Les manuels ne doivent pas être de simples recueils de documents et différencier plus nettement faits, outils d'analyse et travaux d'application.

Les programmes doivent renforcer les synergies avec l'histoire et les mathématiques et insister sur l'acquisition de "connaissances" et "compétences" autour de thèmes précis (par exemple le commerce international) plutôt que des grands thèmes d'actualité (comme la mondialisation). Ils doivent prévoir plus de travail en groupe ou d'études de cas. Par exemple, en sociologie, élaborer des guides d'entretien et d'observations en vue de mener des enquêtes de terrain.

Commandé par Xavier Darcos à la suite des polémiques autour de l'enseignement de l'économie le rapport a été rédigé par Roger Guesnerie, professeur au collège de France, des universitaires, Michel Pébereau, membre du Haut conseil de l'éducation et président du conseil d'administration de la banque BNP Paribas et Sylvain David, président de l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses).

Ce rapport souligne le nombre d'élèves qui choisissent la filière et souligne certaines dérives :
La sociologie est souvent abordée de façon "trop abstraite, trop déterministe et trop compassionnelle". et L'entreprise "est insuffisamment appréhendée comme un acteur microéconomique, soumis à des contraintes fortes et devant faire des choix dont dépend sa survie".

L'accent est mis trop systématiquement sur les problèmes de la société : "à propos de l'emploi, on tend à parler surtout chômage et précarité". L'iconographie de la mondialisation peut être perçue d'emblée comme négative, avant même que l'analyse de son impact sur l'économie nationale ne soit abordée, si des dessins, photos ou images en début de chapitre mettent systématiquement l'accent sur la délocalisation, l'effondrement de certains prix ou la baisse de la qualité des produits".

Source résumé d'une dépêche AFP