Comment faire baisser le nombre des avortements en France ?
Par veille-education le Jeudi, 4 février 2010, 19:23 - Lien permanent
Anne Lannegrace,
Directrice adjointe du Service national famille et société à la Conférence des évêques de France
« L’avortement est une question fondamentale pour toute conscience
humaine parce qu’elle a un lien avec la vie. Le problème se situe en
amont de la grossesse dans l’éducation sexuelle et affective des
jeunes, qui est une éducation à la liberté et à la responsabilité.
Cette éducation doit comporter une véritable mise en garde sur les
conséquences durables sur le plan affectif de relations sexuelles
momentanées et sur les conséquences d’une grossesse non désirée.
À partir d’un certain âge, on ne peut que leur donner des repères
pour qu’ils puissent avoir une idée réaliste de ce à quoi ils
s’engagent dans l’ardeur de leur jeunesse. Les actes qu’ils posent dans
le domaine amoureux et la façon dont ils engagent leur corps ont des
conséquences sur ce qu’ils deviennent, sur leur conception de l’amour,
sur la manière dont ils vivront ensuite dans leur vie de couple et de
famille.![]()
«Une réflexion à développer dans l’enseignement catholique»
C’est le rôle de toute la société et de l’Église d’aider ces femmes en grande difficulté, mais en posant les questions qui ont du sens pour elles, pour l’enfant qu’elles portent, pour le père de l’enfant, et non pas en donnant une réponse toute faite et qui ne les aident pas à faire la part des enjeux humains et spirituels d’une décision aussi grave.
Quel rôle peut donc avoir l’Église ? Le rôle des évêques est d’expliciter les enjeux éthiques des projets et des décisions. C’est aux laïcs, aux chrétiens, aux institutions d’être particulièrement attentifs aux enjeux de l’éducation sexuelle et affective. En particulier, il y a par exemple une réflexion à développer dans l’enseignement catholique.
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