Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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vendredi, 31 octobre 2008

Madagascar : Réforme scolaire : Les catholiques défient l'Etat

Les catholiques attendront jusqu’en 2012 pour se prononcer sur la réforme scolaire. Mieux, ils vont entreprendre leur propre réforme, différente de celle de l’État.
 
Le vicaire général Ludovic Rabenatoandro devant des élèves des écoles catholiques, hier, à Antanimena.
Non à la réforme de l'éducation. La messe de la rentrée solennelle des établissements catholiques d'hier a rassuré les parents d'élèves concernant le déroulement de l'année scolaire.
Le message de Ludovic Rabenatoandro, vicaire général d'Antananarivo, a été axé sur la position des écoles catholiques vis-à-vis de la réforme de l'éducation. «La décision de se conformer ou non à la réforme scolaire ne sera connue qu’après l'année 2012. C'est à partir de cette date que nous déciderons du chemin à prendre», a-t-il déclaré devant plusieurs milliers d'élèves et enseignants de la capitale.
Mesures d'accompagnement
Il a insisté sur le fait qu’il ne faudrait pas que ses paroles fassent l’objet de fausses interprétations. Cette figure religieuse a officié la messe de la bénédiction de l'année scolaire 2008/2009 à la place du monseigneur Odon Razanakolona, prévu être présent à l'occasion. Le message a également réitéré que «les élèves ne doivent pas servir de cobayes». Ce refus de la réforme de l'éducation est une confirmation de la décision prise lors de la conférence épiscopale de Bemasoandro Itaosy, au mois d'août.
La direction de l'enseignement catholique (Didec) d'Antananarivo déploie une stratégie pour suivre à la loupe
Les écoles catholiques rassemblées, hier, au collège Esca Antanimena.
l'évolution de la réforme de l'éducation. «Un cercle de réflexion sera mis en place pour rendre compte des points forts et faibles de ce nouveau programme d'enseignement», renchérit le père Jules Ranaivosoa, directeur de la Didec.
Des résultats partiels seront livrés à la fin de l'année scolaire. C'est en 2012 que va démarrer officiellement la réforme de l'éducation dont le projet de pilotage est déjà lancé à travers une vingtaine de circonscriptions scolaires publiques.
Dans le cas où les écoles catholiques décident de passer outre la réforme, des mesures d'accompagnement sont prévues. «Les parents ne doivent pas s'inquiéter au sujet des calendriers des examens officiels. Le programme scolaire ainsi que les dates des examens officiels peuvent être consultés dans le journal officiel», poursuit le père Jules Ranaivosoa.
Il ajoute que l'évaluation de la réforme sera aussi décentralisée dans toute l'Ile via des commissions techniques. Depuis la rentrée des classes, au mois de septembre, le système d'enseignement reste inchangé.

Encadré
Une autre formule de réforme : 6-3-3

Le cercle de réflexion esquisse dans son volet d'étude une forme particulière de réforme scolaire. La formule prévoit de reporter le primaire à la sixième année pour l’éducation de base des élèves. Le collège sera écourté de trois ans et assurera l'orientation future de l'élève. La spécialisation s'effectuera au cours de l'étape lycéen qui se déroulera en trois années. Une suggestion sur la réforme des enseignements techniques et professionnels est en vue.

Source : L'express de Madagascar

Quebec :Haro sur le cours d'Ethique

Des parents opposés au nouveau cours d'éthique et de culture religieuse provenant des quatre coins de la province sont descendus bruyamment dans les rues de Montréal le 18 ocotbre pour réclamer la liberté de choix.

Plus d'un millier de manifestants ont dit non à l'imposition de ce cours controversé qui remplace depuis la rentrée les traditionnels cours d'enseignement moral et religieux du primaire et secondaire.

«On réclame le droit de choisir l'enseignement donné à nos enfants ou à tout le moins le droit d'exclure nos enfants de ce cours. C'est inacceptable de se le faire imposer alors que ce n'est pas conforme à nos convictions», a affirmé Marie- Josée Croteau, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), l'organisme à l'origine de cette marche de protestation.

«C'est l'État qui décide maintenant de ce qui est moralement bien pour nos enfants, même si ça va à l'encontre des valeurs familiales», a dénoncé Mme Croteau, accusant la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne d'ignorer les doléances de milliers de parents québécois.

«C'est aux parents et non au gouvernement à établir les balises de l'éducation de leurs enfants. Ce cours est une atteinte à leur foi et ça ne va que créer de la confusion pour les enfants», a dit Jean Morse- Chevrier, de l'Association des parents catholiques du Québec.

Des parents en colère

La manifestation regroupait des parents de diverses communautés culturelles venus d'aussi loin que des régions de la Beauce, Québec et Gatineau.

«On parle toujours des libertés en matière d'orientation sexuelle ou d'avortement. Pourquoi ça ne serait pas la même chose en éducation ? On vit dans une société libre», a affirmé Gilbert Montmimy, un père de famille de Québec.

Certains craignent que ce nouvel enseignement confonde des enfants qui en sont à découvrir leur héritage catholique. «C'est complexe et ils n'ont pas le sens critique pour comprendre les différences», a dit Simon Loiselle, un père de Farnham.

«Le gouvernement n'a pas le droit d'imposer à ma fille l'apprentissage d'autres religions», a dit Rosie Alescio.

La CLE entend déposer d'ici peu auprès du gouvernement une pétition de milliers de noms réclamant le droit de choisir.

Un couple de Drummondville a entamé une poursuite le mois dernier contre sa commission scolaire et le gouvernement, invoquant que son droit de choisir n'a pas été respecté. La requête est à l'étude en Cour supérieure.

lundi, 27 octobre 2008

Quand "Education sexuelle" rime avec initiation sexuelle

Vous êtes parents d'un enfant de 15 ans ou enseignant en classe de Seconde ?

Voici les questions auxquelles ils auront réponse par un guide diffusé en ce moment nationalement dans tous les lycées privés et publics : 

Page 11 : "C'est comment le sexe d'une fille ?"
"Elle[la vulve] est composée des grandes lèvres et des petites lèvres, qui en avant, forment le clitoris, organe essentiel de la jouissance,  [...]  Les lèvres, le clitoris et le vagin peuvent avoir des formes et des tailles différentes selon les filles. Il est possible pour découvrir son sexe de le regarder à l'aide d'un miroir."

Page 12 :  "Quelle est la taille d'un sexe de garçon ?"

 "La question de la taille de leur sexe préoccupe de nombreux garçons. [..] Pour avoir une idée réelle de la taille de son sexe, il vaut mieux le regarder dans une glace que de se pencher en avant. Mais  la taille du sexe, ce n'est pas le plus important puisqu'elle est indépendante du plaisir qu'il peut procurer."

Page 19 :  "C'est quoi la sexualité ?"
"
En matière de sexualité, il existe des limites imposées par la loi, mais il n' a pas de norme universelle. Ce qui compte, c'est son désir personnel et le respect du non désir de l'autre"

Page 19 : "C'est quoi l'homosexualité et la bisexualité ?"
"La bisexualité, c'est l'attirance simultanée ou successive pour des personnes du même sexe ou du sexe opposé"

Page 20 : "C'est quoi la masturbation ?"
La masturbation, se sont des caresses (souvent par va et vient, frottement, pressions..) au niveau des parties génitales (pénis du garçons, vagin ou clitoris de la fille) qui procurent du plaisir ou un orgasme. [...] Cette pratique sexuelle solitaire ou en couple est assez fréquente et peut contribuer à l'apprentissage du plaisir. A l'age de 18 ans, 93% des garçons et 45 % des filles déclarent s'être déjà masturbées."

Page 20 : " Pourquoi les filles mouillent elles ?"
" Ce liquide permet de mieux faire glisser le sexe masculin dans le vagin au cours d'une pénétration : ce sont les sécrétions vaginales (certains disent "la mouille") . Son absence peut être la conséquence d'un manque de désir ou d'insuffisance de préliminaires. "

Page 21 : "Pourquoi les garçons bandent ils le matin ?"
...

Page : 22 :"C'est quoi les zones érogènes?"
"Toutes les parties du corps peuvent être source de plaisir lorsqu'elles sont caressées. parmi les plus sensibles, il y a bien sur les parties génitales et beaucoup d'autre endroits à découvrir sur son propre corps comme sur celui de son ou sa partenaire. Il ne faut pas hésiter à guide l'autre dans cette recherche de sensibilité...."

Page 23 : "Comment savoir si un garçon ou une fille a du désir sexuel ?"
"Physiologiquement, si une fille ou un garçon a un désir sexuel intense, le plus souvent sa respiration, et le rythme de son cœur s'accélèrent, elle ou il peut rougir, être en sueur, la pointe de ses seins peut durcir.
Chez la fille, au niveau de la vulve, le clirotis se raidit (c'est une forme d'érection), les lèvres gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant naturel va bientôt tapisser l'intérieur du sexe, ce qui facilitera la pénétration. (certains appellent cela "mouiller"). Chez le garçon ....."

Page 24 : "Comment fait on l'amour " ?

"Il y a de nombreuse façon de faire l'amour et à chacun de découvrir ce qui lui correspond le mieux. Cela peut prendre la forme de nombreuses caresses sur tout le corps, de baisers tendre, de stimulations (du pénis, de la vulve, des petites et grandes lèvres) et parfois de pénétrations[...]
Les limites étant le respect de l'autre et vos imaginations. Faire l'amour, c'est souvent une manière d'exprimer ses sentiments[...]

Page 25 : "Comment faire l'amour sans pénétration ?"

"Il est possible de partager beaucoup de plaisir sans pratiquer de pénétration. par exemples, par des caresses, au niveau des principales zones érogènes ou sur tout le corps. Des frottements contre le pubis, entre les cuisses ou les seins d'une file peuvent apporter du plaisir. Pour les filles, des caresses avec un doigt humide, la bouche ou la langue, au niveau de leur clitoris et sur l'ensemble de la vulve peuvent provoquer un orgasme. On peut caresser le pénis d'un garçon avec la main ou la bouche (fellation).[..;] Les caresses, la masturbation peuvent aussi être une façon de donner et de recevoir du plaisir.

Page 48 : "Pourquoi plusieurs modèles de capotes ?"
"Il existe plusieurs modèle car selon l'anatomie, (la largeur du sexe chez le garçon), ou la pratique sexuelle (fellation, pénétration vaginale ou anale) un modèle ou un autre pourrait être plus adapté. [...] Pour la fellation, il vaut mieux utiliser des préservatifs non lubrifiés. Il existe des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille, etc..).

S'agit il d'"Éducation sexuelle" ? Non, bien que la diffusion de ce guide soit encouragée auprès des professeurs de SVT, il s'agit effectivement d'une véritable initiation à une sexualité précoce et licencieuse.

Comme l'exposition Zizi Sexuel, il consiste en une vulgarisation (au sens strict) de la sexualité. Matérialiste et techniciste, ce guide donne toutes les recettes pour encourager une sexualité précoce et licencieuse.

Ce guide fait des choix éthiques et idéologiques en matière de contraception et d'IVG qui sont des postulats discutables que les élèves et leurs familles ne sont pas obligés de partager.

Il outre passe le droit des familles qui n'ont pas étés informées de la diffusion de ce guide et qui sont les premières responsables de l'éducation sexuelles de leurs enfants, rôle qui n'appartient pas en outre à l'école.

Il outrepasse le rôle de l'école et kidnappe l'enseignement de SVT qui ne doit pas être le lieu des lobbys de l'idéologie des politiques dites sanitaires.

Ce guide est diffusé sur l'initiative de l'éditeur EPICURE :

 Philippe TOUZEAU MENONI

Directeur de publication

EPICURE est une marque déposée de PTM Consultant
siège social : 1 rue du moulin - 02400 Nogentel
capital : 7622.45 euros
Code APE 741G
Siret : 429 041 346 00033
Direction commerciale : 10, rue de la mésange bleue - 77127 LIEUSAINT

REAGIR auprès de l'éditeur :
Tel : 01. 60.60.21.99
couriels : direction@editions-epicure.com

REAGIR auprès de l'établissement de votre enfant en alertant le représentant des parents d'élèves et le chef d'établissement.

TÉLÉCHARGER LE GUIDE

mercredi, 1 octobre 2008

Nouvelles d'Espagne

Quelques dernières nouvelles d'Espagne :

  1. À ce jour, plus de 45 000 parents ont fait des demandes d'exemption au programme d'Éducation À la citoyenneté ;
  2. Plus de 100 décisions judiciaires (jugements ou mesures de sauvegarde) ont été prononcées en faveur des objecteurs qui exemptent leurs enfants du cours et des examens associés à celui-ci ;
  3. Plus de 50 juristes (avocats, procureurs, notaires) consacrent du temps ou prodiguent leurs conseils gratuitement aux objecteurs.

mardi, 30 septembre 2008

Déplorable MONDE

Le quotidien développe l'idée selon laquelle l'homophobie à l'école est issue du fait que dans son développement psychique, le garçonnet se construit par rejet et opposition avec la féminité.

Ainsi si les garçons sont homophobes, c'est en raison même du mode de construction de la masculinité. Ainsi, pour sauver les enfants homosexuels, il faut détruire la structuration des Garçons.

Le plaidoyer du MONDE se fonde sur le vieux ressort de la dialectique des sexes non plus au service d'un féminisme outrancier mais de la promotion de l'indifférentialisme sexuel et de l'homosexualité enfantine... Nouvelle idéologie mais vielle méthodes....

Extraits :

Ce qui rend les enfants homophobes par Martine Laronche LE MONDE | 30.09.08 :

Le présupposé :
"l'homophobie est un sentiment complexe qui renvoie à la construction de l'identité sexuelle. "

Le postulat mensonger:
"Au départ, les nourrissons baignent dans un état de neutralité et de bisexualité psychique"

La thèse :
"tout adolescent vit une homophobie incontournable faisant partie de son développement psychosexuel"

Explication :

"Progressivement, le petit garçon va se construire dans un rejet du féminin. Il intégre les éléments définis comme masculins, à savoir ce qui est pénétrant, actif, dominant, par opposition à ce qui est pénétré, doux, passif. La société va accentuer ce phénomène en rangeant petites filles et petits garçons selon des stéréotypes souvent caricaturaux. "Tout ce travail aboutit, chez les petits garçons, à une méfiance, une terreur pour ce qui est de l'ordre de la passivité et de la pénétration", poursuit le psychiatre. Du coup, les garçons aux comportements féminins peuvent susciter un rejet de la part de leurs camarades en ce qu'ils contrecarrent la construction difficile de leur identité sexuelle."

Les moyens mis en œuvre :
"Reste qu'il n'est pas toujours évident pour les associations militant contre l'homophobie d'obtenir des agréments pour intervenir en salle de classe. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a lancé, en mai, un groupe de travail qui associe des représentants de l'éducation nationale, les associations et les parents d'élèves. Objectif : identifier les blocages et apporter des recommandations pour faire en sorte de les lever."

mardi, 23 septembre 2008

Canada : le nouveau cours obligatoire d'Éthique et culture religieuse : des parents devant les tribunaux

La croisade contre le programme d’éthique et culture religieuse se transporte devant les tribunaux. Des parents ont déposé un recours en Cour supérieure pour exiger que leurs enfants soient exemptés du nouveau cours. Une école privée de Montréal poursuit également le ministère de l’Éducation afin d’obtenir une dérogation.

Source : Le soleil

lundi, 22 septembre 2008

Espagne : Premiers cours d’éducation à la citoyenneté

Les collégiens de la communauté autonome de Valence ont commencé cette semaine leur premier cours (1 h par semaine) d’éducation à la citoyenneté, la nouvelle matière fort controversée partout en Espagne pour des raisons éthiques. La polémique risque de se renforcer avec la décision des autorités éducatives de la région d’enseigner cette matière en anglais. Ce sont donc les professeurs d’anglais, pour la plupart, qui donneront ces cours. Ils se seront préparés avec leurs collègues, enseignants d’histoire et de philosophie. La communauté autonome a par ailleurs évacué des contenus pédagogiques tout sujet lié à des “questions morales“. C’est ainsi que l’éducation à la citoyenneté n’évoquera pas l’homosexualité. La nouvelle matière concerne plus de 300 000 élèves de la sixième à l’équivalent de la terminale, y compris les filières professionnelles. Mais, à en croire les assemblées de professeurs dans les établissements, 99% des élèves ne seront pas capables de comprendre ce cours en anglais….
El País, 15 septembre 2008, www.elpais.com

 

dimanche, 24 août 2008

Quebec : Résistance des parents catholiques contre le cours d'ethique et de culture religieuse imposé par l'Etat

Le cours d'éthique et de culture religieuse continue de faire des vagues. La Coalition pour la liberté en éducation veut informer les parents des enjeux de ce nouveau cours qui sera obligatoire dès la rentrée scolaire.

La Coalition préconise le maintien des cours de morale et d'enseignement religieux et veut inciter les parents à demander une exemption de cours.

C'est ce qu'a fait France Marcotte, dont les enfants fréquentent des écoles des commissions scolaires des Découvreurs et de la Capitale. « Je suis contre le fait que le gouvernement impose ce cours-là, qu'il ne donne pas le libre choix aux parents les principaux éducateurs des enfants. Ça touche des valeurs profondes de la personne et le gouvernement n'a pas à imposer sa philosophie », fait valoir Mme Marcotte.

La présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jean Morse Chevrier, estime pour sa part que le cours est dispensé trop tôt au primaire et que le contenu peut porter à confusion.

Source : Radio-canada.ca

mercredi, 20 août 2008

Xavier Darcos : la lutte contre l'homophobie est "un enjeu essentiel"

Le ministre de l'Education Xavier Darcos estime que la lutte contre l'homophobie est "un enjeu essentiel" sur lequel l'accent sera mis à partir de la rentrée dans les lycées, dans un entretien au magazine homosexuel Têtu du mois de septembre.

Dans le cadre de notre rôle d'éducateur, la lutte contre l'homophobie est à mon sens un enjeu essentiel (...) Nous pouvons évidemment, dans nos formations initiales, sensibiliser les enseignants sur le fait que la lutte contre l'homophobie est un acte éducatif (...)"

"Nous pouvons évidemment, dans nos formations initiales, sensibiliser les enseignants sur le fait que la lutte contre l'homophobie est un acte éducatif mais les conseiller sur les programmes, je ne crois pas que cela soit possible", a-t-il estimé.

Interrogé sur l'absence, au collège, de mesure concrète comme au lycée, Xavier Darcos a argué que c'était "un peu plus difficile" en raison d'"enfants plus jeunes".

Les chefs d'établissement seront "incités" à "bien renseigner" le ministère pour avoir une "idée précise de l'ampleur des incidents" à caractère homophobe.

Une campagne d'affichage sera lancée dans tous les lycées pour faire connaître la ligne Azur pour les questions sur l'identité sexuelle.

Les lycées sous contrat de l'enseignement catholique seront-ils soumis à cette campagne. Les directeurs d'établissement catholiques feront-ils usage de leur droit à l'objection de conscience ?

dimanche, 29 juin 2008

Quebec : Explosion du hors contrat et velléités tutélaires de l'Etat

Le nombre d’établissements scolaires qui ne reçoivent aucune subvention explose au Québec, une situation qui inquiète la ministre du Monopole, Mme Michelle Courchesne. Le Québec comptait 78écoles non subventionnées il y a trois ans. Ce chiffre s’est élevé à 100 établissements pour l’année scolaire 2007-2008, soit une augmentation de 28 %.

Ces institutions diffèrent des écoles privées habituelles dont près de 60 % du financement est constitué de subventions gouvernementales alors que ces écoles ne vivent que des contributions payées par les parents ou des mécènes.

De plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces écoles.

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, dit craindre la multiplication d'écoles totalement privées à saveur religieuse. « On peut se poser des questions sur la qualité de l'enseignement qui y est dispensé », dit-il.

Comme si les écoles religieuses enseignaient par définition mal. Dire qu’à une époque les écoles jésuites étaient considérées comme d’excellentes écoles…

C’est ainsi que l’ancien ministre de l'Éducation Fournier déclarait en novembre 2006 à l’Assemblée nationale de Québec, lors du débat sur les écoles que Québec avait déclarées illégales, que la raison pour laquelle il ne fallait « pas perdre » les enfants de ces écoles — comme si ces enfants appartenaient à l’État — était qu’il fallait s’assurer que ces enfants partagent les valeurs de la société québécoise : « il est important pour [ces enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Pardon ? De partager les valeurs québécoises qu'ils ne connaîtraient pas sans aller aux écoles publiques et subir leur interprétation du programme officiel ?

Cette même volonté d’imposer à tous les enfants sans la moindre exception les « valeurs » décidées par le Ministère de l’Éducation, ses experts cooptés habituels dont on connaît les sensibilités « modernes » a d’ailleurs poussé Mme Malavoy du Parti québécois et M. Michel David du Devoir, deux phares du correctivisme politique, d’appeler à l’interdiction des écoles confessionnelles. Il faut, selon eux, interdire ces écoles confessionnelles qui ont le vent en poupe, car elles permettent, dans une certaine mesure grâce à des cours complémentaires et un personnel sélectionné par leurs soins, de transmettre des valeurs autres que celles décidées par le Monopole et prônées dans ses programmes obligatoires d’Éthique et de culture religieuse ou d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté.

source

jeudi, 19 juin 2008

Espagne : Le Cardinal Primat justifie la résistance des familles contre les nouveaux programmes.

Extrait :

« Il s’agit d’une question très importante, face à laquelle il faut agir avec lucidité, vérité, responsabilité et liberté, conformément aux devoirs et aux droits qu’ont les parents en matière d’éducation : des devoirs et des droits fondamentaux et inviolables, qui doivent être entièrement satisfaits et dont l’exercice, protégé par la Constitution espagnole, doit être garanti ». C’est ce qu’affirme l’Archevêque de Tolède, le Card. Antonio Cañizares Llovera, au sujet de l’introduction obligatoire de la matière « Éducation pour la citoyenneté » à partir de la rentrée prochaine dans la Communauté de Castiglia-La Mancha.

Selon le Cardinal, cette matière « de fait impose obligatoirement à tous les élèves et dans toutes les écoles – dans ses objectifs, ses contenus, ses compétences et ses valeurs -, une formation morale non choisie par les parents » et même en contradiction ouverte avec la formation religieuse qu’ont choisi beaucoup de parents. A ce propos il rappelle que « l’autorité publique ne peut imposer aucune morale à tous : ni une que l’on suppose majoritaire, ni celle catholique, ni aucune autre » puisque « ce serait léser les droits des parents et de l’école librement choisie par eux, selon leurs convictions ».

C’est pourquoi le Cardinal Cañizares et son évêque auxiliaire, dans leur responsabilité d’évêques du diocèse, soutiennent et encouragent les parents et les centres éducatifs à agir de façon autonome selon leurs droits et leurs devoirs, et prennent leur défense : « vous parents vous ferez très bien de défendre par tous les moyens légitimes à votre portée, votre droit exclusif à déterminer l’éducation que vous désirez pour vos enfants ». Aux centres catholiques d’enseignement ils rappellent que « si vous admettiez dans votre programme les contenus prévus par les Décrets Royaux, vous entreriez en contradiction avec votre caractère, modelé par la morale catholique ». Les centres publics, à leur tour, « en devant transmettre cette matière, perdraient leur neutralité idéologique obligatoire, imposant aux élèves une formation morale non choisie librement par les parents ».

« Cette matière – affirme encore le Cardinal Cañizares - c’est-à-dire l’éducation nécessaire des enfants et des jeunes pour vivre comme citoyens de l’Espagne et du monde, ne devrait jamais être l’objet d’affrontements et de divisions ; si c’est le cas, c’est le signe que quelque chose ne va pas, ou que ce n’est pas bien fait ». Par conséquent « n’ayez pas peur ! Vous ne demandez rien qui ne vous revienne pas. Vous savez très bien que, comme évêques, nous nous sentons très proches de vous et que nous vous soutenons ».

Texte intégral de la lettre

jeudi, 5 juin 2008

Canada : pour certains la laïcité doit s'appliquer à l'enseignement privé

    Au canada, l'enseignement de la religion catholique vient d'être bannie de l'enseignement public où il régnait par tradition au profit d'un cours d'éthique citoyenne. Cette décision formalise le mouvement de sécularisation que connait le pays depuis plusieurs décennies.

    Du coup certains ténors du laïcisme plaident pour l'interdiction de la cathéchèse dans l'enseignement privé.

    Réaction dans Le Devoir, de Jean-Pierre Proulx, Professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal à la tribune d'un journaliste de cette plaidoirie :

"Dans sa chronique de samedi dernier intitulée Laïcité à deux vitesses, Michel David conteste le fait que les élèves fréquentant les écoles privées pourront, en sus du cours d'éthique et culture religieuse obligatoire, recevoir un enseignement religieux confessionnel, alors que ceux du public ne pourront suivre que le premier. [...]

Soit dit avec respect, le commentaire de M. David repose sur une mauvaise compréhension de la raison d'être de l'école privée et une méconnaissance des règles de droit qui la régissent.

Dans les pays où l'école publique est laïque -- c'est le cas aux États-Unis et quasi partout au Canada et en France --, l'école privée a précisément pour but de permettre aux parents l'exercice de leur liberté de religion à l'égard de l'éducation de leurs enfants. En laïcisant complètement l'école publique, le Québec vient précisément d'entrer dans le même camp.

Or les instruments juridiques internationaux auxquels le Québec a souscrit garantissent précisément aux parents le droit de faire éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses.

Question de droits

D'abord, la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme que «les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants». Si le libellé de cette disposition est volontairement vague, le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux des Nations unies en précise la portée: «Les États parties au présent Pacte [c'est le cas du Québec] s'engagent à respecter la liberté des parents [...] de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l'État en matière d'éducation, et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions». [...]

Les écoles privées du Québec respectent effectivement les «normes minimales» prescrites par l'État puisqu'elles sont assujetties au régime pédagogique et appliquent les programmes dans les «matières obligatoires» du ministère de l'Éducation communs à toutes les écoles.

Obligations

Parmi ces matières obligatoires se trouve le programme d'éthique et de culture religieuse, un programme non confessionnel qui vise, non pas à endoctriner ou catéchiser les élèves, mais à former des citoyens cultivés, réciproquement tolérants et accueillants, et capables d'entrer en dialogue. Les écoles privées doivent respecter aussi le «temps minimum prescrit», soit 25 heures par semaine.

Mais pour le reste, elles sont libres de proposer à leurs élèves ce qu'elles veulent bien, d'ajuster en conséquence leurs horaires et de décider du temps que leurs élèves passent en classe. Évidemment, les écoles privées destinées à une confession particulière peuvent enseigner la religion propre à cette confession. On comprend qu'une école juive enseigne à ses adeptes les croyances et les préceptes de la Torah, une école musulmane, ceux du Coran, une école catholique, ceux des Évangiles, etc. Les écoles privées existent précisément pour cela!

Bref, il n'y a pas «laïcité à deux vitesses», mais laïcité à l'école publique, et confessionnalité dans les écoles privées qui choisissent de se définir par une appartenance religieuse particulière.

Iniquité


Michel David voit pourtant une «iniquité» à ce que les écoles privées confessionnelles subventionnées enseignent leur religion en sus du programme d'éthique et de culture religieuse, alors que les écoles publiques ne le peuvent pas.

L'iniquité se trouve en fait du côté de ces parents qui, bien que désireux que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux confessionnel dont ils sont privés à l'école publique, ne pourraient accéder à l'école privée faute de moyens financiers. Ils se verraient donc ainsi empêchés d'exercer un droit fondamental qui leur est garanti, et qui découle de la liberté de conscience et de religion. L'objection est pertinente.

lundi, 2 juin 2008

Education nationale : ingérence et fichage

«A l’école primaire de Monein, charmant petit village du Béarn, sont arrivés, dans un gros carton, les “évaluations expérimentales CM2”. Rien que de très normal, sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves, doivent être retournés directement au ministère, sans que les parents n’en prennent connaissance.

Et pour cause ! Si les trois premières parties sont anodines, la partie 4 réserve bien des surprises avec des questions comme : "Est tu né en France ?" "Ta mère est née en France ?" "Ton père est né en France ?" "Quelle langue parles tu à la maison ?" "Qui vit avec toi à la maison ? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère)". Viennent ensuite les questions concernant les devoirs à la maison : "A la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps", "Je fais mes devoirs parce que j’aurai une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas". Bref, onze pages de questions qui n’ont rien à voir avec la pédagogie. Quel est le but de ce questionnaire? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques ?
Source

vendredi, 30 mai 2008

Espagne : Des parents contre l’instruction civique

    Quelque 250 parents sévillans se sont réunis au sein d’une association baptisée «ni un paso atras» (on ne reculera pas) pour lutter contre la décision du gouvernement d’introduire dans le cursus scolaire un cours d’instruction civique.

    Les membres de cette association, qui se déclare civile et sans confession, évoquent leur droit constitutionnel d’élever leurs enfants en fonction de leurs convictions morales. A leur sens, ce cours outrepasse la mission de l’enseignement public.

    Les cours d’enseignement civique ont à l’heure actuelle été instaurés dans 7 communautés autonomes espagnoles. La généralisation de cet enseignement devrait intervenir entre 2008 et 2009.
Diario de Sevilla, http://www.diariodesevilla.es, 26 mai 2008

mardi, 27 mai 2008

Quebec : La sécularisation à grand pas

A l'heure où l'école québécoise connait un fort mouvement de sécularisation, la Fédération des établissements de l'enseignement privé (FEEP) et l'Association des collèges privés du Québec (ACPQ) organisent, à  l'occasion du 400ème anniversaire de la création de la ville de Québec, une conférence internationale sur l'enseignement privé et ses traditions, sa culture et ses innovations.
Conférences et tables rondes proposées :
- Le Québec dans la vague actuelle des réformes scolaires.
- Table ronde sur la confessionnalité à  l'heure de la laïcité.

Source

mercredi, 21 mai 2008

A la une de la semaine : Journée mondiale contre l'homophobie : Lobbying actif sur l'école

Ce 17 mai a lieu  la journée mondiale contre l'homophobie

    Les présupposés sont les suivants : les Hommes naissent avec une détermination sexuelle génitale (organes et caractéristiques sexuées), c'est un donné de Nature, mais l'orientation sexuelle est dissociée de ce donné : elle est indéterminée (théorie du Gender) et doit se construire dans un projet laissé à la subjectivité de chacun. L'orientation sexuelle est donc une construction culturelle. Elle relève de la liberté fondamentale de chacun qui doit rejoindre le cortège des droits de l'Homme.

    Pour le Lobby Gay, toute discrimination vis à vis des personnes homosexuelles n'est pas avant tout condamnable parce qu'elle est une agression faite à une personne (comme toute discrimination) mais parce qu'elle porte atteinte à la liberté d'orientation sexuelle.

    Les modèles sociaux et culturels véhiculent donc des archétypes discriminatoires qu'il faut combattre car leur fondement n'est que culturel.

    Et comment faut il combattre une culture ? En y substituant une autre.  L'école est donc aux premières loges de cette formation des consciences et des modèles. Il faut donc introduire la lutte contre l'homophobie dans les écoles.

    Mais comment faire ? En parlant du respect fondamental des personnes en tant que tel ? Non, cela est trop abstrait.

    Il faut lutter contre les repères hétérosexués de construction  et proposer une alternative homosexuelle. Il faut donc prêcher l'indifférenciation sexuelle.

Ainsi dans Le Monde du 17/05/05 on pouvait lire :

Le Monde : Quelles devraient être les mesures de prévention de l'homophobie ?

Daniel Borrillo : La pédagogie. Par exemple dans les cours d'éducation sexuelle à l'école, on devrait présenter l'homosexualité comme une forme de sexualité aussi légitime que l'hétérosexualité. Par exemple dans les manuels scolaires, on devrait aborder l'homosexualité des personnages historiques ou littéraires naturellement, comme on le fait pour les personnages hétérosexuels. [...] Je pense qu'on peut faire un parallèle entre l'homophobie et le racisme. On n'accepterait pas aujourd'hui un discours qui prétendrait qu'il y a une hiérarchie des races. De même, la République n'accepte pas un discours de hiérarchisation des sexualités.

Daniel Borrillo, maître de conférences en droit privé à l'université Paris-X-Nanterre

Le Lobby Gay à l'école :

http://homoedu.free.fr/
Au Quebec
IDAHO
et
ESTIM
David et Jonathan

SOS Homophobie
MAG
BeGay.fr
Couleurs Gaies

mardi, 6 mai 2008

La justice andalouse contre l'ideologie de l'unisexe

SÉVILLE — La Cour supérieure de justice d'Andalousie (CSJA) a empêché l'utilisation, dans la communauté andalouse, de plusieurs expressions et références controversées utilisées dans le programme d'Éducation civique. Plusieurs de ces expressions font référence à la théorie du « genre », aux relations homosexuelles et aux questions d'options sexuelles. La Justice andalouse considère que ces mentions constituent « une invasion illicite » dans le domaine de la morale, du droit et de l'éthique.

Le jugement du tribunal des contentieux administratifs de la CSJA considère que ces contenus « nuisent aux droits fondamentaux des parents, car puisqu'il s'agit d'une matière obligatoire qui vise explicitement à former moralement les élèves, elle viole la liberté de pensée et de religion des citoyens ainsi que le pluralisme politique, valeurs supérieures de l'ordre juridique ». En mars, la CSJA a reconnu aux parents le droit à l'exemption du programme d'Éducation civique, un fait sans précédent, car ce cours « fait usage de concepts indubitablement idéologiques ou religieux comme l'éthique, la conscience morale ou les conflits moraux. »

Les passages litigieux du programme abrogés

— « L'exercice responsable de ces droits et devoirs comportera une préparation aux défis soulevés par une société en mutation qui nécessite des citoyens et citoyennes disposés à une coexistence fondée sur le respect mutuel et une culture de paix et de la non-violence, capables de reconnaître et de respecter les différences culturelles et qui rejettent tout type de discrimination pour raison de naissance, de ressources économiques ou de condition sociale, de genre, de race ou de religion». Abroge « de genre » (Programme du primaire et du secondaire).

— « L'éducation doit viser au respect des diverses préférences sexuelles des personnes et des groupes sociaux ». Abroge « des diverses préférences sexuelles » (« options vitales » en espagnol). (Programme du secondaire)

— « Puisque la construction de l'identité [sexuelle] est une tâche complexe, il est nécessaire que la contribution de l'école à ce processus de construction évite toute simplification et analyse essentialiste et qu'elle assume plutôt une perspective complexe et critique ». Le paragraphe au complet est abrogé.(Programme du secondaire).
Source

vendredi, 7 mars 2008

Espagne : il ne revient pas à l'Etat de former les consciences

        En Espagne, le gouvernement de José Luis Zapatero, prévoit d’intégrer au programme scolaire obligatoire s’appliquant à toutes les écoles conventionnées un cours d'éducation civique.
        En raison de son contenu et de cette main mise de l’état sur la formation des consciences, 24 000 familles auraient entrepris des démarches juridiques en vertu de l'article de la Constitution qui garantit le droit à l'objection de conscience. Autrefois utilisée pour éviter le service militaire, l'objection de conscience pourrait bientôt servir à exempter les enfants des cours d'éducation civique. Tout dépendra des juges.
        Ces "objecteurs de conscience» réclament le droit de ne pas envoyer leurs enfants au tout nouveau cours d'éducation civique dorénavant obligatoire.  [..]

Source

    NDLR : "Il nous importe (...) grandement, disait Jules Ferry, s’adressant aux députés le 13 décembre 1880, et il importe à la sécurité de l’avenir, que la surintendance des écoles et la déclaration des doctrines qui s’y enseignent n’appartiennent pas aux prélats » 
    A l’heure où l’Espagne vit le mouvement de sécularisation qu’a connu la France à la fin du XIX°, il est de bon ton de rappeler l’enseignement de l’Eglise sur les prérogatives de l’Etat en matière d’éducation et non d’instruction :
       " Les droits de la société civile lui sont communiqués par l’auteur même de la nature, non pas à titre de paternité, comme à l’Eglise et la famille, mais en vertu de l’autorité sans laquelle elle ne peut promouvoir ce bien commun temporel qui est sa finalité propre. En conséquence, l’éducation ne peut appartenir à la société civile de la même manière qu’à l’Eglise et à la famille, mais elle lui appartient dans un mode différent en rapport avec sa fin propre..."                                                                                                  Pie XI, Divini Illius Magistri, 1929, n°3,4,9,14.

    "La famille est incapable par elle-même de pourvoir à l’instruction des arts et des sciences qui font la richesse et la prospérité de la société civile. De là est sortie l’institution sociale de l’école. Mais qu’on le remarque bien, ceci se fit d’abord par l’initiative de la famille et de l’Eglise avant l’intervention de l’Etat. A ne considérer que ses origines historiques, l’école est de sa nature une institution auxiliaire et complémentaire de la famille et de l’Eglise ; partant, en vertu d’une nécessité logique et morale, l’école doit non seulement ne pas se mettre en contradiction mais s’harmoniser positivement avec les deux autres milieux, dans l’unité morale la plus parfaite possible .                                                            Divini Illius Magistri, n°31.

mercredi, 5 mars 2008

Forfait communal pour le privé : enjeu des municipales à Lille

    Hier matin, Sébastien Huyghe et Philippe Duez sont allés rendre une visite à la petite école Notre Dame d'Annay, 157 élèves. Philippe Duez, colistier de la liste UMP et parent d'élève, en a profité pour adresser une lettre ouverte à Martine Aubry.

    Le but? Dénoncer « la fracture sociale et financière entre les écoliers lillois ».

    P.Duez déplore que le maire ne verse pas « le forfait d'externat aux petits écoliers lillois qui fréquentent les écoles privées ».

    Le chef de file du Nouveau Centre attaque: « Pourquoi fréquenter assidûment l'Église devant les caméras, décorer l'Évêque et faire l'éloge du diocèse par exemple et mépriser l'enseignement catholique, ses élèves, les parents et les enseignants?»

    Et de réclamer une enveloppe de plus de 8,6millions d'euros de la Ville au profit des élèves du privé.

    Cette lettre devrait être envoyée aujourd'hui à Martine Aubry.


Source :
France Actu Régions - Nord Eclair - LILLE-VA

L'école privée interpelle les candidats en Bretagne

Les responsables de l'enseignement catholique de Quimperlé (directeurs d'écoles, présidents de parents d'élèves et présidents de gestion de Sainte Croix et Notre Dame de Kerbertrand) ont rencontré Daniel Le Bras et Alain Pennec Le Bras. Ils ont évoqué le versement d'un forfait communal de 430 € par an au profit de chaque enfant quimperlois (3 € de plus en 6 ans) qu'ils comparent aux 979 € par élève du public. Les deux candidats ont expliqué leurs projets en la matière, mais « aucun n'a souhaité prendre d'engagement écrit », soulignent ces responsables.

source : France Actu Régions - Ouest France Finistere Sud

dimanche, 2 mars 2008

Quebec : Plaidoyer pour la foi chrétienne à l'école

Des parents de l’Outaouais ont réitéré, hier soir, qu’ils ne veulent pas que leurs enfants en apprennent sur Bouddha, Mahomet ou Yahvé, au détriment de l’enseignement de la foi chrétienne. Bien qu’ils n’en connaissent pas encore le contenu précis, ceux-ci s’opposent au nouveau cours d’éthique et de culture religieuse qui sera rendu obligatoire dès la prochaine année scolaire au Québec.

Sonia Bouchard, la porte-parole régionale de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), est d’avis que les parents québécois ont été leurrés lorsque le gouvernement a adopté, l’an dernier, la Loi 95 qui remplacera les actuels cours d’enseignement religieux par des cours d’éthique et de culture religieuse. Dès septembre, donc, les élèves n’auront plus le choix de suivre un cours d’enseignement religieux catholique, protestant ou autre ; ils devront tous suivre le même cours qui abordera un grand nombre de croyances religieuses.

    Au contraire, le ministère de l’Éducation défend son concept des écoles laïques qui, soutient-il, permettra aux prochaines générations d’élèves de s’ouvrir, dès les premières années du cours primaire, à une culture religieuse plus vaste. « Ça fait partie d’une évolution de société qui est en train de se vivre au Québec, comme ailleurs », a récemment réitéré la ministre Michelle Courchesne.

Or, en se basant sur des récents chiffres du Secrétariat aux affaires religieuses, la CLÉ avance que 80 % des parents québécois tiennent à leur droit de choisir l’enseignement moral et religieux pour leurs enfants. « Le gouvernement est en train de nous enlever un droit historique », s’oppose Jean Morse-Chevrier, la présidente de l’Association des parents catholiques du Québec

source

Les évêques espagnols défendent l'enseignement catholique

"la Conférence épiscopale espagnole [...] a rendu public, jeudi, l’important document sur l’enseignement catholique [...] qui affirme fortement son devoir de respecter son identité propre [...].

« C’est un droit de l’élève et une exigence de la formation intégrale que le savoir religieux et moral (…) soit traité de manière comparable au reste des savoirs dans le processus éducatif », affirme le document de 64 pages, ajoutant que « l’école catholique, et particulièrement le professeur, doivent en toute occasion justifier les raisons de leur foi et de leur espérance ». Ceux qu’elle accueille doivent grâce à son enseignement mieux revêtir « l’homme nouveau » qu’ils sont devenus par le baptême. Quant à l’école publique, ajoute le document, elle doit dispenser également cet enseignement religieux « comme l’élément fondamental de la maturation de la personnalité chrétienne de l’élève ».

Mais rien de cela ne peut se faire sans la responsabilité et le choix des parents, dont le document affirme et rappelle les droits inaliénables. « C’est pourquoi l’Etat ne peut légitimement imposer aucune formation de la conscience morale des élèves en dehors du libre choix des parents. »"

Source

vendredi, 29 février 2008

Enseignement religieux et laicité en débat au Quebec

Guy Durand est professeur émérite de la faculté de théologie de l'université de Montréal et a été directeur du diplôme d'études supérieures spécialisées en bioéthique. Il a collaboré au conseil supérieur de l'éducation, où il s'est penché sur la formation des enseignants et la façon d'aborder l'éducation sexuelle. Auteurs de Le Québec et la laïcité. Avancées et dérives (Liber, 2004), il répond ici à une journaliste québécoise :

J : vous semblez trouver outrancière la position de la Coalition pour la liberté en éducation [à propos du cours d'éthique et de culture religieuse]. Il ne faudrait quand même pas sombrer dans l'exagération.

GD : Vous parlez de laïcité. Mais vous savez bien que la laïcité admet des modèles multiples, y compris des options en enseignement religieux confessionnel, comme dans la plupart des pays européens, y compris dans une partie de la France (Alsace-Moselle et certains départements d'outre-mer).Le livre du sociologue et historien français Émile Poulat est très explicite sur l'absence de définition univoque de la laïcité et sur la multiplicité de modèles possibles (Notre laïcité publique. La France est une république laïque, 2003). Le Rapport Stasi, en 2003 (du nom du président de la Commission mise sur pied par le président de la République française pour analyser la question du port des signes religieux dans les écoles), va dans le même sens, affirmant que chaque État aborde le défi de la laïcité «avec la tradition qui est la sienne», y compris «le respect des habitudes et des traditions locales», en sachant «aménager des exceptions», faire «des nuances», admettre «des limites». Et le rapport de préciser que l'approche de la Cour européenne «repose sur une reconnaissance des traditions de chaque pays, sans chercher à imposer un modèle uniforme de relations entre l'Église et l'État».Plus spécifiquement, le rapport Stasi n'a pas demandé de changer le système d'options en Alsace et Lorraine «auquel est particulièrement attachée la population de ces trois départements». De même qu'on ne l'avait pas enlevé en 1919 quand l'Alsace-Moselle est redevenue française parce qu'une grande majorité de la population tenait à sa particularité et préférait ne pas voir appliquée intégralement la loi de séparation de 1905.

J : Vous parlez d'une «décision collective de laïciser l'école, vieille de dix ans». Vous référez sans doute aux États généraux de 1995-96. Or, dans un premier temps, lors des consultations générales à travers le Québec, la majorité des participants étaient contre la déconfessionnalisation. Hors de Montréal, aucun des mémoires ne la réclamait. Il y eut beaucoup de témoignages en faveur de la pastorale scolaire.

GD : Selon le commissaire dissident Gary Caldwell, le résumé produit par Communication-Québec était biaisé. Dans un deuxième temps, après un changement de ministre et de personnel jouxté à un changement de mandat, ainsi qu'une nouvelle consultation auprès de personnes ciblées, la Commission a prôné la nécessité de la déconfessionnalisation (revue Égards, no 15, printemps 2007).

J : Dans une entrevue accordée au Devoir, Jean Garon, le ministre de l'Éducation qui avait lancé les États généraux, a dénoncé le changement de mandat, le processus suivi et certaines conclusions. Dans le cas de la déconfessionnalisation, affirmait-il, «ce sont les commissaires seuls qui ont décidé» contre l'avis de la population (Le Devoir, octobre 1996). Incidemment, si les régions du Québec sont effectivement différentes, pourquoi imposer une voie unique?

GD : Vous êtes aussi insultée du fait que la Coalition parle «d'atteinte aux libertés fondamentales». Mais vous souvenez-vous que pour arriver à la situation actuelle, il a fallu amender deux chartes des droits? L'article 93 de la Charte fédérale, sous de fausses représentations (engagement du gouvernement à garder des écoles confessionnelles); et l'article 29 de la Charte québécoise, presque en catimini (évoqué lors de la commission parlementaire, l'amendement a été inclus dans la dernière version du projet de loi 95 présenté le matin du 15 juin et voté en moins d'une heure sans vote nominal et donc sans qu'on sache la proportion de députés en faveur).

Savez-vous qu'en 2007-08, selon les statistiques du Secrétariat aux affaires religieuses, une forte proportion de parents choisissent encore les cours d'enseignement moral et religieux catholique et protestant: 76 % au primaire et 57 % au secondaire

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