La vidéo de la semaine
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10 mars 2012 17 h 30 min - 10 mars 2012 19 h 00 min
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1 juin 2012 8 h 00 min - 1 juin 2012 8 h 00 min
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Action ! Addictions Ailleurs Associations Autorité Caractère propre Centralisation ou décentralisation Combats Communautarisme Compétences contre savoirs Desinstruction Décrochage scolaire Démagogie Ecole et civilisation Ecouter Education civique Eduquer Elèves Elèves et étudiants Encadrement Enfants Enseignants Enseignement religieux Enseignement supérieur Enseignement supérieur libre Etudiants Evaluation Evangélisation Film Formation gender Gouvernance Handicap Humour Idéologie des programmes Instruction ou éducation Internat Laïcisme Le mot du jour Liberté intellectuelle Liberté religieuse Liberté scolaire Lire Lobby Manuels Mixité Moral Multiculturalisme Orientation Parentalité Parents Pratiques Programmes Présidentielle Pédagofolie Pédagogies Reforme Rendez vous Ressources et témoins Réinstruction Savoirs et culture Savoirs et culture Sexualité Sondage Subsidiarité Autonomie Tice Tribune Université Vidéos ViolenceCommentaires récents
- Bertrand Baumeister dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
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- Veille-Education dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
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- ffcscnbqn dans Le cercle laïque pour la prévention du sectarisme (CLPS): Ou comment instrumentaliser la lutte contre les sectes pour entraver la liberté colaire
Rhona Johnston combat pour la méthode syllabique
Argent des syndicats : l’intégralité du rapport Perruchot
Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d’enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd’hui dans son intégralité.
Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n’est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le « tombeur » de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d’une commission d’enquête. L’accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le « droit de tirage », qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d’une commission d’enquête pour rouvrir le débat.
Consternant
Tous les groupes, UMP, socialistes, Verts, se cabrent. L’Élysée aussi rechigne à chatouiller les centrales syndicales à quelques mois de la présidentielle. Mais la commission est quand même mise en place. Le rapport est rédigé. Sur les trente membres de la commission, seuls neuf participent au vote. Deux centristes votent pour, trois socialistes contre et quatre élus UMP s’abstiennent. Le rapport Perruchot, puisqu’il n’a pas été adopté, ne sera pas publié, fait rarissime pour la Ve République.
Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n’est pas d’une lecture facile. Il ressort tout de même que :
- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, « tapent » dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation…).
- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l’État et des organismes paritaires.
- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.
Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l’État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit « grands » syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d’actionner d’autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d’entreprise des sociétés publiques).
Cliquez ici pour consulter la version intégrale du rapport Perruchot (sans les annexes consacrées aux auditions).
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Impressions bilan d’un évêque sur sa tutelle éducative sur l’Enseignement catholique
Dans le diocèse de Nanterre, vous étiez notamment chargé de l’enseignement catholique. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Mgr Brouwet :
J’ai eu la chance de porter le projet d’une création d’école à Puteaux. Cela nous a permis de réfléchir à ce qu’est l’Enseignement catholique en partant de zéro. Notre réflexion nous a conduits à croire que la marque particulière de l’école catholique est que l’équipe pédagogique soit une communauté de foi. Je considère l’enseignement catholique comme une chance pour l’Église. Encore faut-il qu’il soit non seulement le lieu de l’annonce de l’évangile, mais aussi celui où l’on vit l’évangile.
Bienvenue dans l’Éducation nationale : mon premier jour devant la classe
Un jeune enseignant, embauché dans le privé en tant que remplaçant, raconte son premier jour de classe et la découverte du métier. Sur fond de précarisation de l’éducation.
C’est mon premier jour de classe. Je suis instituteur remplaçant dans un CE2 d’une école catholique, sous contrat d’association avec l’État. J’ai terminé mes études il y a un peu plus d’un an. Bac + 5, une école en sciences humaines, suivi d’un travail en indépendant, et l’envie de découvrir un autre univers professionnel.
En septembre 2011, j’ai appris que l’enseignement catholique recrutait des professeurs des écoles remplaçants. La condition : avoir une licence et passer un oral d’une quinzaine de minutes où l’on teste les motivations du candidat et son choix de l’enseignement catholique. Me voilà intégré dans la réserve de remplaçants de l’école privée, comme des dizaines d’autres jeunes ou moins jeunes, recalés au concours de professeur des écoles, à la recherche d’une activité principale ou secondaire.
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Au Quebec, un établissement se fait le pionnier de la liberté éducative des parents et la défense du caractère catholique contre l’Etat
À moins d’un changement de dernière minute, la cause qui oppose la Loyola High School et John Zucchi c. le Ministère de l’Éducation et des Sports du Québec se tiendra à la
Cour d’appel de Montréal,
le 7 mai 2012,
100, rue Notre-Dame Est
Montréal (Québec) H2Y 4B6
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Marqué avec Caractère propre, Combats, Liberté scolaire
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L’hypersexualisation des petites filles inquiète et c’est avant tout aux parents d’agir.
Hypersexualisation : les parents choqués, les enfants en danger
Le phénomène de « mini Lolita » ne date pas d’hier, et pourtant, les familles sont inquiètes pour l’image de leurs enfants. Pour plus de 84 % des quelque 1200 répondantes, l’image des petites filles va en se dégradant. Face à des fillettes toujours plus maquillées, exhibées sur les pages de papier glacé des magazines, face à la recrudescence de concours de mini miss toujours plus excessifs, les mamans se disent choquées, à 59 %.
En attestent certains témoignages sans équivoque : « Cela donne l’impression d’empirer chaque jour, les petites filles ne veulent plus qu’être à la mode et cela risque de jouer sur leur adolescence et sur un besoin d’être ‘parfaite’ » , explique une maman. Conclusion – partagée – par bien des répondantes : « On leur vole leur enfance et on en fait des objets à un âge tellement riche en potentialités. C’est criminel et devrait relever des mauvais traitements ».
Une consternation telle que quelque 34 % des répondantes déclarent vouloir réagir et sensibiliser leur encourage au phénomène. 60% des répondantes affirment d’ailleurs débattre de la question avec les adultes qui les entourent. Reste que seule une maman sur cinq aborde la question de l’hypersexualisation avec leur enfant… alors même qu’elles estiment que ce phénomène peut avoir des répercussions négatives, voire dramatiques. Continuer la lecture
Création de pôles universitaires pour mieux positionner les Universités françaises au niveau mondial
La France a choisi ses huit futurs campus universitaires et de recherche d’excellence. L’objectif, pour le gouvernement, est de faire gagner des places aux établissements français dans les classements internationaux.
Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Université, président de Paris-2 Assas : « La création de ces grands pôles va avoir un véritable effet structurant pour l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je note tout d’abord que l’enseignement supérieur français n’est pas si mauvais que ça, puisqu’un jury international composé de 25 membres (anciens présidents d’universités, représentants du monde de l’entreprise) a distingué ces huit projets.
Tout d’abord, le processus de sélection des projets a été un facteur de dynamisation. En effet, les projets qui avaient échoué au premier tour se sont vus proposer des recommandations d’amélioration qui leur ont permis de redéposer leur dossier. […]
« Faciliter l’orientation des étudiants et leur insertion professionnelle »
Il travaillera sur un Master commun avec l’université de droit. Des étudiants y seront formés aux aspects scientifiques et juridiques du développement durable. L’ouverture de telles filières pluridisciplinaires facilitera l’orientation des étudiants et leur insertion professionnelle.[…]
Philippe Meirieu a une double ambition : « une ambition proprement scolaire, mais aussi une ambition éducative plus globale sans laquelle la première risque de venir s’échouer sur les bancs de sable de notre individualisme social »
Philippe Meirieu, d’Europe Écologie-Les Verts, dénonce la politique brutale de Sarkoz menée en matière d’éducation ces dernières années, et en appelle à la mise en place de « tiers lieux éducatifs » essentiels pour la construction de l’autonomie et l’accès à la citoyenneté.
Sans un projet éducatif pour notre société toute entière, la meilleure école du monde n’empêchera pas les professeurs d’avoir le sentiment de devoir vider l’océan avec une petite cuillère. Tant que la machinerie publicitaire continuera à chauffer à blanc nos enfants et promouvra le caprice mondialisé, tant que nous cultiverons le « tout – tout de suite » et détruirons les capacités d’attention comme le plaisir de penser et de rêver, l’école restera un îlot menacé et les professeurs des Don Quichotte plus ou moins ridicules. Au-delà des réformes de l’institution scolaire, c’est le statut de l’enfant dans nos sociétés qu’il nous faut repenser : cœur de cible pour les marchands et client pour les garderies de toutes sortes… ou « petit d’homme » à faire grandir patiemment par l’accès au symbolique dans des espaces apaisés ? Au-delà des interrogations légitimes sur les programmes et les méthodes scolaires, c’est l’aide à la parentalité qu’il faut promouvoir, les médias qu’il faut interroger sur leur devoir d’éducation, les mouvements d’éducation populaire qu’il faut mobiliser, le tissu associatif, culturel et sportif qu’il faut aider à jouer son rôle essentiel dans la mise en place, à côté de la famille et de l’école, de « tiers lieux éducatifs » essentiels pour la construction de l’autonomie et l’accès à la citoyenneté. Plus généralement encore, c’est la politique de la ville et d’aménagement des espaces urbains qu’il faut repenser pour y favoriser les relations entre les générations. C’est la formation tout au long de la vie à qui il faut donner, enfin, un vrai contenu et de réels moyens pour que ce ne soient pas toujours ceux qui ont bénéficié de la formation initiale qui bénéficient de la formation continue. [...]
Belgique — École indépendante Schola Nova : liberté de programme, excellente réputation scolaire
Créée par des parents en 1995, Schola Nova est une école indépendante belge, qui fonde son programme sur les humanités gréco-latines. En 2012, l’idée peut paraître passéiste. Pas du tout, explique sa directrice, Mme Caroline Thuysbaert. Rien de tel que la fréquentation des grands auteurs de notre tradition occidentale pour former les enfants aux défis de notre société technologique ! Il s’agit donc de redonner toute leur place aux langues anciennes et à la culture humaniste délaissées par l’enseignement officiel.Otium sine litteris mors est et vivi hominis sepultura, « Le loisir sans les lettres est la mort et le tombeau de l’homme vivant. » Cette belle devise de Sénèque orne le fronton de Schola Nova. Mme Caroline Thuysbaert nous présente ici la philosophie de l’établissement.
Comment est née Schola Nova ?
En 1995, Stéphane Feye décide de fonder sa propre école d’humanités gréco-latines. Pourtant, il est chef d’orchestre, pianiste et professeur d’Écriture musicale au Conservatoire Royal de Liège. Dans le privé, il est surtout passionné par ses traductions de traités latins, grecs et hébreux, qu’il publie régulièrement.
Quebec : Une chanson d’Édith Piaf censurée dans une école québécoise pour lèse-laïcité
Une chanson d’Édith Piaf a été censurée dans une école primaire de Sorel-Tracy. Un professeur de musique de l’école Saint-Gabriel-Lalemant a pris cette décision parce que le mot « Dieu » figure dans les paroles de la chanson L’Hymne à l’amour. L’enseignant, qui préparait un spectacle de fin d’année, a ainsi supprimé la dernière phrase de la chanson, celle où les élèves auraient dû chanter « Dieu réunit ceux qui s’aiment ».
Plusieurs parents ont critiqué cette modification à l’une des chansons les plus connues de la francophonie. Un porte-parole de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Éric Choinière, a défendu la décision de l’enseignant. « Il ne voulait pas aborder de thème religieux dans ce cours-là, d’où sa modification à la finale de la chanson », a-t-il dit au réseau radiophonique Cogeco Nouvelles. « Je ne suis pas mal à l’aise qu’on ait enlevé un petit bout pour ne pas aborder cette question dans un contexte laïque », a ajouté M. Choinière.
Mathieu Bock-Coté a également réagi à cette histoire :
« Entrevue absolument surréaliste à Paul Arcand ce matin. On le sait, un professeur de musique de Sorel a présenté à ses étudiants l’Hymne à l’amour d’Édith Piaf… en censurant le dernier passage, qui fait référence à Dieu réunissant les amoureux. Jusqu’ici, il s’agit d’une histoire banale, hélas, dans une société réapprenant peu à peu l’exercice de la censure au nom de la rectitude politique. Ne cherche-t-on pas à censurer aujourd’hui Dire Straits, Voltaire, Hergé, Mark Twain, et tant d’autres auteurs, morts ou vivants ?
Là où cela devient intéressant, c’est lorsque le secrétaire général de la commission scolaire de Tracy, Éric Choinière, se porte à la défense du professeur. En expliquant, comme un bureaucrate prisonnier d’un langage technocratique, que le professeur devait faire face à la « situation » — la présence qui manifestement, le troublait, du mot Dieu. Et en justifiant la censure. Une censure qu’il applique aussi aux cantiques du temps des fêtes, apparemment. Oui : la commission scolaire endosse la censure. Ce délire qui contribue à la javellisation totalitaire de la culture nous propose une transgression en direct des principes les plus fondamentaux de notre société. Et cette censure est d’autant plus terrifiante que le bureaucrate l’explique sans passion, comme une simple évidence administrative. On l’entend enfermé dans ses certitudes, incapable de comprendre les enjeux moraux, philosophiques, et même politiques, d’une telle pratique de la censure dans une école québécoise.
Et je me demande : il y en a combien d’histoires semblables dans les écoles québécoises ? Il y en a combien de petits censeurs qui balafrent les oeuvres qu’ils présentent par fanatisme idéologique ? Tout cela, c’est du gros délire. Et pire que tout, c’est un délire dont nous avons pris l’habitude. »
Comparez les programmes politiques sur l’Education
http://voxe.org/france-presidentielle-2012, un nouveau comparateur de programmes politiques donne des résultats intéressants :
Méthodes d’enseignement
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Christine Boutin
Rejeter le pédagogisme au profit des méthodes d’enseignement qui fonctionnent : lecture syllabique, conjugaison, dictées, bases du calcul, bases chronologiques en histoire. Donner la priorité, tout au long de la scolarité, à la transmission progressive et ordonnée des savoirs et non à la surprotection de l’élève. Valoriser l’histoire et la littérature françaises comme héritage commun. Laisser aux établissements la liberté de choisir les moyens de mise en œuvre des programmes définis au plan national. Réhabiliter l’autorité du professeur et du maître. Généraliser les rites et symboles qui manifestent l’autorité : estrades, lever des élèves au début des cours, renforcement de l’instruction civique. Encourager le port de l’uniforme pour les élèves. Moderniser et valoriser le statut de l’enseignant par un accompagnement personnalisé. |
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Nicolas Dupont-Aignan
La perte d’autorité des professeurs et des instituteurs est une des raisons majeures des problèmes actuels. C’est pourquoi je propose de réaffirmer l’autorité du conseil de classe pour les décisions de passage ou d’orientation, en limitant les possibilités d’appel, et de donner le pouvoir à tout professeur de convoquer un conseil de discipline sans avoir besoin de l’aval de l’administration. Chaque élève gravement perturbateur devra pouvoir être exclu d’un établissement et pris en charge dans un environnement spécialisé, à vocation disciplinaire et éducative. |
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Eva Joly
Lancer un plan national d’éducation à la préservation de la nature pour systématiser l’enseignement des sciences de la nature à tous les niveaux, de l’école primaire aux formations professionnelles. Dès la rentrée 2012, chaque enfant de primaire bénéficiera d’une animation ou d’une sortie nature par le biais d’un partenariat renforcé entre l’Etat et les associations de protection de l’environnement. Encourager et accompagner les innovations pédagogiques, permettant de mobiliser les élèves, de mettre oeuvre des pratiques coopératives, d’inscrire l’école dans son environnement et de favoriser les activités artistiques et culturelles. |
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François Bayrou
La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves. Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité. Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves. Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte. |
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Jean-Luc Mélenchon
Nous redéfinirons les programmes, et plus globalement l’école, en prenant comme point de référence l’élève qui n’a que l’école pour apprendre. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, le développement de la formation initiale et continue, et la création de temps d’échanges pédagogiques dans les établissements. |
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François Hollande
Au collège et au lycée, nous transformerons, avec les enseignants, les méthodes pédagogiques. Les élèves les plus en difficulté bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour que, à la fin du quinquennat, le nombre de jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire soit divisé par deux. Dans l’intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n’ont aucun équivalent en Europe. Je donnerai la priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux et d’un socle commun de compétences et de connaissances. |
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Marine Le Pen
A l’école tout le monde n’est pas au même niveau. Le professeur est au-dessus de l’élève. Et le parent d’élève n’est pas le client du professeur. L’accent sera mis sur cette évidence dans la formation des enseignants. La valeur centrale de respect du professeur retrouvera toute sa place à l’école : cela passe par des choses simples : se lever quand le professeur entre en classe, bannir le tutoiement par l’élève de l’enseignant. Les professeurs devront pouvoir s’appuyer sur leur administration et leur hiérarchie dans l’entreprise de rétablissement de leur autorité. Fin de l’aventure pédagogiste : la méthode syllabique sera obligatoire en CP, l’histoire sera apprise de façon chronologique tout au long de la scolarité. La géographie sera enseignée sur des cartes, et l’apprentissage de la géographie française obligatoire. L’histoire de France retrouvera sa place au cœur de l’apprentissage. L’esprit d’entreprise fera l’objet d’une place plus importante dans les programmes scolaires des collégiens et lycéens. Dans le cadre des cours de géographie au collège et des cours de sciences économiques et sociales au lycée, on insistera sur la contribution des petites entreprises à la vitalité économique du pays et l’on valorisera l’esprit d’entreprise. |
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Parti UMP
Le déploiement des outils numériques dans tous les établissements servira également l’accompagnement personnalisé de nos enfants. Nous souhaitons qu’aucun élève n’entre au collège sans maîtriser les savoirs fondamentaux, c’est-à-dire sans savoir lire, écrire, compter. Nous voulons donc que la maîtrise des savoirs fondamentaux soit évaluée tout au long de la scolarité à l’école primaire. En fonction des résultats obtenus obtenus, un accompagnement personnalisé des élèves en difficulté doit être mis en place avant l’entrée au collège. Les résultats de ces évaluations, par établissement, doivent être rendus publics. Ils serviront également de base pour généraliser les méthodes d’apprentissage les plus efficaces et abandonner celles qui ne font pas leurs preuves. Par ailleurs, nous souhaitons renforcer la transmission d’un socle culturel commun à tous les jeunes de notre pays. À ce titre, nous voulons réaffirmer la place de l’enseignement de l’histoire et de la géographie de la France en primaire et au collège. Nous attachons de l’importance à l’instruction civique et morale dans la formation des futures générations. |
Enseignement privé
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Christine Boutin
Préserver les modes de financement des écoles privées sous contrat et hors contrat. |
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Nicolas Dupont-Aignan
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Eva Joly
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François Bayrou
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Jean-Luc Mélenchon
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François Hollande
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Marine Le Pen
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Parti UMP
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Publié dans L'Ecole et les présidentielles
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Témoignage : Les faux ordinateurs du conseil régional d’*** et la subsidiarité.
C’est un budget matériel énorme, inutile et nuisible car il est décidé d’en haut au lieu de s’adapter aux besoins réels des enseignants de terrain.
Une région décide qu’il faut des ordinateurs et projecteurs sur chariots blancs. L’année suivante, la région décide qu’il faut les mêmes ordis, mais avec un blindage antivol. Impossible d’obtenir le matériel précédent. L’année d’après la région subventionne l’achat de tableaux numériques interactif, mais en petit nombre. Ceux qui n’ont pas besoin de la coûteuse interactivité, mais veulent simplement un projecteur et un ordinateur n’ont rien. Cette année nous avons plus de tableaux numériques interactifs, mais il n’y a plus d’argent pour redimensionner le serveur; résultat, tous les ordinateurs du lycée rament tant qu’ils peuvent et tombent en panne souvent, mais il y a des tableaux numériques interactifs, qui ne servent pas à cause de cela.
La morale de cette histoire est qu’il faut plus de subsidiarité.
Dans le système actuel, la région paye tout et décide de tout.
Il faudrait au contraire que les utilisateurs directs des matériels puissent les choisir.
Que chaque professeur ait un budget matériel professionnel, à ventiler en fonction de ses besoins : achat de livres, de matériel informatique, de projecteurs, de crédits de formation.
Le professeur qui est bon avec des cartes pourrait acheter des cartes, celui qui veut progresser en informatique aurait son matériel au moment où il saurait s’en servir et pourrait prendre le temps d’adapter ses méthodes d’enseignement.
Par ailleurs cela permettrait aussi de ne pas acheter des « Rolls » à tous les profs, ce que nous faisons avec les TNI. Tous les matériels informatiques sont très coûteux au début, se diffusent massivement ensuite, et deviennent obsolètes et incompatibles assez vite. Il faut renoncer à décider au niveau national ou régional que tout le monde doit avoir un matériel d’avant garde Accepter un matériel robuste, déjà classique et qui pourra durer quelques années serait plus efficace. Donner le choix à chaque professeur de son type d’investissement en matériel serait plus juste.
Cela permettrait d’éviter la formation de cimetières des éléphants de matériel scolaires offerts par la région, avec l’armoire multimédia, les magnétoscopes pédagogiques, les poubelles a ordi bleues, les chariots blancs et les télécommandes en pagaïe.
Publié dans L'Ecole et les présidentielles
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Le harcèlement, enfant naturel du laxisme
Après une série de sinistres faits divers (dont le plus récent concerne le suicide d’une collégienne de 12 ans), le ministère de l’Éducation a décidé de faire campagne contre le “harcèlement à l’école”, qui toucherait environ un enfant sur dix du primaire au collège. Le problème du harcèlement révèle, parmi d’autres symptômes, la violence et l’incivilité qui gangrènent nombre d’établissements.
Ce phénomène s’aggrave au fil des ans. Et si certains acteurs de l’éducation s’empressent de le mettre sur le compte des suppressions de postes – il est vrai que les classes sont souvent surchargées et les surveillants en sous-nombre pour un travail de plus en plus important1- le problème majeur auquel le ministère ne s’attaque que trop peu reste le laxisme et la démission des acteurs de l’éducation.
Travaillant moi-même dans deux collèges publics, je peux observer leur (dys)fonctionnement de près. Les élèves perturbateurs, réfractaires à l’autorité, adoptent les mêmes comportements et commettent les mêmes délits (se bagarrer, insulter un professeur, sécher les cours, fumer du cannabis, etc). Mais, tandis que dans l’un (situé dans les beaux quartiers de la capitale), l’autorité s’exerce avec fermeté et réactivité, dans l’autre, moins favorisé, règne un fort sentiment d’impunité chez les élèves. La faute à une administration permissive qui rechigne à réagir, à sanctionner, et préfère “dialoguer” ou attendre que ça passe…
Or, la sévérité permet d’instaurer une atmosphère propice aux études, à la cordialité, établissant un rapport assaini entre élèves et adultes. Inversement, le laxisme et l’absence de sanction produisent une ambiance délétère où le respect ne se gagne qu’à travers de perpétuels rapports de force, où les problèmes de harcèlement, de violence, d’absentéisme et d’incivilités sont le lot quotidien des professeurs et des “assistants d’éducation”. Le CPE (“Conseiller Principal d’Rducation”, nouveau nom donné à l’ancien “surveillant général”, comme s’il ne s’agissait plus de s’assurer de la discipline de l’élève, mais de le “conseiller”, voire d’être à son service) et les proviseurs ont un rôle primordial à tenir dans la garantie de l’ordre et de la discipline. Ils n’ont pas vocation à être “sympas” ou “à l’écoute” de l’élève mais doivent exprimer l’intransigeance de l’adulte en charge de faire respecter le réglement intérieur. Sans quoi tout est permis. Continuer la lecture
Point de vue : « L’échec de l’éducation nationale à la française provient directement des principes moraux sur laquelle elle est fondée »
Une tribune libre d’Yves Morel sur les causes de l’échec de l’école en France.
L’échec de l’éducation nationale à la française provient directement des principes moraux sur laquelle elle est fondée. En ce sens, elle était fatalement condamnée dès l’origine : ce caractère de fatalité tient à la fois aux principes moraux qui fondent, en France, cette Ecole populaire d’État monopolistique et centralisée, à la conception philosophique étroitement rationaliste liée à ces principes, et, enfin, aux circonstances historiques de son édification. Le présent article se consacre aux principes moraux sous-tendant l’école étatique et notamment à l’obsession égalitaire que l’école a héritée de la Révolution française.
En France, l’idéal républicain a fait de l’Ecole, depuis Condorcet, l’instrument indispensable de l’avènement d’une société d’hommes libres et, en conséquence, égaux en dignité et en droits. Les défenseurs actuels de « l’Ecole républicaine » font observer que, précisément, l’égalité promise porte seulement sur cette dignité et ces droits, en aucun cas sur les situations sociales et la considération en découlant. Cela peut sembler une distinction de bon sens, mais, hélas, en France, si elle peut taire momentanément les revendications les plus excessives, elle ne peut convaincre et donner lieu à un consensus durable en la matière. Il ne faut pas oublier que notre démocratie (et notre conception profonde de la démocratie) ne résulte ni d’une longue évolution naturelle (cas du Royaume-Uni), ni d’une simple guerre d’indépendance et de quelques principes libéraux imprégnés de religiosité (comme aux Etats-Unis), ni d’une suite de péripéties politiques et militaires (comme en Allemagne, en Autriche, en Russie, dans les pays d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine). La démocratie française résulte de la plus radicale des révolutions, une révolution qui a déclenché une période de guerre de vingt-cinq ans, qui a détruit tout l’ordre politique et social français et européen traditionnel, qui a affirmé la nécessité de tenir le pouvoir en suspicion et a érigé l’insurrection en droit et en devoir, qui a proclamé le plus solennellement du monde les principes de liberté et d’égalité universelle des hommes, les érigeant en dogmes, qui a enseigné au monde que son œuvre n’était pas achevée aussi longtemps que subsistaient de grandes inégalités concrètes, et qui a comporté, au milieu de son déroulement, une phase rigoureusement égalitaire (juin 1793-juillet 1794), laquelle a très fortement inspiré les fondateurs dela Troisième République, les radicaux comme les « opportunistes », les socialistes et toute la gauche. Continuer la lecture
Russie : L’enseignement d’une parmi quatre religions ou de la morale devient obligatoire à l’école russe

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a signé le décret introduisant l’enseignement obligatoire de la religion dans toutes les écoles de la Fédération de Russie. À partir de septembre, les élèves pourront choisir d’étudier soit l’une des quatre religions « traditionnelles » (orthodoxie, islam, judaïsme ou bouddhisme) soit de suivre des cours plus généraux sur les « fondements de la culture religieuse » ou sur les « fondements de l’éthique publique ».
Jusqu’à présent, ces enseignements étaient concentrés sur un trimestre de l’année scolaire, mais l’Église orthodoxe russe avait demandé qu’ils soient donnés sur l’ensemble de l’année, à partir de 2012.
Banni de l’école durant la période communiste, l’enseignement religieux y est retourné en avril 2010, mais dans 19 régions seulement. Cette initiative avait été fortement appuyée par le patriarche de Moscou et par le Kremlin qui souhaitait voir l’identité nationale se cimenter autour de valeurs communes.
Lycéen poignardé hier à Bourges : l’auteur présumé des coups de couteau a reconnu les faits
Au lendemain de la mort d’un élève de 17 ans, poignardé mortellement, mardi midi, par un camarade devant le lycée Marguerite-de-Navarre à Bourges (Cher), les lycéens et les enseignants de l’établissement sont choqués et abasourdis, ce mercredi matin. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les 1.200 élèves du lycée, à l’excellente réputation, situé en centre-ville. [...]
L’auteur présumé des coups de couteau a reconnu les faits, tout en niant avoir eu l’intention de donner la mort, lors de sa garde à vue, a indiqué le procureur de la République de Bourges, Vincent Bonnefoy, lors d’un point presse, ce mercredi, vers 16 heures, rapportent nos confrères du Berry Républicain. Une seconde personne, un mineur, a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir fourni le couteau, qui n’a toujours pas été retrouvé. Vincent Bonnefoy a invité à la prudence concernant les motivations de l’auteur présumé. Le procureur n’a pas la certitude qu’il n’y ait pas d’autres motifs à son geste que le litige invoqué au sujet de la vente d’un bonnet. Une autopsie est en cours. Une information judiciaire devrait être ouverte demain, jeudi. [...]
Etats-Unis : des élèves payés pour aller en cours afin de les « remettre sur les rails »
Des élèves d’un lycée de Cincinnati (Ohio, nord) sont, depuis lundi, payés pour aller en classe, à l’heure et dans la discipline: l’initiative a été lancée pour la bonne cause, afin de faire baisser le taux d’absentéisme élevé dans leur quartier défavorisé.
« Nous avons des élèves qui ont de mauvais résultats scolaires et peu de chances d’obtenir leur diplôme », a indiqué Ken Furrier qui dirige la Dohn Community High School, une charter school, école publique bénéficiant d’une grande autonomie dans sa gestion.
« Nous voulons les remettre sur les rails pour qu’ils puissent obtenir leur diplôme », ajoute-t-il, évoquant une population scolaire où neuf élèves sur dix sont pauvres, où un seul sur cinq vit avec ses deux parents, où certains travaillent à temps partiel, et où plusieurs jeunes filles sont déjà mères. [...]
Belgique : une école néerlandophone sanctionne les élèves qui parlent français entre eux.

La guerre entre Belges francophones et néerlandophones arrive dans les cours de récréation. Une école primaire de la banlieue de Bruxelles vient d’adopter un nouveau règlement : tous les élèves devront désormais parler néerlandais, sous peine de sanction.
Un cours de néerlandais comme sanction
Le français est donc banni de l’école Saint-Pierre, à Jette. A chaque fois qu’ils seront surpris en train de parler dans la langue de Molière, les élèves recevront un avertissement. Au bout de trois, ils seront sanctionnés et devront assister à un cours de langue. [...] La querelle linguistique entre les communautés wallonne et flamande dans laquelle est empêtrée la Belgique depuis de nombreuses années n’est pas prête de se calmer[...]
Programme des Verts : UNE ÉCOLE DE L’ÉMANCIPATION ET DE LA PROMOTION SOCIALE
Pour les écologistes, l’éducation doit être au centre de la vie sociale; elle concerne l’école comme les familles, et plus largement la société toute entière, qu’il s’agisse des relations entre générations, des rôles stéréotypés dévolus aux filles et aux garçons, de l’attitude face aux médias, du lien avec l’entreprise et le monde associatif. [...]
Reconstruire la carte scolaire suivant le principe de la mixité
sociale maximale : elle associera dans une même zone urbaine des quartiers centraux et périphériques. Le système d’affectation des enseignantEs sera modifié afin qu’aucunE enseignantE ayant moins de cinq années d’exercice ne soit nomméE contre son gré dans
les zones sensibles. Les enseignantEs en zones sensibles bénéficieront d’un allègement des charges horaires devant les élèves pour passer plus de temps en formation continue. [...]
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Langues étrangères : la LV2 dès la 6e et l’ouverture d’un site du CNED pour apprendre l’anglais

Le ministre a proposé de « systématiser la sensibilisation » aux langues dès la maternelle, sous la forme de chants, comptines ou récitations en langue étrangère. Il s’engage à mettre en place à la fin de cette année scolaire « des formations à destination des professeurs des écoles » et « à terme, une semaine de formation continue » par an.
Dès la rentrée 2012, il sera proposé à 10% des collèges un horaire de langues vivantes globalisé LV1/LV2 sur les classes de sixième à la quatrième. [...]
La place de l’anglais
Luc Chatel a particulièrement insisté sur la « nécessité » aujourd’hui de parler l’anglais. A sa demande, le Centre national d’enseignement à distance (CNED) a ouvert le site internet « English by yourself », conçu pour apprendre l’anglais en écoutant.
Les enseignants
Le ministre songe enfin à annualiser le temps de travail des enseignants, afin notamment d’encadrer les stages de langues mis en place pendant les vacances scolaires. Si les lycéens sont au rendez-vous, ce n’est pas le cas des enseignants. Un sujet à hauts risques comme l’a constaté le ministre à plusieurs reprises, au cours d’échanges avec les syndicats.
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Marqué avec apprentissage, Savoirs et culture
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Bienvenue aux Maisons Familiales Rurales !
Petite structure et internat obligatoire, alternance et conseil d’administration géré par les parents, anciens élèves et maîtres de stage : les MFR ont de beaux jours devant elles.
Nous insistons sur le fait que nous sommes une petite structure, pour être au plus proche d’eux. » Carole Romelli, animatrice, ouvre les portes des dortoirs, à l’étage. « À Anzy, l’internat est obligatoire, ça permet à tout le monde de se connaître très vite et d’avoir une bonne cohésion de groupe. » Deux soirs par semaine sont dédiés à l’étude, le reste aux activités de groupe : jeux, activité artistique… Et tâches ménagères, pour se responsabiliser.
La Maison familiale et rurale est une association sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, dont le conseil d’administration est géré par les parents, anciens élèves et maîtres de stage. Continuer la lecture
L’alternance : Se former entre école et travail
La formation en alternance séduit de plus en plus les jeunes et les employeurs. De la théorie à la pratique, tous trouvent leur compte dans cet apprentissage.
La formation en alternance semble connaître un vrai succès dans l’arrondissement de Senlis. Sur les 1352 jeunes venus à la Mission locale de la Vallée de l’Oise en 2011, 135 jeunes ont été placés en contrat pro ou CAP. «Il y a des jeunes qui décrochent du système scolaire et ceux qui ont besoin d’argent assez vite. Ils préfèrent l’indépendance que permettent ces formations», expliquait, jeudi la directrice, Françoise Leroy, lors d’une réunion mensuelle sur l’emploi, à la sous-préfecture de Senlis. Continuer la lecture
Le cheik Tarek Oubrou intervient dans un lycée catholique de Brive
C’est par un entrefilet dans la presse que les parents des élèves de terminale d’un lycée catholique ont insidieusement appris que leurs enfants allaient assister pendant leurs heures de cours à l’intervention d’un imam. Et pas n’importe lequel : Tarek Oubrou est le président de l’association « Imams de France. Les élèves de 1èreont été invités sans même que les parents soient prévenus.
Compte-rendu de la séance dans la presse; les victoires religieuses ne se cachent pas :
« Au cours d’une intervention d’une demi-heure, suivie de trente minutes d’échanges avec des élèves de terminale, Tareq Oubrou est revenu sur la laïcité à la française et la façon dont l’islam doit appréhender ce pilier de la république.
« Nous sommes tous dans le paquebot France »
Apôtre du dialogue entre les hommes, il a insisté sur la différence entre la culture et la religion. « La culture c’est ce qui permet de faire passer le principe actif d’une religion », a insisté l’imam de Bordeaux. « Les musulmans sont invités à faire le tri entre ce qui relève de la religion et ce qui relève de la culture. Il faut faire un travail intellectuel et idéologique », assure l’homme de foi, convaincu qu’islam et société française sont compatibles.
« Les musulmans français ne sont pas ceux d’Arabie Saoudite, de la même manière qu’un catholique français et un catholique américain sont différents. »
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François Bayrou ne sanctuarise pas l’école, il sanctuarise les moyens !
Souhaiter « sanctuariser » l’école, c’est une chose, mais sanctuariser les moyens, c’en est une autre. François Bayrou en souhaitant protéger les moyens existant de l’éducation Nationale se gagne ainsi les faveurs des enseignants…
François Bayrou l’a répété comme étant une évidence : « La question des moyens n’est pas la question clé. » Aussi, l’annonce de la création de postes comme clé de voûte du rétablissement de notre école n’est au mieux que de la démagogie, au pire qu’une énième course effrénée vers un endettement qui plus est stérile en termes de résultats.
Pour le Béarnais, « le maintien des moyens existants (…) sera un grand effort pour la Nation ».
Au Moyen Age tout chevalier était lettré, selon Martin Aurell
L’auteur, primé par l’Académie des inscriptions et belles-lettres, est l’invité de Christophe Dickès
La renaissance n’a pas eu lieu au XVIe siècle mais bien aux XIIe et XIIIe siècle si l’on en croit Martin Aurell (Prix Bordin 2008 de l’Académie des inscriptions et des belles-lettres). Avec son étude sur le savoir et la conduite de l’aristocratie à l’époque médiévale, il décrit l’imprégnation littéraire des milieux chevaleresques. Son livre « Le Chevalier lettré » constitue une monographie admirablement bien documentée sur la culture en un temps que l’on a trop souvent considéré comme un âge obscur.
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Le Grand Condé, le Héros fourvoyé de Simone Bertière
Un cousin de Louis XIV, ardent et rebelle, mécène éclairé de Chantilly
L’historienne Simone Bertière est invitée à présenter son livre Condé, le Héros fourvoyé. À vingt-deux ans, Louis de Bourbon, duc d’Enghien, futur prince de Condé (1621-1686) passe pour l’égal de César et d’Alexandre. Il devient l’idole de la jeune noblesse d’épée. Il a tout, naissance et fortune. Il se croit tout permis. Mais l’action politique est son talon d’Achille. Sagesse et maturité venant, il fait de son domaine de Chantilly un haut lieu de culture, de tolérance, de paix, et l’un des plus beaux fleurons de notre patrimoine. Comment le « Grand Condé » illustre-t-il la grandeur et les dérives de l’héroïsme ? Que nous révèle-t-il de ce XVII e siècle où les derniers sursauts de l’esprit féodal s’effacent pour laisser place à la France moderne ?
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Mgr Brac de La Perrière est incompétent
…En matière de liberté scolaire qui relève d’une liberté civile reconnue par la constitution comme par la loi Falloux et de la liberté des laïcs mais qui semble lui poser problème :

Quand un conseiller municipal socialiste appelle l’Enseignement Privé sous contrat à mettre en échec le projet d’une école hors contrat
Benjamin Mathéaud appelle « l’ensemble de la communauté éducative du bassin alésien de l’enseignement public comme de l’enseignement privé sous contrat à se mobiliser pour faire échec à ce projet. »
Un projet que conteste vivement Benjamin Mathéaud, conseiller municipal socialiste. « Je mets en garde le maire d’Alès et sa majorité et je leur demande de retirer ce projet. Ce n’est ni le rôle ni la place du maire de faire un pont d’or à une école privée, hors contrat avec l’État, aux méthodes pédagogiques qui présentent des risques de dérive sectaire », confie l’élu. Autant de points que le président de l’association gérant l’école Caminarem conteste.
’élu se base ainsi sur le rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mils) en 2000 qui relève notamment les risques de dérive sectaire de l’anthroposophie, courant de pensée qui mêle l’observation et le raisonnement comme piliers de toute connaissance. « La commission d’enquête parlementaire et la Mils ont recommandé une surveillance vigilante, leur position n’a pas changé depuis », affirme l’élu. Qui relève qu’en 2005, un rapport d’inspection de l’Éducation nationale notait « des pratiques contestables tant sur le plan pédagogique que sanitaire ».
Education : Chatel accuse Hollande de plagiat et réclame des droits d’auteur
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a accusé aujourd’huiFrançois Hollande de « plagiat » concernant les propositions du candidat PS à la présidentielle sur l’éducation, jugeant qu’il ne se distinguait qu’en proposant de créer 60.000 postes supplémentaires.
Par un long communiqué de presse de trois pages, Luc Chatel a « demandé des droits d’auteur à François Hollande » sur les mesures que le ministre estime déjà « mises en oeuvre »: auxiliaires de vie scolaire pour les enfants handicapés, conférence sur les rythmes scolaires, lutte contre le décrochage, sécurité, réformes dans le primaire, numérique, accompagnement personnalisé…
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En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence
Est-ce que la France serait devenue suicidaire ? En quelques mois, plusieurs sentences sans appel sont tombées, sans qu’on sache vraiment qui est à la manoeuvre : suppression de la culture générale à l’entrée de Sciences Po ; invention, digne des Monty Python, d’un concours de recrutement de professeurs de lettres classiques sans latin ni grec ; disparition de l’enseignement de l’histoire-géographie pour les terminales scientifiques…
Autant de tirs violents, sans semonce, contre la culture et contre la place qu’elle doit occuper dans les cerveaux de nos enfants et des adultes qu’ils seront un jour. Une place qu’on lui conteste aujourd’hui au nom du pragmatisme qu’impose la mondialisation. Mais quel pragmatisme, au moment où, partout dans le monde, de la Chine aux Etats-Unis, l’accent est mis sur la culture et la diversité de l’éducation, le fameux soft power ?
En bannissant des écoles, petites ou grandes, les noms mêmes de Voltaire et de Stendhal, d’Aristote et de Cicéron, en cessant de transmettre le souvenir de civilisations qui ont inventé les mots « politique », « économie », mais aussi cette magnifique idée qu’est la citoyenneté, bref, en coupant nos enfants des meilleures sources du passé, ces « visionnaires » ne seraient-ils pas en train de compromettre notre avenir ?
Le 31 janvier s’est tenu à Paris, sous l’égide du ministère de l’éducation nationale, un colloque intriguant : « Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l’enseignement du latin et du grec ». C’est que l’engouement pour le latin et le grec est, malgré les apparences, toujours vivace, avec près de 500 000 élèves pratiquant une langue ancienne au collège ou au lycée. Le ministère de l’éducation nationale a d’ailleurs annoncé à cette occasion la création d’un prix Jacqueline de Romilly, récompensant un enseignant particulièrement novateur et méritant dans la transmission de la culture antique. Quelle intention louable !
Mais quel paradoxe sur pattes, quand on considère l’entreprise de destruction systématique mise en oeuvre depuis plusieurs années par une classe politique à courte vue, de droite comme de gauche, contre des enseignements sacrifiés sur l’autel d’une modernité mal comprise. Le bûcher fume déjà. Les arguments sont connus. L’offensive contre les langues anciennes est symptomatique, et cette agressivité d’Etat rejoint les attaques de plus en plus fréquentes contre la culture dans son ensemble, considérée désormais comme trop discriminante par des bureaucrates virtuoses dans l’art de la démagogie et maquillés en partisans de l’égalité, alors qu’ils en sont les fossoyeurs.
Grâce à cette culture qu’on appelait « humanités », la France a fourni au monde certaines des plus brillantes têtes pensantes du XXe siècle. Jacqueline de Romilly, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Lucien Jerphagnon, Paul Veyne sont pratiqués, cités, enseignés dans toutes les universités du globe.
A l’heure du classement de Shanghaï et dans sa tentative appréciable de donner à la France une place de choix dans la compétition planétaire du savoir et de la recherche, la classe politique semble aveuglée par le primat accordé à des disciplines aux retombées économiques plus ou moins aléatoires.
Le président de la République, pour qui les universités américaines constituent un modèle avoué, devrait méditer cette réalité implacable, visible pour qui fréquente les colloques internationaux ou séjourne durablement aux Etats-Unis. Que ce soient les prestigieuses universités de l’Ivy League (Harvard, Yale, Princeton…) ou celles plus modestes ou méconnues d’Iowa ou du Kansas, toutes possèdent leur département de langues anciennes.
Comment l’expliquer ? Par cette simple raison qu’une nation puissante et ambitieuse ne s’interdit rien et surtout ne fait aucune discrimination entre les disciplines, qu’elles soient littéraires ou scientifiques. Ce fameux soft power, ou « puissance douce », consiste à user d’une influence parfois invisible, mais très efficace, sur l’idéologie, les modes de pensée et la politique culturelle internationale. Les Etats-Unis, en perte de vitesse sur le plan économique, en ont fait une arme redoutable, exploitant au mieux l’abandon par l’Europe de cet attachement à la culture.
Pour Cicéron, « si tu ne sais pas d’où tu viens, tu seras toujours un enfant ». C’est-à-dire un être sans pouvoir, sans discernement, sans capacité à agir dans le monde ou à comprendre son fonctionnement.
Voilà la pleine utilité des humanités, de l’histoire, de la littérature, de la culture générale, utilité à laquelle nous sommes attachés et que nous défendons, en femmes et hommes véritablement pragmatiques, soucieux du partage démocratique d’un savoir commun.
Romain Brethes, Barbara Cassin, Charles Dantzig, Régis Debray, Florence Dupont, Adrien Goetz, Marc Fumaroli, Michel Onfray, Christophe Ono-dit-Biot, Jean d’Ormesson, Erik Orsenna, Daniel Rondeau, Jean-Marie Rouart, Philippe Sollers et Emmanuel Todd sont écrivains et philosophes.
Homélie du Cardinal André Vingt-Trois – Messe pour l’Enseignement Catholique de Paris – Remise des orientations diocésaines de l’Enseignement Catholique de Paris
Les jeunes qui sont accueillis dans l’enseignement catholique, quel que soit leur rapport à la foi peuvent entendre quelque chose de nouveau de la Parole du Christ, ne serait-ce que de voir vivre les chrétiens les plus affermis, qui doivent donc être soutenus et nourris.
2 S 24, 2.9-16a.17 ; Mc 6, 1-6
Chers amis,
L’évangile de Marc nous présente des aspects divers de la figure du Christ. Un trait dominant se dessine pourtant : le Christ est venu pour enseigner son Peuple, pour annoncer la Bonne nouvelle : « Le Royaume de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 14) Au cours des différentes situations que présente l’évangile de Marc, Jésus enseigne, tantôt devant des foules indéterminées, tantôt à la synagogue le jour du Sabbat, tantôt dans le cercle plus restreint des disciples qu’il emmène à l’écart pour les instruire. Dès le début de son ministère public, les paroles de Jésus frappent les gens d’étonnement, car il parle comme quelqu’un d’exceptionnel, « il enseigne avec autorité, non pas comme les scribes et les pharisiens » (Mc 1, 22). D’autres, ou les mêmes, s’interrogent et se demandent d’où lui viennent ces paroles et cette sagesse inaccoutumées, alors qu’il est un homme comme les autres.
Télécharger les orientations diocésaines
de l’Enseignement catholique de Paris
Philippe WAESELYNCK de Médiapart demande plus de subventions à l’Etat pour l’immobilier scolaire privé et soutient la Fondation Saint Mathieu pour la rénovation des établissements
Je sais, ces derniers temps, l’Europe subit un froid polaire. Mais, il me semble qu’il existe des textes sur la température minimale dans les salles de classe des établissements scolaires (privés ou publics, sauf à considérer une discrimination entre le privé et le public). Dans mon établissement, au 3° étage, le matin, il fait 11° dans certaines salles (grandes fenêtres non isolées + froid + tramontane+ chauffage inadapté depuis 150 ans). Une enseignante du 1° degré, de mon académie, qui disait à sa directrice qu’il faisait 8° dans sa classe avec des petits, s’est vue répondre par cette directrice qu’elle chauffait au maximum. L’enseignante part malade en vacances, dans tous le sens du terme. Il est temps que l’enseignement catholique se rende compte que l’immobilier est vieillissant, mal entretenu, mal géré par des directrices et directeurs qui n’ont même pas conscience de ce qui peut se faire ou non, et qui acceptent que des élèves et des enseignants fassent cours dans des salles où il fait 8 degrés là, 11 degrés ailleurs.
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COLLOQUE À L’UNESCO, PAR MGR FRANCESCO FOLLO
ROME, jeudi 9 février 2012 (ZENIT.org ) – « Pour une éducation interculturelle, l’apport des universités catholiques »: c’est le thème d’un colloque organisé à Paris, au siège de l’UNESCO, ces 9 et 10 février, par la Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, en collaboration avec l’Union des établissements de l’enseignement supérieur catholique (UDESCA).
Parmi les intervenants, Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, et Mgr Barthelémy Adokounou, secrétaire – « Numéro 2 » – du Conseil pontifical de la culture, mais aussi le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux.
La mission permanente d’Observation du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) « soutient très activement les réflexions et les actions liées à la rencontre des cultures, y compris dans leur dimension religieuse », explique Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de cet organisme international.
L’expérience de la congrégation romaine
Cette mission « attache une attention particulière à l’éducation interculturelle et à l’interculturalité », ajoute-t-il : « Dans le prolongement des efforts entrepris par l’UNESCO, le Saint-Siège souhaite continuer à travailler sur l’apport de l’éducation supérieure à l’interculturalité ».
Mgr Follo insiste aussi sur la collaboration entre différents pôles du Vatican: « La Délégation du Saint-Siège relaie l’expérience de son Ministère de l’Education, la Congrégation pour l’éducation catholique, qui gère 1 500 universités dont les cinq universités et instituts catholiques de France : Angers, Lille, Lyon, Paris, Toulouse. »
« Dans ce contexte, et dans le sillage Congrès international organisé par la Conférence Mondiale des Institutions Universitaires catholiques de Philosophie sous le patronage de l’UNESCO, de mars 2000, la Délégation du Saint-Siège et les cinq universités et instituts catholiques de France organisent ce colloque par lequel ils espèrent enrichir la réflexion et les actions de l’UNESCO, en ouvrant de nouvelles perspectives sur la prise en compte de l’interculturel dans l’éducation et la recherche », ajoute le représentant du Saint-Siège.
A côté des délégations accréditées auprès de l’UNESCO et des hauts fonctionnaires de cette Organisation, le colloque rassemble des universitaires de tous les continents, de différentes cultures et religions, des personnalités du monde politique, social, associatif, des dirigeants d’entreprises, précise Mgr Follo.
Lien organique entre religion et culture
Il souligne que le Saint-Siège est présent à l’UNESCO parce qu’en raison de sa souveraineté spécifique, mais surtout, en raison du « lien organique et constitutif qui existe entre la religion en général et le christianisme en particulier, d’une part, et la culture, d’autre part », selon les paroles de Jean-Paul II lors de sa visite historique, le 2 juin 1980, et « pour prendre part à la réflexion et à l’engagement » de l’UNESCO, comme l’a dit Benoît XVI le 2 juin 2005, à l’occasion du XXVe anniversaire de la visite de Jean-Paul II ».
« Donc, la présence d’un prêtre qui – avec un statut diplomatique – représente le « Vatican » dans cette enceinte étatique (193 Etats en sont membres) est voulue et considérée comme utile au dialogue avec le monde et pour apporter la contribution de l’Eglise à une Agence qui a été créée pour la paix, parce que, comme le dit le préambule de l’Acte Constitutif de l’UNESCO : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». »
« Dit autrement et en bref, ajoute le diplomate philosophe, le Saint-Siège est à l’UNESCO pour quatre motifs principaux. Primo pour faire entendre la voix de l’Église catholique dans les domaines de l’éducation, des sciences naturelles et sociales, de la culture et de la communication. Secundo, pour être une interface entre les États membres de l’UNESCO et le Saint-Siège qui coordonne ces mêmes domaines dans l’ensemble des organisations internationales. Tertio, pour participer au renforcement de la coopération internationale de l’UNESCO avec les membres de la « famille UNESCO » mais aussi des organismes de la société civile tels que les ONG. Et enfin, pour contribuer à bâtir une civilisation de l’amour comme souvent le Pape Jean-Paul II l’a affirmé et comme Benoît XVI l’a très fortement réitéré dans son enseignement ».
La paix en question
Mgr Francesco Follo est originaire du diocèse de Crémone, dans le Nord de l’Italie. Il est passé par l’Académie Ecclésiastique du Vatican, connue comme « l’école des nonces » et il a obtenu un doctorat en philosophie à l’Université pontificale grégorienne.
Il a travaillé comme journaliste, de 1976 à 1984, pour le magazine « Letture » du Centre San Fedele des jésuites de Milan. A partir de 1982, il a été directeur-adjoint de l’hebdomadaire « La Vita Cattolica », tout en enseignant (de 1978 à 1983), l’Anthropologie culturelle et la Philosophie à l’Université catholique du Sacré-Cœur et à l’Institut supérieur des assistants éducateurs de Milan.
Entre 1984 à 2002, il a travaillé au sein de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège, au Vatican, tout en enseignant l’Histoire de la Philosophie grecque à l’Athénée pontifical Regina Apostolorum de Rome (1988-1989).
Et c’est en 2002, que Mgr Francesco Follo a été nommé Observateur permanent du Saint Siège auprès de l’UNESCO et de l’Union Latine et Délégué auprès du Conseil international des Monuments et des Sites (ICOMOS).
Depuis 2004, Mgr Francesco Follo est également membre du Comité scientifique du magazine « Oasis », un magazine spécialisé dans le dialogue interculturel et interreligieux.
Il vient de publier un livre-entretien intitulé « La paix en question », aux éditions Parole et Silence (2011).
Eric Zemmour contre la domination de l’anglais
« L’objectif de nos dirigeants politiques, économiques, universitaires est de transformer les petits Français en parfaits Franco-Américains comme il y eut des Gallo-Romains. Mais ils n’y arrivent pas. Alors, ils manient la trique, éliminent les jeunes gens rétifs à l’anglais des grandes écoles même s’ils se privent ainsi de sujets brillants même si l’apprentissage d’une langue étrangère est un formidable révélateur des inégalités sociales » a dénoncé Éric Zemmour, mercredi matin sur RTL :
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