à tour prison, entrepôt et caserne de pompiers, et qui retrouve aujourd’hui son éclat d’antan.

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Le musée de la Légion d’honneur

avec Anne de Chefdebien, conservateur du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie

Bertrand Galimard Flavigny reçoit dans cette émission Anne de Chefdebien, conservateur, pour une présentation du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, ouvert en 1925 et aujourd’hui entièrement rénové. Voici un voyage dans le monde insolite des décorations, du Moyen Age à nos jours.

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François Hollande et Jules Ferry

« Je veux rendre à l’école sa confiance en elle-même », déclare François Hollande, président de la République investi ce mardi 15 mai 2012, dans un discours hommage à Jules Ferry au jardin des Tuileries à Paris. Il s’exprime devant les leaders syndicaux, des représentants des des collégiens de 6e et de 5e des académies de Paris et de Versailles, des anciens ministres de l’Éducation dont Jack Lang, Jean-Pierre Chevènement et Lionel Jospin. Selon le président de la République, « l’école a besoin de réformes, elle attend la considération de la nation ». Mais « elle a besoin d’être assurée de ses ressources […]. On ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant », ajoute-t-il. François Hollande réitère son engagement de « recruter 60 000 personnels de l’éducation sur la durée de [son] mandat ».

François Hollande rappelle que « le 1er août 1879, Jules Ferry soulignait la nécessité d’une bonne formation pour les maîtres, ’car savoir est une chose, enseigner ce qu’on sait est une chose encore plus difficile’ ». « Cela nécessite une préparation toute professionnelle ». « Je rétablirai la formation professionnelle des enseignants », promet François Hollande.

UN « MESSAGE DE CONFIANCE » À L’ÉGARD DE L’ÉDUCATION NATIONALE

« Dans l’histoire de la République, les grandes dates […] ce sont les lois », souligne François Hollande. « Je suis venu célébrer deux lois de la République que nous devons à Jules Ferry, la loi du 16 juin 1881 sur la gratuité de l’enseignement scolaire et la loi du 28 mars 1882 relative au caractère laïc et obligatoire de l’école ». Mais, « tout exemple connaît des limites, toute grandeur a ses faiblesses, et tout homme est faillible », tempère le nouveau président de la République. « En saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l’instruction publique, je n’ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une erreur morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée », déclare-t-il, ajoutant : « C’est empreint de cette lucidité indispensable que je suis venu saluer le bâtisseur de l’école de la République ».

« C’est ce message de confiance à l’égard de l’Éducation nationale que je suis venu ici exprimer, au moment précis où je deviens président de la République ». « Je veux saluer l’école comme lieu d’émancipation. Le goût d’apprendre, le sens de la curiosité intellectuelle sont des trésors auxquels l’école a vocation à préparer », poursuit François Hollande. Il s’adresse ensuite aux personnels d’éducation. « C’est vers eux en cet instant solennel que je me tourne. C’est [à] eux que j’adresse mes premiers mots de président de la République. Aux professeurs des écoles, aux enseignants du secondaire, aux universitaires, aux chercheurs, mais aussi à tous les agents du plus modeste aux plus prestigieux. Je veux vous dire, vous êtes au service de la France », déclare-t-il. « Je connais la difficulté de votre tâche, j’en sais la grandeur ».

DES « VERTUS » « PLUS RESPECTÉES QUE L’ARGENT »

Le président de la République conçoit l’école « comme lieu de l’égalité, celle des chances, qui ne connaît comme critères de distinction que le mérite, le travail, l’effort ». « Cette égalité impose la justice entre les territoires », considère-t-il. Pour lui, l’école est « l’arme de la justice, l’âme de l’égalité républicaine » et « la justice c’est la mixité sociale ». Afin que l’école soit « un lieu d’intégration de tous les enfants », « priorité sera accordée aux écoles des quartiers populaires ainsi qu’à celles de certaines zones rurales, aujourd’hui abandonnées » affirme François Hollande. « Lieu de l’égalité, l’école publique est aussi le lieu de la laïcité, […] le lieu ou s’acquiert la liberté de conscience et de l’esprit ». L’école doit donc être un lieu « de liberté, d’émancipation, d’égalité ». « Les années qui viennent doivent être celles d’une nouvelle hiérarchie des valeurs, au sommet de laquelle la science, l’intelligence, la volonté d’apprendre et de transmettre seront les vertus les mieux reconnues et les plus respectées », « bien davantage que l’argent », ajoute le président.

« Depuis Jules Ferry tant de choses ont changé », reconnaît François Hollande, citant « les conditions de travail des enseignants », « l’irruption du numérique dans nos vies », « les comportements des élèves, la pédagogie ». Néanmoins, poursuit-il, « une chose est pérenne et éternelle : si le savoir n’est pas le monopole du maître, celui ci doit garder la responsabilité d’en ordonner le sens ». Cependant « les missions de l’école n’ont pas changé depuis Jules Ferry », estime le président. « L’école doit faire son travail de formation, d’éducation, d’instruction », rappelle-t-il. « Égalité, laïcité, mixité, telles sont les valeurs contenues dans les lois Ferry. Ces principes trouveront leur place dans la politique que je conduirai pour que la jeune génération puisse vivre mieux que la nôtre » assure François Hollande. « Je suis le garant de la promesse qui est faite à une génération de s’élever au dessus de nous » conclut-il.

Source : AEF

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Haute Côte d’Or – projet d’ouverture d’une école Montessori pour la rentrée

L’association Montessori Morvan envisage d’ouvrir à la rentrée de septembre une école à Bard-le-Régulier et souhaite proposer une pédagogie différente aux enfants de 5 à 11 ans.

À l’heure où les écoles ferment et se regroupent, le village de Bard-le-Régulier, entre Autun et Liernais, est sur le point d’accueillir une école d’un nouveau genre mais qui aurait toutes les raisons d’être pour bon nombre de parents. L’association Montessori Morvan qui souhaite faire connaître la pédagogie de Maria Montessori, grande pédagogue du début du XXe siècle, est à l’origine de ce projet.

Une école hors contrat

L’association Montessori Morvan dont le projet s’inscrit dans une dimension d’intérêt général en s’ouvrant à tous les publics et en préservant le caractère laïque et apolitique de ses activités, propose donc, entre autres, la scolarisation des enfants au sein d’une école hors contrat qui s’engage toutefois auprès des instances officielles et en dépend pour ce qui est du contenu de la scolarité même si elle se donne toute liberté pédagogique sur la façon d’appréhender les matières scolaires. La classe unique est, pour les enfants, un lieu privilégié pour développer la complémentarité, la coopération, l’autonomie et l’initiative. Chacun peut évoluer à son rythme et l’entraide permet d’assimiler le contenu des matières scolaires.

Au-delà de l’épanouissement, la pédagogie Montessori permet à l’enfant de développer sa curiosité, d’avoir envie d’apprendre, d’apprendre à être soi-même, de s’affirmer afin de s’intégrer pleinement dans un groupe social.

Si l’école Montessori défend l’accessibilité aux apprentissages par une approche pédagogique qui aide le passage à l’abstraction, elle permet aussi un accueil adapté à chaque enfant. Les activités manuelles, sportives et artistiques sont autant valorisées que les activités scientifiques ou littéraires même si le programme scolaire défini dans les instructions officielles doit être assimilé par les enfants en ce qui concerne le français et les mathématiques.

Apprentissage multisensoriel

Avec la méthode de Maria Montessori, pas de tableau noir ni de tables alignées mais du beau matériel, attractif et sensoriel pour un apprentissage multisensoriel qui passe par le mouvement. L’autonomie est encouragée dès le plus jeune âge et les enfants qui apprennent le geste avant de tenir un crayon, apprennent à choisir, à être responsables et travaillent dans les conditions qu’ils souhaitent.

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Quebec : ECR — Appel de la cause Loyola, les trois juges en délibéré

La plaidoirie du Monopole de l’Éducation

Le procureur Me Boucher, personnage sec aux cheveux poivre et sel, prend la parole. Il veut faire renverser la décision du juge de première instance, Gérard Dugré, qui avait vu la victoire du collège Loyola : le gouvernement aurait dû considérer le cours de religions du monde que cette école donne depuis de nombreuses années comme équivalent au programme ECR. Le juge Dugré avait également déclaré que, sur un plan constitutionnel, en imposant un cours non confessionnel le Ministère violait la liberté de religion de Loyola, qui est protégée par les Chartes des droits et libertés du Canada et du Québec.

L’avocat du ministère avance de manière éloquente les arguments du gouvernement du Québec. Il maîtrise bien son dossier et n’affiche aucune nervosité. Pour Me Boucher, le juge de 1re instance aurait dû s’en tenir au seul volet administratif et ne pas aborder l’aspect constitutionnel de la question.

Rappelons qu’en première instance le gouvernement a perdu son procès parce que le juge Dugré a considéré que le programme de Loyola était équivalent au programme ECR puisqu’il avait les mêmes objectifs et abordait la même matière et que l’exigence imposée par un fonctionnaire, M. Pettigrew présent dans la salle ce matin, que le programme doive être non confessionnel dans son approche allait trop loin et n’était pas prévu par la Loi. En effet, selon le magistrat, dès qu’une équivalence selon le sens commun était constatée, le ministère devait octroyer l’équivalence (c’est ce que techniquement on appelle un « pouvoir lié »), il ne pouvait ajouter d’autres critères de manière discrétionnaire.

Benoît Boucher rappelle qu’en vertu de la Loi sur l’instruction publique (article 461) : « Le ministre établit … les programmes d’études […] Ces programmes comprennent des objectifs et un contenu obligatoires  ». Pour l’avocat du gouvernement, il est donc évident que le ministre est le mieux placé pour décider de l’équivalence. En outre, l’article 111 7° de la Loi sur l’enseignement privé prévoit que le gouvernement peut « exclure, aux conditions que ce dernier peut déterminer des » « établissements » de certaines dispositions.

Le juge Hilton ajoute alors qu’« il y a des options », laissant entendre qu’il n’y a pas automaticité d’équivalence et nul pouvoir lié.

Pour Me Boucher, le juge Dugré fait ce qu’il reproche au ministre : il interprète le sens des mots à sa manière.

La démonstration de l’avocat du MELS s’engage alors sur la question de savoir quelles pouvaient être les limites de ce pouvoir discrétionnaire ? Il ne fallait pas que la décision soit injuste ni irrationnelle. Or est-ce qu’on affaire à une décision injuste et irrationnelle quand on considère que les documents soumis par Loyola pour juger de l’équivalence montraient que le cours que donnait l’école n’abordait pas la dimension de « pratique du dialogue », un élément essentiel qui doit être sans cesse mobilisé en ECR dans « la recherche des valeurs communes » ? Cette pratique comprend des connaissances précises telles que reconnaître les obstacles au dialogue (appel au clan, généralisation abusive, etc.) mais aussi différente modalité de « dialogue » comme la table ronde, la délibération ou le débat [qui, en passant, permet d'organiser un peu n'importe quoi à l'école]. Toutes choses absentes des documents envoyés par le collège Loyola lors de sa demande d’équivalence.

Le juge Dugré dans son jugement parle de prétexte pour refuser l’équivalence, mais le programme de Loyola est muet sur la pratique du dialogue. Pour Me Boucher, le juge de première instance a traité ce sujet avec désinvolture tant à l’audience que dans son jugement alors que la ministre a insisté plus d’une fois dans sa correspondance sur l’importance de cette compétence. Est-il déraisonnable de ne pas trouver les programmes équivalents quand une compétence centrale manque ainsi dans le programme proposé par l’école jésuite ?

En outre, à la fois Paul Donovan, directeur de Loyola, le témoin expert Doug Farrow et le parent John Zucchi dénoncent la « posture professionnelle » neutre imposée aux enseignants d’ECR. Or, pour le procureur du Québec, il s’agit là d’un élément clé d’un programme non confessionnel. Il n’était pas « incongru, impertinent » pour le ministre de considérer ces différences et de refuser l’équivalence.

Pour Me Boucher, là devrait s’arrêter le débat : les deux programmes ne sont pas équivalents.

Benoît Boucher s’engage ensuite sur le terrain constitutionnel : tous les élèves de Loyola seraient tenus de suivre le cours de Loyola s’il était déclaré équivalent, or ce cours serait confessionnel et le MELS approuverait donc que des élèves soient obligés d’assister à un cours religieux ce qui serait contraire au principe de laïcité.

Le juge Hilton interrompt l’avocat du MELS avec une question qui le taraude, dit-il, depuis quelque temps : « quel est l’avantage d’être reconnu comme une école catholique privée ? » Boucher de répondre  que cela permet à l’école de donner un cours de religion quelconque optionnel de quatre crédits, mais il ne pense pas que le MELS reconnaisse, par exemple, la catholicité ou le judaïsme d’une école.

L’avocat de la province poursuit : Loyola refuse de contester l’obligation d’enseigner ECR, pourquoi Dugré s’est-il donc penché sur la question constitutionnelle ? Le juge Hilton déclare qu’il s’agit d’un « obiter [dictum] », littéralement « [dit] en passant », à savoir un passage indicatif, une opinion, qui ne justifie pas la décision.

Me Boucher va maintenant se servir de la décision du plus haut tribunal du pays contre les parents de Drummondville pour miner les prétentions de Loyola sur plan constitutionnel. Ce jugement aurait montré qu’en matière de contestation qui invoque la liberté de religion il y a deux volets : une partie subjective portant sur la croyance et une autre objective où la contravention doit être démontrée. Comme la juge de la Cour suprême Deschamps l’a indiqué dans le paragraphe 31 de sa décision, la neutralité absolue n’existe pas, mais le programme ECR serait aussi neutre que possible. On aborde alors les réserves du juge Lebel sur le seul manuel admis par le juge de première instance à Drummondville. Pour l’avocat du gouvernement, les manuels mentionnés par un des experts de Loyola n’ont pas été approuvés et ne peuvent être utilisés en classe. [Note du carnet : c’est faux, ces cahiers d'activités ECR sont considérés comme des « cahiers d’exercices [ils] ne sont pas considérés comme du matériel didactique de base et ne sont pas approuvés par le ministre » mais peuvent être utilisés en classe [voir ici].

Pour Me Boucher, « aucun droit n’est absolu ». Il faut comprendre ici la liberté de conscience et religion.

Le cours ECR est donc aussi neutre que possible, l’argument de Loyola qui attaquait sa neutralité tombe de ce fait pour l’avocat. Le programme est objectif, la posture professionnelle impose l’impartialité que réclamaient MM. Donovan et Zucchi. L’affaire est entendue : les mêmes procureurs que ceux réunis ce jour ont défendu la cause en Cour suprême en arguant les mêmes motifs. Le cours ECR ne contrevient pas à la liberté de religion.

Le procureur du Québec va ensuite jouer sur le fait que Loyola a admis qu’il était d’accord avec la matière à enseigner, les compétences à développer et les objectifs du programme ECR. Loyola aurait tort de craindre ce cours, Loyola peut enseigner son propre programme catholique, avoir une messe pour ses élèves, organiser des retraites…

Selon Benoît Boucher, Paul Donovan a déclaré que, dans les discussions d’éthique, on laissait d’abord toutes les opinions s’exprimer avant de conclure la discussion en rappelant la position de l’Église sur le sujet et les raisons qui l’expliquent. Tout ce que le gouvernement demande c’est de différer cette discussion jusqu’au cours de religion suivant et de maintenir le cours ECR non confessionnel. Est-ce vraiment déraisonnable ? La décision récente de la Cour suprême dans l’affaire des frères huttérites qui refusaient de se voir photographier pour obtenir un permis conduire — cause qu’ils ont perdue — montre bien que certains intérêts supérieurs (en l’occurrence la sécurité) peuvent l’emporter sur le respect des convictions religieuses.

La contrainte que l’on impose est négligeable et, en ce sens, elle est justifiée par l’intérêt qu’à l’état d’imposer le programme ECR.

Me Boucher va maintenant faire miroiter la crainte pour le tribunal d’ouvrir la boîte de Pandore et de faciliter la contestation des décisions administratives s’il devait confirmer le jugement de première instance. Pour ce faire, il cite un jugement récent de la Cour suprême, Doré c. le barreau du Québec, qui dans son paragraphe 54 intime les juges de « faire preuve de déférence à l’endroit du décideur administratif compte tenu de son expertise et de sa proximité aux faits ».

Le procureur gouvernemental s’engage ensuite dans un plaidoyer sur la nécessité pour l’État de « socialiser les jeunes » (comme si les jeunes de Loyola étaient mal socialisés) avec une pléthore de références du gouvernement québécois, de ses comités ou du conseil de l’Europe. Le cours ECR permettrait de comprendre pourquoi des millions de personnes d’une religion pensent d’une certaine façon. Cette description nous semble trompeuse : le programme ECR impose plutôt la connaissance de quelques rites et « phénomènes » religieux superficiels et, pour le reste, prescrit un respect envers toutes les religions, et non la connaissance approfondie et encore moins la compréhension réelle des différents systèmes théologiques ou philosophiques.

Me Boucher conclut en précisant que la liberté de religion, selon lui, ne s’applique pas aux établissements scolaires et que M. Zucchi aurait dû demander une exemption pour son fils à titre privé comme le prévoit l’article 30 Loi sur l’enseignement privé. Le procureur ne précise pas ce qui se serait passé avec cette demande d’exemption, et si l’établissement aurait alors dû la transmettre au ministre, comme le précise ce même article, le programme ECR étant obligatoire, pour se la voir refuser d’office…

Il est un peu plus de midi. La plaidoirie du gouvernement est finie. Me Boucher est visiblement satisfait de lui-même. Pour un auditeur objectif et peu au fait du dossier, son intervention a en effet été convaincante : il n’est pas du tout inconcevable qu’au Québec le Ministère de l’Éducation ait droit à une très large latitude dans l’appréciation des équivalences de programme (après tout nous le surnommons ici le Monopole de l’Éducation) et que certains juges trouvent que l’imposition d’ECR soit tout à fait raisonnable, comme d’autres jugements l’ont montré. On dit d’ailleurs Me Boucher assez fier d’avoir gagné contre la famille de Drummondville dans le même dossier ECR, pourtant sa prestation en Cour suprême y avait été très moyenne (moins bonne qu’aujourd’hui). Selon ce carnet, il y avait surtout bénéficié d’appuis manifestes dès le début de l’audience de juges comme Abella et Deschamps. Cette dernière a rédigé le jugement majoritaire qui nous apparaît superficiel, elle y évite de répondre aux nombreux arguments de la douzaine d’avocats et des trois experts qui défendaient les parents en déclarant tout de go n’avoir rien vu de choquant et aligner quelques poncifs très discutables [voir les critiques de ce jugement iciiciiciiciici et ].

Benoit Boucher est donc tout sourire. Sa toge déjà enlevée, il quitte la salle avec son assistante et M. Pettigrew pour aller dîner. Le soleil brille dehors. L’audience reprendra à 14 heures avec la plaidoirie de Loyola.

La plaidoirie du collège Loyola

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Le premier hommage de François Hollande sera à l’ennemi de l’école libre

Le premier discours annoncé du président socialiste une fois installé, ce mardi 15 mai, sera d’aller solennellement proclamer son allégeance à Jules Ferry. Rappel opportun de Jean Madiran dans Présent :

F« Les principales abominations de Jules Ferry sont commises, de 1879 à 1885, dans l’établissement d’une école publique « gratuite et obligatoire », mais sans Dieu et militant contre le catholicisme. Il y met tellement de violences autoritaires et d’illégalités que les magistrats démissionnent par centaines. Il emploie l’armée pour envahir les couvents et les écoles catholiques, jeter à la rue des milliers de religieux, réaliser la « dispersion » des congrégations enseignantes. Emile Combes, Waldeck-Rousseau poursuivront cette guerre civile contre la présence de Jésus-Christ dans la cité temporelle. »

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Instruction en famille : LES CONTROLES PEDAGOGIQUES : ETAT DES LIEUX

D’une manière générale, êtes-vous satisfaits de la façon dont se déroulent les contrôles de l’instruction en famille, et parfois en cours par correspondance, en France ? »
90% des familles qui ont participé ont répondu « non ».
10 % ont répondu « oui » mais 75% de ces familles réclament malgré tout des améliorations.
Certaines d’entre elles demandent que les contrôles soient supprimés ou qu’ils deviennent
facultatifs.

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Don Bosco ami des jeunes

Le 8 décembre 1841, je m’apprêtais à dire la messe . j’étais dans la sacristie de l’église St François d’Assise. Un gamin s’était caché dans un coin et regardait avec curiosité. le sacristain lui demanda de me servir la messe. « Je ne sais pas » répondit-il.

Alors le sacristain le prit en chasse en le frappant à coups de plumeaux.
 » Que faites-vous? Pourquoi battre ainsi cet enfant? Vous avez mal agi, c’est mon ami. Rappelez le sur le champ, je dois lui parler. » L’enfant revint tout tremblant. Il ne pouvait pas savoir servir la messe, car il n’y avait jamais été! je lui proposais d’assister à la mienne. On parlerait ensuite.


Après la messe, on fit connaissance : il s’appelait Barthélemy Garelli, venait d’Asti, avait 16 ans, ses parents étaient morts, il ne savait ni lire ni écrire, n’avait pas de métier . Et à son âge, il n’osait pas aller au catéchisme. Je lui proposais de lui faire le catéchisme pour lui, et ses copains s’il en avait. la première leçon se réduisit au signe de croix. La semaine suivante, il revenait avec ses copains…

Une fois devenu prêtre, Don Bosco fut emmené par Don Cafasso visiter les prisons de Turin, où il vit beaucoup de jeunes. Il décida de se consacrer aux jeunes en danger. La rencontre de Barthélemy Garelli est le début de son oeuvre. Chaque semaine, les jeunes viennent de plus en plus nombreux, pour le catéchisme, et pour les jeux.  Hébergé un temps dans les oeuvres de la marquise de Barolo, ce patronage se déplace chaque semaine, pour se fixer enfin dans un quartier mal famé de Turin, le Valdocco, dans la maison louée , puis achetée à un certain Pinardi.

Tous ces jeunes étaient des ouvriers du bâtiment, sans protection ni famille. Don Bosco va les voir sur les chantiers, passe des contrats avec les patrons. Puis, avec l’aide de sa mère, Don Bosco commence un internat. Se souvenant des métiers appris pendant sa scolarité, il ouvre des cours professionnels pour les jeunes.

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Enseignement supérieur : Entretien avec Eric Froment, délégué à l’AERES

A l’occasion de la parution de notre étude « Universités : Premier bilan de l’autonomie » dans notre revue Société Civile, nous faisons paraître en intégralité un entretien avec Eric Froment. Délégué à l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur) pour les questions internationales, il a enseigné l’économie à Lyon II, et a participé à la fondation de l’association européenne des universités.

Fondation iFRAP : Quelles ont été pour vous et pour l’université de Lyon II, les premières conséquences directes de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités ?

Eric Froment : Pour ma part, je pense que l’autonomie est la seule issue possible actuellement pour le système universitaire français. Défenseur du service public qui en est une de ses caractéristiques, je pense que le système français ne peut plus avancer par une direction centralisée. Ayant fréquenté de près depuis 1996 la DES puis la DGES, puis un peu le DGSIP, j’ai observé, en dépit de la qualité des personnes, l’impossibilité de déceler à cette distance les évolutions et les spécificités des différents établissements et, a fortiori, d’adopter des incitations, ou les mesures diversifiées et adaptées à ces derniers pour les aider à évoluer plus rapidement. Au contraire on les bride, on maintient l’uniformité, avec des ministres qui définissent une politique unique pour tous. (« Tout le monde au PRES du nord au sud et de l’ouest à l’est » !) (« la même nouvelle licence pour tous décidée selon les schémas des bureaux de Paris » etc.)

Le système ne peut plus évoluer par le centre. C’est trop complexe à suivre, comprendre et diriger. Il faut donner de la liberté aux établissements tout en maintenant des grands principes pour tous, mais des grands principes seulement. Comment prendront-ils leurs responsabilités si l’on continue à vouloir leur dicter non pas l’objectif (légitime) mais l’objectif et la méthode, discipline par discipline, du L1 au L3 (non sens).

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Economie au lycée : former les entrepreneurs de demain

Paraissait fin février, le rapport de la mission conduite par Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, « Apprendre autrement à l’ère du numérique ». Deuxième acte 

L’Académie des Sciences Sociales et Politiques l’a dit dans un rapport circonstancié restituant les travaux d’un panel des meilleurs experts universitaires dont de nombreux étrangers en juin 2008. L’enseignement de l’économie tel qu’il est dispensé à nos lycéens est à la fois inefficace et biaisé. Nous avons vérifié concrètement la validité de ces conclusions dans des travaux réalisés récemment.

Cela ne serait pas grave si, promotion de lycéens après promotion de lycéens, notre pays n’avait pas besoin que se lève le maximum d’entrepreneurs possibles, créateurs des emplois et de la richesse de demain. Malheureusement, et en dépit de quelques témoignages de professeurs qui nous disent s’affranchir des manuels et programmes pour présenter l’entreprise sous un jour favorable, programmes et manuels issus de ces programmes abordent l’entreprise privée sous un angle au mieux défavorable, au pire biaisé et destructeur.

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Une école islamique du Canada s’excuse pour ses cours sur les « complots juifs »

Une école musulmane de Toronto au Canada a présenté « ses excuses aux résidents juifs » après que la presse locale ait révélé que l’enseignement des enfants de cette école passe par un programme d’éducation à la haine du juif.

« Nous présentons sans réserve des excuses à la communauté juive pour l’infraction non intentionnelle que cela cause », assure la madrassa de l’East End dans un communiqué de presse. Le directeur de l’école parle ici précisément des livres scolaires qui font références aux « complots juifs » et aux « trahisons juives. »

« Notre équipe pédagogique a déjà entrepris de revoir tous les textes utilisés dans le programme afin de s’assurer que nos enseignements transmettent le bon message. »

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Les excuses font suite à une plainte par des Amis du Centre Simon Wiesenthal, qui a trouvé des matériaux anti-juifs sur le site Internet de l’école. Sans cette découverte incongru, l’éducation à la haine n’aurait jamais posé le moindre problème au directeur de l’école islamique. Parmi les cours proposés par ses professeurs, des sessions entières dédiés aux « ruses juives » et à leurs « traitrises ».

Le National Post (journal canadien) explique toutefois que « les excuses de l’école ne se réfèrent pas aux appels au Jihad et aux préparations physiques données aux garçons pour ces missions. »

Les cours pour les filles de 13 et 14 ans déconseillaient la pratique du sport « afin de se concentrer sur des activités utiles dans l’avenir d’une mère et d’une épouse. »

La madrassa East End, qui a été ouverte il y a 40 ans, fonctionne tous les dimanches dans les locaux d’une école publique locale. L’école affirme avoir « formé des milliers d’étudiants » depuis sa création.

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Dis papa tu voudrais faire un marathon avec moi ?

Un jour un fils dit à son père, dis papa tu voudrais faire un marathon avec moi ? et le père répond « oui ». Puis ils font un 2ième marathon, et alors le fils demande à son père, « dis papa tu voudrais faire un ironman avec moi? », et le père répond « oui ».

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Grand Prix de la Fondation pour l’école

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Seattle: Conférencier anti-intimidation insulte et intimide des élèves chrétiens qui quittent la salle

À Seattle le mois dernier, un éminent conférencier, Dan Savage, s’adresse à 2.800 élèves du secondaire et leur dit (voir la vidéo) sans ambages que la Bible est pleine de différents types de « conneries ». Ces déclarations incitent certains élèves à se lever et à quitter la conférence.

Écumant de sarcasme, l’activiste anti-intimidation apostrophe quelques-uns de ces élèves en disant qu’ils réagissent comme des mauviettes pour ajouter hypocritement qu’il regrette s’il a blessé par là les sentiments de certaines personnes, mais il a le droit de « se défendre » alors qu’il est le seul à avoir la parole, un micro très puissant, que les caméras sont pointées sur lui et que plusieurs écrans géants projettent son image de donneur de leçons à un public adolescent.

Passons sur l’exégèse très approximative de Dan Savage qui parle de la lapidation des jeunes filles non vierges comme s’il s’agissait d’une pratique néo-testamentaire (Hou hou, Dan, jamais entendu parler de « que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre » ?) pour faire un amalgame facile entre l’opposition à l’homosexualité et la lapidation des filles non vierges… Le pire c’est que des élèves ignares applaudissent ce genre d’inepties dignes du petit collégien qui se croit génial parce qu’il est athée et a trouvé quelques « absurdités » dans l’Ancien Testament. Inutile de dire que Dan Savage est un militant homosexuel. Il ne craint pas d’intimider et d’offenser les autres pour défendre ses pratiques sexuelles.

Pour ce qui est de l’esclavage, Dan Savage devrait se souvenir que ce sont des chrétiens très croyants qui l’ont aboli. Pourquoi ? Rappelons que le Nouveau Testament demande aux maîtres d’être modéré et modéré en songeant qu’eux-mêmes ont « un Maître dans le ciel ». Bien plus, l’épître à Philémon, écrite au maître chrétien d’un esclave fugitif désormais baptisé, porte la semence d’une vraie révolution antiesclavagiste. Paul y recommande à son correspondant non seulement d’épargner le châtiment promis au fugitif, mais de le traiter fraternellement, comme lui-même, et de lui accorder « plus encore qu’il dit » ; ce qui signifie à coup sûr l’affranchissement pur et simple. Enfin, pourquoi des régimes athées comme l’URSS ont-ils dans les faits réinstauré l’esclavage dans les goulags, si c’est une question morale si simple ? Pourquoi l’esclavage était-il si commun jusqu’au XIXe siècle dans de très nombreuses sociétés qui luttèrent contre le mouvement chrétien abolitioniste ?

Il ne faut pas croire que M. Savage en est à un coup d’essai, qu’il s’agit d’un incident isolé.

Le plus grand succès de M. Savage dans le registre de l’intimidation dégradante est sans doute son néologisme « santorum » : « un mélange de lubrifiant et de matière fécale parfois le sous-produit du sexe anal ». Ce néologisme est en tête du palmarès Google (anglais) si vous recherchez le nom de famille de Rick Santorum. Il existe même une campagne pour faire admettre ce néologisme dans Wikipédia. Au cours de la campagne de réélection de Rick Santorum à son siège de sénateur de Pennsylvanie, M.  Savage avait suggéré que le candidat soit mis à mort en le traînant derrière un camion. Il s’est par la suite excusé pour cet incident, blâmant l’alcool pour ses propos, un truc habituel des petits caïds et des intimidateurs.

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Nouvelle-Écosse — Élève suspendu pour avoir porté T-shirt pro-Jésus, puis réintégré

Une commission scolaire sur la côte méridionale de la Nouvelle-Écosse est revenue sur sa décision après avoir déclenché une polémique dans le Canada anglais la semaine dernière en suspendant un élève de 12e année pour avoir porté un t-shirt chrétien.

La commission a permis à William Swinimer, 19 ans, de revenir à l’école ce lundi avec son maillot jaune vif qui déclare qu’« une vie sans Jésus est perdue », une allusion à Philippiens 3:8.

Swinimer avait porté son t-shirt pendant des mois malgré les plaintes d’enseignants qui affirmaient que ledit maillot pourrait offenser des non-chrétiens. Le 27 avril, le directeur de son école décidait de le suspendre pendant cinq jours. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi on le stigmatisait ainsi alors que l’on ne disait rien contre les élèves qui portaient, par exemple, des maillots « Gloire à Satan  !  » ou « Salut à toi, Satan  !  » ou encore des allusions à la drogue ou des mots profanes.

Swinimer s’est présenté ce lundi à l’école avec son père. Mais, ils ont rapidement quitté les lieux quand ils ont appris que l’école avait prévu une conférence pour tous les écoliers sur le thème de « Comment exprimer ses convictions en public ». La conférence était animée par des « facilitateurs » de la controversée Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse ainsi que des fonctionnaires des ministères de la Justice et de l’Éducation de la province.

Le père, John Swinimer, a déclaré que son fils ne retournerait pas à l’école à moins que l’enseignement qu’on y prodigue se recentre sur les matières de base à l’ancienne.

Le pasteur des Swinimers, Varrick Day, a déclaré à la chaîne de journaux Postmedia que l’école jetait William dans la « fosse aux lions » en en faisant le centre d’intérêt d’une assemblée à laquelle tous les élèves devaient assister. Il a ajouté que la famille songe désormais à ne plus remettre les pieds dans cette école publique pour le reste de l’année scolaire.

Jon Goldberg du Conseil juif de l’Atlantique a déclaré au Chronicle Herald de Halifax que son association « croit que tout un chacun a le droit d’exprimer ses convictions religieuses et nous n’étions certainement pas offensés par le t-shirt en question. »

Le gouvernement néo-démocrate de la Nouvelle-Écosse soutenait l’école, mais le chef des Conservateurs progressistes, Jamie Baillie, pensait que l’école avait brimé les droits de Swinimer.

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Aujourd’hui comme au Moyen-âge, l’Europe unie par sa littérature ?

Extrait de « L’essentiel avec… » Michel Zink, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Entretien avec Jacques Paugam.

En cette semaine dédiée à l’Europe, retrouvons l’académicien et Secrétaire perpétuel, depuis le 28 octobre 2011, de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Michel Zink, professeur au Collège de France, grand philologue et spécialiste de la littérature médiévale (XII, XIII, XIVesiècles). Il nous parle, dans cette émission extraite de notre série « l’Essentiel » animée par Jacques Paugam, de sa vision de l’Europe, de ses espoirs et de ses attentes la concernant.

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Sortir des coûts du non-mariage : un vade-mecum pour tous

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) publient aujourd’hui un vade-mecum sur le « non-mariage » fondé sur des rapports publics et des études françaises et internationales (rapports de la Défenseure des enfants, de la Cour des Comptes, du Haut Conseil de la Famille, enquêtes INSEE…) qui ont abordé le sujet.

En 2005, à l’occasion de leur centenaire, les AFC ont confié à une équipe de chercheurs reconnus un travail publié aux Editions Bayard ensuite sous le titre Quel avenir pour la famille ? Le coût du non-mariage. Le présent vade-mecum reprend et actualise les analyses publiées dans ce cadre.

D’une présentation claire et synthétique, il permet ainsi d’évaluer très concrètement les effets des situations concernées : enfants déstabilisés, familles précarisées, collectivité mise à contribution. Mais loin de stigmatiser la question, ce vade-mecum montre avec force les bienfaits économiques, sociaux et personnels de la « famille durable » fondée sur le mariage et propose des leviers d’actions possibles et concrètes de prévention de ces coûts.

Ce vade-mecum est disponible dès à présent à la Confédération Nationale des AFC (28 place Saint-Georges, Paris 9ème, 01 48 78 81 61).

Sortir des coûts du non-mariage, 16 pages, 10€ les 25 exemplaires.

Cliquez ici pour feuilletter le vade-mecum

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Pour le « café démagogique », le futur ministre de l’éducation nationale est Vincent Peillon

Bonjour Vincent Peillon…

François Hollande n’a pas indiqué qui serait son ministre de l’éducation nationale, choix qui appartient d’ailleurs au premier ministre. Mais personne ne semble mieux placé à gauche que Vincent Peillon pour ce poste. Député européen, V. Peillon est agrégé de philosophie. Il a enseigné une quinzaine d’années et il a développé une pensée originale et riche sur l’Ecole. Durant la campagne présidentielle, il a pris en charge les questions d’éducation, réunissant autour de lui  les experts du PS (B. Julliard, Y Trigance) et les cadres de l’éducation nationale conseillant le candidat. Il a su faire fonctionnner ces différents cercles qui entouraient le candidat. Et l’on sait à quel point l’éducation a été une question décisive dans le démarrage de la campagne de F . Hollande.

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L’Enseignement catholique : aux avants postes de l’enjeu éducatif : Don Bosco

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ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE: ACCORD ENTRE LE SAINT-SIÈGE ET LA BASSE-SAXE

ROME, mardi 8 mai 2012 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège et la Basse-Saxe (Allemagne) ont signé un accord relatif à l’enseignement catholique, aujourd’hui, 8 mai 2012.

L’accord, qui modifie l’article 6 du concordat du 26 février 1965, a été signé à Hanovre, siège du gouvernement de la Basse-Saxe. Il complète un document déjà signé le 13 avril 2010.

Les modifications répondent « aux exigences actuelles des écoles catholiques en régime concordataire », précise un communiqué du Saint-Siège.

Le Saint-Siège et la Basse-Saxe étaient représentés respectivement par Mgr Jean-Claude Périsset, nonce apostolique en Allemagne, et par M. David McAllister, ministre-président du Land.

Etaient présents également Mgr Norbert Trelle, évêque de Hildesheim, les directeurs de l’enseignement catholique des diocèses de Hildesheim, Münster et Osnabrück, ainsi que le ministre de la culture de la Basse-Saxe.

En Allemagne, ce n’est pas le gouvernement fédéral, mais chaque « Land » particulier qui négocie ce type d’accord avec le Saint-Siège.

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L’illettrisme au XXe siècle

Comment lutter efficacement?

Dans le cadre de l’élaboration de son 7e carnet de propositions, le Cercle Ecole et Société a organisé des rencontres et diners débat avec 5 « Grands Témoins »:

  • Marie-Thérèse GEFFROY, directrice de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI),
  • Alain BENTOLILA, professeur de linguistique à l’université de Paris V-René Descartes, auteur notamment de l’ouvrage “De l’illettrisme en général et de l’école en particulier ».
  • Philippe CLAUSS, inspecteur général de l’Education nationale.
  • Michel ZORMAN, médecin de santé publique, responsable du laboratoire Cogni-Sciences IUFM de Grenoble, consultant pour les troubles du langage CHU de Grenoble et conseiller du recteur de Grenoble. et des entretiens avec
  • Ghislaine WETTSTEIN-BADOUR , médecin et auteur de « Bien parler, bien écrire. Donnez toutes leurs chances à vos enfants ».
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Le PS veut abroger le decret sur l’évaluation des enseignants

Le texte portant sur l’appréciation de la valeur professionnelle des enseignants a été publié au Journal officiel du 8 mai 2012, après avoir été unanimement rejeté par les organisations syndicales présentes au Comité technique ministériel du 15 mars 2012. La gestion de ce dossier important a constitué, de la part du gouvernement sortant, un modèle de mépris du dialogue social dont il fut coutumier, mais la date retenue pour la publication constitue aussi un passage en force du point du vue politique peu compatible avec les usages républicains et tout à fait inacceptable. Le jeu de dupe, qui a consisté pour l’équipe de Luc Chatel à laisser croire, durant l’automne 2011, que les discussions au fond de ce dossier majeur se poursuivraient et porteraient à la fois sur la reconnaissance de la valeur de l’investissement des enseignants du service public d’éducation, ainsi que sur l’effet de cet investissement sur la qualité des enseignements dispensés à nos élèves, a constitué une caricature inacceptable de dialogue social. Aucun échange constructif n’a en réalité eu lieu. Les atermoiements du gouvernement sortant ont de plus provoqué un doute sérieux dans l’encadrement des écoles, des collèges et des lycées sur les rôles effectivement dévolus, dans ce dispositif, aux corps d’inspection et de direction dans la pseudo-procédure d’évaluation proposée. Les nombreux amendements du ministre proposés dans une totale improvisation lors du Comité technique du 15 mars ont de plus montré le degré d’impréparation du dossier. C’est pourquoi, dès la prise de fonction de François Hollande et la mise en place du nouveau gouvernement, ce texte sera abrogé.

Source : PS via

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Le décret sur l’évaluation des enseignants publié au JO

Publication ce jour du décret n°2012-702 du 7 mai 2012 portant dispositions statutaires relatives à l’appréciation et à la reconnaissance de la valeur professionnelle de certains personnels enseignants, d’éducation et d’orientation relevant du ministre chargé de l’éducation nationale.

Signalé par Touteduc.fr. – Il a pour objet la « modification du régime de l’appréciation de la valeur professionnelle et des modalités d’avancement d’échelon » et « entre en vigueur à compter du 1er septembre 2012″. Il introduit « un entretien professionnel », selon des modalités qui s’inspirent « du cadre général de la rénovation du système d’évaluation des fonctionnaires de l’Etat », mais qui tiennent compte des spécificités de l’Education nationale.
Il met « fin au système de notation, au profit d’un dispositif d’appréciation de la valeur professionnelle fondé sur un entretien professionnel triennal », « conduit par le supérieur hiérarchique direct  » et « réalisé sur la base d’une autoévaluation.
« Par ailleurs, les grilles d’avancement d’échelon du premier grade des différents corps concernés sont modifiées en profondeur. »
il est là sur légifrance.

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Diner en famille, un rituel précieux

« À table ! » Le cri réunificateur résonne chaque soir dans la majorité des familles françaises. Qu’elles soient traditionnelles, monoparentales ou recomposées, toutes apprécient de se retrouver quotidiennement, au moins une fois, autour d’un repas. Pourquoi tenons-nous tant à partager ce moment en ? Que nous apporte-t-il ? Réponses d’expert et témoignages.
Sommaire
Un temps collectif
Trop d’attente peut tuer le résultat
La télé comme invitée
« Le repas, entre partage et éducation »
« À table, mon père est un chef de tribu »

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Les racines grecques de l’Europe

selon Jacqueline de Romilly, de l’Académie française

C’est en tant qu’hélleniste que Jacqueline de Romilly s’exprime ici sur l’Europe. Elle rappelle que la démocratie est née en Grèce mais aussi que plusieurs grands auteurs grecs ont critiqué cette conception. Elle offre ainsi à notre réflexion sur la question européenne la profondeur historique indispensable. Et elle n’omet pas de s’adresser tout particulièrement aux jeunes Européens : découvrez, en l’écoutant, son message..

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