Conséquences des méthodes constructivistes dans les banlieues
Par veille-education le jeudi, 3 juillet 2008, 12:52 - Lien permanent
Farida Belghoul professeur de français en lycée professionnel
"J’ai découvert, dès la première année, un phénomène renversant qui m’a d’abord paru inexplicable : mes élèves, à Noisy-le-Sec, étaient illettrés et incultes. Dans les conseils de classe, on accusait les familles. Je n’étais pas d’accord. Ces gamins avaient quand même passé plus de sept heures par jour en classe (étude du soir comprise), huit mois par an, pendant dix ans."
Ces jeunes ont notamment été les victimes de méthodes pédagogiques fondées sur « la construction du savoir par l’élève ». En langage clair, cela veut dire qu'en classe (à la maison aussi avec leurs devoirs) ils ont dû se débrouiller tous seuls pour extraire les savoirs des supports qu’on leur donnait. Ce type d'enseignement est fondé sur l’implicite, l’allusif et le déductif. Les parents l’ignoraient et s’imaginaient que leur enfant était nul quand il n’y arrivait pas. En vérité, il est très difficile pour un esprit en formation, a fortiori un enfant, d’apprendre quoi que ce soit de cette façon. Car la confusion s’installe. Et avec la confusion, le décrochage. Et avec le décrochage, le chaos.
Les riches ont de la ressource, ils ont de la culture et paient des cours privés ; les pauvres eux, évidemment, ils plongent.
Source : Blog de l'initiative Remédiation Educative Individualisée
Commentaires
les méthodes "constructivistes" sont responsables d'autres mots:
l'ESB, la remontée des intégrismes etc... On oublie de nous dire enfin que "la construction du savoir par les élèves" est responsable du réchauffement de la planète.