Pour 19 € par an, plusieurs dépenses de santé non couvertes par la Sécurité sociale ou les mutuelles de leurs parents seront désormais en partie remboursées. Ainsi, pour la pilule du lendemain (qui coûte environ 8 € l’unité), ils récupéreront 10 € à l’année. Pour des préservatifs, 20 €. Un test de grossesse, ce sera 15 €, et autant pour l’achat de patchs antitabac ou d’un équipement de sécurité (casque de vélo ou de mobylette, gilet réfléchissant…). Sera aussi partiellement remboursée (à hauteur de 15 € par an) une consultation chez le nutritionniste ou chez le psychologue.
« La Prev’Box que nous venons de lancer est totalement inédite, se félicite Damien Berthilier, président de la LMDE. Jamais des professionnels de santé ne s’étaient adressés directement à des lycéens (l’accord parental pour la souscrire n’est obligatoire qu’avant 16 ans). Cette garantie santé, c’est une façon de les aider à acquérir l’autonomie qu’ils réclament, et ce avant leur entrée dans l’enseignement supérieur. Sur les sujets intimes comme la sexualité, ils ont parfois du mal à communiquer avec leurs parents. Avec la Prev’Box, on espère les intéresser et les responsabiliser sur ces questions. Et si notre nouvelle prestation leur fournit l’occasion d’en parler avec leur famille, tant mieux », poursuit-il.
La LMDE espère toucher plusieurs milliers de lycéens cette année. Anne, 16 ans, est l’une des premières à avoir déboursé les 19 € en échange de cette nouvelle couverture. « J’ai un petit copain, et je me verrais mal demander à mon père d’aller dans une pharmacie acheter une pilule du lendemain, explique cette élève de 1re L à (). Vu que mon argent de poche est contrôlé, dès que je demande un peu plus, cela se remarque tout de suite. Ce n’est pas grand-chose, mais je me sens plus indépendante. S’il m’arrive une tuile, je pourrai assumer plus facilement », poursuit-elle, ravie d’avoir trouvé dans la Prev’Box des bouchons pour les oreilles. « Ils n’auraient pas été de trop pendant le concert d’Indochine que je suis allée voir récemment… »
Source : Le Parisien