Le nombre d’établissements scolaires qui ne reçoivent aucune subvention explose au Québec, une situation qui inquiète la ministre du Monopole, Mme Michelle Courchesne. Le Québec comptait 78écoles non subventionnées il y a trois ans. Ce chiffre s’est élevé à 100 établissements pour l’année scolaire 2007-2008, soit une augmentation de 28 %.

Ces institutions diffèrent des écoles privées habituelles dont près de 60 % du financement est constitué de subventions gouvernementales alors que ces écoles ne vivent que des contributions payées par les parents ou des mécènes.

De plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces écoles.

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, dit craindre la multiplication d'écoles totalement privées à saveur religieuse. « On peut se poser des questions sur la qualité de l'enseignement qui y est dispensé », dit-il.

Comme si les écoles religieuses enseignaient par définition mal. Dire qu’à une époque les écoles jésuites étaient considérées comme d’excellentes écoles…

C’est ainsi que l’ancien ministre de l'Éducation Fournier déclarait en novembre 2006 à l’Assemblée nationale de Québec, lors du débat sur les écoles que Québec avait déclarées illégales, que la raison pour laquelle il ne fallait « pas perdre » les enfants de ces écoles — comme si ces enfants appartenaient à l’État — était qu’il fallait s’assurer que ces enfants partagent les valeurs de la société québécoise : « il est important pour [ces enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Pardon ? De partager les valeurs québécoises qu'ils ne connaîtraient pas sans aller aux écoles publiques et subir leur interprétation du programme officiel ?

Cette même volonté d’imposer à tous les enfants sans la moindre exception les « valeurs » décidées par le Ministère de l’Éducation, ses experts cooptés habituels dont on connaît les sensibilités « modernes » a d’ailleurs poussé Mme Malavoy du Parti québécois et M. Michel David du Devoir, deux phares du correctivisme politique, d’appeler à l’interdiction des écoles confessionnelles. Il faut, selon eux, interdire ces écoles confessionnelles qui ont le vent en poupe, car elles permettent, dans une certaine mesure grâce à des cours complémentaires et un personnel sélectionné par leurs soins, de transmettre des valeurs autres que celles décidées par le Monopole et prônées dans ses programmes obligatoires d’Éthique et de culture religieuse ou d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté.

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