Veille - Education

L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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mardi, 18 novembre 2008

Valérie Pécresse coupe le budget du synchrotron Soleil

Synchrotron_soleil_sept06 Près de 28 millions d'euros en moins pour le synchrotron Soleil ! C'est ce que les directions du Cnrs et du CEA viennent d'annoncer lors d'un Conseil d'Administration de cet équipement national installé sur le plateau de Saclay où le rayonnement X est utilisé par des équipes de toutes disciplines.

Cette coupe budgétaire brutale sur les budgets prévus pour 2008/2011 se traduirait par une amputation grave des capacités scientifiques de Soleil, avec l'annulation de la construction de 6 des 26 "lignes de lumière". Plus grave encore, ce seront surtout les sciences du vivant qui seraient amputées, avec une chute de 50% des capacités expérimentales, suivie par les nanosciences avec 40% de moins, d'après les élus du personnel de Soleil. En outre, s'agissant des six dernières lignes, ce sont les plus modernes et les plus performantes du projet qui ne seraient pas construites.

Sources : Science.blog.Libération

vendredi, 14 novembre 2008

Un rapport prône de créer des classes préparatoires au sein des universités

Des classes préparatoires aux grandes écoles, qui sont jusqu'à présent situées dans les lycées, devraient être créées au sein des universités, selon un rapport sur les partenariats à construire entre universités et grandes écoles, remis vendredi à la ministre Valérie Pécresse.

Ce rapport rédigé par l'universitaire Christian Philip plaide aussi pour, au niveau master, doctorat et recherche, la création de diplômes qui soient reconnus à la fois par les grandes écoles et les universités.

D'une façon générale, les partenariats entre universités et grandes écoles doivent se développer, mais sans être imposés, plutôt par des projets partagés.

Pour être facilités, ces partenariats pourraient s'inscrire dans le cadre des PRES, les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur, lancés en 2006 dans le but de mettre fin à l'émiettement territorial de la carte universitaire et de recherche française.

Le rapport plaide par exemple pour que l'information et l'orientation aux lycéens servent de terrain privilégié à un partenariat et deviennent "une compétence de base des PRES".

Concernant les classes préparatoires aux grandes écoles, non seulement M. Philip propose d'en créer dans des universités, mais il prône même, en termes prudents, une "osmose progressive" entre classes préparatoires et premiers cycles universitaires.

Cette osmose "permettrait à terme de s'interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d'un partenariat avec le système universitaire, dans le cadre du PRES".

Ces "classes prépa" préparent, en deux ou trois ans, les élèves aux concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs.

Le rapport avait été commandé par Mme Pécresse avec notamment pour objectifs de créer des synergies dans l'enseignement supérieur et la recherche français, dont le morcèlement nuit à l'attractivité à l'échelle internationale, ainsi que d'ouvrir le supérieur aux étudiants de toutes origines.

Source : AFP

jeudi, 13 novembre 2008

Le portail Documentaire de l'Enseignement Catholique en retard de quelques trains...

Alors que depuis les années 2000, une multitude d'acteurs de tous bords remettent en cause l'idéologie pédagogiste des IUFM et son socioconstructivisme, @ToutDoc, le portail documentaire de l'Enseignement Catholique ne semble pas saisir la chance que le climat critique des sciences de l'éducation accorde aux retrouvailles de la pédagogie et d'une anthropologie chrétienne fondée sur une saine psychologie et une saine métaphysique de la connaissance et du langage.

@ToutDoc préfère (re)présenter les fadaises de la nowlangue pédagogiste....

Ne faudrait il pas mieux s'intéresser à la possibilité des établissements catholiques d'enseignement supérieur de créer des masters professionnalisant aux métiers de l'enseignement avec une pédagogie évoluée ?

Nommer de jeunes professeurs en établissements difficiles va être évité (ministère)

Les nominations de jeunes professeurs dans les établissements les plus difficiles, qui étaient jusqu'à présent nombreuses, vont être évitées à l'avenir, sauf s'ils sont volontaires, a indiqué vendredi l'entourage du ministre de l'Education Xavier Darcos.

Les académies de Créteil et Versailles ont expérimenté à la rentrée 2008 cette nouvelle politique, qui va être généralisée à tout le territoire pour la rentrée 2009, a-t-on précisé.

LA DICTATURE DU SOCIOCONSTRUCTIVISME


Voici un résumé du Socioconstructivisme, qui se trouve maintenant en filagramme dans tous les programmes et toutes les recettes officielles de pédagogie. Il est étonnant que l'on ait fait fi, sur ce sujet, de toutes les opinions des philosophes et pédagogues depuis l'antiquité pour aboutir à des méthodes, qui si elles n'ont pas encore prouvé qu'elles pouvaient construire quelque chose, en admettant qu'elles puissent un jour le faire, ont par compte amplement démontré leur redoutable capacité de destruction des savoirs, de la culture, et du minimum de discipline nécessaire à toute pédagogie. L'application de ces méthodes, qui aurait dû relever d’un débat démocratique, et leurs mises en place d'office que nous avons connue, constituent la plus grosse escroquerie pédagogique, scolaire et sociale de ces trente dernières années. Nous avons connu une véritable dictature du ministère de l'Education Nationale, organisées autour d’un noyau dur. Le système d'avancement et de cooptation dans ce ministère ayant accéléré le mouvement et empêché toute contestation. Les réformes se sont succédées les unes après les autres, accélérant les promotions intempestives de ceux qui faisaient à qui mieux mieux, en innovations pédagogistes. Les méthodes de répression à l'égard des professeurs qui ont refusé cette destruction organisée des savoirs, ont constitué un véritable massacre des professeurs les plus compétents, et pour tout dire des valeurs républicaines qu’ils continuaient à représenter. Il serait temps maintenant que l'on ait le courage de faire un véritable état des lieux et que l'on ose aussi dénoncer les véritables responsables de ce désastre.
Les syndicats ne sont pas restés de reste, demandant toujours plus de moyen, tandis que les niveaux dans toutes les disciplines s’effondraient pour d’autres raisons évidentes, ils ont contribué c’est sûr à la destruction complète de l’image de l’Education nationale aux yeux de l’opinion publique, par un recours permanent à un syndicalisme à la Renault d’autrefois et à la langue de bois.
Il ne faut pas se faire d'illusion la productivité de l'éducation actuelle avoisine globalement 0 dans 80% de la population scolarisée. Le peu que les enfants savent, a été acquis de façon désordonnée et non construite, et le plus souvent devant la télévision ou l’ordinateur. Il est pratiquement impossible de dispenser un enseignement dans un nombre beaucoup trop significatif de classes, en raison d’une indiscipline généralisée et d’une volonté affirmée et affichée par les élèves de ne rien faire. Les 80% de réussite au bac sont un camouflé pour tout professeur digne de ce nom. Il est suggéré, de diverses façons, aux professeurs de mettre des notes supérieures à la moyenne. Les barèmes des corrections des devoirs, contrôles continus et examens sont conçus dans cet objectif et le professeur est invité à évaluer des compétences et non plus des savoirs. Ce type d'évaluation impliquant en pratique la moyenne à tout le monde. Le verrouillage du corps enseignant au diktat du socioconstructivisme aboutira à la disparition de l'Ecole et du Lycée, tels que nous les avons connus autrefois et qui ont fait l’élite de la France, son histoire, son idéal républicain, et la véritable égalité républicaine des chances dans l’effort, le mérite et la connaissance. La féminisation à outrance de la profession n’a pas non plus arrangé les choses, car elle s’est traduite par une remise en question et un discrédit total de toutes les valeurs patriarcales, pourtant nécessaires dans la symbolique de la discipline, de l’effort, et de la hiérarchie, et résumée autrefois par la construction d'un surmoi que l'on nommait Vertu (Vertu d'ailleurs reprise par tous les textes fondateurs de la République). Les promoteurs de cette idéologie de l'innovation sur la table rase ou détruite, auront une lourde et redoutable responsabilité devant l’idéal républicain français. Ils auront été les derniers utopistes des idéologies du XIX siècle. Leur faute constitue d’avoir cyniquement porté puis mené leurs idées et leurs combats idéologiques au sein de l’espace scolaire, à défaut d’avoir réussi à les porter ailleurs, et d'avoir contribué à la destruction de l'Education Nationale, en ayant arraché et jeté les racines de notre République.


Eric de Trévarez

Le socioconstructivisme qui s'ancre au constructivisme met l'accent sur le rôle des interactions sociales multiples dans la construction des savoirs. Les auteurs parlent de processus interpsychiques et de processus intrapsychiques plutôt que de processus uniquement intrapsychiques. Des auteurs, dont Brown et Campione (1995) soulignent alors l'aspect culturel des savoirs, c'est-à-dire qu'ils sont le fruit des échanges et qu'ils sont partagés. Ainsi, la culture est perçue comme filtre socio-cognitif qui permet de donner du sens à la réalité.

Perspective européenne

Psychologie sociale génétique

Perret-Clermont (1976-79) ainsi que Doise et Mugny (1981) ont étudié le rôle des interactions sociales entre pairs dans le développement de l'intelligence selon une perspective structuraliste piagétienne. Un rôle important est reconnu au conflit cognitif mais dans un cadre différent de celui de Piaget. Ils parlent en terme de conflit socio-cognitif et démontrent que les confrontations entre individus sont à la source du développement. Ils proposent un modèle en spirale avec succession alternée de phases : confrontation interindividuelle et construction de schèmes cognitifs ; nouvelles compétences acquises et activité autonome du sujet permettant de nouvelles constructions.

Voir Gilly dans Garnier (1989)

Gilly et ses collaborateurs (1988) s'intéressent à la construction de compétences liées à des classes de problèmes et à la perspective procédurale adoptée en résolution de problèmes. La position privilégiée par les auteurs se résume ainsi : dans certaines conditions relatives aux sujets et à la tâche, les fonctionnements socio-cognitifs entraînent des changements cognitifs car des actions peuvent être menées sur le système représentationnel, les procédures de résolution de problèmes et la gestion de l'activité.

Voir Gilly, Fraisse, Roux dans Garnier (1989), p.171

Psychologie culturelle

Les chercheurs s'inscrivant dans le courant de pensée que constitue la psychologie culturelle sont à la recherche de compréhension des phénomènes psychiques selon une approche socio-historique (voir Vygotsky). S'inspirant des écrits de Bruner et de ses collègues, Brown, Campione Gardner et Perkins (1995), on peut dégager les thématiques qui caractérisent cette vision du développement intellectuel de l'humain.


* Développement en contexte. Dans cette optique le savoir est culturel plutôt qu'universel, c'est-à-dire qu'il est né de l'échange et est partagé. Il est donc une interprétation culturelle, historique et sociale. La culture est alors conçue comme un filtre qui permet de donner du sens à la réalité. Divers moyens liés à la culture y contribuent: moyens intellectuels (modes d'analyse; moyens matériels (technologies) et moyens symboliques (systèmes symboliques dont la langue, les mathématiques, etc.).

*Des savoirs initiaux qui font souvent obstacle à l'élaboration des savoirs, obstacles avec lesquels il faut composer. Bien qu'on ne parle pas en terme de conflit socio-cognitif, on privilégie les modèles coopératifs et la médiation comme moyen visant la régulation.

* L'attention conjointe constitue un thème. Cette disposition (centration autour d'une tâche et langage partagé) permet aux individus de travailler à atteindre une signification commune. La rencontre des idées facilitant cette visée.

* La participation devient centrale car l'individu est vu comme un acteur en quête d'adaptation à la culture. Bien qu'enculturé par l'action commune, le dialogue lui permettra d'en construire et d'en réorganiser la signification. On reconnaît ainsi l'intentionnalité du sujet.

* Le concept de la métacognition est retenu et renvoie à la compréhension de sa propre pensée ainsi que celles d'autrui. La réflexivité permet à l'individu d'exercer un contrôle partiel sur son activité cognitive et sur son agir en général.

* Le narratif devient, dans cette perspective, un moyen de "penser notre propre pensée". Bruner (1995) considère le narratif comme un moyen de structurer notre vécu, de le comprendre et de s'en souvenir (mémoire collective).

N.B. Les professeurs maintenant n'évaluent plus des savoirs mais des compétences en attendant probablement des potentiels... Et ceci est rabaché avec le plus grans sérieux dans toutes les réunions pédagogiques...

mercredi, 12 novembre 2008

Nouvelle agression d'une enseignante dans l'Hérault

Une professeure de collège d'une quarantaine d'années a été frappée à coups de pied lundi par un garçon de 11 ans à Ganges (Hérault), trois semaines après l'agression d'une institutrice dans le département, a-t-on appris de sources concordantes.

L'enseignante se trouvait sur le parking de l'établissement lorsqu'elle a été insultée par le garçon qui connaissait son nom. Elle lui a demandé de se calmer avant qu'il ne lui donne des coups de pied dans les jambes. Réfugiée dans le bâtiment, elle a dû être transportée dans une clinique.

Les gendarmes ont identifié l'agresseur mais ne l'avaient pas encore interpellé en fin de journée. Selon le principal, il est extérieur à l'établissement et ne possède ni frère ni soeur scolarisé dans le collège.

Le rectorat a déposé plainte comme après l'agression d'une institutrice, le 23 octobre à Pézenas, par la mère d'une élève de 10 ans. La professeure, qui se trouvait toujours à la clinique en fin de journée, devrait en faire autant.

"Le contexte n'est pas le même mais ce sont les mêmes victimes. C'est l'école, l'institution, qui est attaquée", a déclaré à l'AFP Paul-Jacques Guiot, inspecteur d'académie.

Source : AFP

Corée : L’histoire, nouvelle version

Suite à la protestation de plusieurs groupes conservateurs, le manuel "Histoire moderne et contemporaine de la Corée", publiée par les éditions Kumsung, a été momentanément retiré des classes par le ministère de l’éducation pour rectifier certaines explications historiques, qui, selon certains, seraient pro-communistes et anti-américaines. Environ 1500 membres de l’Association nationale des professeurs d’histoire ont lancé une campagne pour protester contre ces révisions. Pour Ju Jin-Oh, professeur d’histoire à l’université Sangmyung, certaines révisions souhaitées par le gouvernement ont notamment pour but de justifier l’autoritarisme des anciens dirigeants de Corée du Sud.
The Hankyoreh, http://english.hani.co.kr, 20 octobre 2008

lundi, 10 novembre 2008

Nouveauté : Le manuel de grammaire pour les écoles qui veulent transmettre.

« Il est essentiel à mes yeux que les jeunes apprennent, de façon ordonnée et systématique, les structures de leur propre langue. »

Dans sa préface au manuel de grammaire de la Librairie des Ecoles, Jacqueline de Romilly, de l'Académie Française, rappelle l'importance de l'analyse grammaticale pour les élèves, même les plus jeunes.

La Librairie des Ecoles publie le premier manuel de grammaire conforme aux nouveaux programmes du primaire : enseignement explicite des notions, analyse grammaticale, application dans des extraits d'oeuvres littéraires, tableaux de conjugaison.

Le manuel comprend 68 leçons, soit 34 leçons pour le CE1 et 34 leçons pour le CE2, correspondant aux 34 semaines de l'année scolaire.

En CE1, les élèves font un premier tour d'horizon de la grammaire, en étudiant les leçons entourées d'un cadre orange. En CE2, ils reviennent sur chacune de ces leçons et les approfondissent grâce aux leçons entourées d'un cadre violet. Cette organisation assure ainsi une parfaite continuité dans l'apprentissage de la grammaire.

Dès le chapitre d'introduction, les mots principaux sont définis : le nom, l'adjectif qualificatif et le verbe. Ensuite, les mots sont présentés en fonction de leur nature, dans un ordre logique et clair : le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, l'adverbe.

A chaque leçon correspondent des exercices de difficulté progressive, à réaliser à l'écrit : c'est en effet la meilleure manière de mémoriser l'orthographe grammaticale. Le dernier de ces exercices - le plus difficile - est un extrait d'une oeuvre de littérature enfantine sélectionnée avec soin : Marcel Aymé, Hector Malot, Alphonse Daudet mais aussi Victor Hugo, Colette, Lamartine...

Chacun de ces extraits est illustré par une aquarelle. Ainsi, l'attention des élèves n'est pas perturbée par un excès d'illustrations : un unique dessin, très beau, les invite à découvrir l'univers de la lecture.

Le soin particulier que les auteurs ont apporté à la sélection des extraits littéraires fait de ce manuel de grammaire un précieux recueil de textes, qui suscitent chez les élèves l'envie de plonger dans les ouvrages dont ils sont tirés.

Découvrir le manuel

dimanche, 9 novembre 2008

Réforme des enseignements et SLECC : L'instituteur Pascal Dupré auteur d'un cahier d'exercices de calcul pour les CP

Interview dans le Journal de Gien ICI

En quoi les anciens manuels sont-ils meilleurs ?

Les anciens manuels scolaires sont fondés sur la transmission explicite des connaissances. Tous les cours qui suivent cette pédagogie se découpent en trois étapes :

  1. Au début de chaque leçon, le professeur annonce la leçon du jour, son importance et ce qu'il attend des élèves. De cette manière les élèves savent très bien où ils en sont et ils sont d'emblée tournés vers le but à atteindre.
  2. Le professeur explique ensuite la leçon de façon parfaitement détaillée, sans laisser aucune zone d'ombre.
  3. Enfin, les élèves passent aux exercices d'application, d'abord simples puis de plus en plus compliqués.
Cette méthode est fondée sur l'intelligence et la capacité des élèves à comprendre et à raisonner, par opposition aux méthodes « modernes » fondées sur le jeu et l'intuition.

Actuellement, aucune des grandes maisons d'édition scolaire officielles n'édite de manuels pratiquant la transmission explicite des connaissances comme le faisaient les anciens manuels. Les livres qu'elles éditent partent d'exercices, d'activités ou d'études de documents que les élèves doivent faire pour en tirer eux-mêmes de nouveaux savoirs. Bien souvent, cette méthode aboutit à des connaissances floues, incomplètes, qui entraînent d'importantes difficultés scolaires. C'est pour compenser cette importante lacune que la Librairie des Ecoles a été créée.

samedi, 8 novembre 2008

L'Histoire libérée de la politique : vers la fin du totalitarisme intellectuel ?

Exclusif. Selon les informations à paraître demain dans Le Journal du Dimanche, le rapport sur les questions mémorielles, qui sera dévoilé le 19 novembre prochain par Bernard Accoyer, préconise de ne plus légiférer sur les questions mémorielles. Si les textes déjà existants - loi Gayssot, loi Taubira- ne devraient pas être remis en cause, les parlementaires devront à l'avenir se contenter de simples résolutions. Après la polémique suscitée par les déclarations de Xavier Darcos lors de son audition devant la commission, le rapport devrait également rappeler que la rédaction des programmes scolaires n'est pas du ressort des parlementaires.

Source : JDD

jeudi, 6 novembre 2008

Rémunération au mérite : jusqu'à 14.400 euros de prime individuelle

La rémunération au mérite des fonctionnaires, financée par les non-remplacements des départs en retraite, sera lancée dès 2009. D'ici à début 2012, près de 200.000 agents de l'Etat devraient en bénéficier.

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La révolution est désormais bien en marche. Promise par Nicolas Sarkozy durant sa campagne, la rémunération au mérite des fonctionnaires - seuls quelques centaines de hauts fonctionnaires en bénéficient déjà - va entamer son essor. Une partie des 21.600 attachés et attachés principaux de la filière administrative (cadres de catégorie A, celle des personnels les plus qualifiés) vont ouvrir le bal l'an prochain en bénéficiant de la « prime de fonction et de résultats » (PFR) définie cet été lors des négociations salariales (« Les Echos » du 4 juillet). Les ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Agriculture ou de l'Education seront les premiers à lancer cette rémunération au mérite et, d'ici à 2012, l'ensemble des 198.200 fonctionnaires d'Etat de la filière administrative devra en bénéficier.

Cette PFR remplacera la batterie de primes, diverses et variées, déjà en place afin de simplifier et d'harmoniser les modes de rémunération d'une administration à l'autre, ce qui doit aussi favoriser la mobilité. Elle se décomposera en deux parties. La première, dite prime « fonction » (environ 60 % du total) sera fixe et définie par chaque ministère selon le poste occupé. La seconde partie, dite prime de « résultats », sera strictement individuelle et totalement variable (40 % du total). Elle sera définie à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation en fonction de l'atteinte, ou non, d'objectifs fixés en interne par chaque ministère.

Source : Les Echos

Plainte contre un professeur pour violences verbales

Les parents d'un collégien de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) ont déposé plainte mercredi contre l'un de ses professeurs qui aurait multiplié des violences verbales à l'encontre de leur fils de 12 ans, a indiqué l'avocat de la famille Gérard Michel.

Le jeune adolescent, devenu dépressif après son année de sixième, a dû être hospitalisé deux mois durant l'été dans le service de pédo-psychiatrie du CHU de Nancy, où il a raconté à ses parents les violences présumées dont il a été victime.

"Il nous a dit qu'un de ses profs l'avait insulté toute l'année. Devant l'ensemble de la classe, il le traitait d'incapable, de gros nul, de débile, de retardé mental. Il disait à Félicien qu'il fallait le mettre à l'asile, qu'il avait oublié son cerveau", ont témoigné les parents dans l'Est républicain.

"Un jour, il l'a même attrapé et l'a collé au mur. Des camarades de classe du jeune garçon ont confirmé le comportement de ce professeur", ont ajouté les parents.

Les agissements supposés de l'enseignant ont "entraîné les brimades d'autres élèves", plongeant le collégien "timide" dans une dépression "profonde, enkystée, dont il mettra des années à sortir", a souligné Me Gérard Michel.

Le jeune adolescent, changé d'école lors de la dernière rentrée scolaire, suit un "traitement lourd", selon l'avocat.

L'enseignant, qui dispose d'une "belle ancienneté", "dit que ce qu'on lui reproche n'est pas la réalité", a déclaré à l'AFP Hervé Cosnard, directeur de cabinet du recteur de Lorraine, qui a demandé un "complément d'information et d'enquête".

"La prise en charge a été réelle, aussi bien au niveau éducatif que pédagogique que médical", a souligné M. Cosnard, qui s'appuie sur "une dizaine de fiches ou courriers" de médecins scolaires, infirmières, du principal ou de conseillers principaux d'éducation.

Selon Me Michel, la plainte a été déposée mercredi pour "violence par personne chargée d'une mission de service public".

Source : AFP

Un enseignant attaque son accusatrice en justice

Acquitté en 2005 après avoir comparu aux assises pour viol sur mineure, l'homme poursuit aujourd'hui son ancienne élève pour dénonciation calomnieuse. Une démarche peu fréquente.

C'est une affaire complexe qui va être examinée jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Un acquitté poursuit en justice pour dénonciation calomnieuse son accusatrice trois ans après le procès en assises où il avait été jugé pour viol.

Pierre Royal a fait délivrer en février dernier une citation contre son accusatrice de l'époque pour avoir dénoncé des «faits susceptibles d'entraîner des sanctions judiciaires qu'elle savait inexacts». Selon lui, «la fausseté des faits dénoncés résulte de l'arrêt d'acquittement de la cour d'assises du Cantal, rendu le 11 avril 2005» .

Aujourd'hui âgée de 26 ans, la jeune femme avait porté plainte pour des actes remontant à 1997, alors qu'elle était une lycéenne de 15 ans, et avait désigné le responsable des études de Saint-Alyre, un établissement privé de Clermont-Ferrand.

Source : Le Figaro


La prescription pour diffamation s’allonge sur Internet

Aujourd’hui, en France, le délai de prescription pour diffamation et injures est de trois mois tant pour la presse écrite dite traditionnelle que pour Internet. Les cas sur le net sont en effet encadrés par la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui prévoit qu’au-delà de trois mois à compter de la « première publication », la victime d’une injure ou d’une diffamation ne peut plus engager de poursuites. Mais depuis des années, nombreux militent pour marquer une différence et allonger cette période sur Internet. A l’instar de Marie-Jo Zimmermann, député UMP de Moselle, ils estiment que « bien souvent, protégée par ce délai très court (...) la diffamation sur Internet peut prospérer sans que ses auteurs ne voient leur responsabilité engagée devant les tribunaux ».

Le Sénat leur a donné raison en votant hier, mardi 4 novembre, une proposition de loi visant à allonger ce délai à une année. La proposition de loi a été présentée par le sénateur UMP Marcel-Pierre Cléach (Sarthe) pour qui, « légitimement protecteur de la liberté d’expression, ce régime juridique (...) devient en revanche déséquilibré et par trop défavorable aux victimes lorsque la diffamation ou l’injure s’opère par la voie d’Internet ». Pour le sénateur, Internet présente en effet « une triple particularité » : « Il est à la disposition de tout un chacun, entraînant ainsi une augmentation exponentielle des informations diffusées, la sphère de diffusion des messages dont il est le vecteur est considérable et la durée de diffusion de ces messages n’a d’autres limites que celle que lui assigne leur émetteur. Elle devient, potentiellement, indéfinie. »

La commission du Sénat a simplement apposé un amendement pour maintenir une prescription de trois mois pour la diffusion sur Internet de contenus également diffusés sur support papier. C’est-à-dire pour les sites de presse. Socialistes et centristes ont voté le texte. Seul le PCF s’est abstenu. « C’est la première étape d’une surenchère pénale et de judiciarisation de notre société », a indiqué Eliane Assassi (PCF) à l’AFP.

Le projet de loi doit maintenant être transmis à l’Assemblée nationale pour examen.

Source : Ecrans - Libération

La HALDE veut réécrire les manuels scolaires

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) publie aujourd'hui une grande enquête sur la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires. Pas moins de 29 ouvrages et 3 097 illustrations ont été passés au crible. Passons sur l'accusation de racisme avec des représentations qui contribuent à entretenir

"une vision inégalitaire entre Noirs et Blancs en faisant appel à un registre émotionnellement inutile"

.... pour nous intéresser au sujet religieux. La Halde accuse les manuels d'entretenir une discrimination à l'égard de l'islam :

  • Nathan (manuel d'histoire-géographie de terminale) illustre l'islam avec une mosquée située hors du territoire national, et le catholicisme avec la cathédrale de Chartres. Forcément, un tel choix ne peut que renforcer l'idée que l'islam est une religion étrangère à la France. Surtout que le texte évoque "la crise des vocations" mais jamais "l'évolution de la pratique religieuse".
  • De même, le recours à la symbolique du voile, notamment du niqab, dans une illustration évoquant le refus de l'Union européenne d'intégrer la Turquie qui

    "risque surtout de renforcer le stéréotype selon lequel le port du voile justifie toutes les formes de rejet et d'exclusion".

La Halde estime qu'un débat et des recherches mériteraient d'être engagés sur l'enseignement de la religion en France, notamment sur la représentation de l'islam et des musulmans dans les manuels scolaires. D'autres exemples accusateurs :

  • en sciences de la vie et de la terre, les corps noirs sont particulièrement peu représentés.
  • l'origine étrangère de Picasso n'est pas systématiquement évoquée.
Source : MJ

jeudi, 30 octobre 2008

Enseignement et éducation

Le Figaro publie le discours prononcé mardi sous la coupole de l'Institut de France par Jacqueline de Romilly, dans le cadre de la séance solennelle de rentrée des cinq Académies, consacrée à l'éducation. Extraits :

Enseignement» et «éducation» sont deux mots presque synonymes qui pourraient s'employer l'un pour l'autre. Il existe cependant entre eux une légère nuance de sens : l'enseignement désigne avant tout la transmission des connaissances intellectuelles ; le mot « éducation» , qui a pu s'employer à propos d'animaux, désigne le fait de mener un être à l'accomplissement de ses qualités propres ; pour l'homme, ces qualités humaines concernent l'esprit, le caractère et l'aptitude à la vie en société. Naturellement, enseignement intellectuel et formation morale ne vont jamais tout à fait l'un sans l'autre."

lundi, 27 octobre 2008

La difficulté des professeurs à enseigner l'histoire de l'islam

"La Croix" propose un dossier sur les difficultés que rencontrent les enseignants d'histoire mais aussi de SVT lorsqu'ils abordent la question de l'islam. Le phénomène reste marginal mais certains élèves musulmans mettent en avant leur identité pour contester le contenu des cours. Un article signale le "défi" que constitue pour l'enseignement catholique l'accueil des élèves musulmans. Cependant, Pascal Balmand, responsable diocésain en Seine-Saint-Denis, "ne relève aucun problème de communautarisme ni de contestation de l'enseignement". Enfin, le dossier mentionne le lycée privé Al Kindi de Décines (Rhône) qui propose des cours d'arabe et de civilisation musulmane.

Source : @ToutDoc
L'école apprend à  maîtriser le "choc des sensibilités", Denis Peiron, La Croix, 21 octobre 2008, p. 27.

mardi, 21 octobre 2008

Refonder l’enseignement primaire

Enseignant à l’université de Grenoble I et à l’ENS Lyon, je constate au fil des années une dégradation sévère du niveau des étudiants. Le grand débat sur l’école, en 2003, a été l’occasion de fonder le Groupe de réflexion inter­ disciplinaire sur les programmes (Grip) avec des enseignants du primaire, du secondaire et du su­périeur, ainsi que des chercheurs. Avec six confrères de l’Académie des Sciences (1), nous avons réalisé une étude sur l’ensemble du cursus scolaire (2). Outre l’allége­ ment des programmes, nous avons constaté que les prescriptions officielles imposent des méthodes d’enseignement inadaptées et des progressions incohérentes. De nouveaux dogmes prospèrent, tels que l’autodécouverte du savoir par l’enfant – supposé devenu chercheur en herbe. Loin d’être conduit méthodiquement des cas simples vers des cas élaborés, l’élève est supposé analyser des situations complexes pour en tirer lui-même les éléments fondamentaux. Par rapport à la période 1880-1970, les acquis exigés en fin de primaire sont en décalage défavorable d’environ deux ans pour le calcul et les opérations.


Les enfants de milieux défavorisés ne peuvent combler ces lacunes. C’est pourquoi le contexte actuel a beaucoup aggravé les inégalités sociales. L’explosion du commerce des cours particuliers est d’ailleurs un signe patent de la dégradation avancée du système scolaire.


Si le collège est le lieu où se révèle le plus l’étendue des dégâts – avec le développement de la violence et des attitudes de rejet de l’école –, l’origine des difficultés se situe clai­rement en amont. Un grand nombre d’enfants, à l’entrée en 6e , ont encore du mal à comprendre les consignes, faute d’une maîtrise suffisante de la langue – sinistrée elle aussi par des méthodes de lecture inadaptées, par l’appauvrissement de l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe, par le déficit d’acqui­sition des automatismes structurant la pensée. À cela s’ajoutent des notations surévaluées et le passage quasi automatique en classe supérieure. Il est impératif de refonder l’école à partir de ses premiers niveaux, en retrouvant les grandes ambitions des fondateurs de l’instruction publique. Les enfants doivent avoir la possibilité, dès la maternelle, d’ac­quérir des connaissances organi­sées. Il est crucial que notre école assure de nouveau un enseignement explicite et méthodique des savoirs fondamentaux, pour que notre pays offre les meilleures chances à l’in­telligence de ses enfants. Pour qu’il puisse, aussi, tenir son rang dans la compétition internationale.


Pour sa part, le Grip a mis en place le projet expérimental « Savoir lire écrire compter calculer » (SLECC). Mais il attend des candidats à l’élec­tion présidentielle qu’ils prennent position sur cette question fonda­ mentale et qu’ils s’engagent à refon­der l’enseignement primaire
(1) Roger Balian, Jean-Michel Bismut, Alain Connes, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong et Jean-Pierre Serre.


(2) Les savoirs fondamentaux au ser­vice de l’avenir scientifique et techni­que, Les Cahiers du débat , Fondation pour l’innovation politique.

Source : La Croix
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http://grip.ujf-grenoble.fr www.lire-ecrire.org

vendredi, 17 octobre 2008

Une nouvelle génération de maîtres !

La jeune génération des maîtres promet ! Elle est souvent habitée d'une profonde volonté d'excellence. Elle ne craint pas de se vouloir éducatrice grâce à l'enseignement et cherche à connaître en vérité les élèves dont elle est chargée. Elle est animée, pour eux, d'un véritable souci de réussite. Elle maîtrise parfois mal l'expression française…, mais elle a des choses à dire et ne craint pas la réforme. Enfin !
Il serait bon de mettre à sa disposition tout ce que les scientifiques, depuis la seconde guerre mondiale, ont offert à la pédagogie en approfondissant la connaissance du fonctionnement biologique et physiologique de la personne humaine, en maîtrisant toujours mieux les caractères et les tempéraments, en se souciant de faire progresser la nature humaine sans pour autant l'estimer "malade" sous prétexte que le parcours est parfois difficile. Pour qu'un enfant développe des psycho-pathologies, il suffit le plus souvent de ne pas respecter les lois de la croissance : l'art d'être, l'art de grandir supposent le respect de lois, comme pour les salades ou les tulipes. Notre époque excelle en l'art de remplir les cabinets des psy en tous genres, et même les services psychiatriques. Il est dramatique que des directeurs d'IME reconnaissent qu'ils ont "70% d'enfants qui n'ont rien à faire chez eux !"(sic) Des éducateurs spécialisés, des assistantes sociales avouent, accablées, qu'ils ne disposent d'aucune structure pour les enfants et les jeunes qui ont du mal à grandir. Ce n'est pourtant pas une maladie. Tous les maîtres devraient être armés pour faire face à ces difficultés, car leur vocation est d'abord, grâce à l'enseignement, d'apprendre aux jeunes comment faire croître en eux le bonheur. Le mal-être est d'origine morale. Il faut apprendre à la jeunesse ce qu'est aimer, tout est là. Nous naissons enfants des hommes, consommateurs d'amour, mais devons devenir enfants de Dieu, producteurs d'amour.
Porter les enfants comme le fait l'éducation contemporaine, la mère pendant trop longtemps, puis l'école jusqu'à la majorité, ne peut en aucun cas assurer le passage à la maturité qui se manifeste par l'art d'aimer, et donc une véritable maîtrise affective, afin de mettre le désir et la volonté au service d'un bien reconnu tel.
L'écrasante majorité des élèves n'aiment pas l'école, n'aiment pas les connaissances qu'ils y découvrent, et n'aiment guère la plupart des maîtres qui les leur transmettent, jetant en cela le bébé avec l'eau du bain. Ils n'ont appris, pendant douze ans, au minimum, qu'à NE PAS aimer. Ils n'ont pas le désir de ces biens qu'on leur impose, ils ne peuvent mettre leur volonté à ce service. Dans son ensemble la population est assez indifférente à la connaissance pour elle-même, puisque tout sur la terre, affirme saint Ignace, ne vaut qu'autant que cela nous rapproche de notre fin - se vouloir l'enfant de Dieu - pas plus que cela ne nous en détourne. Il est donc indispensable de donner un sens éducatif profond aux contenus des enseignements, et il est indispensable que nos élèves sachent à quoi leur sert vraiment l'école. Nous sommes très, très éloignés d'un usage chrétien de l'école et surtout du collège, qui sont pourtant aujourd'hui, des lieux indispensables à l'éducation puisque la famille élargie a disparu.
Les maîtres ont aujourd'hui une responsabilité éducative considérable puisqu'ils sont les seuls à offrir à la famille la présence des étrangers éducatifs dont on ne peut se passer pour assurer la structuration de l'hémisphère gauche du cerveau des enfants, celui de la mémoire, de l'analyse, de la logique, du raisonnement, de la conscience donc de la liberté. Autrefois, la famille élargie avec ses nombreux oncles, tantes, grands-parents et cousins, cousines, assurait naturellement une telle structuration. Elle a complètement disparu en 1940 et 1960, il faut compenser.
Une nouvelle génération de maîtres est prête à servir cette magnifique mission, nouvelle, qui est la sienne aujourd'hui. Il est indispensable qu'elle maîtrise aussi parfaitement que le savoir qu'elle dispense, la connaissance de ceux auprès desquels elle intervient. Cela n'est pas inné, on ne peut le deviner, et en ces connaissances, pourtant, résident toutes les possibilités de compenser une structure scolaire pour le moment destructrice de talents. (à suivre…)

Marie Gourville

Quand le portail documentaire de l'enseignement catholique hurle avec les loups !

Nous nous étonnions déjà du relai que le site documentaire de l'enseignement catholique donne régulièrement de médias et de positions contraires à l'enseignement de l'eglise en matière éducative, cela se confirme à nouveau avec ce billet :  "Apprendre la laïcité à  l'école" :

"La chaîne lyonnaise du web propose un documentaire intitulé "Chemins vers la laïcité", qui présente deux expériences à  l'école primaire. Au-delà  de ce film, plusieurs vidéos sont accessibles, retraçant des débats animés par Philippe Meirieu. Y sont invités Jacqueline Costa Lascoux et des acteurs de terrain intervenant sur ce thème.
Cliquez ici pour accéder au dossier"

Le poisson pourrit toujours par la tête.....

NB :Jacqueline Costa Lascouxa été membre de la Commission Stasi, en 2003, sur la laïcité. Egalement investie dans les questions de l'enseignement, elle a été présidente de la Ligue de l'enseignement.

Philippe Meirieu est un pédagogue français, inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990).

Universitaire en sciences de l'éducation, il se définit lui-même comme un militant et un homme de gauche. En s'appuyant sur les écrits des grands pédagogues (de Rousseau à Freinet), il met en exergue les tensions qui sont inhérentes à l'éducation. Il a grandement contribué à diffuser en France les principes pédagogiques issus de l'Education nouvelle. Il ambitionne ainsi de participer au renouvellement des pratiques d'enseignement afin de répondre au défi de l'éducation de masse.



Redonner l'envie d'apprendre

MINE DE RIEN, un grand pas a été franchi en cette rentrée 2007 : après quinze années de vaines polémiques et de cris d’alarme étouffés, les résultats de l’école primaire ont enfin bénéficié d’une évaluation officielle (texte intégral sur www.hce.education.fr/). Plus question par conséquent de nier l’existence du problème ni de minimiser sa gravité : « L’école primaire prépare correctement 60 % de ses élèves ; mais elle paraît en revanche s’être résignée à
l’échec des 40 % qui cumulent les insuffisances », concluent en effet les sages du Haut Conseil de l’éducation, en précisant que « les graves lacunes » dont souffrent ces 40 % d’écoliers « les empêcheront de poursuivre une scolarité normale au collège ». On ne saurait être plus clair. Mais il y a quand même une bonne nouvelle : les quinze années durant lesquelles la situation s’est considérablement dégradée (en 1998, la proportion d’écoliers admis au collège sans maîtriser la lecture n’était encore « que » de 21 %, d’après un rapport remis à Ségolène Royal mais qui resta confidentiel) n’ont pas été perdues par tout le monde.
Confrontés à ce qu’ils observaient dans leurs propres classes, de nombreux professeurs et instituteurs ont ainsi publié des ouvrages à succès qui leur ont permis de constituer des groupes de soutien et de réflexion sur l’école primaire. Et aujourd’hui, grâce à la percée du haut débit sur internet, certains de ces groupes sont arrivés à maturité (1), au point de formuler des propositions ; voire même d’avoir déjà commencé à les expérimenter. Tel est notamment le cas des enseignants affiliés au réseau SLECC (Savoir lire, écrire, compter, calculer), qui ont reçu depuis deux ans un agrément de leur administration les autorisant très officiellement à appliquer des méthodes que l’on n’enseigne pas (ou que l’on déconseille fortement) dansles IUFM (2). Loin de laisser leurs petits élèves « construire seuls leur savoir », ces maîtres commencent par leur livrer les codes qui leur permettront de déchiffrer, puis de maîtriser vraiment le sens : l’alphabet et les syllabes pour la lecture et l’écriture, dont l’apprentissage se fait simultanément ; les tables et les quatre opérations pour le calcul ; la grammaire et les conjugaisons pour les dictées et les rédactions ; l’ordre chronologique pour l’histoire de France ; de belles histoires racontées à voix haute pour enrichir le vocabulaire. Mais ces pionniers sont encore très seuls, parfois désemparés. Les plus jeunes d’entre eux sont obligés d’en référer constamment à leurs aînés pour « apprendre à apprendre » : car
aucun ne sait faire une leçon de choses, tous manquent de manuels adaptés à la façon dont ils enseignent, et leurs formateurs en IUFM ne leur ont jamais expliqué comment tenir un
stylo, ni d’ailleurs quel type de stylo utiliser, pour obtenir que toute une classe d’enfants parvienne à écrire lisiblement. La première ambition de ces partisans d’un apprentissage
progressif, débouchant sur l’autonomie rapide et réelle de leurs élèves, consiste en effet à n’en laisser aucun sur le bascôté ; tous doivent découvrir l’envie d’apprendre, le bonheur
de progresser. Et le plus beau, c’est que dans ces écoles publiques et gratuites que rien ne distingue des autres, les enfants ne sont pas moins épanouis ni heureux que dans « les écoles pas comme les autres », auxquelles nous consacrons la suite de ce dossier.

(1) Voir notamment, www.slecc.fr, www.lire-ecrire.org, ainsi que le blog de l'agrégé de Lettres Jean-Paul Brighelli sur bonnetdane.midiblogs.com, qui donnent tous les trois de nombreux liens vers d'autres groupes de réflexion.

(2) Instituts universitaires de formation des maîtres, créés en 1989 pour remplacer les écoles normales.

Source : Le Figaro

mardi, 7 octobre 2008

Le “sommeil” est-il un facteur de réussite scolaire ?

L’édition d’un travail de grande qualité, un DVD-rom consacré au sommeil chez l’enfant et l’adolescent, co-produit par l’UNAF, le réseau Morphée et l’académie de Paris permet, de lever un voile sur un domaine encore trés caché voire absent des préoccupations officielles de l’Ecole, car considéré comme relevant du domaine privé et intra-familial; le sommeil de nos élèves.

Or, quiconque d’entre nous se trouve confronté dans nos classes à des jeunes ou moins jeunes, vautrés sur des tables, ou connaissant des retards réguliers du matin; les “décrocheurs ” scolaires se signalent de la même façon parfois en se cachant sous la couette, véritable expression d’une phobie scolaire. Il y a donc bien un rapport étroit, complexe, et sous-traité entre performances scolaires et gestion de son capital-sommeil.

Alors, dans quelle mesure les professionnels de l’Ecole, enseignants, mais aussi, personnels d’éducation et de santé, traitent cet aspect “domestique” fondamental pour chaque élève ?

Source : Chroniques parisiennes en innovation et en formation

ICI un QUIZZ à destination des élèves

Vers une modification du statut des Inspecteurs

Une réforme négociée entre le principal syndicat d'inspecteurs,le SIEN Unsa, et le ministère, envisage, dès 2009, la réduction à une seule année de la formation, les nouveaux inspecteurs étant poussés sur le terrain à une vitesse qui ne surprendra plus les enseignants. En même temps les IEN, "appelés à jouer un rôle central dans l’adaptation du système éducatif et la mise en œuvre des réformes" passent sous le contrôle des recteurs et voient leur lien avec l'inspection générale relâché.

 Source : Sauvons l'école publique

vendredi, 3 octobre 2008

Education à la gestion des conflits

 La CNAFC édite Parents-enfants, vivre les conflits aux Éditions de l’Emmanuel

 Les conflits entre parents et enfants sont sources de questions, de doutes et les occasions de confrontation ne manquent pas. Dès lors comment les vivre plus sereinement ? Comment les dépasser sans les nier ? Comment construire à partir d’eux ? Que découvrir au détour de ces échanges tendus ?
Cet ouvrage rédigé par Marie-Paule Mordefroid est issu de l’expérience et de la réflexion des familles participant aux Chantiers-Éducation. En prolongeant le travail initié au sein des Chantiers-Éducation, la CNAFC souhaite aider les parents, comme premiers éducateurs de leurs enfants, à mieux vivre les conflits et à les gérer de manière plus sereine et équilibrante pour l’ensemble de la famille.

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jeudi, 2 octobre 2008

Apprendre à lire... le 'pédagogisme'

Fabrice Madouas demande qu'on lui explique ce que signifie :

"Les premiers exercices des pages de gauche entraînent à l’automatisation de la prise d’indices auditifs et visuels élémentaires : discrimination de sons et de lettres, reconnaissance de combinaisons de base, maîtrise de la combinatoire, développement de la lecture par voies indirecte et directe… Ces activités vont du simple au complexe puisqu’elles partent du rapport lettre/son pour aller au mot et à la phrase. Elles permettent aux élèves d’atteindre une maîtrise du son telle qu’ils peuvent s’en libérer pour privilégier le sens"

...trouvé dans un cahier d'exercice de Cours Préparatoire !

Source : MJ

mardi, 30 septembre 2008

Refondation de l'école, la preuve sur le terrain : des parents témoignent !

Depuis des années, des instituteurs et institutrices, d'abord clandestinement, puis de plus en plus ouvertement, se consacrent à l'instruction et à la transmission méthodique du savoir. Cela commence, en CP, par l'emploi de la méthode alphabétique de lecture et d'écriture.

Avec les nouveaux programmes du primaire, ce mouvement devrait s'étendre rapidement, mais, jusqu'à présent, il s'agissait d'expériences isolées, dont seuls quelques parents pouvaient constater la réussite.

Nous vous présentons ce document remarquable, enregistré à RONCQ (59) en janvier dernier, pendant une réunion de parents d'élèves dans une école dont plusieurs classes font partie du réseau SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer).

A vous de juger …

Source : Lire Ecrire

L'enseignement du fait religieux plébiscité par les élèves


A une large majorité, les jeunes français sont favorables à  l'enseignement du fait religieux à  l'école, telle est l'une des conclusions d'une enquête européenne, présentée le 26 septembre au colloque organisé par l'IESR* sur ce sujet. Pour la France, un millier d'élèves de 3ème et de 2de issus d'établissements publics et privés sous contrat ont été interrogés. Parmi eux, 70 % estiment que cet enseignement les aide à  vivre ensemble. Partisans d'une laïcité ouverte, 78 % pensent que le port de signes religieux discrets est possible. Par ailleurs, ces résultats révèlent que les avis des élèves de l'enseignement privé et public sont pour la plupart identiques. La totalité de l'enquête sera présentée en 2009.

Source
Les élèves apprécient la religion à  l'école, Bernard Gorce, La Croix, 26 septembre 2008, pp. 2-3.

*IESR : Institut européen en sciences des religions

Le portail documentaire de l'Enseignement catholique contre la liberté scolaire

Étonnant relai que celui qu'@toutDoc donne à la Fondation Terra Nova qui se présente comme Fondation progressiste en reproduisant sa critique de l'idée de la suppression de la carte scolaire alors même que cette suppression est connexe au respect de la liberté fondamentale des parents à choisir l'école de leurs enfants, Liberté fondée dans le droit canon comme dans la constitution européenne.

lundi, 22 septembre 2008

Prise de conscience québécoise : La méthode globale démolie

cyberscience septembre 2008

Alors que le Québec est aussi en pleine réforme de son enseignement, le magazine Québec Science de septembre, fait la une de son numéro de septembre 2008 avec ce reportage : “L’école du délire”.

Sa présentation dans le site de l'éditeur donner le ton :

Les enfants apprennent difficilement à lire ? Peut-être que les méthodes d’enseignement ne conviennent pas à leur cerveau !

Dans son blog Isabelle Audet, journaliste canadienne, même si elle evite de prendre position sur la question des méthodes de lecture en conclusion n'omet pas de mentionner que :

"Des neurologues ont d’ailleurs prouvé que si nous avions l’impression de “reconnaître” globalement les mots quand on lit, c’est simplement parce que notre cerveau nous trompe: la méthode syllabique est tellement intégrée qu’on ne réalise plus qu’on l’applique encore. C’est d’ailleurs cette habitude qui nous permet de lire LoCOmoTiVe, même écrit bizarrement."

Nous ne cessons de le répéter : la méthode d'apprentissage de la lecture au cp est très importante.


Accusé de violence envers un élève, un prof se suicide

Un professeur d’un collège de l’Aisne, placé quelques heures jeudi en garde à vue à la suite d’une plainte d’un de ses élèves qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing, a été retrouvé pendu à son domicile vendredi.

Le syndicat Snes-FSU de l'Aisne a d'ailleurs dénoncé samedi la «disproportion des moyens policiers avec la nature des faits reprochés à ce professeur». Le Snes voit dans ce drame «l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants».

Source : Libération

jeudi, 18 septembre 2008

Redécouvrir le Pojet SLEC

Savoir Lire Ecrire Compter Calculer : le pari d'une restauration des savoirs fondamentaux expose son projet ICI.
A découvrir de toute urgence...

Responsabilités et autonomie des enseignants en Europe

Rapport produit par Eurydice

Les responsabilités des enseignants européens ont évolué depuis plusieurs années et la formation s'est développée. C'est ce qui ressort d'une étude menée dans 30 pays européens sur le niveau d'autonomie pédagogique des établissements et des professeurs. Dans la plupart de ces états des réformes ont été engagées. Les enseignants sont notamment davantage impliqués dans les réformes et la définition des enseignements. Ils sont également incités à  travailler en équipe. Autre nouveauté : une définition du temps de travail enseignant qui n'est plus simplement du temps de présence devant élèves. Enfin l'évaluation reste le point faible dans les différents systèmes.

Cliquez ici pour accéder au rapport

NDLR : A rapprocher des conclusions du sondage concernant les propositions du rapport Pochard:

52 % des enseignants sont opposés à ce que la classification de la rémunération en hors classe (rémunération maximum hors catégorie) soit définie sur des critères de mérite.

71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de mutation ; 73 % sont opposés à  l’intervention des chefs d’établissements dans leur évaluation

79 % à ce que les primes ou indemnités soient modulées par ces derniers.

lundi, 15 septembre 2008

Logiciels libres pour l'enseignement du et en français

L'Institut français de Sofia propose en téléchargement en ligne gratuit une compilation de liens et de logiciels libres pour l'enseignement du et en français, CLEF passe-partout.

Elle contient des logiciels transversaux et disciplinaires ainsi qu'un annuaire de liens institutionnels et pédagogiques. La compilation existe en différentes versions, selon la discipline enseignée :

  • version FRANCAIS
  • version HISTOIRE-GEOGRAPHIE
  • version PHILOSOPHIE
  • version MATHS
  • version PHYSIQUE-CHIMIE
  • version BIOLOGIE
Des tutoriels animés et des fiches pratiques d'utilisation des logiciels accompagnent la prise en main de cet outil.

mercredi, 3 septembre 2008

Chefs d'établissement cherche désespérément "pouvoir décisionnel"

Le mamouth dans la masse :

58 % des enseignants ne sont pas favorables à ce qu’une partie des horaires d’enseignements soient définie localement ; 78% à ce que le contenu le soit.

70 % des enseignants ne sont pas favorables à ce qu’une partie de leurs obligations de services soient définies localement.

71 % des enseignants ne sont pas favorables à une plus grande intervention des chefs d’établissements dans leur processus d’affectation et de mutation ; 73 % sont opposés à  l’intervention des chefs d’établissements dans leur évaluation ;

79 % à ce que les primes ou indemnités soient modulées par ces derniers.

Source : Sondage sur les orientations du rapport Pochard.


mardi, 2 septembre 2008

«Les profs devraient avoir des cours de tenue de classe»

Professeur dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis, Sébastien Clerc a raconté son expérience dans le livre "Au secours ! Sauvons notre école". Il y détaille ses techniques, apprises sur le tas, pour renforcer son autorité.

Lire.écrire fait peau neuve

La nouvelle version du site lire-ecrire.org est en ligne.

Depuis des années, nous ne cessions de répéter dans l'indifférence générale que l'abandon de l'école primaire était à l'origine de l'échec du système éducatif.

Nous avons constaté avec satisfaction que l'école primaire était enfin au cœur des débats et qu'un changement de cap en 2008 s'annonçait prometteur. Les nouveaux programmes ne sont pas parfaits et il faudra de longues années pour que l'école primaire retrouve les voies du bon sens. C'est pourquoi Lire Ecrire continue son action pour informer, décrypter les réformes et aider chacun à porter, à son niveau, le changement nécessaire.

Enseignement privé : signature d'une nouvelle convention sur les retraites


Une nouvelle convention sur l'indemnité de départ en retraite (IDR) des maîtres de l'enseignement privé a été signée le 11 juillet dernier par le SGEC, les fédérations patronales et certaines organisations syndicales. Le précédent accord avait été annulé en septembre 2006 car certains syndicats n'étaient pas présents lors de la négociation. C