Le collège des Bernardins ouvrira ses portes au grand public les 5, 6 et 7 septembre, une semaine avant de recevoir le monde de la culture autour du Saint-Père, le 12. Fleuron de l’architecture gothique cistercienne restaurée par Hervé Baptiste, architecte en chef des Monuments historiques, et par Jean-Michel Wilmotte pour la création des espaces d’accueil et d’activités, ce chef-d’œuvre du génie médiéval est resté méconnu pendant de longues années.

Créé en 1245 pour être un lieu d’études et de recherches, il a été une prison pendant la Révolution, puis un entrepôt, une école, un internat pour l’école nationale de police, une caserne de pompier, jusqu’à ce que soit entreprise sa réhabilitation.

Selon le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, sa mission est « d’offrir un lieu de dialogue intellectuel et spirituel sans lequel les grands tournants de l’histoire ne peuvent se prendre dans la sérénité ». Pour son responsable, Mgr Jérôme Beau, la culture n’est pas cu aux Bernardins comme « une fin en soi », mais « elle est prise en compte dans ce qu’elle dit de l’Homme, de son avenir, de sa liberté et de son bonheur. L’homme ne trouve sa dignité que dans sa relation à Dieu et le chrétien ne trouve sa liberté qu’en acquérant la capacité de rendre compte rationnellement de sa foi dans la culture de son temps ».