IL FUT longtemps le mauvais élève de Seine-Saint-Denis. Il est désormais cité en exemple. Depuis deux ans le lycée professionnel et technique Paul-Le Rolland, à Drancy, a fait de la lutte contre l'absentéisme sa priorité.

Ici, les amateurs d'école buissonnière sont implacablement sanctionnés.

Tous les matins les surveillants font le tour des classes et alertent systématiquement les parents des élèves absents. Dès la quatrième demi-journée d'absence, l'établissement constitue un dossier individuel de suivi de l'assiduité (Disa) - il y en a eu une soixantaine cette année. Après sept demi-journées d'absence les parents sont convoqués par le proviseur.

Un meilleur taux de réussite au bac

Un deuxième avertissement se traduit par une convocation individuelle devant le groupe d'aide à l'insertion, composé notamment du proviseur, du conseiller d'orientation, du psychologue, de l'assistante sociale et du professeur principal. Au troisième avertissement c'est une convocation à l'inspection académique et la menace d'une amende de 750 €. « Au cours de ces échanges, nous découvrons des problèmes de surendettement, de divorce, de mauvaise orientation... L'absentéisme n'est que le symptôme d'un mal-être », explique Marc Dreyfus, le proviseur.

Les résultats sont à la hauteur de l'arsenal répressif : en deux ans, l'absentéisme a diminué de 40 %, et le taux de réussite au bac général est passé de 31 % en 2002 à 70 % l'an dernier.

Source : LE Parisien