Accueil minimum des écoliers : premiers tests et nouveaux remous
Par veille-education le mardi, 7 octobre 2008, 20:51 - Lien permanent
Paris a cédé.
Deux mois après son vote au Parlement, le dispositif d'accueil minimum des écoliers sera expérimenté ce matin à l'occasion des grèves enseignantes, mais ce premier test s'annonce limité. Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, parti seul avec la CGT, n'appelle à la mobilisation que dans 31 départements et prévoit un taux de grévistes modeste - autour de 30 % dans 21 départements. Les communes concernées instaureront-elles le service minimum, comme la loi les y oblige en cas de grève supérieure à 25 % ? Aucune grève d'ampleur n'est prévue à Marseille et Lyon. Paris, très hostile au projet, a finalement cédé mais son « accueil » restera modeste, vu le faible taux de grévistes déclarés (9 %): seules 62 des 660 écoles recourront à des animateurs rémunérés par l'Education nationale. « Nous n'avons pas d'inquiétude pour les enfants, car la grève est peu suivie, mais si elle avait été suivie, cela aurait été très compliqué », explique-t-on à la mairie.
Refus de maires de gauche.
En revanche, d'autres villes concernées par la grève poursuivent, elles, la fronde : outre Toulouse, Saint-Nazaire et Montpellier, 26 maires de gauche de Seine-Saint-Denis, département où la mobilisation s'annonce la plus forte (un tiers des écoles déclarent un taux de grévistes supérieur à 25 %), ont refusé hier de mettre en place ce service minimum.
Source : Les Echos
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