Plus de la moitié des lycéens franciliens (54%) écoutent leur baladeur à des niveaux supérieurs à 85 décibels et 7% à plus de 100 décibels ce qui correspond au bruit d'un marteau piqueur, selon le résultat de tests rendu public mardi par Bruitparif.

Selon l'observatoire du bruit en Ile-de-France, qui a réalisé 418 tests dans 20 lycées d'Ile-de-France dans le cadre d'une campagne de sensibilisation financée par le conseil régional, les élèves qui écoutent très fort de la musique en ont généralement conscience, mais cela ne les empêche pas d'utiliser des appareils achetés hors Union européenne ou débridés.

Plus le milieu est bruyant, plus les lycéens écoutent fort, "ce qui peut aisément s'expliquer par le fait que pour pouvoir écouter correctement de la musique, il est nécessaire d'avoir un différentiel d'au moins 12 décibels entre le niveau d'écoute et le bruit de fond résiduel", explique Bruitparif.

Dans un communiqué publié lors d'un colloque sur le bruit au conseil régional, l'observatoire ajoute que "les lycéens ne prennent pas forcément la peine de diminuer le volume de leur baladeur lorsqu'ils se retrouvent dans des ambiances plus calmes".

"Un élève sur deux et près d'un adulte sur trois de la communauté scolaire sont exposés au cours de leur journée au lycée à des niveaux de bruit dépassant 80 décibels en moyenne cumulée".

Bruitparif rappelle que les risques auditifs résultant de l'utilisation du baladeur sont liés au niveau sonore mais aussi à la durée d'écoute (8 heures d'écoute à 85 décibels équivalent à 15 minutes à 100 décibels).

Selon l'observatoire, "un lycéen sur 10 présente un déficit auditif, ce qui serait le double d'il y a 10 ans".

Source : AFP