Pour le porte parole de la CEF, Les catholiques doivent s’investir pour les législatives pour défendre la liberté scolaire

Justement, êtes-vous inquiet de certaines promesses de François Hollande, relatives à l’enseignement privé ou à des questions de société ?

Oui, même si nous sommes dans l’attente d’un calendrier précis. On a besoin de savoir ce qu’il en est sur le plan scolaire, entre les déclarations dures du candidat socialiste sur l’enseignement catholique faites au comité national d’action laïque et les propos plus apaisants tenus par François Hollande, ou son entourage sur le même sujet. Qu’en sera-t-il, dans les faits ? Le pays a besoin de la contribution positive de l’enseignement catholique à l’éducation.

Sur le plan éthique, nos convictions sont connues, notre opposition au mariage entre deux personnes du même sexe comme notre réticence sur toute introduction de l’euthanasie pour la fin de vie. Il ne s’agit pas d’une position idéologique de l’Église, mais de nos convictions qu’il y a des choix qui relèvent de l’intime, et pas de la législation. Faire ces réformes serait inutile. Cela cliverait le pays, qui n’en a vraiment pas besoin.

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UNAPEL : « M. le Président, laissez aux parents le libre choix de l’école »

Béatrice Barraud, parent d’élèves de l’enseignement libre : « M. le Président, laissez aux parents le libre choix de l’école »

Béatrice Barraud, présidente nationale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, prône le renforcement de l’autonomie des chefs d’établissement, la réforme des rythmes scolaires et du système de notation, et le respect de la liberté de choix de l’école.

Voici le messsage qu’adresse à François Hollande Béatrice Barraud, présidente nationale de l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel).

« Monsieur le Président de la République, notre volonté, à l’Apel, est de voir l’école se transformer profondément. Nous souhaitons, pour cela, vous adresser plusieurs propositions très concrètes.

Nous  demandons que soit permis aux chefs d’établissements de choisir leurs enseignants tout en renforçant leur autonomie dans l’élaboration de leur projet éducatif.

Nous vous appelons aussi à faire évoluer le métier d’enseignant par une formation initiale qui recourt à l’alternance, par une formation aux outils numériques, à la prise en compte du handicap, à l’enseignement de deux disciplines au collège et au lycée, mais aussi par une revalorisation des salaires des enseignants.

L’Apel attend également que soient mis en place de nouveaux rythmes scolaires en primaire, mieux adaptés au rythme biologique des enfants. Nous espérons que vous supprimerez le redoublement dès l’école primaire et que des parcours adaptés seront proposés aux élèves qui rencontrent des difficultés. Nous souhaitons que les programmes soient allégés et que soient supprimées deux heures de cours par semaine au collège et au lycée.

Nous tenons à vous rappeler que les élèves valent mieux que leurs notes. Il est nécessaire que d’autres modes d’évaluation de leur progression soient imaginés. Il faut réduire le nombre d’épreuves au baccalauréat et renforcer la part du contrôle continu. Par ailleurs, nous vous appelons à créer un véritable métier d’accompagnement des enfants en situation de handicap.

Vous devez savoir, Monsieur le Président, que l’enseignement catholique doit refuser 35 000 élèves chaque année par manque de postes d’enseignants. Nous vous demandons instamment que l’Etat respecte le besoin scolaire reconnu, exprimé dans la loi Debré ainsi que la liberté de choix de l’école, à laquelle 84 % des français sont attachés ( sondage CSA Apel/La Croix, décembre 2009).

Mais il n’y a pas de liberté sans moyens, c’est pourquoi l’Apel veillera à ce que chaque parent puisse choisir librement l’école de son enfant et s’assurera que les lois de financement des établissements associés par contrat à l’Etat soient bien respectées et appliquées. »

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Des profs de physique invités par leur rectorat à changer de métier

Dans l’éducation nationale, la « mobilité professionnelle » est encouragée… parfois un peu à marche forcée. Dans une lettre datée du 10 avril, la directrice des ressources humaines (DRH) du rectorat d’Orléans-Tours « engage vivement » les professeurs remplaçants de physique-chimie à « réfléchir à une reconversion (…) en vue d’un changement définitif de discipline, voire un autre métier ».

Stupeur et colère des destinataires. « J’étais choquée. Une lettre pareille, on ne s’y attend pas du tout ! », témoigne Nelly (le prénom a été modifié), jeune enseignante dans un collège d’Eure-et-Loir. Changer de métier ? « Non merci, j’aime ma profession et ma discipline.

La rectrice elle-même, Marie Reynier, se dit choquée. « Ça m’a coupé le souffle. C’est une énorme bêtise ! » Sa DRH ne l’aurait pas consultée. D’ailleurs, cette reconversion est pour elle inenvisageable : « Je suis justement en train de concevoir des maisons pour l’enseignement des sciences qui nécessitent leur collaboration. On ne pourra pas promouvoir les sciences si on ne garde pas notre potentiel. » L’impair a valu à la DRH un entretien corsé avec sa supérieure – qui lui aurait même demandé de « reconsidérer sa fonction ». Elle a aussi dû s’excuser auprès des enseignants.

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Les fraudeurs au bac passible de la commission accadémique

Les lycéens surpris en train de frauder au baccalauréat seront désormais sanctionnés par une «commission de discipline» académique, composée de sept personnes nommées par le recteur, selon un décret publié samedi au Journal officiel. Auparavant, les fraudes étaient examinées par la section disciplinaire des universités. La nouvelle procédure, adoptée à la veille de l’élection présidentielle, s’appliquera dès le 1er juin.

C’est désormais le recteur qui «engage les poursuites» et «rassemble les éléments utiles permettant à la commission de statuer». Cette commission, «présidée par un professeur des universités, nommé en qualité de président du jury du baccalauréat», comprend en outre deux inspecteurs d’académie, un chef de centre des épreuves du baccalauréat, un enseignant, un étudiant et un élève de terminale.

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Enseignement de l’orthographe à l’école : le courrier de la DGESCO

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux directrices et directeurs académiques des services de l’éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions du premier degré ; aux directrices et directeurs d’école Référence : arrêté du 9-6-2008

Renforcer l’enseignement de l’orthographe est un enjeu majeur pour la réussite des élèves tant sa maîtrise a un impact significatif sur la maîtrise de la langue française dans toutes ses dimensions, notamment la compréhension des écrits et l’identification des mots. L’enseignement de l’orthographe permet donc d’améliorer les compétences en écriture comme en lecture, en vocabulaire comme en grammaire. De nombreuses recherches convergent pour montrer que l’orthographe, comme la grammaire, le vocabulaire, la compréhension des textes doit être abordée de manière explicite et progressive. Son enseignement concerne la connaissance des formes écrites des mots et de leurs règles de fonctionnement. Un enseignement explicite et progressif de l’orthographe est donc nécessaire. Il apporte une aide particulière aux élèves les plus fragiles linguistiquement en leur donnant des points de repère, gages d’une plus grande assurance et d’une meilleure efficacité dans l’usage de la langue. Un apprentissage implicite est également développé à l’école pour faciliter la réussite : il s’agit simplement d’utiliser la répétition de l’attention à porter aux formes orthographiques. Ainsi, la lecture permet de mieux connaître l’orthographe par une fréquentation personnelle des mots dans des contextes variés. Enfin, l’apprentissage de l’orthographe suppose une attention portée à la production écrite et au respect des normes orthographiques dans tous les domaines d’enseignement, dans les lectures et les écrits demandés aux élèves, dès le cours préparatoire. L’orthographe doit faire l’objet d’un enseignement structuré, organisé et progressif qui s’appuie sur des leçons spécifiques et régulières chaque semaine tout au long de la scolarité élémentaire et poursuivies au collège. Cet enseignement est conçu, en particulier au cycle 3, autour d’une approche explicite et réfléchie des règles et de l’utilisation des outils d’aide (dictionnaire, listes de mots, etc.). L’enseignement de l’orthographe comporte deux composantes, chacune importante : – l’orthographe lexicale, qui participe à l’automatisation de la reconnaissance des mots tout comme à l’accès au sens. Son apprentissage nécessite la mémorisation de la forme des mots les plus fréquents, réguliers et irréguliers, dès le cours préparatoire. Les activités de mémorisation, conduites au cours des cycles de l’école élémentaire, contribuent à l’enrichissement du vocabulaire par la fréquentation de mots plus rares. Cela implique une action pédagogique adaptée pour apprendre à mémoriser toutes les lettres du mot, à les restituer sans erreur et à utiliser le mot dans un contexte susceptible d’en modifier l’orthographe ; – l’orthographe grammaticale, qui entretient des liens étroits avec la compréhension des relations grammaticales entre les mots et la mémorisation des formes verbales. Elle porte principalement sur les accords en genre et en nombre dont la connaissance favorise la compréhension des phrases et des textes. Les différentes formes de la dictée ont ici toute leur place, de la dictée de mots ou de phrase préparée, à la dictée visant un contrôle des connaissances, en passant par les différentes formes de dictées d’apprentissage. Des séances courtes et régulières sont quotidiennement réservées à un travail de mémorisation des mots ; d’autres séances plus longues permettent aux élèves d’observer les régularités orthographiques et d’apprendre les règles qui les régissent, en même temps que les exceptions les plus courantes. Cette perspective pédagogique nécessite un travail d’élaboration dans le cadre du cycle et prend appui sur les progressions du programme. Les rectifications proposées en 1990 restent une référence mais ne sauraient être imposées. Certaines d’entre elles entrent progressivement dans les ouvrages de référence (dictionnaires, manuels, etc.). Dans l’enseignement aucune des deux graphies (ancienne ou nouvelle) ne peut être tenue pour fautive. Les équipes des circonscriptions du premier degré, sous l’autorité des recteurs et des directeurs académiques des services de l’éducation nationale, accompagnent le travail de chaque école et sont invitées à repérer les démarches pédagogiques innovantes en la matière.

Pour le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative et par délégation, Le directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer.

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DOSSIERS : Les enfants et la télé : attention danger ! selon les OAA

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La franc-maçonnerie belge et la laïcisation de l’enseignement

Dès les premières années de l’Indépendance de la Belgique, et bien que les règlements du Grand Orient de 1833 interdissent aux Loges d’intervenir activement dans les débats politiques, les francs-maçons agirent sur le plan scolaire, entre autres, par l’intermédiaire de ceux de leurs membres qui siégeaient aux Chambres, ou des Sociétés de Libre Pensée ou de la Ligue de l’Enseignement, fondée en 1864, dont le premier président Jules Tarlier et le premier secrétaire Charles Buls appartenaient à la loge des « Amis Philanthropes ».

Légalistes, les francs-maçons belges étaient anticléricaux, mais non antireligieux ou anticatholiques. Toutefois, écœurés par les condamnations pontificales et épiscopales lancées contre eux, beaucoup devinrent anticatholiques.

En matière d’enseignement, ils respectaient la Constitution belge qui garantissait la liberté de l’enseignement. En ce qui concerne l’enseignement supérieur, ils fondèrent l’Université Libre de Bruxelles en 1834. Ils s’intéressèrent à l’enseignement féminin pour arracher le public féminin à l’emprise du clergé, et développèrent leurs efforts surtout en matière d’enseignement primaire.

Les dispositions de la loi organique relative à l’enseignement secondaire du 1er juin 1850 ne prévoyaient qu’une invitation adressée au clergé à donner ou à surveiller l’enseignement religieux. Elles satisfirent relativement les maçons jusqu’à ce que, suite aux réactions des catholiques, la convention d’Anvers, adoptée par nombre d’écoles officielles, n’accrut l’emprise du clergé sur l’enseignement officiel.

Par un décret du 12 octobre 1830, le gouvernement provisoire proclama la liberté de l’enseignement et démantela le système scolaire du Royaume des Pays-Bas. La hiérarchie catholique usa largement de la liberté qui lui était rendue. Les maçons ne restèrent pas immobiles, mais leur activité fut loin d’atteindre celle des catholiques.

Une loi de compromis

Lors de la création, en 1864, de la Ligue de l’Enseignement, la mésentente entre catholiques d’une part et libéraux et francs-maçons d’autre part était à son comble, d’autant plus que le rejet par les catholiques et par une partie des francs-maçons de l’obligation scolaire avait accru les tensions.

La première loi organique de l’enseignement primaire du 23 septembre 1842 était une loi de compromis acceptée tant bien que mal par les libéraux, maçons compris.

Les libéraux, qui exigeaient pour l’Etat d’organiser l’enseignement public, avaient obtenu qu’il existât dans chaque commune au moins une école primaire.

Aux catholiques, il était accordé que la commune pouvait adopter une ou plusieurs écoles privées  réunissant les conditions légales pour tenir lieu d’école communale. La loi concédait au clergé catholique une très grande place dans l’enseignement officiel, notamment dans les domaines de l’inspection et du choix des manuels scolaires, et consacrait le fait que la morale et la religion étaient inséparables de l’instruction.

Les réactions que la loi de 1842 suscita chez les francs-maçons conditionnèrent par la suite la vie des loges.

Le 25 janvier1859, le Grand Orient invita les loges de l’obédience à étudier les questions de la laïcisation de l’enseignement et de l’obligation scolaire. Parmi les réponses qui parvinrent au Grand Orient, la contribution des « Amis Philanthropes » était de loin la plus complète.

Toutes les loges étaient évidemment d’accord pour rejeter le prêtre de l’école et on vit apparaître des attaques contre le contenu même de l’enseignement religieux.

Les rédacteurs du mémoire remis par la loge « Les Amis Philanthropes » émirent l’opinion que:

  »de toutes les réformes à opérer dans l’enseignement, la première et la plus urgente est celle qui restitue à l’Etat son pouvoir dans les écoles, qu’il rende à l’enseignement le caractère laïque que lui imprime de droit la constitution, et qui fasse que l’éducation des jeunes générations ne soit plus remise, de par la nation, entre les mains d’un parti qui se sert alternativement de deux auxiliaires merveilleux: l’ignorance ou l’erreur. [Il faudrait] que la maçonnerie, organisation établie et répandue sur la surface du pays, prenne l’initiative de la fondation d’une vaste association laïque pour le développement et l’amélioration de l’enseignement primaire, en même temps que pour le peuplement de l’école publique qui, dans notre pensée, doit rester purement laïque. »

En somme, ces rédacteurs avaient entrevu la création de la Ligue de l’Enseignement dont le premier président, Jules Tarlier, annonça la naissance à ses Frères des « Amis Philanthropes » le 27 février 1865.

Motions, propositions, conférences et discussions se succédèrent dans toutes les loges, tandis que la plupart des ateliers relayèrent un tronc spécial dit de l’instruction qui alimenta une partie des fonds qu’ils consacrèrent à une longue série d’établissements scolaires de tous genres.

Rentrer dans le droit commun

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Fournir aux jeunes une éducation solide à la foi représente le défi le plus urgent

Benoît XVI a reçu hier des évêques américains. Extrait de son discours :

« Avant toute chose, je voudrais reconnaître les progrès importants qui ont été réalisés ces dernières années dans l’amélioration de la catéchèse, l’examen des textes et leur mise en conformité avec le Catéchisme de l’Église catholique. Des efforts importants sont également déployés pour préserver le grand patrimoine des écoles primaires et secondaires catholiques d’Amérique, qui ont été profondément affectées par l’évolution démographique et l’augmentation des coûts, tout en assurant en même temps que l’enseignement qu’elles dispensent reste à la portée de toutes les familles, quelle que soit leur situation financière. Comme cela a souvent été mentionné lors de nos réunions, ces écoles restent une ressource essentielle pour la nouvelle évangélisation, et la contribution significative qu’elles apportent à la société américaine dans son ensemble devrait être mieux appréciée et plus généreusement prise en charge.

Sur le plan de l’enseignement supérieur, beaucoup d’entre vous ont souligné la reconnaissance croissante de la part des collèges et des universités catholiques de la nécessité de réaffirmer leur identité distinctive dans la fidélité à leurs idéaux fondateurs et la mission de l’Eglise au service de l’Evangile. Pourtant, il reste beaucoup à faire, en particulier dans des domaines aussi fondamentaux que le respect du mandat prévu au Canon 812 pour ceux qui enseignent les disciplines théologiques. L’importance de cette norme canonique comme expression tangible de la communion ecclésiale et de la solidarité dans l’apostolat éducatif de l’Eglise devient d’autant plus évidente lorsque l’on considère la confusion créée par les exemples de dissidence apparente entre certains représentants d’institutions catholiques et le leadershippastoral de l’Eglise: de telles discordes nuisent au témoignage de l’Église et, comme l’expérience l’a montré, peuvent facilement être exploitées pour compromettre son autorité et sa liberté.

Il n’est pas exagéré de dire que fournir aux jeunes une éducation solide à la foi représente le défi le plus urgent auquel la communauté catholique de votre pays doit faire face. Le dépôt de la foi est un trésor inestimable que chaque génération doit transmettre à la suivante en gagnant les cœurs à Jésus-Christ et en formant les esprits dans la connaissance, la compréhension et l’amour de son Église. [...]

Tout d’abord, comme nous le savons, la tâche essentielle de l’éducation authentique à tous les niveaux n’est pas simplement celle de la transmission des connaissances, pour essentielle qu’elle soit, mais aussi de façonner les cœurs. Il y a un besoin constant d’équilibrer la rigueur intellectuelle à communiquer efficacement, agréablement et intégralement la richesse de la foi de l’Église en formant les jeunes dans l’amour de Dieu, la praxis de la vie morale et sacramentelle chrétienne, et, non des moindres, la culture de la prière personnelle et liturgique.

Il s’ensuit que la question de l’identité catholique, non moins au niveau universitaire, implique beaucoup plus que l’enseignement de la religion ou la simple présence d’une aumônerie sur le campus. Trop souvent, semble-t-il, les écoles et les collèges catholiques n’ont pas réussi à inciter les étudiants à se réapproprier leur foi, comme partie des passionnantes découvertes intellectuelle qui marquent l’expérience de l’enseignement supérieur. Le fait qu’un si grand nombre de nouveaux étudiants se trouvent séparés de leurs systèmes de soutien familial, scolaire et communautaire qui, auparavant, avaient facilité la transmission de la foi, doit continuellement stimuler les institutions catholiques pour apprendre à créer de nouveaux et efficaces réseaux de soutien. Dans tous les aspects de leur éducation, les étudiants doivent être encouragés à articuler une vision de l’harmonie entre foi et raison, capable de guider une poursuite tout au long de leur vie de la connaissance et de la vertu. Comme toujours, un rôle essentiel dans ce processus est joué par les enseignants qui inspirent les autres par leur amour évident du Christ, le témoignage de leur profonde dévotion et leur solide engagement à cette sapientia Christiana qui intègre la foi et la vie, la passion intellectuelle et le respect de la splendeur de la vérité à la fois humaine et divine.

[...] L’engagement chrétien à l’enseignement, qui a donné naissance aux universités médiévales, a été fondé sur cette conviction que le Dieu unique, comme source de toute vérité et de toute bonté, est également la source du désir passionné qu’a l’intelligence de savoir, et du désir de la volonté d’accomplissement dans l’amour. [...]« 

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Des cours à distance catholiques avec vidéos et multimédia.

Ceux-ci ont été réalisés par des professeurs catholiques qui se sont efforcés de transmettre leurs valeurs chrétiennes.

Nos cours ont été développés initialement pour faciliter l’instruction à domicile et dans les classes à niveaux multiples. Ils sont actuellement proposés aux écoles primaires et secondaires privées. Nos cours peuvent également être utilisés comme cours de soutien pour les élèves en difficulté.

Il s’agit d’un enseignement individualisé qui tient compte du rythme de l’enfant et de la disponibilité du parent ou du professeur. Le principe est d’adapter le programme scolaire à chaque enfant pris individuellement  en  se  référant à son niveau. Nos cours sont particulièrement recommandés aux surdoués, aux enfants précoces ou en retard scolaire.

Les écoles publiques et privées sous contrat sont actuellement dans l’impossibilité de respecter le rythme de certains enfants. En effet, l’enseignement de masse demande que l’on standardise  la scolarité. Il reste donc à espérer … que votre enfant ne soit ni un surdoué ni un enfant peu adaptable au système scolaire.

Nos méthodes sont différentes des autres pédagogies les plus connues. En effet, le système mis en place permet une gestion facile et efficace de la scolarité de chaque élève pris individuellement.

Nos cours proposent des scolarités complètes. Néanmoins, comme les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, les cours ont été développés dans un esprit de libre choix. Les décisions sont prises par les éducateurs – et prioritairement par les parents. Vous pouvez, par exemple :

- choisir librement les matières que vous désirez.
- commencer et arrêter quand vous le désirez.
- reprendre quand vous le voulez.

L’utilisation du système est extrêmement simple et souple. Nous préconisons un usage raisonnable de l’informatique ; nous ne souhaitons pas que les enfants perdent leur temps devant l’écran ; les enfants utilisent l’informatique lorsque c’est vraiment très avantageux : le calcul mental, les mots d’anglais, des vidéos de math …

L’élève consulte son journal de classe sur l’écran et peut voir toutes ses activités avec leur état d’avancement : le nombre de séances en retard ainsi que le pourcentage de réalisation du module.

Souvent, les activités sont réalisées comme à l’école : l’élève consulte des livres, écrit dans des cahiers …  L’informatique est ici une aide et un complément pédagogique.

Le parent ou le professeur lui aussi consulte le journal de classe à l’écran. Des indications et des conseils pédagogiques leur sont donnés chaque fois que cela est nécessaire. Le parent ou le professeur peut également indiquer son appréciation sur les travaux ( par une note ou des points ). Le carnet de notes est instantanément mis à jour.

Le système analyse instantanément les retards ou les avances des élèves ; ce qui lui permet de gérer les priorités et de mettre en évidence les retards. Le retard peut donc être résorbé dès son apparition.

Chaque activité est expliquée avec soin et, si nécessaire, avec des vidéos : mathématiques, histoire, géographie, éducation civique, physique, chimie, SVT …

Lorsque cela est nécessaire, des images et des cartes à compléter sont proposées pour les cours magistraux. Les élèves y apprennent très rapidement l’essentiel ( en histoire, en géographie, … )

Pour plus d’informations, vous pouvez visiter notre site et vous y inscrire gratuitement.

Votre aide sera la bienvenue pour faire connaître nos cours. Pourriez-vous, s’il vous plaît, transmettre ce message à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées.

Découvrir le site 

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L’APEL s’inquiète du programme Hollande contre l’école privée

Dans un courrier aux Sections locales :

« Chers amis,

Je vous ai adressé, jeudi 19 avril dernier, une dépêche AEF qui nous inquiétait dans la mesure où les propos du candidat Hollande relatés dans cette dépêche allaient à l’encontre de ceux tenus par Vincent Peillon, son « M. Education », dans l’Express le 14 mars où il écrivait : « la loi Carle ne me pose pas de problème. Nous ne rouvrirons pas ce dossier ».

Cette dépêche AEF s’appuyait sur la lettre réponse que le candidat Hollande a adressée au CNAL (Comité national d’action laïque).

Depuis, nous nous sommes procurés cette lettre dans son intégralité. Son contenu confirme notre inquiétude ; vous la trouverez en pièce jointe.

Pour mémoire, depuis 2004, cette question du financement des élèves dits non-résidents est une préoccupation des Apel. L’action politique de mes deux mandats a été largement occupée par ce sujet que j’ai défendu, en bonne coordination, avec le Secrétaire général de l’Enseignement catholique (cf. mes propos en DN 2008, 2009, 2010, 2011, mon discours de clôture au congrès de Montpellier, les flashs et notes politiques internes, mes propos dans la presse).

Cette action, soutenue et maintenue pendant ces quatre années, a abouti au vote de la loi dite Carle, le 28 septembre 2009, puis à la parution du décret du 9 novembre 2010 et de la circulaire du 15 mars 2012.

Je vous rappelle que cette loi corrige une injustice financière. Il s’agit d’obtenir un forfait communal pour les élèves dits non-résidents (dont la famille ne réside pas sur la commune de l’école). En effet, sur l’ensemble du territoire, on compte environ 30% d’élèves pour lesquels leur école ne reçoit aucun forfait communal, ni de la part de la commune de résidence de la famille ni de celle de la commune de l’école. Ces 250 000 élèves sont à la charge totale des écoles qui les accueillent. Il s’agit donc d’une réelle atteinte à la liberté d’enseignement.

Le mouvement des Apel est apolitique, au sens où il n’est pas affilié à un mouvement politique et ne se détermine pas en fonction de tel ou tel mouvement politique, mais il doit avoir une démarche politique pour défendre la liberté d’enseignement. Or, une remise en cause de la loi Carle constituerait, au moment où celle-ci semble pouvoir faire consensus, notamment avec l’Association des maires de France, une atteinte à la liberté d’enseignement.

C’est pourquoi, je vous demande de prendre connaissance de la lettre ci-jointe et de la transmettre avec ce message jusqu’aux présidents d’Apeld’établissement.

A chaque fois que la liberté de choix de l’école a été menacée, mes prédécesseurs ont alerté les responsables Apel, c’est pourquoi je m’adresse à vous aujourd’hui et compte sur votre soutien dans la défense de cette liberté fondamentale qu’est la liberté d’enseignement en France et vous rappelle qu’il n’y a pas de liberté sans moyens.

Amicalement

Béatrice Barraud

Présidente nationale de l’Apel

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Transmettre la dimension religieuse de la culture : bilan et perspectives

Jérôme Prigent, oratorien, professeur agrégé de Lettres et membre du comité d’orientation scientifique au Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SGEC) développe une réflexion sur les enjeux essentiels de la dimension religieuse de la transmission de la culture.

« L’homme et la nature sont faits pour aller ensemble dans leur splendeur créée par Dieu, dans leur tragédie et dans leur salut »
Paul Tillich
Le titre de cet article ne se veut pas une formule vague et pompeuse destinée à redire une fois encore l’inquiétude des enseignants sur le manque de références culturelles des collégiens, lycéens et étudiants dans le domaine du religieux. Il aurait sans doute fallu alors parler de la dimension culturelle des religions, qui en tant que réservoirs de croyances, de représentations et de symboles, ont, en effet, nourri l’imaginaire et les formes des cultures, lesquelles deviennent indéchiffrables si les humanités et la culture scolaire ont été amputées de toute information précise dans ce domaine. L’air est bien connu. En témoignent les débats suscités par le rapport Debray sur L’Enseignement du fait religieux, en 2002, dont les conclusions, bien accueillies dans un premier temps, ont vite été étouffées au cours des années suivantes alors qu’une nouvelle méfiance vis-à-vis du religieux se faisait jour (comme le montre la réception du rapport de la commission Stasi en 2003). Revoyons le paysage. Les nouvelles générations n’accèdent plus à un implicite, qui pour leurs prédécesseurs, « croyants ou non » (comme on dit), semblait aller de soi. Les scènes bibliques de la tradition picturale occidentale, le jansénisme de Racine (la grâce dont Phèdre a manqué !), le dialogue entre l’évêque et le conventionnel dans Les Misérables, roman tout entier placé sous le signe de la rédemption, les allusions aux cycles liturgiques chez Bach ou chez Claudel, les lectures talmudiques de Lévinas : ces seules références éparses, qui toutes relèvent de l’espace culturel judéo-chrétien, suggèrent assez, si l’on songe au peu d’écho qu’elles peuvent éveiller, que l’on devient rapidement étranger à son propre patrimoine artistique, littéraire ou philosophique… culturel, en un mot. Et il est pénible ou cocasse de s’avouer que les jeunes chez qui l’on diagnostiquait, il y a quinze ou vingt ans, approximations, carences ou manques de repères, ont eu le temps de devenir les professeurs d’aujourd’hui, parfois aussi perplexes voire démunis que leur auditoire.

Toutefois, il est à craindre qu’une simple patrimonialisation du religieux, même prise en compte dans les programmes scolaires dans le louable objectif de donner quelques clés de compréhension aux élèves ou étudiants, ne soit pas à même de satisfaire aux exigences vitales de toute transmission soucieuse d’élever, au sens plénier du mot, et de donner les ressources permettant à chacun d’élaborer du sens ou de s’approprier l’héritage commun. Notre époque est simultanément amnésique et patrimoniale. Le prurit patrimonial démange nos communicants. Or transmettre n’est pas communiquer, car transmettre implique le temps, la durée. La communication favorise l’« hyper-spatialisation », c’est-à-dire la co-présence de tous les points de l’espace en n’importe quel lieu. Mais cette société qui communique est encline à oublier le temps, sous toutes ses espèces, le temps comme promesse, mais aussi le temps comme mémoire, voire comme tradition/transmission de l’immémorial. Pour bénéficier d’un droit d’inventaire, il faut être en mesure de recevoir l’héritage du passé, autrement que par les moyens d’une information hâtive et simplificatrice. À moins que l’on se résigne à ne dispenser que des procédures et un savoir préconstitué qui permettront aux jeunes de s’insérer dans un système économique sans visage, en conformité avec les attentes diffuses ou explicites des technostructures établies.

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Universités : Premier bilan de l’autonomie

La loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) du 10 août 2007 a eu l’effet d’un big-bang dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ambitieuse, et suivant de près la loi de 2006 sur les Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), elle pose les premières pierres d’une université française rénovée. Mais il faut aller bien plus loin que ce qui a été fait jusqu’à présent pour une réforme vraiment efficace de nos universités.

Désormais, les universités gèrent leurs budgets, elles sont plus libres dans leurs recrutements et les portes ont été ouvertes vers le monde de l’entreprise. La gouvernance a été simplifiée, les conseils d’administration ne comptent que 30 membres au maximum contre 60 auparavant. Les enseignants-chercheurs ont vu leur statut se moderniser et l’immobilier universitaire est en voie de transfert aux établissements.

Mais cela reste un premier pas. En effet, la réforme n’est pas allée au fond du projet d’autonomie qu’elle portait. Il reste beaucoup à faire pour que le monde professionnel trouve véritablement sa place dans un monde fortement recroquevillé sur lui-même. Les personnalités extérieures, moins d’un tiers des membres des conseils d’administration, ne votent toujours pas pour élire les présidents. Les fondations sont encore anecdotiques, à peine 39 universités sur 80 en ont créé. Le statut des 59.400 enseignants-chercheurs est toujours aussi pénalisant, parce que l’évaluation n’est pas normalisée. La gouvernance simplifiée reste inefficace, d’autant que plusieurs niveaux de pouvoir se superposent désormais : PRES et universités.

Concernant les 18,6 millions de mètres carrés d’immobilier de l’enseignement supérieur, le principe de dévolution est acté sur le papier, mais, faute de volonté réelle, ne sera pas effectif avant longtemps. Quant aux financements de l’enseignement supérieur représentant plus de 25 milliards d’euros en 2011 dans le budget de l’État, leur attribution, leur gestion et la transparence qui les entourent restent chaotiques, comme en témoigne l’échec du dispositif de financement SYMPA.

Il est urgent de réagir car, pour l’instant, nous nous privons de l’excellence de notre enseignement supérieur et de nos chercheurs, condamnés à s’exiler ou à ne bâtir que des initiatives isolées. Dans un rapport publié en 2011, l’Association européenne des universités (EUA) pointe les insuffisances de la France en matière d’autonomie. La LRU a posé les premiers jalons, nous les avons passés au crible. Cet examen indispensable est le préalable pour une nouvelle réforme que nous esquisserons.

- Enseignants-chercheurs : la mutation inachevée
- Recherche : un pas vers l’excellence
- Une gouvernance simplifiée, mais encore largement perfectible
- Finances et immobilier : là où le chaos persiste…
- Nos propositions pour des universités
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Elections : Politique familiale et justice sociale : Pour les AFC, il n’y a pas photo !

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La pédagogie Montessori dans la presse parentale

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Guerre des écoles lors du débat télévisé

La guerre des écoles a bien eu lieu. Les deux conceptions de l’éducation, qui se répondent depuis le début de la campagne par discours interposés se sont affrontées face à face mardi soir.

Accusé par le président sortant d’«incapacité à dire non », et de « folie dépensière », à propos des 60 000 postes de fonctionnaires que le candidat socialiste a promis de récréer dans l’éducation s’il est élu ; François Hollande a retourné la critique à son avantage, rendant Nicolas Sarkozy responsable de cette obligation dans laquelle il se trouve de remettre devant les classes des forces d’enseignement alors que le quinquennat qui s’achève a opéré des coupes draconiennes. Que peut-il faire d’autre compte tenu de « l’état de désespoir dans lequel se trouvent aujourd’hui les enseignants ; de l’état dans lequel vous avez laissé l’éducation nationale », s’est demandé à haute voix le candidat du PS.

François Hollande, qui avait forcément envie d’amener dans le débat ce sujet central dans sa campagne, a saisi l’occasion offerte sur un plateau par le chef de l’Etat. Manoeuvre habile qui lui a donné un air protecteur le temps d’une citation : « Moi je protège les enfants de la République. Vous,vous protégez les privilégiés, c’est votre droit », a lancé François Hollande à son rival.

Le ton était donné. Les positions des deux candidats ont pu ensuite être déroulées. Le chef de l’Etat a développé sa maîtresse idée en matière d’école : augmenter les enseignants de 500 euros mensuels et leur demander de travailler 26 heures par semaine au lieu des 18 heures de cours auquel un professeur est en général astreint. 21 heures de cours et 5 heures pour rencontrer les parents, se concerter… Une évolution basée sur le volontariat qui, additionnée à une plus grande autonomie des établissements doit à ses yeux faire bouger notre école mal en point. Hier soir il n’a pas développé l’autonomie. Pas plus que François Hollande n’a développé sa priorité sur l’enseignement primaire. Le format se prêtait plus aux invectives et aux querelles de chiffres qu’au débat de fond.

Prévu comme sujet de la seconde partie, l’école s’est invitée très tôt dans le débat, bousculant l’ordre préétabli des questions. A vrai dire, Nicolas Sarkozy avait déjà un peu lancé le sujet lorsqu’il s’était félicité dès les premières minutes de la rencontre, de n’avoir pas eu de grandes manifestations durant son quinquennat et qu’il avait glissé un « souvenez-vous de Monsieur Mitterrand et de l’école libre… et de toutes ces réformes avortées de l’université ». Ensuite le chef de l’Etat a essayé de revenir sur ce thème, volant au passage l’approche « économie du savoir » que François Hollande avait développée lors de sa visite au salon de l’éducation en novembre 2011. Juste le temps d’en prononcer l’expression et on était déjà à autre chose. Mais c’est comme si cette expression était un sésame qui peut rapporter les bulletins de votes de ceux qui pensent que l’école est un investissement et non une dépense.

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François Hollande voudrait recréer 60 000 postes de profs en interdisant les redoublements

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Perspectives élections présidentielles 2012 : L’Instruction En Famille a-t-elle un avenir ?


Des parlementaires de gauche ont déposé cette année des propositions de loi qui remettent de nouveau en question la liberté d’instruire ses enfants en famille. En effet, l’une d’elles proposait d’imposer la scolarité obligatoire pour tous alors qu’à l’heure actuelle c’est l’instruction qui est obligatoire en France et non pas la fréquentation d’un établissement scolaire. Par ailleurs la scolarité serait obligatoire dès trois ans alors qu’aujourd’hui l’instruction est obligatoire de 6 à 16 ans. Cette proposition a été rejetée en juin dernier mais elle reste d’actualité dans la perspective des élections présidentielles de 2012 puisqu’elle est le reflet d’une des propositions du programme socialiste dont le but est de développer la scolarisation des enfants dès deux ans.

Si le gouvernement a rejeté cette proposition, il n’en demeure pas moins que l’idée de rabaisser l’âge de l’instruction obligatoire a suscité également son intérêt d’où l’inquiétude des familles qui s’interrogent sur le devenir d’une liberté qui ne cesse ces dernières années d’être restreinte au niveau législatif.

Cette année les familles se mobilisent une fois de plus au cours de cette Journée Internationale de la Liberté de l’Instruction pour témoigner de leur réalité et de leurs pratiques éducatives.

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L’utopie pédagogique : courte histoire des maîtres penseurs de l’enseignement

Dans Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique, l’historien Jean de Viguerie évoque Erasme, Rousseau, Piaget et quelques autres… A l’heure où l’enseignement est au cœur des débats politiques, Jean de Viguerie, historien de l’Ancien Régime et de la Révolution publie un ouvrage intitulé Les pédagogues, Essai historique sur l’utopie pédagogique (Editions du Cerf), dans lequel il pointe du doigt la faillite de l’éducation officielle. Ancien lauréat de l’Académie française, il est l’invité d’Annet Sauty de Chalon.

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«L’ÉDUCATION EST CONÇUE COMME UN SERVICE RENDU A L’ÉCONOMIE»

Christian Laval est professeur de sociologie à l’université de Paris X-Nanterre.

Il étudie les transformations néolibérales des systèmes éducatifs en Europe.

« Les fondateurs de la Ille République avaient assigné à l’école trois missions : former l’homme, le citoyen et le travailleur. L’école de Jules Ferry s’inscrivait donc dans une économie capitaliste en développement, qui avait besoin d’une force de travail qualifiée. Mais en tant qu’institution d’État, elle a aussi rempli d’autres missions, certes de manière limitée : elle a unifié culturellement le pays, elle a élevé le niveau d’instruction…

Dans le modèle néolibéral élaboré dans les années 1980 sous l’impulsion de l’OCDE, de la Banque mondiale ou de la Commission européenne, l’éducation est conçue comme un service rendu à l’économie, d’abord parce qu’elle produit un « capital humain « , ensuite parce qu’elle est source de compétitivité économique et source de revenus individuels, via les diplômes. La France commence à mettre en oeuvre deux éléments clés de ce modèle : d’une part, un fonctionnement d’entreprise avec, à terme, un chef d’établissement « patron » qui recrute et évalue ses employés ; d’autre part, le reconditionnement des contenus transmis par l’école.

L’exemple le plus flagrant est le « socle commun de connaissances et de compétences », dont les sept «piliers » sont une traduction des normes d’employabilité définies par les industriels. On n’assiste pas à un progrès social qui nous débarrasserait des inégalités de « l’élitisme républicain » comme certains l’ont cru, mais à l’ajout de nouvelles inégalités. La gauche, qui a laissé se déployer la nouvelle école capitaliste dans les années 1980, se saborde elle-même. »

Propos recueillis par Fanny Capel  // Télérama n° 3249 du 21 au 27 avril 2012

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Discipline, pédagogie et capacité cognitive

Des expériences ont montré que la capacité de compréhension des élèves en primaire diminuait d’environ 21% dans un environnement bruyant. Dans les mêmes conditions, celles des adultes diminuaient de 14%. En 1980 les psychologues Baddeley et Salamé ont été les premiers à mettre en évidence qu’un bavardage, en bruit de fond, diminuait les performances de la mémoire à court terme, et ceci à l’insu de celui qui perçoit ce bavardage sans pour autant y prêter lui même attention. Les méfaits ne résulteraient pas d’un défaut de perception mais plutôt d’un parasitage. Il semblerait d’ailleurs que se soit la cacophonie et le brouhaha, qui perturbent le plus la mémoire. Tout ceci peut paraître évident mais dans le contexte idéologique de la pédagogie actuelle, il est bon de le rappeler, surtout lorsque des expériences sur les capacités cognitives viennent le confirmer !

Les capacités cognitives sont diminuées par le bruit. La mémoire à court terme et, globalement la capacité de mémorisation, seraient particulièrement affectées. A un moment où tout le monde s’interroge sur la baisse de performance de notre système éducatif, on pourrait s’étonner du silence officiel des autorités sur le tapage qui règne dans la majorité des établissements scolaires. Il est vrai que nous sommes confrontés maintenant aux conséquences d’un ensemble de pédagogies qui ont favorisé cette situation. Mais par delà cette constatation, l’enfant dans sa famille, baigne dans un univers bruyant où les parents depuis longtemps ont renoncé à établir une quelconque règle du jeu. L’enfant roi, à la maison, et souvent dans sa propre chambre, évolue entre les écrans, les micros et les téléphones, dans un bruit de fond perpétuel et incessant. La question est de savoir, si à l’école, nous devions être complice d’un tel dérapage sonore. La réponse est très certainement non, car dans une salle de classe, le bruit et les voix perturbent l’apprentissage et la compréhension des élèves.

Des études, très sérieuses, ont démontré que des bavardages en guise de bruits de fond, perturbent la capacité de mémorisation des élèves. Dans ces conditions se concentrer sur ce que dit le professeur est impossible. On a constaté en particulier que les élèves atteints de troubles de l’apprentissage ont des difficultés de compréhension en présence d’un bruit de fond. Un environnement bruyant perturbe les apprentissages du langage et de la lecture, mais aussi des mathématiques et des autres disciplines. Plusieurs études ont confirmé que les conditions d’apprentissage sont essentielles pour les élèves. En effet, les expériences ont bien montré que la capacité de compréhension des élèves en primaire diminuait d’environ 21% dans un environnement bruyant. Dans les mêmes conditions, celles des adultes diminuaient de 14%. En 1980 les psychologues Baddeley et Salamé ont été les premiers à mettre en évidence qu’un bavardage, en bruit de fond, diminuait les performances de la mémoire à court terme, et ceci à l’insu de celui qui perçoit ce bavardage sans pour autant y prêter lui même attention.

Les méfaits ne résulteraient pas d’un défaut de perception mais plutôt d’un parasitage. Il semblerait d’ailleurs que se soit la cacophonie et le brouhaha, qui perturbent le plus la mémoire. Il est à noter que les activités ne faisant point appel à la mémoire, ne sont pas perturbées par un bruit de fond. En effet, en 1992 l’équipe du psychologue Dylan Jones de l’université de Cardiff, a mis en évidence que c’est le caractère désordonné d’un ensemble de bruits qui perturbe au maximum la mémoire à court terme. Un son qui se répète sans modulation ni variation d’intensité, ne diminue en rien les performances de mémorisation. Il faut aussi souligner que se sont les sons hautes fréquences et le bruit des voix qui perturbent le plus la capacité de mémorisation.

Voilà des études qui se passent de commentaires. La pollution sonore des établissements scolaires et en particulier des salles de classe, a atteint depuis longtemps un niveau insupportable. Cette pollution sonore qui va en permanence, du bavardage au brouhaha et au chahut, constitue à la lumière de ces études, une cause supplémentaire de l’échec à l’école. Le silence, si j’ose dire, des sciences de l’éducation sur ce problème bien précis, est incompréhensible : il tranche dans le brouhaha des pédagogies nouvelles et le bruit de fond des innovations permanentes et des réformes. Il est vrai que rétablir le silence dans les établissements scolaires remettrait au devant de la scène, la vieille question de la discipline. Pourtant vous avez bien lu, plus de 20% de capacité de mémorisation en plus, et en particulier chez les enfants en difficulté d’apprentissage et de compréhension, et pratiquement sans moyen supplémentaire …

Les neurosciences et maintenant la neuro économie et le neuro marketing, ont mis en évidence le caractère exclusivement pulsionnel de notre société qui fonctionne sur le mode de l’automatisme émotionnel. Nous avons encouragé ce mode de fonctionnement à l’école. Le bavardage incessant dans les salles de classe est pulsionnel. Il est devenu chez les élèves un véritable automatisme. Nous avons oublié que le rôle principal de l’éducation est de transformer les pulsions, en investissement social. Mais c’est une autre histoire !

A un moment où la crise va nous obliger, tôt où tard, à augmenter les effectifs des classes, il serait bon de revoir les fondamentaux de la pédagogie, à commencer par la discipline…

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Le moral en berne

Les enseignants qui officient dans les établissements scolaires classés en ZEP (zone d’éducation prioritaire) auraient le moral au ras des chaussettes, à en croire Charb. Et la salle des profs serait devenue leur ultime refuge dans ces banlieues difficiles et oubliées de tous. Alors le directeur de la publication de Charlie Hebdo a enfilé les rangers et coiffé le casque lourd. Puis il s’est risqué jusqu’a cette hypothétique cité scolaire Laurent-Ruquier entourée par les flammes. Rendu sur place après une progression que l’on imagine semblable à celle des convois humanitaires sur Sniper Alley durant le siège de Sarajevo, il a fini par atteindre ce sanctuaire et y a tendu l’oreille et le crayon à proximité de la machine à café qui confond régulièrement soupe au poireau et expresso.

Dans cette BD d’une cinquantaine de pages, il passe en revue – avec l’humour acéré qu’on lui connaît – les problèmes qui émaillent la vie quotidienne dans ce bahut. Les remplacements hasardeux par exemple. Le suppléant du prof de philo, ancien coiffeur, débarque tout droit de Pôle Emploi : normal, « comme les philosophes, on a l’habitude de couper les cheveux en quatre ! ». Car les vocations se font rares. « Les élèves disent qu’ils gagnent plus d’argent en vendant de la drogue que moi en enseignant », se lamente l’un d’eux. Et on ne vous parle pas de ceux qui recopient discrètement les antisèches sur le chargeur de la kalachnikov !

Le père de Maurice et Patapon fait de cette salle des profs un véritable camp retranché, où ceux qui viennent s’y mettre à l’abri n’ont plus le sentiment d’exercer le plus beau métier du monde. Les temps ont bien changé. « J’ai fêté mon entrée à la fac au champagne, c’était la première fois que j’en buvais. Maintenant, tous les mômes fêtent leur entrée en sixième à la coke ! », constate un soixante-huitard dépassé par les événements. Mais tout n’est peut-être pas perdu depuis qu’un ouvrage a disparu des rayons de la bibliothèque. « Ce n’était pas arrivé depuis 1992 ! Les élèves se remettent à lire, c’est génial ! » Enfin, le livre en question s’intitule Suicide, mode d’emploi et « c’est un prof qui l’a piqué »…

La salle des profs de Charb

(Editions 12 bis).

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365 jours d’école à la maison – Vu à la télé…

Le  livre « 365 jours d’école à la maison«  a été présenté ce matin lors de l’émission « les maternelles » sur France 5. On peut le voir dans la rubrique « livres » qui se situe à 48 minutes du début de l’émission.

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Création d’une nouvelle division locale de la Fondation Saint Matthieu

Une nouvelle fondation vient de naître il s’agit de la Fondation Saint-Matthieu Aisne, qui permettra au diocèse de l’Aisne de collecter des fonds afin de financer les travaux dans les établissements scolaires catholiques.
L’école catholique a un besoin urgent de modernisation de son patrimoine immobilier pour des travaux d’entretien courant (toitures, peintures) et la mise aux normes d’hygiène, de sécurité, d’économies d’énergie et d’accessibilité handicapés.
Dans le département, cette charge financière n’est pas encore évaluée précisément. L’enseignement catholique dans l’Aisne permet d’accueillir 12 000 élèves, ce qui représente 600 emplois salariés et plus d’un millier d’enseignants.
La nouvelle fondation pourra recueillir des fonds : dons de particuliers ou d’entreprises, legs, donations d’usufruits, afin d’aider les 22 établissements axonais sous contrat, à financer les travaux.

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Bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy : 52 500 élèves handicapés supplémentaires scolarisés en milieu ordinaire

« Nous devons maintenant nous concentrer sur la qualité de l’accompagnement que [les élèves handicapés] reçoivent. Je sais que beaucoup de familles, et beaucoup d’enfants, sont usés par le caractère aléatoire des réponses aux demandes d’accompagnement, par l’instabilité des prises en charge, par l’iniquité, souvent, entre les départements et les établissements », indique le président de la République, Nicolas Sarkozy, en clôture de la conférence nationale du handicap, en juin 2011. Depuis la loi du 11 février 2005 (1), en effet, le gouvernement a su relever le défi quantitatif : 214 600 jeunes en situation de handicap sont désormais scolarisés en milieu ordinaire. Pour autant, en fin de quinquennat, l’accompagnement des élèves handicapés et la formation des personnels restent problématiques.

ÉTAT DES LIEUX

DES MOYENS SUPPLÉMENTAIRES. À la rentrée 2011, 214 600 jeunes en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire contre 162 016 en 2007-2008, selon le ministère soit une hausse de 32 % durant le quinquennat. De 2004 à 2007, leur nombre avait également augmenté de 30 %. En 2011, ils sont 131 000 dans le premier degré et 83 000 dans le second degré (AEF n°156691). Pour remplir cet objectif, « le budget a augmenté de 13 % en 2011 et augmentera de 30 % en 2012 (AEF n°156165) », selon le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel. « Nous savons dépenser plus, là où c’est nécessaire », note Jean-Michel Blanquer, Dgesco qui explique que les dépenses relatives à la rémunération des assistants d’éducation et des AVS-i sont passées de 160 millions d’euros à 242 millions d’euros de 2005 à 2010. De surcroît, selon lui, « les effectifs en ETP ont progressé sur la même période de 10 247 à 23 241 ». Le nombre d’enseignants référents a progressé de 14,8 % (1 394 ETP), le nombre de conseillers pédagogiques ASH de 14,2 % (185 ETP). En revanche, le nombre de chargés de mission handiscol a baissé de 10 %.

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SARKOZY et HOLLANDE : Derniers interviews sur la réforme de l’EN : divergence radicale

NICOLAS SARKOZY

Au vu des piètres résultats scolaires du public, le temps est-il venu d’aller plus loin dans la ­décentralisation et l’autonomie ? Et, par exemple, de ­multiplier les expérimentations de financement public d’alternatives pédagogiques en France ?

Je veux d’abord souligner qu’il n’est pas question pour moi de remettre en cause cette liberté essentielle, qui est celle, pour les familles, de pouvoir choisir l’école de leurs enfants. Le projet de M. Hollande – inscrire le titre Ier de la loi de 1905 dans la Constitution – fait courir un grand risque à la liberté de l’enseignement, et il suffit de lire la lettre qu’il a écrite au Comité national d’action laïque pour s’en convaincre. Les religions y sont présentées comme un asservissement. Sans parler des conséquences directes de cette inscription sur les équilibres issus de la loi de séparation : par exemple, les ministres du culte devraient verser une redevance pour pouvoir utiliser les bâtiments cultuels antérieurs à 1905.

Je veux ensuite dire que le succès que connaît aujourd’hui l’enseignement libre n’est pas seulement lié à des convictions religieuses ou philosophiques. Beaucoup de parents ont le sentiment que, dans l’Enseignement libre, l’encadrement des enfants est plus important, et que les équipes éducatives sont unies autour d’un projet d’établissement. Sans remettre en cause évidemment les grands principes de l’école laïque, je veux permettre aux établissements scolaires de l’école publique de pouvoir avoir, eux aussi, cette autonomie : cela leur permettrait de mettre en œuvre des projets d’établissement adaptés à leur public et de ­recruter directement leurs enseignants sur la base d’un ­projet fédérateur au service des élèves. Le caractère national des programmes et des diplômes doit être réaffirmé, mais cela n’interdit pas de donner un peu plus d’autonomie aux établissements.

FRANÇOIS HOLLANDE

En matière scolaire, le PS est très lié aux syndicats majoritaires au sein de l’Éducation nationale, qui ont participé activement aux politiques scolaires durant les dernières décennies. Vous partagez aujourd’hui le diagnostic d’une école en crise. Aurez-vous vraiment une marge de manœuvre pour réformer ?

L’école est un des socles de notre République. Chaque enfant doit y être accueilli et y avoir ses chances. Selon le milieu familial et social, celles-ci sont inégales au départ. L’école doit contribuer à donner à chacun son parcours de réussite et sa vie vers l’autonomie. J’ai décidé que, sans augmenter le nombre total de fonctionnaires d’État, l’Éducation nationale sera ma priorité, car la crise de l’école que vous évoquez est d’abord le résultat de dix années de casse ! Il faudra réparer les suppressions de postes décidées à l’aveugle.

Mais l’école a aussi besoin de réformes, pour les rythmes scolaires, pour la formation des enseignants aujourd’hui délaissée, pour l’adaptation à la révolution numérique. Mon objectif est de diminuer par deux le nombre d’élèves sortant du système scolaire sans formation professionnelle. Ces réformes supposent un dialogue avec les personnels représentés par leurs syndicats. Je suis persuadé qu’un dialogue fécond permet des décisions utiles pour tous. Évidemment, l’ultime dé-
cision appartient toujours aux représentants issus du suffrage universel.

Un rapport sur les chrétiens d’Orient vient d’être remis au Premier ministre. Ces chrétiens sont la première cible des « révolutions arabes ». Entendez-vous défendre la liberté de conscience et la diversité religieuse à l’extérieur des frontières de la France, à l’encontre des régimes sous influence islamiste comme l’Égypte ou la Tunisie ?

Partout dans le monde, la France doit se trouver aux côtés des forces démocratiques que se donnent les peuples. La liberté de conscience ne se divise pas. C’est l’esprit même de la laïcité. Il faut préserver celle-ci dans notre pays pour pouvoir être convaincants et écoutés par les autres.

Chrétiens d’Orient, comme musulmans d’Occident, doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. La France sera toujours à leurs côtés.

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Ce que sont la lecture et l’écriture

1 – Ce que sont la lecture et l’écriture
2 – Comparaison des méthodes d’apprentissage
 Méthodes globales
           Méthode alphabétique
           Méthodes mixtes
           Facteurs intervenant dans les comparaisons entre méthodes
           Observations sur les comparaisons
                           Départ global et départ alphabétique
Faut-il parler français avant d’apprendre à lire ?
L’exemple anglais
Annexe – Le dernier état de l’art d’instruire en mixte.

1 – Ce que sont la lecture et l’écriture

11 – Le langage parlé.
Les hommes ont parlé bien avant de savoir écrire. Sans écriture, il fallait, pour transmettre la parole à distance et pour la conserver, que certains hommes apprennent par coeur phrases, discours, poèmes.
L’apprentissage du langage parlé est un phénomène naturel d’imitation. Un enfant auquel personne ne parle n’apprend pas à parler.

12 – L’écriture est une représentation purement conventionnelle du langage parlé. Les hommes ont inventé et appliquent encore de multiples formes conventionnelles d’écriture.

L’écriture française comme beaucoup d’autres, est basée sur des combinaisons d’un très petit nombre de signes : 26 lettres, quelques accents, quelques signes de ponctuation.

La combinaison de lettres se fait en alignant certaines lettres de gauche à droite pour former des mots. En français comme dans les langues du même groupe, des combinaisons de lettres et de signes représentent des sons élémentaires de la langue (ces sons élémentaires peuvent différer d’une langue à l’autre).

On appelle phonèmes les sons élémentaires de la langue parlée, et graphèmes les lettres ou les combinaisons de lettres et signes qui représentent les phonèmes. Le nombre de phonèmes varie selon les langues. Si à chaque phonème correspondait un graphème, et réciproquement, on aurait une combinatoire simple, proche de la phonétique.

Mais dans certaines langues, comme le français, il existe des phonèmes qui peuvent être représentés par plusieurs graphèmes (o au  aux eau, etc… ) et des graphèmes qui représentent plusieurs phonèmes (c par exemple).

De ce point de vue le français se place entre l’italien ou le finnois « qui s’écrivent comme ils se prononcent » et l’anglais. Les troubles de langage comme la dyslexie sont beaucoup plus graves en anglais qu’en italien.

La langue française moderne – parlée et écrite – a été codifiée au XVIe et XVIIe siècle par des lettrés qui ont décidé d’y imprimer la trace des origines et notamment du grec. Par la suite, beaucoup de mots ont été construits à partir du grec et du latin. Il en est résulté des doublons comme « f » et « ph » qui n’existent pas dans d’autres langues. Il en reste aussi des formes caractéristiques communes à plusieurs mots (morphèmes), qui facilitent la connaissance des exceptions  et la mémorisation de l’orthographe (ex. phon, techn).

L’écriture étant basée sur de pures conventions, l’apprentissage « naturel » ne peut qu’être exceptionnel. Il faut un enseignement.

13 – Lire.
Au sens premier, lire consiste à retrouver dans les mots et les phrases écrites les conventions de l’écriture pour les traduire en sons afin de prononcer à haute voix ou mentalement. C’est le déchiffrage ou décodage de l’écrit, que notre cerveau exécute à très grande vitesse lorsqu’il a mémorisé la « combinatoire ».

La pratique répétée de la lecture et de l’écriture conduit à la mise en mémoire d’un « lexique » mental qui accélère le processus chez le bon lecteur.

14 – Ecrire une phrase ou un texte.
C’est traduire selon les conventions de l’écriture ce qu’un tiers vous dicte à haute voix, ou se dicter à  soi-même ce qu’on a préparé mentalement.

Pour copier rapidement et efficacement, on lit attentivement puis on se dicte ce qu’on a lu.
Ici encore, le lexique mental facilite et accélère l’écriture.

Nota. Une autre façon de copier serait de dessiner les mots en reproduisant la forme, ce que pourrait faire un Français copiant du japonais.

Des « experts » ont même prétendu que c’est par la forme générale (globale) que les bons lecteurs reconnaissent les mots, d’où est résulté une forme d’enseignement global fondé sur la silhouette des mots. Il a été prouvé depuis que cette assertion était fausse.

15 – La compréhension de l’écrit.
Prise dans sa généralité, la question de la compréhension de l’écrit est très complexe. Car le but de la lecture, c’est de comprendre ce qu’a voulu dire l’auteur.

Si l’auteur a employé des mots au sens propre ou au sens figuré répertorié dans les dictionnaires, et s’il a adopté une syntaxe simple, la compréhension dépend de l’étendue du vocabulaire du lecteur. Le vocabulaire dépend lui-même des connaissances, voire de la spécialisation des personnes. Au cours des études, toutes les disciplines, en instruisant les élèves, développent leur vocabulaire.

Si l’auteur a voulu s’exprimer indirectement, soit de façon très visible, comme La Fontaine dans ses fables, soit de façon hermétique, la compréhension de ce qu’a voulu dire l’auteur nécessite encore d’autres connaissances, sur l’auteur lui-même, la société dans laquelle il vivait, les circonstances.

Cependant l’apprentissage de la lecture ne nécessite pas le recours à des textes à lire « entre les lignes ».

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Hollande veut revenir sur la gratuité dans les lycées français de l’étranger

François Hollande a annoncé lundi sur Europe 1 qu’il reverrait, s’il était élu, la gratuité de la scolarité dans les lycées français de l’étranger, en mettant en place « un mécanisme de bourses ».

Nicolas Sarkozy a annoncé exactement l’inverse le 19 avril en indiquant que s’il était réélu, il maintiendrait et même étendrait la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité dans ces établissements.

M. Hollande a dénoncé un système « assez choquant » instauré par l’actuel chef de l’Etat, avec « la gratuité des inscriptions sans conditions de ressources ». Selon lui, ce système bénéficie notamment aux exilés fiscaux « qui ne paient pas d’impôts en France et en plus bénéficient de la gratuité des cours ».

« Ce sera revu, a-t-il dit, parce que je mettrai plutôt un mécanisme de bourses à un niveau assez élevé pour que les expatriés Français, qui eux travaillent et permettent à notre pays d’être représentés partout, puissent avoir des frais de scolarité moins élevés ».

M. Hollande a par ailleurs confirmé qu’il « renégocierait les conventions fiscales » avec les pays accueillant des exilés fiscaux français, afin de reprendre « une partie de ce qui aurait dû être versé » au fisc.

« Des personnes ont préféré échapper à l’impôt en allant s’installer dans des pays voisins, Belgique ou Suisse, et non seulement ne paient pas d’impôt sur le revenu en France mais ne paient pas d’impôt sur la fortune, c’est la raison pour laquelle ces personnes se sont, entre guillemets, exilées », a-t-il expliqué.

« Donc, il conviendra de renégocier les conventions fiscales avec les pays, Suisse et d’autres, pour que nous puissions avoir un mécanisme fiscal qui reprenne une partie de ce qui aurait dû être versé », par ces exilés, a indiqué le candidat socialiste.

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L’ancien président de l’APGL en flagrant délit de mensonge

Professeur dans un lycée parisien, Eric Garnier passe depuis trente-cinq ans ses vacances sur la Côte d’Azur. Après avoir présidé l’Association des parents gays et lesbiens (APGL), il vient de rédiger un ouvrage sur l’homoparentalité.

Vous appelez donc à voter pour la gauche…
Pas du tout. L’APGL ne donne pas de consignes. D’ailleurs, si les homos votent plus à gauche que d’autres catégories, un certain nombre est de droite.

Source du 30/04

Nous invitons Eric Garnier à mieux s’informer du mouvement qu’il présida :

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LE CHÈQUE SCOLAIRE SAUVERA L’ÉCOLE – UNE TRIBUNE DE CHANTAL DELSOL DANS LE FIGARO

 La philosophe Chantal Delsol s’inspire des expériences étrangères pour réclamer davantage d’autonomie pour les établissements. Un article paru dans Le Figaro daté de samedi 14 et dimanche 15 avril 2012.

« Pour la première fois en France, on étudie avec sérieux et de façon approfondie un système différent de celui de l’Éducation nationale, qui pourrait répondre au naufrage, et s’imposerait comme viable et crédible. Par viable et crédible il faut entendre une autre possibilité de mettre en place un système d’instruction gratuite, laïque et obligatoire. Personne en France ne voudrait remplacer notre organisation actuelle, fût-elle moribonde, par une atmosphère de jungle où seuls les riches pourraient payer des études à leurs enfants. Il s’agit de sauver les avantages de notre organisation tout en luttant contre ses perversions. Notre problème (quand nous acceptons de le regarder droit dans les yeux) réside dans un naufrage scolaire massif de nos enfants (20 % d’illettrés en France, et 40 % d’enfants en grande difficulté en CM2), alors même que nous payons pour cela beaucoup plus cher que les pays voisins performants. Face à l’échec scolaire il faut personnaliser l’enseignement ; face aux déficits il faut responsabiliser les établissements. Cela s’appelle le chèque-scolaire : l’État finance l’enseignement pour tous les enfants de France ; mais au lieu de gérer directement l’enseignement, il délègue cette gestion aux écoles devenues autonomes ; l’État verse le financement de l’enseignement pour chaque enfant, soit aux familles qui le donneront à l’école de leur choix (d’où le nom de chèque-scolaire), soit directement aux établissements au prorata de leurs inscriptions ; le rôle de l’État consiste naturellement dans la surveillance et le contrôle de la gestion et de l’enseignement des établissements.

« Le principal avantage de ce système est dans le libre choix de la famille, et on est bien loin naturellement de la carte scolaire : la mixité sociale progresse en même temps que les choix individuels ; et surtout, chaque enfant peut trouver l’école qui convient à ses besoins éducatifs particuliers. Chaque école publique se donne un esprit propre, qui peut s’adapter aux besoins spécifiques de son environnement. Les établissements se trouvant naturellement en concurrence de par la suppression de la carte scolaire, visent la qualité car ils n’existent que par la demande des parents, et non plus par la volonté du Plan.

« A une époque d’individualisation, où chacun possède son mobile et son adresse-mail, l’école française demeure le seul lieu collectivisé, où les solutions publiques performantes n’existent pas pour répondre aux besoins éducatifs spécifiques : d’où un déficit exponentiel dans l’égalité des chances. Le système du chèque scolaire, qui répond à la variété croissante des familles et des situations, n’est pas une utopie d’intellectuels. Il existe dans nombre de pays du monde, sous plusieurs formes différentes (chèque éducation, crédits d’impôts, charter schools). C’est le mérite de la Fondation pour l’Ecole de proposer une lourde étude de bilan des expériences étrangères. On s’aperçoit que ces écoles sont les plus demandées par les familles – 400 000 enfants sur liste d’attente des charters schools aux États-Unis. De surcroît, elles coûtent moins cher. Tout cela n’est pas une surprise : en France les établissements privés sous contrat, dotés d’une autonomie de gestion et se donnant un esprit propre, coûtent moins cher à l’État que les établissements publics, et réussissent mieux puisque dans les cent meilleurs lycées français 62 sont privés (alors que le privé n’a droit, rappelons-le, qu’à 20 % des inscriptions scolaires). D’ailleurs depuis un demi-siècle nos gouvernants sans exception louent le public et inscrivent en cachette leurs enfants dans le privé. Quand va-t-on tordre le cou à ces hypocrisies, qui permettent aux élites de brandir une idéologie égalitaire juste bonne pour les autres ?

« On se demande évidemment ce qui empêche de remplacer notre système moribond et producteur d’ignorance par une figure sui generis du chèque scolaire, qui fonctionne bien partout où il existe. La réponse est unique : il faudrait revoir le statut des enseignants. Car si les familles choisissent leur établissement, et si les établissements se gèrent de façon autonome, les enseignants seront soumis à une évaluation de… leurs résultats professionnels : chose évidente partout, mais impensable ici, en raison de la portée considérable des corporatismes.

« La Fondation pour l’école, en attendant des solutions globales, finance plus de 500 établissements indépendants qui continuent de se créer au rythme d’une vingtaine par an. [Note du Blog de la liberté scolaire : sur les 522 établissements indépendants existants, la Fondation pour l’école sélectionne chaque année une quarantaine d’établissements qu’elle aide financièrement.] Ses responsables sont paisibles et confiants : ils savent que tôt ou tard, c’est leur réponse qui sera mise en avant, d’une manière ou d’une autre. Ils ont cependant raison de signaler que si nous laissons le « mammouth » s’effondrer de sa belle mort, il sera remplacé anarchiquement par des écoles entièrement privées qui accroîtront l’inégalité sociale. Tandis que si nous remplaçons peu à peu nos établissements défaillants par d’autres mieux armés devant les nécessités, nous aurons à la fois une école gratuite et une école qui honore ses promesses. Mais comme on sait, avoir raison trop tôt, c’est encore avoir tort. »

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Alexandre Dumas par Alain Decaux

L’historien, de l’Académie française, invité par Jacques Paugam, raconte sa passion pour l’auteur des Trois Mousquetaires

Laissez-vous séduire par ce conteur incomparable qu’est Alain Decaux, de l’Académie française, qui, comme toujours, nous enchante avec des anecdotes, sur sa découverte de l’auteur des Trois Mousquetaires, et sur la manière dont il a sauvé son château pour finalement faire reposer le grand Alexandre Dumas sous la coupole du Panthéon…

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Les écoles privées et l’innovation numérique

L’Ecole Moser décide de vendre son savoir en ligne

Les cours au programme de la maturité seront mis sur internet. Elèves du privé et du public pourront y accéder, moyennant finance.

Pour ses 50 ans, l’école privée Moser – sise à Chêne-Bougeries et à Nyon – s’offre une seconde peau, virtuelle. Au cœur de cette mue technologique, la création d’une plate-forme internet qui hébergera des exercices et des vidéos destinés aux collégiens du privé mais aussi du public. L’entier des cours du programme de maturité sera consultable sur le net.

«Ce projet ambitionne d’être en phase avec l’époque des étudiants, explique le directeur de l’établissement, Alain Moser. Lorsqu’ils ont besoin d’informations pour approfondir une matière ou réviser, leur premier réflexe est de se tourner vers internet. Or, la majorité des contenus est en anglais ou ne correspond pas aux programmes de la maturité suisse. Avec cet enseignement à distance, l’Ecole Moser veut séduire les 20 000 gymnasiens qui passent la matu chaque année, mais aussi les étudiants du collège du soir, voire du monde entier!»

La plate-forme «Moser online» ouvrira à la rentrée prochaine, avec 30% des contenus. La totalité de l’offre sera disponible en septembre 2013. L’étudiant en quête de compléments de cours ou de révisions pour un examen trouvera, pour chaque matière, des PowerPoint ainsi que des vidéos tournées par les enseignants qui dictent leur cours face à la caméra.

Leur plateau de tournage: le sous-sol de l’école! Fond de teint et trousse de maquillage ont même été ajoutés au budget, qui se monte à 1 million de francs. La vidéo sert aussi de support didactique, comme en physique, où chaque expérience scientifique est filmée. Mais l’accès à cette manne de savoir n’est pas gratuit: tout se paie, à l’unité ou par «package». A titre d’exemple, l’entier du programme annuel de biologie revient à 800 francs (prix indicatif); le pack d’exercices et ses corrections à environ 10 francs. Une fois payé, le contenu reste accessible pendant deux mois.

Pour ajouter un zeste d’interactivité à «Moser online», le directeur a prévu d’instaurer, en soirée ou le matin, des sessions d’appui via webcams et Skype. Pour une heure de cours interactif avec un professeur, l’élève devra débourser 80 francs. Les animateurs de ces classes virtuelles seront des universitaires, de niveau master, pour éviter de surcharger les enseignants de l’Ecole Moser.

iPhone et carte prépayée
Quinze professeurs s’évertuent depuis des mois à adapter leurs cours au format de la plate-forme, et cela sans augmentation de salaire. «Je leur ai donné des décharges horaires, précise Alain Moser. Par la suite, ils toucheront un intéressement de 15% sur la vente de leurs cours. Plus ils seront inventifs, plus il y aura de clics et plus ça leur rapportera! Mais leur motivation première n’est pas pécuniaire, ils souhaitent vraiment aider les élèves.»

Alain Moser a déjà prévu une version du projet pour iPhone et envisage même de proposer des cartes prépayées. «Les parents qui ne peuvent pas financer une scolarité en école privée pourront offrir à leurs enfants une telle carte pour qu’ils accèdent à des cours privés ou à des compléments dans certaines matières.»

Les élèves du public peuvent-ils réellement s’offrir «Moser online»? «80% d’entre eux font appel à un répétiteur pour consolider des matières ou se préparer aux examens. Les prix que nous pratiquerons sont abordables pour les gens décidés à réussir leurs études.» Le concept de «Moser online» semble alléchant.

On se demande pourquoi les élèves continueraient d’aller en classe alors que les cours sont disponibles en ligne. Pourquoi payer une école privée alors que son enseignement se vend à plus bas prix sur le net? «Les parents et élèves qui ont choisi Moser sont à la recherche d’un encadrement avant tout, et ce groupe existera toujours. Mais c’est vrai que la plate-forme est tellement bien faite qu’elle remplacera peut-être les cours! J’ai toujours dit à mon père: un jour, nous aurons peut-être 5000 élèves. Mais ils ne se rendront plus à l’école de la même manière», conclut Alain Moser.

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Le mot du jour

«  Le succès que connaît aujourd’hui l’enseignement libre n’est pas seulement lié à des convictions religieuses ou philosophiques. Beaucoup de parents ont le sentiment que, dans l’enseignement libre, l’encadrement des enfants est plus important et que les équipes éducatives sont unies autour d’un projet d’établissement. »

Nicolas Sarkozy 

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Ecole hors contrat : « CE CHOIX NE S’EST PAS FAIT EN UN JOUR » – TÉMOIGNAGES DE PARENTS – LE MONDE (27/04/12)

A la suite de l’article précédent, Mattea Battiglia a réuni divers témoignages de parents ayant choisi d’inscrire leur enfant dans une école indépendante. (Le Monde, 27 avril 2012)

« Donner la parole aux parents d’élèves scolarisés dans des établissements privés « hors contrat », c’est s’entendre dire, à coup sûr, que ces écoles sont « la bonne solution ». Parfois, « la seule issue » ou « la dernière chance ».

« Ma fille avait des difficultés, elle était maladroite, un peu lente, témoigne Marie-Pascale Doutriaux, chercheuse au CNRS. Au collège, elle s’intégrait mal, était moquée par ses camarades, dans l’indifférence de beaucoup de ses professeurs. Quand le diagnostic de dyspraxie a été posé, elle avait 12 ans. Les choses ont bougé, mais pas suffisamment. »

C’est dans un établissement appliquant la pédagogie Steiner-Waldorfque la jeune fille a repris confiance. « Elle a pu vivre une scolarité normale. Elle était intégrée au groupe, respectée au même titre que les autres élèves. »

« Méthodes classiques »

Trajectoire un peu différente pour le dernier des trois enfants de Sabine Varnier, un petit garçon détecté comme « précoce » en CE2, à l’âge de 8 ans et demi – « après une multitude de mots, de rappels à l’ordre et de colles », raconte cette infirmière. « Nous nous sommes tournés vers une école qui sait accueillir et gérer ces enfants qui n’intéressent pas les pouvoirs publics car ils ne sont ‘que’ 3 % de la population. »

Maurice Balik a, lui aussi, renoncé au label « éducation nationale » pour scolariser ces enfants, aujourd’hui en CE1 et 4e dans une école catholique. « Le choix ne s’est pas fait en un jour. Nos enfants ont connu des enseignants formidables, mais aussi des professeurs sourds à nos remarques. Nous ne pouvions choisir ni les méthodes utilisées, ni même le niveau de discipline requis, explique-t-il. Nous avons opté pour une petite école hors contrat qui privilégie les méthodes classiques – chronologique en histoire, syllabique en lecture, récitation… -, avec un encadrement religieux solide. »

Ce sont également ces « méthodes classiques » que met en avant Joseph-Michel Leblanc de Molines, père d’un enfant scolarisé dans une école primaire hors contrat, et président de cette école. « Les petits effectifs, qui facilitent un suivi personnalisé des enfants, permettent d’en sauver beaucoup du naufrage scolaire, dit-il. L’école lance des campagnes de dons régulières, les parents font le ménage à tour de rôle et s’occupent des menus travaux. Une tarification basée sur le quotient familial va être mise en place. La scolarité mensuelle s’élève à 190 euros en moyenne. » Assez peu, au regard de la participation demandes aux familles dans certains établissements hors contrat, pouvant atteindre le millier d’euros par élève et par mois, hors internat. »

Témoignages recueillis par Mattea Battiglia, Le Monde, 7 avril 2012.

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Guide des écoles catholiques pas comme les autres

En format poche, ce guide pratique présente un répertoire d’établissements, depuis la maternelle jusqu’à l’université, ainsi que des renseignements sur des associations et sites Internet travaillant dans le domaine scolaire et éducatif.

Dans sa préface, le Père Yannik Bonnet salue ce travail avec enthousiasme : « je salue donc avec une immense joie cette excellente initiative de L’Homme Nouveau : en publiant un guide des écoles, il rend un service signalé aux familles, qui bien souvent ne savent où trouver des informations fiables. Les questions posées aux écoles sont pertinentes et les réponses permettront aux parents de ne plus choisir à l’aveuglette. Je souhaite à cette publication le succès qu’elle mérite ».

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Catéchisme : Les dossiers de Transmettre :

 

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Comment la gauche a mené l’Education nationale à la dérive

Il y a longtemps que la gauche tient l’éducation nationale, avec plus ou moins l’accord du reste de l’arc politique, pour sa chose.

Plusieurs raisons à cela. D’abord l’héritage des Lumières. Faire progresser la société en diffusant les Lumières dans le peuple : quoi de plus conforme aux idéaux de la gauche ?

Ensuite l’histoire, ou du moins la lecture qu’en a imposée l’idéologie socialiste : l’école, grand œuvre de Jules Ferry et des grands républicains de la génération de 1880 – ce qui occulte le fait que la Révolution avait désorganisé l’éducation populaire, que la loi Guizot (1833) avait déjà conduit à une scolarisation d’au moins 80 % des enfants, que Jules Ferry et les siens ne remettaient nullement en cause le monopole de la bourgeoisie dans l’enseignement secondaire et supérieur. La démocratisation de ce dernier doit en revanche beaucoup, c’est une justice à lui rendre, à un homme politique socialiste injustement décrié, Guy Mollet. Elle devait se réaliser en grand dans les années soixante.

Troisième connivence : la couleur politique de la majorité des membres de l’institution, non seulement les enseignants, en majorité orientés à gauche (dans une proportion d’environ 2/3) et surtout l’appareil de la rue de Grenelle, de l’inspection générale aux grands syndicats dont le poids s’exerce lourdement sur les politiques menées par ce ministère, que le gouvernement soit de droite ou de gauche.

Ces accointances historiques entre la gauche et la grande tache éducative ne devraient cependant pas occulter ce fait massif : si l’opinion ressent, à juste titre, une dégradation de la machine éducative française, que le classement Pisa de l’OCDE met en valeur[1], et qui se traduisent par un retour de l’illettrisme à un niveau qui n’est pas si éloigné de ce qu’il était sous la Monarchie de Juillet, c’est principalement à la gauche qu’on le doit.

On retrouve, en ce domaine comme en d’autres, le traditionnel primat de l’idéologie sur les faits qui caractérise les politiques de la gauche, pas seulement marxiste.

Dans le légitime et massif mouvement de démocratisation de l’enseignement lancé après la guerre, deux virus, d’abord anodins mais qui devaient se révéler avec le temps profondément destructeurs, se sont infiltrés, jusqu’à en annihiler une partie des effets.

Le premier est celui du faux égalitarisme.

Le plan Langevin Wallon élaboré en 1947 par des universitaires membres du parti communiste fixait l’objectif d’une filière unique (ou tronc commun) pour tous les élèves de l’enseignement primaire et du premier cycle du secondaire. On peut dire que ce plan est depuis 60 ans la charte de l’éducation nationale.

Au départ, le tronc commun avait pour but de donner les mêmes chances aux enfants des différentes classes sociales et à cet égard, il était justifié. Jusqu’en 1965, le secondaire comprenait en effet trois filières : les uns restaient à l’école élémentaire jusqu’au certificat d’études, les autres allaient au collège d’enseignement général, puis à l’École supérieure, les autres au lycée. Les options étaient analogues dans l’enseignement privé. Une seule filière désormais : l’école élémentaire (11e-7e), puis le collège (6e-3e), puis le lycée (2e-Terminale). La démocratisation devant être aussi une promotion. L’âge limite de la scolarité obligatoire fut porté dès 1959 de 14 à 16 ans (en attendant 18 ou 20).

Le système dériva dès lors qu’on considéra qu’il fallait mettre dans les mêmes classes, non seulement les élèves de différentes origines sociales mais encore de différents niveaux, vocations ou goûts. C’est ce qu’accomplit la réforme Haby (1975), du nom du ministre de l’éducation nationale de Giscard.

À tout le moins restait-il des différences de rythme : les moins à l’aise pouvaient redoubler. La réforme Jospin de 1989 interdit pratiquement cette possibilité. Il fut acquis que tout le monde devait avancer sur le même chemin et du même pas, qu’il ait assimilé ou non ce qu’on lui avait enseigné.

 De même, les diplômes techniques furent-ils peu à peu alignés sur le modèle du baccalauréat : tout dernièrement le bac technique en quatre ans a été, dans un but d’uniformité, ramené à trois.

La situation du lycée professionnel, déjà malade, s’est aggravée avec la suppression des écoles normales d’apprentissage (en 1991) et des classes technologiques des collèges : au lieu d’anciens ouvriers face à des élèves se sachant destinés à l’être, on voit désormais des professeurs à bac + 7 face à des paumés : confrontée à une telle situation, une enseignante s’est récemment suicidée par le feu à Béziers.

Mettre dans le même moule et faire avancer au même rythme des élèves de niveaux et aptitudes très différents multiplie les effets pervers : ceux qui ne suivent pas n’ont aucun moyen de se raccrocher (malgré le développement récent de devoirs assistés, publics ou privés) ; les moins doués vivent l’école comme une source d’humiliation permanente, voire comme un bagne. Ils prennent l’habitude au fil des ans d’écouter sans comprendre, ce qui n’est pas la meilleure manière de former des citoyens.

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Érotisation des petites filles : des rapports mais à quand une loi contre les promoteurs ?

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Lire : A quoi sert l’école catholique ?

François Moog a rencontré de nombreux acteurs de l’Enseignement catholique en France. Il travaille depuis de longues années à la formation pastorale et catéchétique du monde enseignant. Dans cet essai, il présente les termes nouveaux d’un débat récurrent dans la société française : à quoi sert l’enseignement catholique ? François Moog analyse le caractère propre d’un enseignement catholique ; propose un diagnostic précis des difficultés actuelles de l’Ecole catholique ; propose des pistes de travail pour la communauté éducative ; et tente de dépasser les vieilles querelles en énonçant des pratiques concrètes d’évangélisation que devrait, selon lui, mettre en oeuvre l’Ecole catholique.
Ce livre répond aux questions importantes comme : quelle est encore la pertinence d’un enseignement proprement catholique ? Quelles sont les relations entre l’Église, l’École et la société ? Quelle ouverture possible à la société ?

François Moog est théologien, directeur de l’Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique (ISPC) à l’Institut catholique de Paris. François Moog est un spécialiste reconnu de ces questions, auprès des évêques et des institutions d’enseignement. Il participe à la réécriture du statut de l’enseignement catholique décidé par les évêques de France. Préface de Mgr Éric Aumonier, évêque de Versailles, et responsable de la commission de réécriture du statut de l’enseignement catholique.

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INÉDIT : Pour sauver leur école, des élus proposent de racheter les bâtiments à l’OGEC et de les entretenir

«Là, elle est où l’espérance?? » Dans la salle, les parents se serrent les coudes. Tous vêtus de noir, ils font face à Yves Berthon, directeur diocésain de l’enseignement catholique. Au Mayet-de-Montagne, personne n’a accepté l’annonce de la fermeture de l’école Notre-Dame et du collège Saint-Joseph à la rentrée de septembre.

Comme un couteau planté dans le dos d’un territoire attaché à cet établissement qui a formé bon nombre de montagnards. « Nous sommes là pour ne pas abandonner les jeunes et laisser les familles dans le désarroi », a lancé Jean-François Depalle, conseiller municipal, lisant un texte du maire, Jean-Claude Mercier.

Comme il l’avait fait il y a environ un mois, Yves Berthon a expliqué les raisons de cette fermeture. Les effectifs, évidemment (seulement 101 élèves), mais pas seulement. « Ce qui pose problème, ce sont les conditions d’hébergement, mises aux normes de sécurité et handicap. Cela doit se monter à 1 million d’euros et il faudra être prêts en 2015. » Impossible à financer.

Entre deux témoignages émouvants sur la pertinence de l’enseignement de ce collège « qui a sauvé des jeunes », les parents ont demandé, au minimum, un délai. Un an de plus pour trouver une solution.

Cette solution pourrait venir des élus de la Montagne bourbonnaise, qui ont ouvert une porte intéressante : « Nous sommes prêts à reprendre le bâtiment pour l’euro symbolique, a assuré François Szypula, président de la com com et conseiller général. Et s’il y a un ascenseur à créer, la collectivité pourra le faire. » Dans ce cadre, l’enseignement catholique verserait un loyer pour la partie occupée. Le reste pourrait héberger des activités diverses.

La proposition a séduit les parents. Elle a été reçue avec mesure par le responsable diocésain : « A priori, ce n’est pas illégal mais totalement inédit. Je ne peux pas vous dire autre chose, je ne veux pas vous donner de faux espoirs. » Parents et élus n’ont pas l’intention de renoncer : « On est en Montagne bourbonnaise, a prévenu Jean-François Depalle. Les gens se serrent les coudes. »

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Nomination du nouveau Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique 44


Mgr Jean-Paul James, Evêque de Nantes, vient de nommer Monsieur Hervé Bonamy, en date du 25 avril 2012, comme Directeur diocésain de l’Enseignement Catholique de Loire-Atlantique. Il prendra la succession de Monsieur Jean-Pierre Wellhoff à la rentrée de septembre 2012.

Agé de 57 ans, marié et père de cinq enfants, Monsieur Bonamy est actuellement Directeur Interdiocésain de la Haute-Garonne et de l’Ariège. Titulaire de diplômes en mathématiques, physique, chimie et d’une licence en sciences de l’Education, il a enseigné plusieurs années, avant de devenir adjoint du Directeur diocésain chargé du 1er degré à Lille en 1988. En 1998, il est nommé Directeur diocésain de la Mayenne à Laval, puis Directeur interdiocésain à Toulouse en 2008.

Depuis 2008, il est également Secrétaire Général du CAEC* de la région Midi-Pyrénées et Président National des Directeurs Diocésains depuis 2010. Il siège à la commission permanente de l’Enseignement Catholique et est 1er Vice-président du Comité National de l’Enseignement Catholique. Son expérience professionnelle et son engagement au sein de l’Insti tution seront précieux pour assurer la continuité de la mission ecclésiale qui lui est confiée et pour poursuivre les projets engagés dans l’Enseignement Catholique diocésain, notamment au niveau de la prospective, de la formation et de l’animation pastorale.

 *CAEC (Comité Académique de l’Enseignement Catholique)

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