Le débat sur la mixité sociale à l'école a été relancé cette semaine avec la révélation d'un rapport jugeant que l'assouplissement de la carte scolaire dégradait la mixité, le ministre de l'Education Xavier Darcos demandant, lui, à être jugé sur la durée.

Selon ce rapport d'octobre 2007 rédigé par deux inspecteurs généraux de l'éducation, "c'est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l'épreuve: dans les établissements les plus convoités, il y a peu d'élèves de condition modeste; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu".

Pour y remédier, les auteurs préconisent notamment un "indicateur" de suivi de la mixité sociale.

Aussitôt, le ministre de l'Education Xavier Darcos a fait valoir que sa politique donnait à certains "la possibilité de sortir des ghettos" et qu'elle devait être jugée sur la durée. En effet, il a assuré que les collèges ou lycées qui perdent ou perdront des élèves verront leurs moyens maintenus "afin qu'ils puissent redresser une image dégradée", par exemple en offrant un meilleur soutien ou de nouvelles options.

Source : 20 minutes

NDLR : Cette évidence pose la question plus profonde de savoir si la mixité sociale est véritablement un levier de progression pour les élèves en difficultés comme pour les élèves "favorisés". Le bilan des dernières années est incontestablement négatif.