Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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lundi, 10 novembre 2008

Royaume-Uni : Les étudiants tricheurs d’une honorable université

Près de la moitié des étudiants de la prestigieuse université de Cambridge tricheraient, selon un sondage anonyme mené auprès de 1000 élèves. Les étudiants en droit seraient les plus enclins au plagiat, 62% d’entre eux déclarant avoir plusieurs fois enfreint les règles de l’université en la matière. Et seuls 5% d’entre eux auraient été pris la main dans le sac. Les étudiants déclarent notamment utiliser Wikipedia et le moteur de recherche Google pour pondre des mémoires «copiés-collés» qui, selon un témoignage, peuvent leur valoir de très bonnes notes. L’université de Cambridge, qui n’a pas souhaité commenter ce sondage, a cependant déclaré au journal étudiant Varsity qu’elle envisageait de se doter d’un logiciel capable de détecter ce type de problème.
The Independent, www.independent.co.uk, 31 octobre 2008

dimanche, 9 novembre 2008

Doit-on abolir la mixité à l’école?

Les garçons et les filles ont un rapport très différent à l’école et cela se traduit dans nombre d’enquêtes. Ainsi, si on analyse les résultats scolaires et les performances des élèves, Pisa 2006 démontre que les garçons se débrouillent bien en maths alors que les filles leur dament le pion en français et plus particulièrement en lecture. Et au rayon des sciences dures, elles sont de plus en plus nombreuses à entreprendre des études de chimie, biologie, etc. Ajoutons encore que les filles sont, de manière générale, plus nombreuses à entreprendre des études supérieures (elles représentent 53,2% de la population universitaire francophone de Belgique) et que près de 56% des filles terminent leurs études “à l’heure” (sans rater une année) contre 44% des garçons, et voilà comment la mixité scolaire est remise en question1.

Séparer les filles et les garcons… pour laisser les premières s’épanouir et suivre davantage les seconds? La question suscite un véritable engouement aux Etats-Unis où, depuis 2002, le nombre d’écoles publiques ne mélangeant pas les deux sexes serait passé de 11 à 440, selon la Nasspe, une association qui milite en faveur de la non-mixité.

Un point de vue que partage  le Français Michel Fize, sociologue et chercheur au CNRS. Dans son livre “Pièges de la mixité scolaire“, il rappelle que la mixité a été imposée, dans l’enseignement, en 1975… davantage à cause d’un manque de places dans les écoles que pour des motifs pédagogiques. La mixité? Un simple outil pédagogique servant l’égalité des chances… mais comme tout outil, il n’est pas toujours adapté ni toujours bien utilisé. Et Michel Fize de servir deux arguments en faveur de la séparation des sexes. D’abord, le décalage de la puberté entre les filles et les garçons. Les filles de 12 ans, par exemple, sont plus matures que les garçons du même âge et souffrent parfois de devoir subir ces “gamins” toute la journée. Ensuite, la présence des filles perturberait les garçons, et vice versa. Ces deux observations suffisent-elles à instaurer la non-mixité à l’école? 

Léonard Sax, président de la Nasspe est d’avis que tous les parents devraient avoir le choix de mettre leurs enfants dans une école mixte ou pas. Et au vu des résultats impressionnants des écoles 100% filles et 100% garçons (soumis à un test de compréhension, 37% des garçons de la Woodwart Avenue Elementary, étudiant avec des filles, l’ont réussi. Une fois séparés de ces demoiselles, 86% des garçons réussirent le même test), il y a fort à parier que la mode traversera bientôt l’Atlantique pour venir chez nous.

  1. Source : Le Vif - 4.09.08 []

jeudi, 6 novembre 2008

La prescription pour diffamation s’allonge sur Internet

Aujourd’hui, en France, le délai de prescription pour diffamation et injures est de trois mois tant pour la presse écrite dite traditionnelle que pour Internet. Les cas sur le net sont en effet encadrés par la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui prévoit qu’au-delà de trois mois à compter de la « première publication », la victime d’une injure ou d’une diffamation ne peut plus engager de poursuites. Mais depuis des années, nombreux militent pour marquer une différence et allonger cette période sur Internet. A l’instar de Marie-Jo Zimmermann, député UMP de Moselle, ils estiment que « bien souvent, protégée par ce délai très court (...) la diffamation sur Internet peut prospérer sans que ses auteurs ne voient leur responsabilité engagée devant les tribunaux ».

Le Sénat leur a donné raison en votant hier, mardi 4 novembre, une proposition de loi visant à allonger ce délai à une année. La proposition de loi a été présentée par le sénateur UMP Marcel-Pierre Cléach (Sarthe) pour qui, « légitimement protecteur de la liberté d’expression, ce régime juridique (...) devient en revanche déséquilibré et par trop défavorable aux victimes lorsque la diffamation ou l’injure s’opère par la voie d’Internet ». Pour le sénateur, Internet présente en effet « une triple particularité » : « Il est à la disposition de tout un chacun, entraînant ainsi une augmentation exponentielle des informations diffusées, la sphère de diffusion des messages dont il est le vecteur est considérable et la durée de diffusion de ces messages n’a d’autres limites que celle que lui assigne leur émetteur. Elle devient, potentiellement, indéfinie. »

La commission du Sénat a simplement apposé un amendement pour maintenir une prescription de trois mois pour la diffusion sur Internet de contenus également diffusés sur support papier. C’est-à-dire pour les sites de presse. Socialistes et centristes ont voté le texte. Seul le PCF s’est abstenu. « C’est la première étape d’une surenchère pénale et de judiciarisation de notre société », a indiqué Eliane Assassi (PCF) à l’AFP.

Le projet de loi doit maintenant être transmis à l’Assemblée nationale pour examen.

Source : Ecrans - Libération

jeudi, 4 septembre 2008

Plus de cannabis chez les jeunes français qu'ailleurs ?

C'est ce qu'affirme une enquête internationale menée en 2006 auprès de collégiens de 11 à 15 ans dans 41 pays (1), dont la France. Menée, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé.

Les jeunes français ont des niveaux de consommation parmi les plus élevés d’Europe : 21 % des 15 ans ayant fumé du cannabis dans les douze mois précédents l’enquête. Par ailleurs 18 % des élèves de 15 ans fument quotidiennement. Loin de bouder l’alcool, à 11 ans, 6 % des jeunes disent avoir été déjà ivres, une proportion qui atteint 41 % à 15 ans (la France se situe dans une position médiane.

Source : Libération

dimanche, 29 juin 2008

Violence scolaire : les chiffres 2007-2008

C’est un évènement car aucun chiffre n’avait été diffusé par l’Education nationale depuis septembre 2006. A l’époque, les chefs d’établissements s’étaient rebellés contre le système Signa, le système de recueil des faits de violence.
La violence consiste donc avant tout en des atteintes à la personne - 80.1% des actes entre décembre 2007 et janvier 2008 dont la moitié d’insultes et violences verbales, et une petite moitié de violences physiques. Les atteintes aux biens représentent 16.2% du total, les atteintes à la sécurité 3.8% - c’est là qu’on trouve le port d’armes ou le trafic et la consommation de stupéfiants.

Qui est auteur ? Qui est victime ?

Auteurs : les élèves à 85%, victimes, les élèves à 40% et les adultes à 35% avec une très forte part des agressions verbales – elles représentent 70% des agressions d’élève à adulte. Plus de violences en lycée professionnel qu’en collège, environ trois fois moins en lycée général et technologique. Mais des violences différentes : deux fois plus de vols en lycée général qu’en collège, et près de 8 fois plus de cas de trafic de stupéfiants. Enfin autre confirmation : quasiment pas de violence dans environ 40% des établissements, mais 10% d’établissements au minimum trois fois plus violents que la moyenne – il y a un effet de concentration.

Source : France Info


mercredi, 25 juin 2008

"note2be" : l'interdiction de citer les profs confirmée

Ouvert le 29 janvier, avec pour slogan initial "Prends le pouvoir, note tes profs!", le site avait suscité un vif émoi dans la communauté éducative. Condamné le 3 mars à éliminer toute "donnée nominative", le fondateur du site, Stéphane Cola, un temps candidat UMP aux municipales de Paris, avait fait appel de cette ordonnance de référé. La chambre des référés de la cour d'appel de Paris a confirmé mercredi l'ordonnance de première instance. 

Source : LCI

mardi, 24 juin 2008

L'alcool fait aussi des ravages chez les jeunes ados

Dès 12-13 ans, les soirées peuvent être très arrosées. Anniversaire, fin d'année : tout est prétexte pour que l'alcool coule à flots…très tôt.

L'alcoolisation des plus jeunes n'est désormais plus un phénomène marginal. Elle croît chez les jeunes ados et, de ce fait, devient de plus en plus préoccupante : nombre de gamins de 12-13 ans sont aujourd'hui victimes de coma éthylique. Un phénomène souligné par les spécialistes qui observent déjà que «la consommation d'alcool augmente de façon importante à la fin des années collège».

Inquiétante, cette tendance serait en partie due à la pratique du binge drinking, un terme anglo-saxon qui désigne le fait de boire vite et beaucoup avec le seul but de s'enivrer. «Jusqu'à la défonce» s'alarmait récemment le rapport de la défenseure des enfants, Dominique Versini. Les chiffres sont édifiants : près d'un jeune âgé de 17 ans sur dix confie avoir été ivre au moins dix fois au cours de l'année écoulée.

Les ados consomment surtout le week-end, à l'occasion de fêtes, d'anniversaires ou, comme en ce moment, pour célébrer la fin de l'année scolaire. Ces alcoolisations précoces concernent tous les milieux sociaux, avec une tendance toute particulière chez les enfants des milieux favorisés.

Source : Le Figaro

jeudi, 29 mai 2008

Les jeunes sont ils heureux ?

Ils nous arrive souvent de ne pas voir les éléments d'un réel bonheur scolaire : un internat qui fonctopnne bien, des élèves qui expliquent qu'il peuvent réussir en s'entraidant.

Des études affirment que :

"Le portrait que les adolescents dressent d’eux-mêmes nous porte cette année encore loin des noirs tableaux que certains dépeignent parfois à leur sujet. Ils nous disent qu’ils vont bien ou très bien pour une très large majorité d’entre eux. ...

Les professeurs de lycées & collèges et les infirmières scolaires, comme les adultes en contact professionnel avec des adolescents (2007) ou les médecins (étude 2006), ont visiblement tendance à voir les adolescents « plus mal » que les adolescents ne se définissent eux-mêmes" - 18% des adolescents pensent qu’ils sont souvent mal dans leur peau - 63% des professeurs et 77% des infirmières considèrent que les adolescents sont souvent mal dans leur peau, - 57% des parents d’adolescents (2007) le pensent,

Si la situation de santé des adolescents semble s'améliorer, "Les comparaisons internationales placent la France parmi les pays d’Europe ayant la plus forte mortalité chez les jeunes de 15-34 ans en raison, notamment, de l’importance des accidents et des suicides chez les jeunes Français.", Cela pose la question de la situtation de ceux qui dérivent, de par leur situation personnelle, ou à cause de leur environnement, en particulier dans les zone défavorisées décrites par les professeurs qui y enseignent

Un témoignage parmi d'autres d'une incontestable souffrance scolaire: " Comment font-ils, ces élèves sérieux et travailleurs, pour garder courage? Il y a du bruit partout: dehors, dedans, mais eux ne se laissent pas distraire. Même dans les classes où ils n'étaient plus qu'une dizaine à venir ces derniers mois, jamais d'absence pour ces fidèles.

... Et maintenant que les bulletins doivent être remplis, la direction nous demande d'enlever les zéros mis aux absentéistes!

Dans certaines matières, cela équivaut à donner dix points de plus à l'examen... Sympa pour celui qui est venu et qui n'aura obtenu que 10, 11 ou 12 de moyenne. Ou moins de dix!!

Mais il y a pire: il n'y a plus de sanctions. J'ai donc des élèves qui se lancent des ciseaux en cours pour répondre à une provocation, ou qui se traitent de tous les noms et qui ne sont pas sanctionnés (à part se faire exclure de mon cours).

J'ai une élève qui en a pleuré.

Je lui réponds quoi? D'aller au commissariat ?"

lundi, 26 mai 2008

Jeunes et consommation : La boisson "red bull" jugée dangereuse pour la santé.

Communiqué de Familles de France :

Familles de France réclame l’interdiction de commercialisation du red bull, Jugé dangereux pour la santé.

Le Gouvernement a adopté une mesure contraire aux avis des experts scientifiques. Familles de France dénonce la campagne agressive de la société Red bull, à la sortie des collèges et lycées pour la promotion de sa boisson énergisante commercialisée sous le nom de « red bull ».

Familles de France réclame :

  • L’arrêt immédiat de cette campagne qui constitue une publicité mensongère pour le Red Bull ;
  • L’interdiction de toute forme de démarchage commercial aux abords d’un établissement scolaire.

La société autrichienne Red Bull commercialise, sous son nom, depuis plusieurs années, une boisson énergisante très connue dans l’univers des sports extrêmes. Sa commercialisation a toujours été interdite par la France en raison de la présence de taurine, de caféine et de glucuronolactone, un cocktail dopant jugé dangereux pour la santé par l’AFSSA dont l’avis n’est que consultatif (« boisson qui combine plusieurs agents susceptibles de générer des troubles neuropsychiques »).

Red Bull :

  • Procure une stimulation mentale et physique sur une courte période : « ce produit permettrait d’améliorer la concentration et les réflexes » et ferait passer les effets du décalage horaire ;
  • Incite les sportifs au dopage au nom de la performance et du plaisir et contribue à l’alcoolisation des jeunes ;
  • Est capable de masquer la fatigue et peut être dangereux pour la conduite automobile de nuit ;
  • A fortes doses les composants cités peuvent provoquer des dégâts rénaux.

Les poussées commerciales du Groupe autrichien (3,1 milliards d’Euros de chiffre d’affaires par an) ont fait céder Bercy avec en contreparties les mentions « à consommer avec modération – déconseillé aux femmes enceintes – et Boisson à la Taurine ».

Pour notre Ministre de la Santé, il y aurait « un faisceau d’indices en faveur de l’existence d’un risque », notamment « des suspicions de décès » en Suède et en Irlande et des « cas de neurotoxicités » d’autant plus mal connus qu’ils ne sont pas systématiquement recherchés.

Familles de France dénonce les moyens outranciers mis en œuvre « avec les wings team » par la société Red Bull en vue d’attirer la clientèle scolaire pour une boisson énergisante potentiellement dangereuse pour la santé et les sportifs par l’achat de nombreux espaces dans le presse sportive.

Cette boisson ne peut en aucun cas être destinée à des ados toujours susceptibles d’adopter des conduites à risque et qui peuvent manquer de discernement face à un produit qui suggère des performances intellectuelles et physiques accrues « Red Bull donne des ailes !».

Familles de France appelle les familles à la vigilance autour des boissons énergisantes que les jeunes peuvent associer à de l’alcool et dont l’effet est alors décuplé et plus dangereux pour la Santé.

L’autorisation dans 25 des 27 pays de l’Union Européenne et la possibilité de se procurer ce produit dopant sur Internet ne justifient aucunement la décision récente des pouvoirs publics.

Familles de France somme le Gouvernement de revenir sur sa décision pour des raisons de Santé publique.

Télécharger le communiqué de presse

mercredi, 21 mai 2008

Jamais sans mon portable !

Le "mobile" s'est imposé massivement dans toutes les classes sociales, dès l'âge de 12 ans. Sa possession signe même souvent l'entrée dans l'adolescence : les jeunes nés à l'ère du multimédia l'utilisent différemment de leurs aînés.

C'est le dossier de La Croix.

mardi, 22 avril 2008

Le lycée sert à "réussir ses examens"

    Pour l'immense majorité des lycéens (83%), le lycée sert d'abord à "réussir ses examens", avant d'acquérir une culture générale (76%) et surtout de "développer sa personnalité" (50%), selon une consultation réalisée auprès de 1.500 élèves publiée mercredi dans Phosphore.

    L'étude montre par ailleurs que d'une courte majorité (51%), les lycéens sont attachés au bac actuel même si 48,7% se disent favorables à l'introduction d'une dose de contrôle continu.

    Ils jugent également "efficaces" les devoirs et contrôles (68%), les examens blancs (68,4%) et le travail à la maison (66,2%).

    Interrogés sur leur vie scolaire, les lycéens se montrent soucieux que les professeurs fassent preuve de davantage d'autorité: 77,9% souhaitent qu'ils l'exercent pour obtenir de l'écoute de leur classe, 82,6% pour que les élèves se respectent entre eux.

Source : AFP

lundi, 14 avril 2008

Sans mobile, l’ado fait sa crise

71 % des 12-14 ans et 94 % des 15-17 ans possèdent désormais leur propre portable, qui, pour eux, est plus qu'un téléphone.

Chahuter en classe

Traquer les portables en salle de classe serait de plus en plus vain. Les élèves les mettent sur vibreur et s’envoient des SMS comme on se passait autrefois des mots sous la table. Quand ils ont décidé de provoquer leurs profs, ils lancent des concours de sonneries pendant les cours. Ou en enregistrent une semblable à celle de la cloche,du coup, la salle se vide de ses élèves et laisse le prof seul, et consterné. Se faire confisquer son portable devient dès lors la punition ultime. Celle qui fait vraiment mal. Pour les enseignants, demander aux parents de venir récupérer un téléphone portable confisqué serait d’ailleurs une excellente occasion de s’entretenir avec eux.

Source : Libération

mardi, 1 avril 2008

La réhabilitation de la jupe chez les ados

"Porter une jupe, c'était le risque d'être traitée de pu** ou de sal***", raconte Anne, élève du lycée agricole d'Etrelles (Ille-et-Vilaine), qui organise pour la troisième année le Printemps de la jupe. L'objectif de l'association Liberté Couleur, à l'initiative de cette manifestation, est de lutter contre certains préjugés vestimentaires chez les adolescents. "Nous avons discuté avec les garçons. Ils nous ont encouragées. On n'a plus hésité à s'habiller comme on voulait. Ça m'a permis d'assumer ma féminité", poursuit Anne. 

Les quinquagénaires, qui avaient dû se battre pour avoir le droit de porter... le pantalon, soutiennent. Avec perplexité. - (AFP.)
Source

jeudi, 27 mars 2008

Retrouver le sens de la farce

    A l'heure où nos élèves ne savent plus se distraire par de saines plaisanteries mais pas des jeux violents ou des incivilités, ces quelques lignes trouvent  notre agrément.

"Faire des farces fut jadis l'occupation favorite des écoliers et des enfants turbulents  mais les farces étaient aussi dans les mœurs des ateliers, des chantiers, où les apprentis en faisaient les frais. Les farces d'ateliers, souvent traditionnelles, avaient un rôle éducatif dans la mesure où elles servaient à déniaiser les jeunes trop jeunes arpettes, à leur inculquer une méfiance, une circonspection qu'ils n'avaient pu acquérir à douze ans. Cela permettait, en plus, de sonder leur jugeote en les envoyant acheter de l'« huile de coude » chez le quincaillier du coin.

Le rôle des farces est de faire rire : l'expression faire ses farces était sous le premier Empire synonyme d'avoir « une conduite déréglée », en parlant d'un homme, bien entendu ! Le vaudevilliste Désaugiers écrivit en 1815 une pièce comique intitulée Je fais mes farces, dans laquelle un personnage joue des tours aux habitants de la capitale qu'il rencontre sur son chemin  des farces un peu appuyées que l'on qualifierait de « mauvais goût ».

Source