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Tag - Enseignement religieux

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vendredi, 3 octobre 2008

Rome: Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses

Les exigences de la formation religieuse revues à la hausse

Rome, 25 septembre 2008 (Apic) La Congrégation pour l’éducation catholique a publié le 25 septembre à Rome une Instruction sur la Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses. Ce document à caractère normatif est publié un peu plus de vingt ans après la naissance de ces institutions en charge de la formation théologique des laïcs et des religieux. Il entend harmoniser le fonctionnement de ces lieux de formation à travers le monde.

Ces ISSR offrent “la connaissance des éléments principaux de la théologie et de ses présupposés nécessaires en philosophie et de ses compléments en sciences humaine“. A l’heure actuelle, il n’existe pas à proprement parler d’ISSR en France où un projet est cependant à l'étude, ni en Suisse.

Au fil de l’Instruction, la Congrégation pour l’éducation catholique précise ainsi les nouvelles normes pour les ISSR, à mettre en œuvre “d’ici le début de l’année académique 2009-2010“. Elle brosse la physionomie des ISSR et statue sur la responsabilité académique et épiscopale de ces instituts rattachés à des facultés de théologie. Le document précise aussi le programme d’étude du premier cycle en vue d’obtenir un baccalauréat en sciences religieuses, et du second cycle visant à l’obtention d’une licence. Il s’agit là d’harmoniser les grades académiques quels que soient les pays.

L'exigence pour les enseignants

Par ailleurs, l’Instruction indique que les enseignants - au moins cinq par ISSR - “doivent toujours se distinguer par l’idonéité scientifique et pédagogique, l’honnêteté de vie, l’intégrité de la doctrine, de dévouement à leur fonction“. Un enseignant se distinguera aussi “par la richesse et la sûreté de sa doctrine, par son témoignage de vie et son sens des responsabilités ecclésiales et académiques“.

Exigeante avec les enseignants, cette Instruction l’est aussi avec les étudiants qui souhaitent fréquenter les ISSR. Ceux-ci, entre autres, devront être “idoines dans leur conduite morale“ et avoir le désir de recevoir une formation qualifiée en sciences religieuses.

mardi, 30 septembre 2008

L'enseignement du fait religieux plébiscité par les élèves


A une large majorité, les jeunes français sont favorables à  l'enseignement du fait religieux à  l'école, telle est l'une des conclusions d'une enquête européenne, présentée le 26 septembre au colloque organisé par l'IESR* sur ce sujet. Pour la France, un millier d'élèves de 3ème et de 2de issus d'établissements publics et privés sous contrat ont été interrogés. Parmi eux, 70 % estiment que cet enseignement les aide à  vivre ensemble. Partisans d'une laïcité ouverte, 78 % pensent que le port de signes religieux discrets est possible. Par ailleurs, ces résultats révèlent que les avis des élèves de l'enseignement privé et public sont pour la plupart identiques. La totalité de l'enquête sera présentée en 2009.

Source
Les élèves apprécient la religion à  l'école, Bernard Gorce, La Croix, 26 septembre 2008, pp. 2-3.

*IESR : Institut européen en sciences des religions

mercredi, 14 mai 2008

Ecole publique en Espagne : Les musulmans espagnols réclament des cours d'islam

S'appuyant sur une loi de 1992 qui garantit une certaine égalité de traitement entre les différentes religions, des parents d'élèves demandent pour leurs enfants un enseignement en rapport avec leur confession.

Au collège Emilio Pardo Bazan en plein cœur du quartier populaire madrilène de Lavapies, l'enseignement catholique n'est suivi que par une petite poignée d'élèves. Dans cet établissement public espagnol, plus de la moitié des enfants (de 3 ans à 12 ans) sont issus de l'immigration. La plupart ne sont pas de confession chrétienne, mais musulmane. Quelques-uns sont bouddhistes, d'autres hindouistes. À l'heure où le cours de religion chrétienne commence, ils sont nombreux à rester chahuter dehors. D'autres se dirigent vers le cours d'instruction civique à défaut de pouvoir suivre un cours d'islam ou de bouddhisme. Pourtant dans cette école publique, une dizaine de parents, la grande majorité originaire du Maroc, ont présenté une demande officielle pour obtenir un professeur d'islam. «Face au silence des autorités espagnoles, nous allons désormais déposer une plainte devant le tribunal, car c'est une violation de nos droits et une claire discrimination que de priver nos enfants de cours d'islam alors que l'on compte plus de vingt élèves pour former une classe» , s'insurge Fatima, mère de deux enfants, qui réclame depuis trois ans un professeur d'islam.

Selon la Constitution espagnole et la loi sur les libertés religieuses, tous les élèves doivent pouvoir suivre les cours sur l'histoire et la culture de la religion de leur choix dans l'enseignement public. L'État s'engage à rémunérer les professeurs nommés antérieurement par les hiérarchies religieuses inscrites au registre du ministère de la Justice. Or, même si le «national catholicisme» a disparu avec la mort de Franco en 1975, l'Église catholique reste, avec quelque 30 000 professeurs de catholicisme, la mieux lotie des 12 religions officielles.

Source : Le Figaro

mercredi, 2 avril 2008

Enseignement catholique : sortir de la pastorale de l'enfouissement

Interview de M.Gérard Godineau, directeur diocésain de l'Enseignement Catholique du berry Loiret à propos des Assises de l'Enseignement Catholique du vendredi 08 juin 2007.

Ce que vit l'enseignement catholique c'est ce qu'a vécu l'église, l'Eglise à vécue une pastorale implicite : il ne fallait pas d'affiche, il ne fallait rien dire et c'est par nos actes que nous verrons , que nous montrerons le visage du Christ.

Une espèce de cathéchèse par imprégnation ?

Ça , ça a correspondu à une période,[…] Actuellement il convient que nous soyons capables de dire comme tout le monde la parole qui nous fait vivre; et la parole qui nous fait vivre, c'est Jésus Christ, c'est cette nouvelle extraordinaire qu'un homme ait pu un temps ressusciter et que cet homme soit fils de Dieu. C'est cette résurrection qui est une bonne nouvelle.[..] Si nous l'avons intégré cela sera perçu par les élèves mais je crois qu'il faut qu'on le dise.[...] L'enseignement catholique n'est pas un enseignement où il y aurait la catéchèse à part, il doit s'intégrer dans l'action des personnes. Tout enseignant doit aborder la dimension religieuse de la culture. Dans l'enseignement catholique on doit aller plus loin, dans la culture chrétienne et la première annonce de la Foi. Pour qu'il y ait une catéchèse d'initiation, il faut qu'il y ait pour tous une première annonce de la foi.

Qu'est ce que cette première annonce à de nouveau ?

Quand j'étais jeune directeur, le débat était sur catéchèse obligatoire ou facultative. C'est un débat qui est complètement dépassé. Il y a des études qui ont étés faites sur les établissements, Si on entre dans ce débat on entre dans une des tentations de l'enseignement catholique qui est la tentation d'indifférenciation : on va pas oser etc. Si on dit catéchèse obligatoire, on rentre au contraire dans le côté identitaire. Il convient que la première annonce soit à toutes occasions. Il y a une première annonce d'occasion. [...] Pour choisir il faut connaitre.

Le texte des évêques à Lourdes clarifie le débat, la position de chacun, Nous avons décidé de travailler avec les chefs d'établissement et les enseignants dans cette direction pour approfondir les choses afin que les enseignants ne soient plus pris de scrupules et n'osent pas mais aient les outils pour et  qu'on n'aille[…] vers un dynamisme de foi . Nous avons le soutien de l'institution pour avancer à ce niveau là. 

Source

lundi, 31 mars 2008

Restaurer l'approche du fait religieux au coeur des enseignements

     
"Les enseignants ne peuvent pas enseigner ce qui leur est demandé en matière de questions religieuses, faute de connaissances suffisantes", souligne René Nouailhat, responsable de la mission "Enseignement et religions" au sein de l'Enseignement catholique. Pour que les enseignants puissent enseigner le fait religieux et que leurs élèves puissent se l'approprier, il estime indispensable de développer la formation des maîtres sur ce point.
Il rappelle par ailleurs que dans l'enseignement catholique, "la dimension catholique est abordée à  travers la catéchèse, les célébrations" uniquement par ceux qui le souhaitent. Il convient qu'il faudrait sans doute "davantage de propositions autour de la foi » [...], mais "en cohérence avec l'enseignement du fait religieux".

Source
"Les enseignants n'ont pas assez de connaissances pour traiter des questions religieuses", estime René Nouailhat, professeur de science des religions, Diane Scherer, dépêche de l'AEF, 14 février 2008, n° 91658.
   

dimanche, 2 mars 2008

L'enseignement du fait religieux ne peut pas s'improviser


"Les enseignants ne peuvent pas enseigner ce qui leur est demandé en matière de questions religieuses, faute de connaissances suffisantes", souligne René Nouailhat, responsable de la mission "Enseignement et religions" au sein de l'Enseignement catholique. Pour que les enseignants puissent enseigner le fait religieux et que leurs élèves puissent se l'approprier, il estime indispensable de développer la formation des maîtres sur ce point.
Il rappelle par ailleurs que dans l'enseignement catholique, "la dimension catholique est abordée à  travers la catéchèse, les célébrations" uniquement par ceux qui le souhaitent. Il convient qu'il faudrait sans doute "davantage de propositions autour de la foi » [...], mais "en cohérence avec l'enseignement du fait religieux".

Source
"Les enseignants n'ont pas assez de connaissances pour traiter des questions religieuses", estime René Nouailhat, professeur de science des religions, Diane Scherer, dépêche de l'AEF, 14 février 2008, n° 91658.