Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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Tag - Caractère propre

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samedi, 15 novembre 2008

L'accompagnement éducatif : au coeur du projet d'établissement

"Enseignement catholique actualités" publie un dossier sur l'accompagnement éducatif. Depuis octobre 2008, ce dispositif hors temps scolaire est destiné à  l'ensemble des collèges, à  raison de 4 fois 2 heures par semaine. Dans le projet éducatif de l'Enseignement catholique, il existait déjà  souvent. Aussi, cette officialisation est très favorablement accueillie par les équipes, comme en témoignent les reportages effectués sur le terrain. C'est l'UGSEL* qui est chargé d'aider les établissements pour la mise en oeuvre.


Source : @ToutDoc
Une école après la classe, Enseignement catholique actualités, n° 327, octobre-novembre 2008, pp. 27-41.

*UGSEL : Union générale sportive de l'enseignement libre

jeudi, 13 novembre 2008

Le portail Documentaire de l'Enseignement Catholique en retard de quelques trains...

Alors que depuis les années 2000, une multitude d'acteurs de tous bords remettent en cause l'idéologie pédagogiste des IUFM et son socioconstructivisme, @ToutDoc, le portail documentaire de l'Enseignement Catholique ne semble pas saisir la chance que le climat critique des sciences de l'éducation accorde aux retrouvailles de la pédagogie et d'une anthropologie chrétienne fondée sur une saine psychologie et une saine métaphysique de la connaissance et du langage.

@ToutDoc préfère (re)présenter les fadaises de la nowlangue pédagogiste....

Ne faudrait il pas mieux s'intéresser à la possibilité des établissements catholiques d'enseignement supérieur de créer des masters professionnalisant aux métiers de l'enseignement avec une pédagogie évoluée ?

dimanche, 9 novembre 2008

Reflexion sur l'enseignement catholique supérieur

LOURDES (Hautes-Pyrénées), 9 nov 2008 (AFP) -

L'assemblée plénière des évêques de France qui vient de se tenir à Lourdes, a mis en place un  consacré à l'enseignement catholique supérieur, annonce dimanche la Conférence des évêques de France dans un communiqué.

Le groupe de travail est présidé par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et ancien président de la Conférence des évêques.

Il présentera le résultat de leurs réflexions au cours de la prochaine assemblée plénière dans un an.

mercredi, 5 novembre 2008

L’enseignement catholique au défi de l’annonce explicite de la foi

Les professeurs des diocèses d’Aix-en-Provence et de Digne se sont penchés, lors d’un colloque, sur les fondements et les difficultés de leur mission Qu’est-ce qu’être professeur dans l’enseignement privé catholique ?
 Alors que de plus en plus d’enfants non chrétiens, voire non croyants, emplissent les bancs des leurs établissements, les diocèses d’Aix (Bouches-du-Rhône) et de Digne (Alpes-de-Haute-Provence) viennent de réunir près de 1 000 professeurs afin de réaffirmer l’engagement qu’ils exercent auprès de 20 000 élèves dans les 58 écoles maternelles, primaires, collèges et lycées catholiques.[...]

Si la majorité s’accorde sur « le regard humaniste posé sur la personne », nombre d’entre eux ont exprimé au quotidien la « tension entre l’ambition du projet et les moyens » et la demande « paradoxale » de différenciation de l’élève face à des effectifs « trop lourds ». Parmi les attentes figurent une « plus grande lisibilité du caractère propre » de ces écoles et une « reconnaissance du métier dans la société et de la personne enseignante dans l’établissement ». « Une commission réunissant enseignants, chefs d’établissement et parents d’élèves va être mise en place pour proposer des formations, ou des journées de travail afin de répondre à ces interrogations », précise Jean-Marc Vincenti.
L’une des remarques résonne comme un défi : face à la sécularisation de la société, comment faire une proposition explicite de foi ? Olivier, professeur de physique au collège et lycée aixois de la Nativité, refrène son désir de témoigner de l’existence de Dieu dans ses cours : « Comment procéder ? Surtout, je crains que mes élèves, en partie athées, trouvent cette intervention décalée. »

Pour répondre à ce « malaise », la conférence nationale de l’enseignement catholique élaborera d’ici à juillet 2009 « des orientations claires » et des instruments pour « aider » tous les établissements à « assumer pleinement leur rôle » : « En matière d’annonce explicite de la foi, il y a une nécessité de donner des grandes lignes de conduite pour dire ce que l’on peut faire, ce que l’on doit faire et comment. Il ne s’agit pas de convertir les jeunes, mais de proposer pour les professeurs un témoignage de croyant », indique Éric Delabarre, précisant que les solutions seront ensuite adaptées « au cas par cas » et que les enseignants « seront libres d’y adhérer ou non ».

 Source : La Croix

vendredi, 31 octobre 2008

Madagascar : Réforme scolaire : Les catholiques défient l'Etat

Les catholiques attendront jusqu’en 2012 pour se prononcer sur la réforme scolaire. Mieux, ils vont entreprendre leur propre réforme, différente de celle de l’État.
 
Le vicaire général Ludovic Rabenatoandro devant des élèves des écoles catholiques, hier, à Antanimena.
Non à la réforme de l'éducation. La messe de la rentrée solennelle des établissements catholiques d'hier a rassuré les parents d'élèves concernant le déroulement de l'année scolaire.
Le message de Ludovic Rabenatoandro, vicaire général d'Antananarivo, a été axé sur la position des écoles catholiques vis-à-vis de la réforme de l'éducation. «La décision de se conformer ou non à la réforme scolaire ne sera connue qu’après l'année 2012. C'est à partir de cette date que nous déciderons du chemin à prendre», a-t-il déclaré devant plusieurs milliers d'élèves et enseignants de la capitale.
Mesures d'accompagnement
Il a insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas que ses paroles fassent l’objet de fausses interprétations. Cette figure religieuse a officié la messe de la bénédiction de l'année scolaire 2008/2009 à la place du monseigneur Odon Razanakolona, prévu être présent à l'occasion. Le message a également réitéré que «les élèves ne doivent pas servir de cobayes». Ce refus de la réforme de l'éducation est une confirmation de la décision prise lors de la conférence épiscopale de Bemasoandro Itaosy, au mois d'août.
La direction de l'enseignement catholique (Didec) d'Antananarivo déploie une stratégie pour suivre à la loupe
Les écoles catholiques rassemblées, hier, au collège Esca Antanimena.
l'évolution de la réforme de l'éducation. «Un cercle de réflexion sera mis en place pour rendre compte des points forts et faibles de ce nouveau programme d'enseignement», renchérit le père Jules Ranaivosoa, directeur de la Didec.
Des résultats partiels seront livrés à la fin de l'année scolaire. C'est en 2012 que va démarrer officiellement la réforme de l'éducation dont le projet de pilotage est déjà lancé à travers une vingtaine de circonscriptions scolaires publiques.
Dans le cas où les écoles catholiques décident de passer outre la réforme, des mesures d'accompagnement sont prévues. «Les parents ne doivent pas s'inquiéter au sujet des calendriers des examens officiels. Le programme scolaire ainsi que les dates des examens officiels peuvent être consultés dans le journal officiel», poursuit le père Jules Ranaivosoa.
Il ajoute que l'évaluation de la réforme sera aussi décentralisée dans toute l'Ile via des commissions techniques. Depuis la rentrée des classes, au mois de septembre, le système d'enseignement reste inchangé.

Encadré
Une autre formule de réforme : 6-3-3

Le cercle de réflexion esquisse dans son volet d'étude une forme particulière de réforme scolaire. La formule prévoit de reporter le primaire à la sixième année pour l’éducation de base des élèves. Le collège sera écourté de trois ans et assurera l'orientation future de l'élève. La spécialisation s'effectuera au cours de l'étape lycéen qui se déroulera en trois années. Une suggestion sur la réforme des enseignements techniques et professionnels est en vue.

Source : L'express de Madagascar

mercredi, 29 octobre 2008

Forfait d'externat : Vers la fin de la discrimination du Privé ?

Au titre du forfait d'externat, le conseil général de l'Hérault a été condamné par le tribunal administratif de Montpellier à  payer 11,5 millions d'euros aux 20 collèges de l'Enseignement catholique. Fernand Girard, délégué général chargé des relations politiques au SGEC "se dit "satisfait du travail extrêmement approfondi de l'expert et de l'application de la loi". Il indique également que "la France est très loin d'appliquer la parité dans ce domaine".

Source : @ToutDoc
Forfait d'externat : le conseil général de l'Hérault condamné à  payer 11 millions d'euros aux collèges privés, dépêche de l'AEF, 23 octobre 2008, n° 103490.

mercredi, 15 octobre 2008

Eric de Labarre dresse un état des lieux de la rentrée et annonce les chantiers de l'année 2008-2009

Le 7 octobre 2008, Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, a reçu la presse. Il a abordé tour à  tour les effectifs de la rentrée 2008-2009, les moyens alloués et le retrait des postes, le financement des dépenses de fonctionnement, la réforme de la formation initiale des maîtres et le recrutement.

Suite du texte

Source : @ToutDoc

Les universités catholiques s'organisent pour la formation des enseignants

Plusieurs masters seront probablement proposés en fonction des spécificités locales des 5 universités catholiques et des centres de formation missionnés partenaires de la réflexion. Ce sont les premières conclusions d'un groupe de travail chargé d'une réflexion sur la masterisation de la formation des enseignants Ces masters seront intégrés au domaine des "sciences de l'homme" sous une mention large "enseignement, éducation et formation" par exemple. Des modules spécifiques pour sensibiliser les étudiants au caractère propre de l'Enseignement catholique seront organisés. La réflexion n'exclut pas des partenariats avec des universités publiques, notamment dans les régions où il n'existe pas d'université catholique.

Source
Masterisation de la formation des enseignants : les 5 universités catholiques mènent une réflexion commune, Sylvain Marcelli, dépêche de l'AEF, 14 octobre 2008, n° 102861.

Source : @ToutDoc

jeudi, 9 octobre 2008

L'ECOLE CATHOLIQUE AU SEUIL DU TROISIEME MILLENAIRE

1. Au seuil du troisième millénaire l'éducation et l'école catholique se trouvent affrontées à de nouveaux défis engendrés par le contexte socio-politique et culturel. Il s'agit en particulier d'une crise des valeurs, qui, surtout dans les sociétés riches et développées, prend les formes du subjectivisme diffus, du relativisme moral et du nihilisme, souvent exaltées par les moyens de communication sociale. Le profond pluralisme, qui envahit la conscience sociale, donne vie à divers comportements, tellement antitéthiques en certains cas qu'ils en viennent à miner toute identité communautaire. Les rapides changements structurels, les profondes innovations techniques et la globalisation de l'économie tendent, partout dans le monde, à influer toujours plus sur la vie de l'homme. Il s'en suit que, contrairement aux perspectives du développement pour tous, on assiste à une augmentation de l'écart entre peuples riches et peuples pauvres et à d'énormes flux migratoires des pays sous-développés vers ceux qui ont atteint un développement. Le phénomène de la multiplicité des cultures et d'une société qui devient toujours plus multi-raciale, multi-éthnique et multi-religieuse, comporte en lui-même un enrichissement, mais aussi de nouveaux problèmes. A cela s'ajoute, dans les pays d'antique évangélisation, une marginalisation croissante de la foi chrétienne comme référence et lumière dans l'interprétation effective et convaincue de l'existence.

2. Dans le domaine plus particulier de l'éducation les fonctions éducatives se sont élargies; elles sont devenues plus complexes et spécialisées. Les sciences de l'éducation, d'abord centrées sur l'étude de l'enfant et la préparation du maître, ont été poussées à s'ouvrir aux divers âges de la vie, aux différents contextes et situations au-delà de l'école. De nouvelles exigences ont renforcé la demande de nouveaux contenus, de nouvelles compétences et de nouvelles figures éducatives en dehors des traditionnelles. Il s'en suit qu'il est particulièrement difficile d'éduquer, de faire l'école dans le contexte d'aujourd'hui.

3. Face à cet horizon, l'école catholique est appelée à un courageux renouvellement. L'héritage précieux d'une longue expérience séculaire manifeste, en effet, sa propre vitalité surtout dans la capacité d'une sage innovation. Il est tellement nécessaire qu'aujourd'hui encore l'école catholique sache se proposer de manière efficace, convaincante et actuelle. Il ne s'agit pas de simple adaptation, mais d'élan missionnaire: c'est le devoir fondamental de l'évangélisation, d'aller là où est l'homme pour qu'il accueille le don du salut.

4. Aussi, la Congrégation pour l'Education Catholique, en ces années d'immédiate préparation au Grand Jubilé de l'An 2000, à l'occasion de l'heureux anniversaire des trente ans de l'institution de l'Office pour les écoles(1) et des vingt ans de la sortie du document L'école catholique, publié le 19 mars 1977, dans le but « de centrer son attention sur la nature et les caractères distinctifs de l'école qui se définit et se présente comme catholique »,(2) entend-t-elle s'adresser, par la présente lettre circulaire, à tous ceux qui sont engagés dans l'éducation scolaire, avec le désir de leur faire parvenir une parole d'encouragement et d'espérance. Cette lettre se propose en particulier de partager la joie pour les fruits positifs de l'école catholique et les préoccupations pour les difficultés qu'elle rencontre. En outre, avec le soutien de l'enseignement du Concile Vatican II, des nombreuses interventions du Saint Père, des Assemblées ordinaires et spéciales du Synode des Evêques, des Conférences épiscopales et de la sollicitude pastorale des Ordinaires diocésains, ainsi que des Organisations internationales catholiques à buts éducatifs et scolaires, il nous semble opportun de porter attention à quelques caractéristiques fondamentales de l'école catholique que nous considérons importantes pour l'efficacité de son œuvre éducative dans l'Eglise et dans la société: l'école catholique comme lieu d'éducation intégrale de la personne humaine à travers un projet éducatif clair qui a son fondement dans le Christ;(3) son identité ecclésiale et culturelle; sa mission de charité éducative; son service social; le style éducatif qui doit caractériser la communauté chargée de l'éducation.

Joies et peines

5. C'est avec satisfaction que nous parcourons le chemin positif que l'école catholique a accompli ces dernières décennies. Il faut considérer avant tout la contribution qu'elle apporte à la mission évangélisatrice de l'Eglise dans le monde entier, y compris dans les aires où aucune autre action pastorale n'est possible. Par ailleurs, l'école catholique, en dépit des difficultés, a continué à vouloir être corresponsable du développement social et culturel de diverses communautés et des peuples, dont elle fait partie, en partageant leurs joies et leurs espérances, leurs souffrances, leurs difficultés et leur engagement pour un authentique progrès humain et communautaire. Dans cette perspective, il faut mentionner la précieuse contribution qu'elle offre au développement spirituel et matériel des peuples moins favorisés, en se mettant à leur service. Nous ressentons le devoir d'apprécier l'apport de l'école catholique à l'innovation pédagogique et didactique et le grand engagement qui y est prodigué par tant de fidèles et surtout, par tous ceux qui, consacrés et laïcs, vivent leur fonction d'enseignant comme une vocation et un authentique apostolat.(4) Nous ne pouvons oublier enfin la contribution de l'école catholique à la pastorale d'ensemble et particulièrement à la pastorale familiale, en soulignant, à ce propos, l'œuvre discrète d'insertion dans les dynamiques éducatives entre parents et enfants et, de manière toute spéciale, le soutien simple et profond, riche de sensibilité et de délicatesse, apporté aux familles « faibles » ou « désunies », de plus en plus nombreuses surtout dans les pays développés.

6. L'école est indubitablement un carrefour sensible des problématiques qui agitent cette dernière période mouvementée de fin de millénaire. L'école catholique est ainsi confrontée à des enfants et à des adolescents qui vivent les difficultés du temps présent. On se trouve face à des élèves qui refusent l'effort, se montrent incapables de sacrifice et de persévérance et n'ont pas, à commencer souvent auprès des membres de leur famille, de modèles valables auxquels se référer. En des cas de plus en plus fréquents, ils sont non seulement indifférents ou non praticants, mais se révèlent dépourvus de toute formation religieuse ou morale. A cela s'ajoute chez de nombreux élèves et dans les familles, un sentiment de profonde apathie pour la formation éthique et religieuse, de sorte qu'en définitive la seule chose à laquelle on s'intéresse et qu'on demande à l'école catholique est le diplôme ou tout au plus une instruction qualifiée et une habilitation professionnelle. Le climat ainsi décrit engendre une certaine fatigue pédagogique, qui s'ajoute à la difficulté croissante, dans le contexte actuel, d'allier le fait d'être d'enseignant et le fait d'être éducateur.

7. Parmi les difficultés, il y a aussi les situations d'ordre politique, social et culturel qui empêchent et rendent difficile la fréquentation de l'école catholique. Le drame de la misère diffuse et de la faim dans le monde, conflits et guerres civiles, phénomène de dégradation urbaine, diffusion de la criminalité dans les grandes aires métropolitaines de tant de cités, ne permettent pas la pleine réalisation des projets de formation et d'éducation. En d'autres parties du monde, ce sont les gouvernements qui font obstacle, en empêchant en fait, sinon l'action de l'école catholique, du moins la progression des mentalités, des pratiques démocratiques et la sensibilisation accrue pour les droits humains. D'autres difficultés sont créées par les problèmes économiques. Une telle situation se fait sentir davantage dans les pays où aucune contribution gouvernementale n'est prévue pour les écoles qui ne sont pas de l'Etat. Ce qui rend presque insoutenable la charge économique pour les familles qui ne choisissent pas l'école de l'Etat et grève d'une sérieuse hypothèque la survie même des écoles. En dehors des incidences sur le recrutement et la présence continue des maîtres, les difficultés économiques peuvent avoir aussi pour effet l'exclusion des écoles catholiques de quiconque n'est pas en possession de moyens suffisants, provocant ainsi une sélection des étudiants, qui fait perdre à l'école catholique sa caractéristique fondamentale d'être l'école pour tous.

Le regard tendu en avant

8. Le regard tourné vers les joies et les peines de l'école catholique, sans prétendre en épuiser l'étendue et la profondeur, nous invite à penser à la contribution qu'elle peut apporter à la formation des nouvelles générations au seuil du troisième millénaire, conscients, comme l'écrit Jean-Paul II, que « l'avenir du monde et de l'Eglise appartient aux jeunes générations, qui, nées au cours de ce siècle, arriveront à leur maturité au cours du prochain, le premier du nouveau millénaire ».(5) L'école catholique doit être ainsi en mesure de fournir aux jeunes les instruments de connaissance qui leur permettent de prendre place dans une société fortement marquée par les connaissances techniques et scientifiques mais, en même temps — nous pourrions dire en premier lieu — elle doit pouvoir leur donner une solide formation orientée chrétiennement. Nous sommes donc convaincus que, pour faire de l'école catholique un instrument éducatif adapté au monde d'aujourd'hui, il faut renforcer quelques-unes de ses caractéristiques fondamentales.

La personne et son éducation

9. L'école catholique prend l'aspect d'une école pour la personne et d'une école des personnes. « La personne de chacun, dans ses besoins matériels et spirituels, est au centre de l'enseignement de Jésus: c'est pour cela que la promotion de la personne humaine est le but de l'école catholique ».(6) Cette affirmation, en mettant en lumière le rapport vital de l'homme au Christ, rappelle qu'en la Personne même du Christ se trouve la plénitude de la vérité sur l'homme. C'est pour cela que l'école catholique, en s'engageant à promouvoir l'homme dans son intégrité, le fait, en obéissant à la sollicitude de l'Eglise, dans la conscience que toutes les valeurs humaines trouvent leur réalisation plénière et par conséquent leur unité dans le Christ.(7) Cette conscience exprime la position centrale de la personne dans le projet éducatif de l'école catholique, renforce son engagement éducatif, la rend apte à éduquer de fortes personnalités.

10. Le contexte socio-culturel d'aujourd'hui risque de mettre dans l'ombre « la valeur éducative de l'école catholique, valeur qui constitue sa raison d'être principale et fondamentale et qui est la base de son apostolat ».(8) En effet, s'il est vrai que dans les dernières années il y a eu une forte attention et une sensibilisation accrue de la part de l'opinion publique, des organisations internationales et des gouvernements aux questions de l'école et de l'éducation, on doit aussi constater que s'est répandue une réduction de l'éducation aux aspects purement techniques et fonctionnels. Les sciences pédagogiques et éducatives elles-mêmes sont apparues plus arrêtées sur le versant de la reconnaissance phénoménologique et de la pratique didactique que sur celui de l'éducation proprement dite, centrée sur des valeurs et des horizons lourds de signification. La fragmentation de l'éducation, le caractère générique des valeurs auxquelles on en appelle fréquemment, tout obtenant un large et rapide consensus, au prix, cependant, d'un dangereux obscurcissement des contenus, tendent à replier l'école sur un neutralisme supposé, qui épuise le potentiel éducatif et se reflète négativement sur la formation des élèves. On veut oublier que l'éducation présuppose et implique toujours une conception déterminée de l'homme et de la vie. A la prétendue neutralité scolaire correspond, le plus souvent, l'éloignement pratique de la référence religieuse du champ de la culture et de l'éducation. Une vision pédagogique adéquate est au contraire appelée à se mouvoir sur le terrain plus décisif des fins, à se préoccuper non seulement du « comment », mais aussi du « pourquoi », à dépasser la méprise d'une éducation aseptique, à rendre au processus éducatif ce caractère unitaire qui empêche la dispersion dans la diversité des connaissances et des acquisitions en mettant au centre la personne dans son identité globale, transcendentale et historique. En possession d'un projet éducatif inspiré de l'évangile, l'école catholique est appelée à relever ce défi dans la conviction que « le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné ».(9)

L'école catholique dans le cœur de l'Eglise

11. La complexité du monde contemporain nous convainc de la nécessité de redonner consistance à la conscience de l'identité de l'école catholique. C'est de l'identité catholique, en effet, qu'émergent les traits d'originalité de l'école qui se « structure » comme sujet ecclésial, comme lieu d'une authentique action pastorale spécifique. L'école partage la mission évangélisatrice de l'Eglise et est un lieu privilégié où se réalise l'éducation chrétienne. En cette direction, « les écoles catholiques sont à la fois lieux d'évangélisation, d'éducation intégrale, d'inculturation et d'apprentissage du dialogue de vie entre jeunes de religions et de milieux sociaux différents ».(10) Le caractère ecclésial de l'école est donc inscrit au cœur même de son identité d'institution scolaire. Elle est vraiment sujet ecclésial en raison de son action scolaire où « fusionnent harmonieusement la foi, la culture, la vie ».(11) Il faut donc réaffirmer avec force que la dimension ecclésiale ne constitue pas une caractéristique surajoutée, mais est une qualité propre et spécifique, qui pénètre et façonne chaque instant de son action éducative, partie fondamentale de son identité même et point focal de sa mission.(12) La promotion d'une telle dimension reste l'objectif de tout membre de la communauté éducative.

12. Ainsi, en vertu de son identité, l'école catholique est un lieu d'expérience ecclésiale, dont la communauté chrétienne est la matrice. Dans ce contexte, il est à rappeler qu'elle ne réalise sa vocation propre d'authentique expérience d'Eglise que si elle se situe à l'intérieur d'une pastorale organique de la communauté chrétienne. De manière tout à fait particulière l'école catholique permet de rencontrer les jeunes dans une ambiance favorable à la formation chrétienne. Malheureusement, il faut enregistrer qu'en certains cas l'école catholique n'est pas perçue comme partie intégrante de la réalité pastorale; elle est parfois considérée comme étrangère, ou presque, à la communauté. Il est donc urgent de promouvoir une nouvelle sensibilité dans les communautés paroissiales et diocésaines, pour qu'elles se sentent elles-mêmes appelées en premier à prendre en charge l'éducation et l'école.

13. Dans le vécu ecclésial, l'école catholique est connue surtout comme expression d'Instituts religieux, qui, par charisme religieux ou par attention spécifique se sont consacrés à elle généreusement. A l'heure présente ne manquent pas les difficultés dues à la préoccupante réduction numérique, mais aussi à la circulation de graves méprises qui risquent de provoquer l'abandon de la mission éducative. C'est ainsi que l'on sépare d'une part l'engagement scolaire de l'action pastorale, tandis que, d'autre part, l'activité concrète trouve des difficultés à se conjuguer avec les exigences spécifiques de la vie religieuse. Les intuitions fécondes des saints fondateurs montrent plus radicalement que tout autre argumentation le manque de fondement et la précarité de semblables assertions. Il nous semble aussi opportun de rappeler que la présence des consacrés à l'intérieur de la communauté éducative est indispensable car « les personnes consacrées sont en mesure de développer une action éducative particulièrement efficace »;(13) elles sont un exemple du don de soi, gratuit et sans réserve, au service des autres dans l'esprit de la consécration religieuse. La présence simultanée de religieuses et de religieux, et aussi de prêtres et de laïcs, offre aux étudiants « une vivante image de l'Eglise et facilite la connaissance de ses richesses ».(14)

Identité culturelle de l'école catholique

14. De la nature de l'école catholique tire aussi son origine un des éléments les plus expressifs de l'originalité de son projet éducatif: la synthèse entre culture et foi. Le savoir en effet, placé dans l'horizon de la foi, devient sagesse et conception de vie. La tension à conjuguer raison et foi, devenue l'âme de chacune des disciplines, leur donne unité, articulation et coordination, en faisant émerger de l'intérieur même du savoir scolaire la vision chrétienne du monde, de la vie, de la culture, de l'histoire. Dans le projet éducatif de l'école catholique on ne fait donc pas de séparation entre les temps d'apprentissage et les temps d'éducation, entre les temps de la connaissance et les temps de la sagesse. Les diverses disciplines ne présentent pas seulement des connaissances à acquérir mais des valeurs à assimiler et des vérités à découvrir.(15) Tout ceci exige une ambiance caractérisée par la recherche de la vérité, où les éducateurs, compétents, convaincus et cohérents, maîtres de savoir et de vie, soient les icônes, imparfaites certes, mais non dépourvues d'éclat, de l'unique Maître. Dans la perspective d'un tel projet éducatif chrétien, toutes les disciplines doivent collaborer, de leur savoir spécifique propre, à la construction de personnalités en possession de leur maturité.

« Le souci de l'instruction c'est l'amour » (Sap 6,17)

15. Dans la dimension ecclésiale s'enracine aussi la marque distinctive de l'école catholique comme école pour tous, avec une particulière attention portée aux plus petits. L'histoire a vu surgir la plus grande partie des institutions catholiques d'éducation et d'enseignement comme une réponse aux nécessités des catégories moins favorisées du point de vue social et économique. Ce n'est pas une nouveauté d'affirmer que les écoles catholiques tirent leur origine d'une profonde charité éducative envers des enfants et adolescents abandonnés à eux-mêmes et privés de toute forme d'éducation. Aujourd'hui encore, en de nombreuses aires du monde, c'est la pauvreté matérielle qui empêche de nombreux enfants et adolescents d'accéder à l'instruction et à une adéquate formation humaine et chrétienne. En d'autres, ce sont de nouvelles pauvretés qui interpellent l'école catholique; celle-ci, comme dans le passé, peut être amenée à vivre des situations d'incompréhension, de défiance et de manque de moyens. Les enfants pauvres qui au XVème siècle étaient instruits par les Ursulines, les enfants que Calasanz voyait courir et crier dans les rues de Rome, que De la Salle rencontrait dans les pauvres villages de France ou qu'accueillait Don Bosco, nous pouvons les rencontrer parmi ceux qui ont perdu le sens authentique de la vie et se trouvent privés de tout élan vers l'idéal, à qui ne sont pas proposées les valeurs et qui ne connaissent plus la beauté de la foi, qui ont sur les épaules des familles désunies et incapables d'amour, vivent souvent des situations de détresse matérielle et spirituelle, deviennent esclaves des nouvelles idoles d'une société qui souvent ne leur présente guère qu'un avenir de chômage et de marginalité. C'est à ces nouveaux pauvres que se tourne dans un esprit d'amour l'école catholique. En ce sens elle-même, née du désir d'offrir à tous, surtout aux plus pauvres et aux marginaux, la possibilité d'une instruction, d'un début de travail et d'une formation humaine et chrétienne, doit pouvoir trouver dans le contexte des anciennes et nouvelles pauvretés cette synthèse originale de passion et d'amour éducatif, expression de l'amour du Christ pour les pauvres, les petits, pour toutes les multitudes à la recherche de la vérité.

L'école catholique au service de la société

16. L'école ne peut être pensée séparément des autres institutions d'éducation et administrée comme un corps à part, mais elle doit être mise en rapport avec le monde de la politique, de l'économie, de la culture et avec la société dans son ensemble. Il revient ainsi à l'école catholique d'affronter avec détermination la nouvelle situation culturelle, de se placer comme instance critique des projets éducatifs partiaux, comme exemple et stimulant pour les autres institutions éducatives, de se faire frontière avancée de la préoccupation éducative de la communauté ecclésiale. C'est ainsi que se réalise clairement le rôle public de l'école catholique qui ne naît pas comme initiative privée, mais comme expression de la réalité ecclésiale, revêtue de par sa nature même d'un caractère public. Elle accomplit un service d'utilité public et, bien que clairement et ouvertement configurée selon les perspectives de la foi catholique, n'est nullement réservée aux seuls catholiques, mais est ouverte à tous ceux qui semblent apprécier et partager une proposition éducative qualifiée. Cette dimension d'ouverture est particulièrement évidente dans les pays majoritairement non chrétiens et en voie de développement, où depuis toujours les écoles catholiques sont, sans discrimination aucune, promotrices de progrès civil et de promotion de la personne.(16) Les institutions scolaires catholiques, à l'égal des écoles d'Etat, accomplissent en outre une fonction publique, garantissant par leur présence le pluralisme culturel et éducatif et, par-dessus tout, la liberté et le droit de la famille à voir s'actuer l'orientation éducative qu'elle entend donner à la formation de ses propres enfants.(17)

17. Dans cette perspective, l'école catholique tisse un dialogue serein et constructif avec les Etats et la communauté civile. Le dialogue et la collaboration doivent se baser sur le respect mutuel, la reconnaissance réciproque de leur rôle propre et le service commun à l'égard de l'homme. Pour réaliser cet objectif, l'école catholique s'insère de bon gré dans les organisations scolaires des diverses nations et dans la législation de chacun des Etats, quand ceux-ci se montrent respectueux des droits fondamentaux de la personne, à commencer par le respect de la vie et de la liberté religieuse. Le rapport correct entre l'Etat et toute école — pas seulement catholique — se pose non pas tant à partir des relations institutionnelles qu'à partir du droit de la personne à recevoir une éducation adéquate selon son libre choix. Droit auquel on répond selon le principe de subsidiarité.(18) En effet, « les pouvoirs publics, dont le rôle est de protéger et de défendre les libertés des citoyens, doivent veiller à la justice distributive en répartissant l'aide des fonds publics de telle sorte que les parents puissent jouir d'une authentique liberté dans le choix de l'école de leurs enfants selon leur conscience ».(19) C'est dans le cadre non seulement de la proclamation formelle de ce droit fondamental de l'homme, mais aussi de son exercice effectif, que se pose, en certains pays, le problème crucial de la reconnaissance juridique et financière de l'école qui n'est pas école d'Etat. Nous faisons nôtre le souhait de Jean-Paul II, exprimé récemment une fois encore, pour que dans tous les pays démocratiques, « l'on parvienne enfin à réaliser pour les écoles qui ne sont écoles d'Etat une vraie égalité, qui soit en même temps respectueuse de leur projet éducatif ».(20)

Style d'éducation de la communauté éducative

18. En arrivant à la conclusion nous voudrions nous entretenir brièvement du style et du rôle de la communauté éducative constituée par la rencontre et la collaboration de différentes présences: élèves, parents, enseignants, équipe de gestion et personnel non-enseignant.(21) A ce propos, l'on doit rappeler à juste titre l'importance du climat relationnel et du style des relations. Tout au long de l'âge evolutif, des relations personnelles et significatives avec des éducateurs sont nécessaires et les connaissances elles-mêmes ont une incidence plus grande dans la formation de l'étudiant si elles se situent dans un contexte d'engagement personnel, de réciprocité authentique, de cohérence d'attitudes, de styles et de comportements quotidiens. C'est dans cet horizon que se promeut, dans la nécessaire sauvegarde des rôles respectifs cependant, la figure de l'école comme communauté, qui est un des enrichissements de l'institution scolaire contemporaine.(22) Il est aussi utile de rappeler, en accord avec le Concile Vatican II,(23) que la dimension communautaire de l'école catholique n'est pas une simple catégorie sociologique, mais qu'elle a aussi un fondement théologique. La communauté éducative, globalement prise, est ainsi appelée à promouvoir l'objectif d'une école comme lieu de formation intégrale à travers la relation interpersonnelle.

19. Dans l'école catholique « la responsabilité première dans l'instauration du style spécifiquement chrétien incombe aux éducateurs, considérés à la fois comme personnes et comme communauté ».(24) L'enseignement est une activité de l'homme d'une extraordinaire épaisseur morale, l'une des plus hautes et des plus créatives: l'enseignant en effet n'écrit pas sur une matière inerte, mais dans l'esprit même des hommes. Il assume, donc, une valeur extrêmement importante: la relation personnelle entre enseignant et élève, qui ne saurait se limiter à un simple donner et recevoir. Par ailleurs, on doit être toujours plus conscient qu'enseignants et éducateurs vivent une vocation spécifiquement chrétienne et une participation également spécifique à la mission de l'Eglise et « c'est d'eux avant tout qu'il dépend que l'école catholique soit en mesure de réaliser ses buts et ses desseins ».(25)

20. Dans la communauté éducative, les parents, prioritairement responsables selon la nature de l'éducation de leurs enfants, ont un rôle tout spécialement important. Malheureusement on assiste aujourd'hui à la tendance répandue de déléguer ce devoir originaire. Aussi devient-il nécessaire de donner une impulsion, non seulement aux initiatives qui exhortent à l'engagement, mais aussi à celles qui offrent un soutien concret et adapté en impliquant les familles dans le projet éducatif(26) de l'école catholique. Un objectif constant de l'éducation scolaire résidera donc dans la rencontre et le dialogue avec les parents et les familles; celui-ci sera favorisé par la promotion des associations de parents, pour établir par leur apport irremplaçable cette personnalisation qui rend efficace l'ensemble du projet éducatif.

Conclusion

21. Le Saint Père, dans une formule significative, a indiqué que la voie de l'homme est route du Christ et de l'Eglise.(27) Une telle voie ne peut être étrangère aux pas des évangélisateurs, qui, en la parcourant, rencontrent l'urgent défi de l'éducation. L'engagement dans l'école se révèle ainsi un devoir irremplaçable, mieux encore l'investissement en hommes et en moyens dans l'école catholique devient un choix prophétique. Au seuil du troisième millénaire, nous entendons encore retentir fortement la consigne que le Concile Vatican II, « Pentecôte de l'Eglise », adressait à l'école catholique: « en étant grandement utile à l'accomplissement de la mission du peuple de Dieu et en servant au dialogue entre l'Eglise et la communauté des hommes, à l'avantage de l'une et de l'autre, l'école catholique revêt dans les circonstances où nous sommes une importance considérable ».(28)

Prot. N. 29096.

Rome, 28 décembre 1997, fête de la Sainte Famille.

Pio Card. Laghi
Préfet

José Saraiva Martins
Arch. tit. de Tuburnica
Secrétaire

 


(1) La Sacrée Congrégation pour l'Education Catholique, nouvelle dénomination de la Sacrée Congrégation des Séminaires et des Universités, par la Constitution Apostolique Regimini ecclesiae universae, publiée le 15 août 1967 et entrée en vigueur le 1er mars 1968 (AAS, LIX [1967] pp. 885-928), était structurée en trois offices. Avec cette réorganisation était institué l'Office pour les écoles catholiques, dans le but de « développer ultérieurement » les principes fondamentaux de l'éducation, principalement dans les écoles (cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, Introduction).

(2) S. Congrégation pour l'Education Catholique, L'école catholique, n. 2.

(3) Cf. S. Congrégation pour l'Education Catholique, L'école catholique, n. 34.

(4) Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. 8.

(5) Jean-Paul II, Lett. apostolique Tertio millennio adveniente, n. 58.

(6) Cf. Jean-Paul II, Discours au Ier Congrès de l'Ecole Catholique en Italie, dans « L'Osservatore Romano », 24 novembre 1991, p. 4.

(7) Cf. S. Congrégation pour l'Education Catholique, L'école catholique, n. 35.

(8) S. Congrégation pour l'Education Catholique, L'école catholique, n. 3.

(9) Conc. Oecum. Vat. II, Const. pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps Gaudium et Spes, n. 22.

(10) Jean-Paul II, Exhort. apostolique Ecclesia in Africa, n. 102.

(11) Congrégation pour l'Education Catholique, Dimension religieuse de l'éducation dans l'école catholique, n. 34.

(12) Cf. Congrégation pour l'Education Catholique, Dimension religieuse de l'éducation dans l'école catholique, n. 33.

(13) Jean-Paul II, Exhort. apostolique Vita Consecrata, n. 96.

(14) Jean-Paul II, Exhort. apostolique Christifideles laici, n. 62.

(15) Cf. S. Congrégation pour l'Education Catholique, L'école catholique, n. 39.

(16) Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. 9.

(17) Cf. Saint Siege, Charte des droits de la famille, art. 5.

(18) Cf. Jean-Paul II, Exhort. apostolique Familiaris consortio, n. 40; cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruc. Libertatis conscientia, n. 94.

(19) Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. 6.

(20) Jean-Paul II, Lettre au Préposé General des Clercs des Ecoles Pies, dans « L'Osservatore Romano », 28 juin 1997, p. 5.

(21) Cf. S. Congrégation pour l'Education Catholique, Le laïc catholique, témoin de la foi dans l'Ecole, n. 22.

(22) Cf. Ibid.

(23) Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne, Gravissimum educationis, n. 8.

(24) Congrégation pour l'Education Catholique, Dimension religieuse de l'éducation dans l'école catholique, n. 26.

(25) Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. 8.

(26) Cf. Jean-Paul II, Exhort. apostolique Familiaris consortio, n. 40.

(27) Cf. Jean-Paul II, Lettre encyclique Redemptor hominis, n. 14.

(28) Conc. Oecum. Vat. II, Décl. sur l'éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. 8.

mardi, 7 octobre 2008

Redécouvrir les vertus du courage

Les jeunes seraient-ils moins courageux aujourd'hui qu'hier ? Rien n’est moins sûr. Mais sans doute faut-il les aider à reconnaître davantage la force que l'être humain trouve dans cette vertu.

Lire le dossier

Participez aux Semaines sociales de France !

Vous êtes personnel de droit privé dans l’enseignement catholique et vous souhaitez participer aux Semaines sociales de novembre prochain ? L’OPCA-EFP peut prendre en charge votre inscription dans le cadre de la formation professionnelle continue.

L
es Semaines sociales de France se tiendront cette année à Lyon sur le thème : « Les religions : contraintes ou ressources dans les situations professionnelles ? ». Un parcours de formation continue est proposé autour de la session intensive pendant laquelle interviendront Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions, Enzo Bianchi, théologien, ou encore Bruno-Marie Duffé, philosophe.
Ce parcours de formation qui aide à mieux saisir le rapport entre religions et sociétés, peut être pris en charge par l’OPCA-EFP pour les personnels de droit privé de l’enseignement catholique.
La formation se déroulera en quatre étapes : une demi-journée de regroupement (le 20 novembre après-midi), une session de trois jours (les 21, 22 et 23 novembre toute la journée), un temps d’évaluation personnelle et enfin, une matinée de regroupement pour la mise en commun des évaluations et des projets de chacun (le 24 novembre matin). Apports didactiques alterneront avec travaux de groupe et travaux personnels. Il est encore temps de s’inscrire !

Pour plus d’informations :
  • Voir le programme détaillé des Semaines sociales de France sur www.ssf-fr.org
  • Contacter l'Opca-EFP : 20/22 rue Saint-Amand, 75015 Paris.
    Tél. : 01 45 31 01 02.
    Site : www.opcaefp.fr
Source : EC

L'enseignement catholique : éduquer, une passion d'espérance

En 1991, le Pape Jean-Paul II déclarait : « La personne de chacun, dans ses besoins matériels et spirituels, est au centre de l'enseignement de Jésus : c'est pour cela que la promotion de la personne humaine est le but de l'école catholique ».

À la fois partenaire associé au service public d'éducation et service d'Église, l'enseignement catholique français répond à la triple mission d'enseigner, d'éduquer et d'évangéliser. Ni privé, ni public, l'enseignement catholique associé à l'école de la République apporte une contribution originale à l'éducation des jeunes. Il les considère chacun comme une personne à aimer et à faire grandir en réponse à l'Espérance que Dieu nous confie en Jésus-Christ. Il accompagne leur développement cognitif, affectif, social et spirituel dans le respect de la démarche de chacun.

Loin d'être une organisation pyramidale, l'enseignement catholique puise sa force dans son réseau d'établissements. En référence aux fondateurs congréganistes ou diocésains, chaque communauté éducative rassemble les éducateurs, les personnels administratifs et de service, les élèves, les parents autour d'un projet éducatif qu'il convient en permanence de relire pour le faire vivre et toujours réduire les écarts entre le dire et le faire. À l'heure de la mondialisation, d'une certaine dilution des repères, d'une déstabilisation du lien social, d'un individualisme et d'un matérialisme de plus en plus présents, l'enseignement catholique doit permettre à chacun de se découvrir porteur de son histoire et de celle de l'humanité. Cela exige une conversion permanente du regard et invite à la reconnaissance de l'autre dans ses capacités et ses fragilités.

En chiffres

Avec ses 8 300 unités pédagogiques (écoles, collèges, lycées), ses 139 000 enseignants, ses 68 000 personnels administratifs et de service et ses 800 000 familles, l'enseignement catholique accompagne plus de 2 000 000 d'élèves de la maternelle à l'enseignement supérieur. Il accueille 13 % des élèves du premier degré, 22 % des élèves du second degré et 30 % des élèves de l'enseignement agricole. Il représente 97,3 % des élèves de l'enseignement privé sous contrat.

Parmi les nombreux défis à relever, l'enseignement catholique est particulièrement attentif, aujourd'hui, à être une école de l'égalité des chances, à prendre en compte les jeunes à besoins éducatifs particuliers, à renforcer l'accompagnement éducatif. Mais aussi à revaloriser l'enseignement professionnel, à participer à la création de lieux d'accueil pour la toute petite enfance et à promouvoir une intégration du fait religieux dans les champs disciplinaires ainsi qu'une pastorale explicite. Pour l'enseignement catholique : « Éduquer est une passion d'espérance."

Source : EC

vendredi, 3 octobre 2008

Rome: Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses

Les exigences de la formation religieuse revues à la hausse

Rome, 25 septembre 2008 (Apic) La Congrégation pour l’éducation catholique a publié le 25 septembre à Rome une Instruction sur la Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses. Ce document à caractère normatif est publié un peu plus de vingt ans après la naissance de ces institutions en charge de la formation théologique des laïcs et des religieux. Il entend harmoniser le fonctionnement de ces lieux de formation à travers le monde.

Ces ISSR offrent “la connaissance des éléments principaux de la théologie et de ses présupposés nécessaires en philosophie et de ses compléments en sciences humaine“. A l’heure actuelle, il n’existe pas à proprement parler d’ISSR en France où un projet est cependant à l'étude, ni en Suisse.

Au fil de l’Instruction, la Congrégation pour l’éducation catholique précise ainsi les nouvelles normes pour les ISSR, à mettre en œuvre “d’ici le début de l’année académique 2009-2010“. Elle brosse la physionomie des ISSR et statue sur la responsabilité académique et épiscopale de ces instituts rattachés à des facultés de théologie. Le document précise aussi le programme d’étude du premier cycle en vue d’obtenir un baccalauréat en sciences religieuses, et du second cycle visant à l’obtention d’une licence. Il s’agit là d’harmoniser les grades académiques quels que soient les pays.

L'exigence pour les enseignants

Par ailleurs, l’Instruction indique que les enseignants - au moins cinq par ISSR - “doivent toujours se distinguer par l’idonéité scientifique et pédagogique, l’honnêteté de vie, l’intégrité de la doctrine, de dévouement à leur fonction“. Un enseignant se distinguera aussi “par la richesse et la sûreté de sa doctrine, par son témoignage de vie et son sens des responsabilités ecclésiales et académiques“.

Exigeante avec les enseignants, cette Instruction l’est aussi avec les étudiants qui souhaitent fréquenter les ISSR. Ceux-ci, entre autres, devront être “idoines dans leur conduite morale“ et avoir le désir de recevoir une formation qualifiée en sciences religieuses.

Martial Limouzin à la tête de l'enseignement catholique de Bretagne

Martial Limouzin, directeur diocésain de l'enseignement catholique du Morbihan devient président du Comité académique de l'enseignement catholique de Bretagne. Ce Vendéen de 58 ans succède à Jean-Louis Bideaud qui, après cinq ans à la tête de l'enseignement catholique breton, part à la retraite à l'âge de 62 ans. Martial Limouzin reste directeur diocésain de Morbihan. Pascal Lamour est directeur diocésain du Finistère à la place de Jean-Louis Bideaud.

Source : Ouest France

mardi, 30 septembre 2008

Justice et éducation


Depuis plus de 350 ans, les Lassaliens conjuguent l'éducation de la personne et la promotion des milieux pour permettre une société plus juste, au service du plus grand nombre. Le réseau lassalien organise une université d'automne sur la promotion de la justice et de l'engagement solidaire.
Conférences proposées :
- Justice dans la Bible.
- L'Ethique dans l'acte éducatif.
- Eduquer à  la justice.

En savoir plus : Justice et éducation

Le portail documentaire de l'Enseignement catholique contre la liberté scolaire

Étonnant relai que celui qu'@toutDoc donne à la Fondation Terra Nova qui se présente comme Fondation progressiste en reproduisant sa critique de l'idée de la suppression de la carte scolaire alors même que cette suppression est connexe au respect de la liberté fondamentale des parents à choisir l'école de leurs enfants, Liberté fondée dans le droit canon comme dans la constitution européenne.

jeudi, 18 septembre 2008

L’enjeu éducatif selon la perspective chrétienne

Le principe du droit à l’éducation

« L’éducation a une importance fondamentale pour la formation des rapports inter-humain et sociaux ».

Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

« Elle est le moyen indispensable pour rendre la personne capable de participer à une vie sociale, politique, économique toujours plus complexe et exigeante ».

Jean-Paul II à des juristes catholiques italiens, 7 décembre 1981.

« Le but que poursuit la véritable éducation est de former la personne humaine dans la perspective de sa fin suprême et du bien des sociétés dont l’homme est membre ».

Vatican II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum ».

 

   L’éducation : quelle finalité ?

  « L éducation consiste à ce que l’Homme devienne toujours plus Homme, qu’il puisse être davantage et pas seulement qu’il puisse avoir davantage, et que, par conséquent, à travers tout ce qu’il a, tout ce qu’il possède, il sache de plus en plu être Homme ».

  Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

  « Chers frères évêques, au seuil d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire, l’Eglise continue de proclamer la capacité des êtres humains à connaître la vérité et à grandir dans une authentique liberté, à travers l’acceptation de cette vérité ».

  Jean-Paul II à des évêques américains en visite ad limina, 30 mai 1998.

  « Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l’oeuvre créatrice de Dieu, par l’éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle ».

  Jean-Paul II. Lettre aux familles. 1994.

 

  L’éducation, pour une formation intégrale de l’Homme

 

« La science purement humaine semble tout envahir, suffire à tout, expliquer tout. On a souvent aussi défini l’homme de notre civilisation moderne par les mots « homo technicus ». Mais la science et la technique, si développées qu’on les suppose, ne pourront jamais éclairer l’homme sur ses problèmes essentiels : son origine, sa nature, sa fin, ses droits et ses devoirs ».

  Paul VI, Congrès des enseignants catholiques de Montréal, 20 juillet 1970.

  « Mais vous, c’est à l’école elle-même que vous conférez une certaine plénitude. Vous ne tendez pas seulement à coordonner l’élève à l’instrument de son travail et à en faire un complément intelligent et indispensable, mais presque mécanique et dans une certaine mesure lié et subordonné à son instrument ; votre école veut aussi faire de l’élève un homme, un homme complet, un homme pensant, qui réponde de lui-même, un homme au fait des réalités mécaniques, économiques et sociale certes, mais aussi des réalités morales, spirituelles et religieuses, en un mot un chrétien ».

  Paul VI, Congrès d’étude sur la formation professionnelle en Italie, 6 octobre 1963.

Manuel BIOéthique des Jeunes

Quoi de plus intime à la vie que la vie elle-même, l'histoire de nos premiers et nos derniers instants ? Cette vie que nous avons reçue, nous pouvons la transmettre. Et puis un jour, cette vie passera, la nôtre et celle de ceux que nous aimons...

La science aujourd'hui permet aussi bien de donner la vie que la mort. Mais comment ne pas nous tromper ? Jusqu'où peut-on aller dans la maîtrise de la vie, à son début et à sa fin ? Voilà l'enjeu du Manuel BIOéthique des Jeunes : former à cette responsabilité immense, pour ne pas improviser dans l'urgence.
7 chapitres pour comprendre
Le Manuel aborde les thèmes essentiels de la bioéthique : l'histoire d'un petit être humain, l'avortement, le diagnostic prénatal, l'assistance médicale à la procréation, le diagnostic préimplantatoire, les cellules souches et le clonage et enfin l'euthanasie. Pour chacun de ces thèmes, sont présentés une définition claire, les méthodes utilisées, la législation française, des questions et réflexions éthiques ainsi que des témoignages. Les enjeux éthiques
Le Manuel BIOéthique des Jeunes remet en perspective la réalité des faits biologiques et leurs implications éthiques et commence par « démaquiller » les mots. Ainsi, quand on propose à une femme une « réduction embryonnaire » ou un diagnostic préimplantatoire, de quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qu'un « bébé médicament » ou un transfert nucléaire ? Quelles sont les conséquences des nouvelles possibilités que nous offre la médecine dans le domaine des sciences de la vie ?

  • télécharger le bon de commande d'exemplaires gratuits

    Le Manuel BIO-éthique des Jeunes est disponible gratuitement auprès de la Fondation Jérôme Lejeune.
    Commandez-le par courrier : 31 rue Galande 75005 Paris
    téléphone : 01 55 42 55 15
    mail : oroubaud@fondationlejeune.org

  • mardi, 16 septembre 2008

    La citation du Jour

    L’Ecole catholique est un lieu d’évangélisation, d’action pastorale, non par le moyen d’activités complémentaires, parallèles ou para-scolaires, mais par la nature même de son action directement orientée à l’éducation de la personnalité chrétienne "

    Préambule du " Statut de l’enseignement catholique " promulgué par la conférence des évêques de France le 14 mai 1992

    lundi, 15 septembre 2008

    Entretien de rentrée avec M. Éric de Labarre

    Actualité politique, actualité éducative et priorités de l'enseignement catholique, Éric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique répond à Alice Lesprit. Télécharger le fichier vidéo de l'entretien :

    - Fichier basse définition (30 Mo)
    - Fichier haute définition (180 Mo)

    (Une fois décompressés, ces fichiers sont lisibles avec le lecteur Windows Media Player)

    La Science au service de l'Homme. Pourquoi et comment l'enseigner ?

    Organisé par SGEC, du 19/11/2008 au 20/11/2008 à Angers

    Ces journées d'études proposent des regards croisés sur la culture scientifique et sur le sens de l'enseignement scientifique que l'Enseignement catholique souhaite promouvoir.
    Conférences proposées :
    - Science et Education.
    - Dimension éthique, sociale et culturelle de la science.
    - Science, éthique et foi

    En savoir plus : La Science au service de l'Homme

    jeudi, 11 septembre 2008

    Quand Emmanuel Davidenkoff (France Info) analyse l'Enseignement Privé

    La hache de guerre est-elle complètement enterrée entre l’Education nationale et l’enseignement catholique ?

    Apparemment oui. En tout cas il n’y a plus grand monde, même à gauche, pour oser évoquer ce qui fut la grande affaire du PS des années 70-80, à savoir la fusion des deux ordres d’enseignement – le public et le privé. Nous avons donc un enseignement privé, catholique à 95%, qui scolarise 20% des élèves de ce pays. Privé sous contrat avec l’Etat ; cela signifie que les établissements s’engagent à suivre les programmes, en échange les salaires des enseignants sont payés par l’Etat.

    Ce qui change par rapport au public, c’est le fameux « caractère propre »… Une formule sur laquelle on n’a pas fini de gloser, c’est celle qui autorise les établissements à faire valoir une foi religieuse dans leurs murs ; autre différence, plus matérielle cette fois, les investissements des collectivités locales dans les établissements sont limités par la loi.

    Le succès du privé ne se dément pas depuis une dizaine d’années, on le dit débordé…

    Et c’est vrai : la demande excède l’offre, et l’enseignement catholique ne peut y répondre. Elle se nourrit essentiellement de la conviction des familles que l’enseignement y est plus respectueux des élèves mais aussi que l’ambiance y est plus cadrée, plus contrôlée,… plus sûre. Mais ce succès a un revers régulièrement dénoncé par certains évêques : les familles ont tendance à se comporter de manière consumériste, à choisir le privé parce qu’il présente des avantages concurrentiels…

    D’autant qu’il ne coûte pas si cher

    A côté de certaines écoles très onéreuses, la réalité moyenne de l’enseignement catholique est plutôt celle d’établissements qui coûtent entre 400 et 600 euros par an, hors cantine. Donc une école qui concurrence frontalement l’Education nationale sur le public des classes moyennes et des classes moyennes supérieures.

    Et c’est ça qui inquiète certains évêques ?

    Absolument : ils voudraient que l’école catholique soit en quelque sorte plus catholique, que ce fameux « caractère propre » soit mieux mis en avant. En somme qu’elle ne soit plus la béquille de l’enseignement public là où ce dernier est supposé ne pas donner satisfaction.

    Source : France Info

    vendredi, 5 septembre 2008

    SENEGAL : L'Etat doit reconnaitre la mission de subsidiartié du Privé

    Le Sud du pays a été choisi, cette année, pour abriter les assises de l’Union nationale des associations des parents d’élèves de l’enseignement catholique du Sénégal (Unapecs).

    Ces assises  tenues au grand séminaire de Brin, ont permis également à l’Union de tenir son assemblée statutaire et de revenir encore sur la sempiternelle question de la subvention de l’Etat au privé catholique. En effet, selon le président de l’Union, depuis 1983, le sous-secteur traverse une conjoncture due, en partie, à la stagnation de la subvention accordée par les pouvoirs publics. Il estime que « cette question ne doit plus être aperçue comme une quête, mais un droit pour l’Office national de l’enseignement catholique, car tout parent à la droit d’envoyer son enfant dans le système qu’il désire ». L’Union a ainsi demandé à l’Etat de renforcer son engagement aux côtés de l’enseignement catholique pour qu’il puise continuer de jouer son rôle dans le système scolaire au Sénégal.

    Source : Le soleil

    jeudi, 4 septembre 2008

    Cette année encore, l’enseignement catholique a refusé des inscriptions


    L’école privée doit, elle aussi, tenir compte des suppressions de postes décidées par le gouvernement

    L’enseignement catholique n’aura pas pu faire face, pour cette année encore, à la demande. Selon les premières estimations, que devrait confirmer « l’enquête de rentrée » disponible aux alentours du 20 septembre, ses établissements ont été contraints, faute de moyens suffisants, de refuser 30 000 à 35 000 inscriptions.

    Ce phénomène concerne essentiellement, comme c’était déjà le cas par le passé, la région parisienne, les grandes agglomérations de province et, de manière générale, l’arc méditerranéen, de Perpignan à Menton.

    Autre zone dans laquelle l’école privée voit son attractivité confortée, sans pour autant qu’elle soit obligée de refuser nombre d’élèves : le Grand Ouest, où les effectifs, en primaire comme au collège, continuent de progresser, y compris à l’écart des villes.

    « Ce qui prouve bien que le choix du privé est souvent tout autre que tactique », salue Éric de Labarre. Le secrétaire général de l’enseignement catholique se dit en effet convaincu que l’assouplissement de la carte scolaire – avec des possibilités élargies d’inscrire son enfant dans un établissement public réputé, et plus seulement dans celui le plus proche – n’a guère eu d’incidence sur les effectifs du privé.

    Plus de 2 millions d'élèves dans l'enseignement catholique

    Cette poussée, en revanche, devrait être dans une large mesure compensée par une baisse des effectifs dans d’autres zones rurales, baisse qui touche aussi l’enseignement public. « Au final, on devrait conclure à une stabilité, voire à une légère progression des effectifs, avec un peu plus de deux millions d’élèves », note le patron de l’enseignement catholique.

    Restent deux inconnues. D’une part, l’effet de la réforme du baccalauréat professionnel, dont la durée doit, d’ici à la rentrée 2009, passer progressivement de trois à quatre ans. « Beaucoup de parents ne comprenaient pas que ce cursus soit d’une année plus long que celui du bac général ou technologique. Aussi, dans bien des cas, nos établissements ont choisi de basculer dès à présent dans le nouveau système », indique-t-il.

    Le niveau global des effectifs dépendra aussi, d’autre part, des évolutions en cours s’agissant des enfants âgés de moins de 3 ans. Le ministère de l’éducation considère que ceux-ci relèvent d’un dispositif d’accueil, à la charge des collectivités locales, et non de la scolarisation. Aussi, il réduit, d’année en année, le montant des moyens alloués pour que les écoles maternelles ouvrent leurs portes à ces tout-petits.

    « Des restrictions qui concernent aussi l’enseignement catholique. Si une partie de ses établissements continue de scolariser les moins de 3 ans, c’est souvent sur leurs fonds propres », souligne Éric de Labarre. Plutôt que de subir cette évolution, celui-ci a récemment lancé une réflexion pour imaginer de nouvelles formes d’accueil ou de scolarisation au sein des écoles privées, « des solutions qui pourraient prendre notamment la forme de crèches ou bien de classes enfantines hors contrat », précise-t-il.

    1 400 réductions de postes

    Cette rentrée 2008 a aussi conduit l’enseignement catholique à jongler avec les chiffres pour tenir compte de la réduction par l’éducation nationale de 1 400 postes (sur un total de 11 200 suppressions, public et privé confondus).

    « Des heures supplémentaires ont permis de compenser la perte d’un poste sur deux. Nous avons aussi tenté de redéployer nos effectifs enseignants, des zones où le nombre d’inscriptions diminue d’année en année vers celles où la pression est la plus forte », indique Éric de Labarre.

    L’école privée, dit-il, ne refuse pas de participer aux efforts entrepris par l’État pour réduire les déficits et la dette. « Mais sa situation devient de plus en plus délicate », prévient-il, en l’attente des derniers arbitrages pour le futur budget, qui prévoit d’ores et déjà 13 500 suppressions de postes dans l’éducation nationale.

    Combien concerneront l’enseignement privé ? Peut-être un peu moins que cette année, puisque ces économies de postes devraient, selon le ministre Xavier Darcos, être obtenues dans une large mesure par une réorganisation du service de remplacement, service qui n’existe pas dans l’enseignement catholique où, insiste Éric de Labarre, « tous les professeurs sont devant les élèves ».
    Source : La Croix

    mardi, 2 septembre 2008

    Enseignement privé : signature d'une nouvelle convention sur les retraites


    Une nouvelle convention sur l'indemnité de départ en retraite (IDR) des maîtres de l'enseignement privé a été signée le 11 juillet dernier par le SGEC, les fédérations patronales et certaines organisations syndicales. Le précédent accord avait été annulé en septembre 2006 car certains syndicats n'étaient pas présents lors de la négociation. Ce nouveau texte annonce la disparition progressive de l'IDR jusqu'au 20 août 2010 puisqu'un régime additionnel de retraite a été mis en place au 1er septembre 2005, conformément à  la loi Censi. Le SNEC-CFTC, le SYNEP-CGC, le SNPEFP-CGT, la FNEC-FP-FO dénoncent cette convention et demandent au ministère de l'Education nationale une nouvelle négociation.


    Source
    Retraites dans l'enseignement privé : une nouvelle convention signée au ministère de l'Education nationale, Marie-Caroline Missir, dépêche de l'AEF, 21 juillet 2008, n°99645.

    lundi, 1 septembre 2008

    République de Maurice : Le Privé entend garder son autonomie et sa subsidiarité

    Impossible. Le mot revient comme un leitmotiv face aux nouvelles mesures de l’Education. Du coup, les managers des collèges privés ont décidé hier de ne pas mettre en application l’extension des heures d’école jusqu’à 15 heures pour les enseignants.

    «Nous ne pourrons pas mettre en pratique ces nouveaux horaires. Chaque collège a des spécificités et fait lui-même son time-table qu’il soumet à la PSSA», déclare Rajen Chumroo, porte-parole de la fédération hier à l’issue d’une assemblée générale spéciale de la Fédération des managers des collèges privés à laquelle a participé tous les membres de l’association. En début de semaine déjà, le Bureau de l’éducation catholique (BEC) avait indiqué qu’il ne tiendra pas compte de la circulaire de l’Education nationale.

    Le porte-parole de la fédération explique que beaucoup de sujets qui sont inclus dans l’emploi du temps des écoles privées ne sont pas présents dans celui que le ministère leur a envoyé. Il est donc, dit-il, impossible de respecter ce que prescrit le ministère. «Nous voulons conserver notre flexibilité», dit Rajen Chumroo.

    Plusieurs managers présents à la réunion ont également exprimé leur colère par rapport à «la façon de faire du ministère» et au ton de la circulaire invitant à appliquer les nouvelles mesures.


    Source : l'express.mu

    dimanche, 31 août 2008

    "Le pari de la confiance et de la responsabilité", par Eric de Labarre

    Éric de Labarre, secrétaire général de l’Enseignement catholique, explique le rôle spécifique des chefs d’établissement de l’Enseignement catholique, garants de l’adhésion de tous à un projet éducatif ancré dans l’évangile

    Parmi les spécificités des 8 000 établissements catholiques associés à l’État par contrat, la place centrale du chef d’établissement est sans doute l’une des plus évidentes et des plus essentielles. Ses formes et ses modalités sont diverses, comme le sont les établissements.

    Pour autant, l’Enseignement catholique considère qu’au-delà de ce qui les distingue, tous les chefs d’établissements catholiques d’enseignement remplissent une même mission ; c’est la raison pour laquelle il attache autant d’importance à leur statut et à leur formation.

    On ne saurait expliquer le rôle particulier des chefs d’établissement de l’Enseignement catholique par le seul fait que les écoles qu’ils dirigent sont des établissements privés. On ne saurait l’imputer exclusivement à des considérations formelles, en particulier le fait que l’ouverture « académique » de l’école incombe au directeur.

    Pas un simple rouage d'une grande machinerie administrative

    L’essentiel est ailleurs. Il est dans la place que l’Enseignement catholique reconnaît à l’établissement scolaire dans l’acte éducatif. L’établissement scolaire ne saurait être un simple rouage d’une grande machinerie administrative qui décréterait les modalités de l’offre de formation.

    Même s’il n’est pas question de contester la nécessité et la légitimité d’une régulation ferme du système éducatif, ce sont les équipes éducatives, qui vivent dans les établissements à proximité des enfants et des jeunes, qui sont les mieux à même d’ajuster les pratiques pédagogiques en fonction de leurs besoins. Si, comme chacun s’accorde à le dire, l’éducation commence par la confiance, il est logique que l’école donne l’exemple en faisant confiance à son propre personnel.

    C’est ce pari de la liberté qu’expérimentent au quotidien les établissements catholiques associés au service public par contrat dans le cadre de la loi de 1959 (dite loi Debré). Sauf dérogation donnée par l’autorité académique, ces établissements se doivent de mettre en œuvre les programmes et les volumes horaires définis par l’éducation nationale.

    Des méthodes diversifiées

    Pour le reste, les équipes éducatives peuvent diversifier les méthodes et rythmes d’apprentissage, par exemple en développant les travaux en petits groupes, en décloisonnant les classes, en s’écartant du traditionnel découpage du temps scolaire en plages successives de 55 minutes, etc.

    Cette latitude laissée aux éducateurs est bénéfique aux élèves, à ceux qui s’adaptent spontanément au cadre scolaire comme à ceux qui rencontrent des difficultés et pour lesquels il faut inventer des façons de les remotiver. Les résultats aux évaluations et aux examens le prouvent, même si ce n’est pas le seul indicateur.

    Mais la liberté ne saurait se passer de l’engagement. Si l’on veut qu’il remplisse au mieux la mission qui lui est confiée, un établissement scolaire ne peut se réduire à une unité administrative ou économique répondant à des injonctions extérieures ou cherchant à satisfaire des besoins de formation. Un établissement scolaire est d’abord une communauté humaine constituée autour d’un projet éducatif spécifique, expression pour chaque établissement de ce que la loi Debré dénomme le « caractère propre ».

    Animateur de la communauté éducative

    Ce projet, qui est, dans l’Enseignement catholique, enraciné dans l’Évangile, ne peut être une simple déclaration de bonnes intentions, exige l’adhésion de tous ceux qui participent à la vie de l’établissement scolaire. C’est précisément ce dont le chef d’établissement est en quelque sorte le garant, dans son rôle d’animateur de la communauté éducative.

    Il le fait en s’assurant que les parents ou les jeunes acceptent de s’inscrire dans une démarche éducative déterminée, mais aussi que l’ensemble des éducateurs, parmi lesquels les enseignants, concourent en équipe à la mise en œuvre effective et à la bonne fin du projet de l’établissement.

    Sans doute les établissements catholiques pourraient-ils exploiter plus qu’ils ne le font les espaces de liberté dont ils disposent, tant la culture du monopole et de l’uniformité scolaires reste encore ancrée dans les mentalités.

    On ne peut que les y inciter, d’autant que les réformes en cours s’orientent toutes vers un renforcement de l’autonomie des équipes éducatives. C’est en tout cas la seule façon de faire évoluer effectivement et pacifiquement le système éducatif français.

    Source : La Croix

    dimanche, 24 août 2008

    Madagascar : autonomie de l'enseignement catholique face à l'Etat

    Les écoles privées  catholiques à Madagascar ont décidé de ne pas suivre la réforme de l'éducation préconisée par le gouvernement dans son projet " éducation pour tous" lancé en 2003.  

         Le chef de l'Eglise Catholique malgache, Mgr. Odon  Razanakolona, a déclaré dans un communiqué de presse publié samedi que les évêques catholiques ont décidé, à la fin d'une conférence  de 3 jours, qui s'est clôturée vendredi à Antananarivo, que les  écoles catholiques n'envisagent pas de procéder à la réforme d