Si les écoles qui comptent nombre d’élèves pauvres ou issus des minorités ont toujours tendance aux Etats-Unis à recueillir les enseignants les moins qualifiés (et ce en dépit de la loi du No Child Left behind passée en 2001, qui prévoit un prof hautement qualifié dans chaque classe), la ville de New York a pour sa part réussi à rapidement réduire l’écart entre établissements riches et pauvres. L’Etat de New York a en effet passé des lois pour abolir les licences temporaires et durcir les conditions de formation et de recrutement des enseignants. L’évaluation des enseignants- qui détermine leur embauche- prend désormais en compte de nouveaux critères, parmi lesquels l’expérience professionnelle, les notes obtenues par l’enseignant au SAT (l’un des diplômes d’entrée à l’université) ou encore le classement de l’université où il a fait ses études. Une étude du National Bureau of Economic Research montre qu’entre 2000 et 2005, l’écart en matière de qualification des profs entre écoles riches et pauvres a été sensiblement réduit à New York.
The New York Times,www.nytimes.com, 23 juin 2008