La plus vieille école catholique de New York va fermer ses portes
Par veille-education le Lundi, 8 février 2010, 14:26 - Lien permanent
Il n’y aura pas de 189ème rentrée scolaire, à la fin de l'été 2010, pour les quelque 129 bambins qui fréquentent cette année la St. Patrick’s Old Cathedral School
de New York, et la cinquantaine d'enfants inscrits qui se proposaient
de l’intégrer à la rentrée prochaine. Située dans le quartier de la «
petite Italie » de la métropole, elle accueillait depuis toujours des
enfants issus de milieux plutôt défavorisés et notamment de familles
immigrées.
Fondée en 1822 par des religieuses de la congrégation des Sisters of Charity de sainte Elizabeth Ann Seton – une congrégation s’inspirant du modèle des Filles de la Charité
de saint Vincent de Paul –, cette petite école accueillait des enfants à partir de 4 ans (« pre-Kindergarten ») jusqu’au K-8 (début du secondaire, 12/13 ans). C’est la plus
vieille école catholique paroissiale de New York.
Pour justifier cette fermeture, l’archidiocèse s’appuie sur le fait que
l’école a vu, depuis dix ans, le nombre des écoliers inscrits divisé
par trois : ils étaient encore 455 en 2001. Il estime également que
l’école n’est plus à proprement parler « paroissiale » : la plupart des
enfants scolarisés à la St. Patrick’s ne relèvent pas territorialement ni de la paroisse ni du
borough (“bourg”, une des cinq subdivisions de New York, d’où la caquette à cinq pointes des policiers newyorkais…) de Manhattan.
L’éducation y était soignée, l’ambiance très familiale, et pour un coût
annuel assez bas (environ 4 000 $), mais la crise économique a
sérieusement affecté les ressources financières des familles les plus
pauvres incapables de supporter désormais les frais de scolarité de
leurs enfants.
La presse newyorkaise et nationale s’est ému à l’annonce de la
fermeture de cette fameuse école dont l’un des “anciens” les plus
célèbres est le réalisateur Martin Scorcese… Le bâtiment ne
disparaîtra sans doute pas puisqu’il est “classé” au National Registry of Historic Landmarks (un peu l’équivalent de notre Inventaire des monuments historiques). Mais quelle sera sa
nouvelle destination ? On l’ignore.