La Finlande caracole loin en tête du classement international effectué par l’étude PISA auprès des pays de l’OCDE. Comparativement, les Finlandais de 15 ans ont des connaissances et aptitudes bien supérieures en maths, en sciences ainsi qu’en grammaire et orthographe. D’où une ruée vers la Finlande d’experts et de politiciens étrangers, soucieux de découvrir les “bonnes recettes“ de l’école finlandaise. Le gouvernement finlandais a même dû désigner des écoles qui, alternativement, accueillent les visiteurs. Reste à déterminer ce qui, dans un modèle qui fonctionne, est reproductible dans un autre pays et un autre système éducatif. Ainsi l’apprentissage de la lecture est-il par exemple plus aisé en Finlande qu’au Royaume-Uni : le finnois a une logique phonétique simple et pas de mots irréguliers. En revanche, la prise en charge précoce et énergique des élèves perturbateurs est un principe qui peut s’appliquer ailleurs. Encore faut-il apprécier les différences culturelles : travail et comportement raisonnable font ainsi partie de la mentalité finlandaise. Il est donc largement admis que chacun doit rentrer dans le rang. Conséquence parmi d’autres : les jeunes diplômés les plus brillants sont attirés par la carrière d’enseignant

The Economist, www.economist.co.uk, 28 juin 2008