Michel Leroux
De l'élève à l'apprenant et autres pamphlets
Éditions de Fallois, septembre 2007, 196 pages.
[ Quatrième de couverture : ]

Aux yeux des entreprises, selon le directeur de l'École centrale d'électronique, "le respect de l'orthographe et de la syntaxe n'est pas une exigence bêtement scolaire, c'est la base de l'efficacité professionnelle".

Pourquoi notre école rechigne-t-elle depuis plus de vingt ans à donner à tous le passeport indispensable de la maîtrise du français ? Pourquoi les parents ne comprennent-ils plus rien à la grammaire et aux commentaires de textes auxquels sont aujourd'hui soumis leurs enfants ? Pour quelle raison, enfin, l'enseignement de la littérature (où la connaissance de la langue s'enrichit et s'entretient) se meurt-il, au point que la fréquentation des sections littéraires est tombée de 50 % des lycéens en 1968, à 18 aujourd'hui ?

Agrégé des lettres, Michel Leroux a enseigné dans les lycées et les collèges pendant près de quarante ans. Étranger à toute chapelle, c'est en expert du terrain qu'il s'est insurgé (dans des textes parus, pour la plupart, de 1999 à 2006 dans les revues Commentaire et Le Débat), contre le caractère irrationnel d'une politique pédagogique qui, gauche et droite confondues, a aggravé, d'année en année, l'injustice que ses militants prétendaient réparer. La connaissance de la langue n'a cessé en effet de se dégrader, ainsi que le goût de la lecture, au sein des nouvelles générations.

On trouvera donc ici une tentative de démêler l'écheveau de bonnes intentions et de luttes de pouvoir qui a contribué à faire de notre enseignement du français un véritable défi au bon sens.