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Tag - Le mot du jour

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Jeudi, 15 juillet 2010

Le mot du jour

"La @-pédagogie sera réussie si les nouvelles technologies accompagnent l'apprentissage et ne sont pas dominantes. Il faut la réduire aux fonctionnalités de base : partage de fichiers d’archives, forum profs-étudiants, FAQ..."

Peter A. Bruck, professeur d'économie de l'information et des nouvelles technologies à l'université de Salzburg intervenait le 24 juin 2010 aux Journées du e-learning à Lyon.

Samedi, 3 juillet 2010

Le mot du jour

"Le mixage des enfants de tous les niveaux permet d'unifier les pensées en une pensée commune."
P.Meirieu

Dimanche, 27 juin 2010

Le débile du jour


" L’enseignant devient un tisserand de lien social. Il n’enseigne pas ce qu’il pense lui-même, ni ce que pense le groupe de pression auquel il appartient, ni la pensée dominante, ni la dernière mode intellectuelle. Il renonce à fabriquer l’autre. Il met en place les situations et propose les savoirs nécessaires pour que le jeune se fasse " œuvre de lui-même. " (156) P.  Merieu

Jeudi, 27 mai 2010

Le mot du jour

« Confier au seul chef d'établissement le soin de recruter ses personnels serait une étape dans la déréglementation et le démantèlement de la gestion paritaire des personnels. »

Communiqué de l'Observatoire des zones prioritaires du 15 mai, en réaction au programme Clair de Luc Chatel, destiné à faire reculer la violence scolaire.

Lundi, 22 mars 2010

... sur l'exercice de l'autorité

" Les parents d'aujourd'hui sont dans une grande confusion. (...) Ils sont pris en tenaille entre des discours contradictoires : d'un côté, on leur dit que l'enfant est un être doué de formidables compétences et que lui interdire certaines choses risque d'entraver son épanouissement : de l'autre, on leur répète qu'il n'y a pas d'éducation sans une main de fer. "

Daniel Marcelli, pédopsychiatre

L'Express, 4 février 2010.

Chaque enfant apprend par l'exemple.

"Chaque enfant apprend par l'exemple.

S'il vit entouré de critiques, il apprend à blâmer.

S'il vit entouré d'hostilité, il apprend à être agressif.

S'il vit entouré de moquerie, il apprend à être timide.

S'il vit entouré de bonté, il apprend à se sentir coupable.

S'il vit entouré d'encouragement, il apprend à agir.

S'il vit entouré d'éloges, il apprend à complimenter.

S'il vit entouré de probité, il apprend à être juste.

S'il vit entouré de sécurité, il apprend à faire confiance.

S'il vit entouré d'approbation, il apprend à s'accepter.

S'il vit entouré d'honnêteté, il apprend la vérité.

S'il vit entouré d'amitié, il apprend à aimer la vie.

S'il vit entouré de priants, il apprend à prier.

Notre attitude est capitale."

Dorothy Law Nolte. 1954

Jeudi, 25 février 2010

Le mot du jour

À votre âge il n’est pas difficile de croire à ce qu’on a de plus beau et de plus pur en soi. Alors, croyez-y de toute votre force. N’essayez pas de donner le change et de faire croire aux autres que vous êtes aussi bêtes et aussi vulgaires que le commun des mortels. Il y a un respect humain qui consiste àse mettre au diapason le plus bas : vous verrez un jour jusqu’où cela peut conduire dans une chambrée de caserne. N’ayez pas cette sorte de pudeur à rebours. Osez faire passer dans vos actes et dans vos paroles le meilleur de vous-mêmes. Simplement, sans forcer, que ce soit aussi naturel que la respiration.Vous verrez comme c’est facile, vous verrez comme c’est simple de ne plus ressembler à tout le monde, car il n’y a qu’à être vraiment soi. Et c’est le seul moyen de donner à tout le monde l’envie de vous ressembler, c’est-à-dire de vivre chacun selon sa vérité authentique et de la traduire dans toute sa manière d’être.Les seules grandes révolutions, celles qui ont eu dans le monde le retentissement le plus large et le plus profond, sont les révolutions intérieures. La vôtre est commencée : ayez le courage de la faire jusqu’au bout. »

André Charlier - Lettres aux Capitaines

Samedi, 20 février 2010

Le mot du jour

"Parce que vous êtes jeunes, je vous aime ! Je vous aime car vous êtes l'avenir et l'espérance du monde." Don Bosco

Vendredi, 19 février 2010

Le mot du jour

Ce que je reproche aux journaux, c'est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.

     [ A la recherche du temps perdu (1918), Du côté de chez Swann ], Marcel Proust

Jeudi, 18 février 2010

Pitié pour la nostalgie

Une époque qui adule le présent au point d’interdire à quiconque de regretter ne serait-ce qu’une part infime du passé est une époque totalitaire. Ce qu’elle déteste par-dessus tout, ce sont ces mauvais coucheurs qui ne croient pas qu’ils vivent dans les meilleurs des mondes possibles, ceux qui par leur amour d’un lieu, d’un petit geste oublié, d’un visage ou d’une habitude, résistent au lavage de cerveau publicitaire d’une société qui nous vend du bonheur sur écrans plats. Il faut, certes, pratiquer l’espérance, qui nous fait avancer. Mais pas la satisfaction béate qui fige dans l’instant présent. Pitié, donc, pour les nostalgiques, les vrais, ces rêveurs impénitents. Pas ceux qui veulent revenir en arrière, non. Ceux qui savent qu’on ne reviendra pas en arrière, car tout meurt et s’efface, mais qui en pleurent et font de ces larmes un dessin, quelques phrases ou quelques fantaisies. L’espérance fait des croyants et des militants, la nostalgie fait des poètes.

Lire la suite : Pitié pour la nostalgie

Vendredi, 12 février 2010

Le mot du jour

"L'élève ordinaire n'aime la facilité qu'en première instance."
 
JP Brighelli (Fin de récré -Gawsevitch)

Jeudi, 11 février 2010

Le mot du jour

L'instruction éduque, l'éducation n'instruit pas.

Marc Le Bris

Dimanche, 7 février 2010

Jules Ferry contre le Baiser de la lune

Ferry évoquait la « conscience de l’enfant » comme une chose « délicate et sacrée »

« Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire.

Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse, c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité.

Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d’action ainsi tracé, faites-vous un devoir d’honneur de n’en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant. […] »


Extrait de la circulaire de 1883 concernant l’enseignement moral et civique adressée aux instituteurs

Mardi, 2 février 2010

Le mot du jour

"Il s'agit de donner sa vie. Chaque jour, des religieux et des religieuses risquent leur vie. De plus en plus souvent, être religieux c'est risquer sa vie, au sens littéral du terme.

Je crois qu'il faut vraiment demander aux jeunes de tout donner.

La crise des vocations ne tient pas à une moindre générosité ou à une perte du sens du péché chez eux. Les jeunes sont généreux. Mais si on se contente de leur demander peu, si on leur présente la vie religieuse comme une option "soft", il n'y aura pas de vocations.
En revanche, si on leur demande tout, soyez sûr qu'il y en aura pour répondre à l'appel."

frère Timothy Radcliffe o.p.

Lundi, 1 février 2010

Eric Zemmour sur l'état de l'école

"...Depuis Mai 68, la gauche a décidé que l’école n’était plus un sanctuaire du savoir, mais que la vie devait y entrer,en tout cas,sa conception de la vie.[…]La pression idéologique sur les enfants est souvent insupportable. On hurle au totalitarisme à propos des pays communistes de jadis,où les profs incitaient les élèves à dénoncer leurs parents qui ne pensaient pas selon la ligne du Parti. En sommes nous si loin ? Pas tant que ça,c’est une très vieille habitude à gauche. Il faut se souvenir que la République de Jules Ferry a fondé l’école publique et obligatoire pour éduquer les enfants,évidemment, pour les instruire, mais aussi et surtout pour arracher les consciences à l’Église.Les républicains enseignèrent alors une vision de l’Histoire, disons partiale. Enfin, au moins, ils faisaient apprendre l’histoire de France aux enfants de notre pays.Pour les moeurs, ils se cantonnaient à une reprise des lois de l’Église sans le dogme chrétien. Depuis 68, la gauche pense que la révolution politique passe par la subversion de la morale traditionnelle,d’où son offensive sur les plus jeunes, les esprits malléables, afin de les conditionner. Et vous constaterez que son service de propagande est redoutablement efficace..."

Source

Mercredi, 27 janvier 2010

Quand, d'Art noble, les idéologues ont voulu transformer l'éducation en science fumeuse ...

« La pédagogie n’est autre chose que la réflexion appliquée aussi méthodiquement que possible aux choses de l’éducation. Comment donc est-il possible qu’il y ait un mode quelconque de l’activité humaine qui puisse se passer de réflexion ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de sphère de l’action où la science, la théorie, c’est à dire la réflexion ne vienne de plus en plus pénétrer la pratique et l’éclairer.
Pourquoi l’activité d’éducation ferait-elle exception ? » in Emile Durckheim, L’évolution pédagogique en France, 1938, reproduction du cours « Histoire de l’enseignement en France », dispensé à partir de1904-1905.

Jeudi, 14 janvier 2010

Le Mot du jour

"..En même temps que le maître transmet un savoir, il exprime une relation personnelle avec le savoir : c'est ce qu'on appelle la culture.."
Guy Coq philosophe

Lundi, 4 janvier 2010

Le mot du jour

« Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire.

Si oui, abstenez-vous de lui dire ;sinon, parlez hardiment : car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse, c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité ». 

                                     
Jules Ferry
Lettre aux instituteurs,

27 novembre 1883.

Mercredi, 30 décembre 2009

Le mot du Jour

" La fréquentation précoce des livres offre à l'enfant des modèles et des références [...] qui l'aident à comprendre le monde et à en surmonter les difficultés... Et puis, à force de fréquenter les fées, les ogres, les fantômes et les animaux qui parlent, il apprend à faire la différence entre le réel et l'imaginaire. Plus on est tôt imprégné de culture populaire et enfantine, plus on a d'épaisseur d'imaginaire, moins on sera perméable aux faux enchantements, que ce soit ceux des politiciens fascinants ou des gourous sectaires. Avoir la tête dans les étoiles à trois ans, c'est avoir les pieds sur terre à vingt ans".

Marie-Aude MURAIL

Lundi, 28 décembre 2009

Le mot du jour

Les enseignants selon Nicolas Sarkozy :

"Ils sont insupportables, infréquentables, haïssables."

"C'est bien simple. Quand je visite une école, je demande toujours à voir les femmes de ménage et les cantinières et je leur serre la main, car ce sont les seuls gens normaux de l’établissement."

(Cité par Le Canard Enchaîné)

Mercredi, 23 décembre 2009

Le Mot du jour

Il ne suffit pas d'avoir de l'esprit. Il faut en avoir assez pour s'abstenir d'en avoir trop.
André Maurois

Lundi, 21 décembre 2009

Le mot du jour

L'éducation développe les facultés, mais ne les crée pas.

Voltaire

Samedi, 19 décembre 2009

Le mot du jour


" La fréquentation précoce des livres offre à l'enfant des modèles et des références [...] qui l'aident à comprendre le monde et à en surmonter les difficultés... Et puis, à force de fréquenter les fées, les ogres, les fantômes et les animaux qui parlent, il apprend à faire la différence entre le réel et l'imaginaire. Plus on est tôt imprégné de culture populaire et enfantine, plus on a d'épaisseur d'imaginaire, moins on sera perméable aux faux enchantements, que ce soit ceux des politiciens fascinants ou des gourous sectaires. Avoir la tête dans les étoiles à trois ans, c'est avoir les pieds sur terre à vingt ans".

Marie-Aude MURAIL

Jeudi, 17 décembre 2009

Le mot du jour

«Une éducation générale et étatisée n'est qu'un appareil à façonner les gens pour qu'ils soient exactement semblables entre eux ; et le moule utilisé est celui qui plaît aux pouvoirs prépondérants dans le gouvernement, que ce soit un monarque, un clergé, une aristocratie, ou la majorité de la génération en cours, et dans la mesure où l'appareil est efficace et où il est réussi, il établit un despotisme sur les esprits qui, par une pente naturelle, conduit à un despotisme sur les corps. »
   John Stuart Mill :  De la liberté

Jeudi, 3 décembre 2009

Le mot du jour

Le monde est fait pour aboutir à un beau livre.

     [ Réponse à des enquêtes, Sur l'évolution littéraire ] , Stéphane Mallarmé

Mercredi, 2 décembre 2009

Le mot du jour

La lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées.

     [ Discours de la méthode (1637) ] , René Descartes

Jeudi, 26 novembre 2009

Le mot du jour

« Notre époque requiert une intense activité éducative et un engagement de la part de tous, afin que la recherche de la vérité, qui ne se réduit pas à l'ensemble ou à une seule des diverses opinions, soit promue dans chaque milieu et prévale sur toute tentative d'en relativiser les exigences ou de lui porter atteinte. »

[Compendium de doctrine sociale, n° 198]

Mardi, 24 novembre 2009

Le mot du jour

« Les parents qui mettent actuellement leurs enfants dans des écoles indépendantes font réaliser une économie à l'État. C'est en effet 8 000 euros que ceux qui scolarisent leur enfant dans des collèges indépendants font économiser chaque année au contribuable. Il serait naturel qu'on rende à ces familles une partie au moins de la somme qu'elles font économiser à la collectivité [...]. »

Extrait de l'article « Éducation : la fin d'un monopole », par Claude Fouquet, in Sociétal, numéro 59, premier trimestre 2008, p. 38.

Samedi, 21 novembre 2009

Le mot du Jour

"LE BIEN QUE NOUS POUVONS FAIRE ET QUE NOUS NE FAISONS PAS, PERSONNE NE LE FERA A NOTRE PLACE"
Elizabeth Montfort

Mercredi, 18 novembre 2009

Le mot du jour

« Ne furent jamais au monde deux opinions pédagogiques pareilles, non plus que deux poils de fesses ou deux grains de mil.  Leur plus universelle qualité, c’est la diversité, voire la confrontation des contraires.  En cette dernière réside l’ultime et plus certain instrument contre la tyrannie et les dogmes des dogmatiques dogmatisants»
Michel  de Montaigne


Mardi, 17 novembre 2009

Le Mot du jour

Quand j’étais enfant, j’ai appris à faire sans discuter les choses qui m’étaient commandées ; on m’a par là rendu un immense service. Mais vos fils, comme ils discutent tout ! Ils n’en ont jamais fini. Rien ne trouve grâce devant leurs yeux. Ils jugent de tout à la mesure de leur plaisir immédiat. Ne vous étonnez pas qu’ils n’aient ni obéissance, ni discipline, ni respect, ni sens du devoir. Et puis, vous les avez tellement comblés qu’ils ne désirent plus rien, et je n’ai rien vu de plus désolant que des jeunes sans désir. L’absence de désir est un étrange bonheur…”
 André Charlier

Lundi, 9 novembre 2009

Le mot du jour

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p>Tout ce que l'on fait on le fait pour les enfants. Et ce sont les enfants qui font tout faire.
 Tout ce que l'on fait.
Comme si ils nous prenaient par la main. Ainsi tout ce que l'on fait, tout ce que tout le monde fait on le fait pour la petite espérance.

Charles Péguy

Vendredi, 23 octobre 2009

Le mot du jour

... plus que toute autre création humaine, le livre est le fléau des dictatures.

     [ Une histoire de la lecture ], Alberto Manguel

Jeudi, 22 octobre 2009

Le mot du jour

Lire le soir endort les yeux et détend l'esprit, regarder la télévision le soir irrite les yeux et éteint l'esprit.

     [ Jets d'encre, 43 ], Paul Carvel

Mercredi, 21 octobre 2009

Le mot du jour

Si le sentiment religieux est une folie, parce que la preuve n'est pas à côté, l'amour est une folie, l'enthousiasme un délire, la sympathie une faiblesse, le dévouement un acte insensé.

     [ De la religion (1824), Préface ], Benjamin Constant

Lundi, 19 octobre 2009

Le mot du jour

J'aime ce qui me nourrit: le boire, le manger, les livres.

     Etienne de La Boétie

Mercredi, 14 octobre 2009

Le mot du jour

Le beau, c'est le vrai bien habillé

Honoré de Balzac

Mercredi, 7 octobre 2009

Le mot du jour

« La structure actuelle du système éducatif  considérée comme archaïque, est appelée à disparaître au profit de structures plus souples, largement soumises aux lois du marché aussi bien dans leurs débouchés que par leur fonctionnement interne.  l’institution scolaire proprement dite n’aura plus qu’à assurer la socialisation des jeunes et à leur inculquer, non plus essentiellement des savoirs,  mais des compétences devant garantir leur employabilité et leur adaptabilité »

Rapport 1998 de l'OCDE

Mardi, 6 octobre 2009

Le mot du jour

Demander à des professeurs non croyants de mettre en œuvre un projet catholique, ce n'est pas sincère» .

Anne  Coffinier - Le Figaro du 30/09

Le mot du jour

« Il ne faut pas que l’instituteur soit dans la commune le représentant du gouvernement ; il convient qu’il y soit le représentant de l’humanité ; ce n’est pas un président du Conseil, si considérable que soit un président du Conseil, ce n’est pas une majorité qu’il faut que l’instituteur dans la commune représente : il est le représentant-né de personnages moins transitoires, il est le seul et l’inestimable représentant des poètes et des artistes, des philosophes et des savants, des hommes qui ont fait et qui maintiennent l’humanité. Il doit assurer la représentation de la culture. C’est pour cela qu’il ne peut pas assumer la représentation de la politique, parce qu’il ne peut cumuler les deux représentations.

Mais pour cela, et nous devons avoir le courage de le répéter aux instituteurs, il est indispensable qu’ils se cultivent eux-mêmes ; il ne s’agit pas d’enseigner à tort et à travers ; il faut savoir ce que l’on enseigne, c’est-à-dire qu’il faut avoir commencé par s’enseigner soi-même ; les hommes les plus éminents ne cessent pas de se cultiver, ou plutôt les hommes les plus éminents sont ceux qui n’ont pas cessé, qui ne cessent pas de se cultiver, de travailler ; on n’a rien sans peine, et la vie est un perpétuel travail. Afin de s’assurer la clientèle des instituteurs, on leur a trop laissé croire que l’enseignement se conférait. L’enseignement ne se confère pas : il se travaille, et se communique. On les a inondés de catéchismes républicains, de bréviaires laïques, de formulaires. C’était avantageux pour les auteurs de ces volumes, et pour les maisons d’édition. Mais ce n’est pas en récitant des bréviaires qu’un homme se forme, c’est en lisant, en regardant, en écoutant. Qu’on lise Rabelais ou Calvin, Molière ou Montaigne, Racine ou Descartes, Pascal ou Corneille, Rousseau ou Voltaire, Vigny ou Lamartine, c’est en lisant qu’un homme se forme, et non pas en récitant des manuels. »

Charles Péguy, De Jean Coste (1902)

Lundi, 5 octobre 2009

Le mot du jour

« (...) quand une société ne peut pas enseigner, ce n'est point qu'elle manque accidentellement d'un appareil ou d'une industrie ; quand une société ne peut pas enseigner, c'est que cette société ne peut pas s'enseigner ; c'est qu'elle a honte, c'est qu'elle a peur de s'enseigner elle-même »

Charles Péguy, Pour la rentrée (1904)

Samedi, 3 octobre 2009

Le mot du jour

« Ce n'est pas du même qu'il faut prodiguer à l'élève. Le même il en aura toujours assez. C'est le lointain qu'il faut lui apprendre à aimer, le dissemblable, le non-coïncidant »

Renaud Camus, La dictature de la petite bourgeoisie

Vendredi, 2 octobre 2009

Le mot du jour

« Radicalisée à l’extrême, l’idéologie du "droit à la différence" risque de conduire, sur le plan culturel, à l’abolition de toute hiérarchie des valeurs et, sur le plan politique, à la disparition des projets collectifs, suspectés a priori d’être contraires à l’épanouissement de l’individu. Sur le plan scolaire, les dangers de cette position sont aujourd’hui manifestes : au-delà de la bonne volonté affichée, elle risque de perpétuer des inégalités sociales entre les enfants, de disqualifier les notions d’effort et d’apprentissage, d’enfermer les élèves dans ce qu’ils sont au lieu de les ouvrir à l’appropriation de ce qui n’est pas soi. »

Luc Ferry, Lettre à tous ceux qui aiment l’école 

Mercredi, 30 septembre 2009

Le mot du jour

Un enseignement pédagogique doit, en effet, se proposer, non
de communiquer au futur praticien un certain nombre de procédés
et de recettes, mais de leur donner une pleine conscience
de leur fonction.
Emile Durkheim

Mardi, 29 septembre 2009

Le mot du jour

On ne peut étudier que ce que l'on a d'abord rêvé
Bachelard

Lundi, 28 septembre 2009

Le mot du jour

« Pas un secret de toute manière, la manière dont on recrute les professeurs dans ce pays ! "Aurea mediocritas" + "conformisme" + "absence de culture" (les professeurs ne veulent pas d’élèves professeurs cultivés, ils veulent juste des élèves-professeurs : la culture est leur ennemi intime puisqu’on peut se la procurer sans eux) + "obédience politique au pouvoir en place" ou "piston familial" ou "absence d’opinion politique" pour cause de vocation de fonctionnaire juvénile. Au choix. »

Francis Moury, Contre Gilles Grelet, Théorie-rébellion. (publié sur Le Stalker)

Vendredi, 25 septembre 2009

Le mot du jour

« La présente "crise de l’Ecole" dont le grand public prend progressivement conscience, doit ainsi être comprise, avant tout, comme l’effet qui se prolonge d’une situation contradictoire. D’un côté, l’Ecole, parce qu’elle était la pièce centrale du dispositif "républicain" – c’est-à-dire d’une époque et d’un système où le marché auto-régulé n’était pas encore en mesure de plier à ses lois la totalité des choses – se trouve être un des derniers lieux officiels où subsistent – à côtés d’habitudes et de structures parfaitement absurdes – de véritables fragments d’esprit non-capitaliste et quelques possibilités réelles de transmettre du savoir ainsi qu’une partie des vertus sans lesquelles il ne peut y avoir de société décente. Mais de l’autre, sous la vague déferlante des réformes libérales-libertaires, l’institution tend mécaniquement à devenir l’ensemble intégré des différents obstacles matériels et moraux qu’un enseignant est obligé d’affronter, s’il a le malheur de s’obstiner, par une étrange perversion, à vouloir transmettre encore un peu de lumières et de civilité ; une telle contradiction, on l’imagine, ne peut définir qu’un très mauvais climat : et de fait, il devient chaque jour un peu plus irrespirable. »

Jean-Claude Michéa, L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes

Jeudi, 24 septembre 2009

Le mot du jour

«Il faut avoir beaucoup à dissimuler pour avoir quelque chose d’intéressant à montrer. Et si très peu de gens sont intéressants, aujourd’hui, quand ils se montrent par leurs écrits, c’est que l’on sent aussitôt qu’ils ont également très peu à cacher.»

Philippe Muray, Exorcismes Spirituels III

Mercredi, 23 septembre 2009

Le mot du jour

« Les Occidentaux, ça n’a pas de réalité. Personnellement, je ne souhaite pas être un occidental. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Moi, ça ne m’intéresse pas. Je veux pas être un blanc catholique. Je veux pas être avec Sarkozy. Donc je préfère être un noir athée. »

Jean-Luc Mélenchon

Mardi, 22 septembre 2009

Le mot du jour

« La véritable difficulté de l’éducation moderne tient au fait que, malgré tout le bavardage à la mode sur un nouveau conservatisme, il est aujourd’hui extrêmement difficile de s’en tenir à ce minimum de conservation et à cette attitude conservatrice sans laquelle l’éducation est tout simplement impossible. »

Annah Arendt, La crise de l’éducation, in La crise de la culture

Le mot du jour

"Nous devons dépasser le fétichisme de l'alphabet, de la table de multiplication, de la grammaire des gammes, du livre, et nous devons nous dire que nos ancêtres étaient, il y a quelques générations illettrés... Que Cornélie, Ophélie, Béatrice et même la bienheureuse Mère de Notre-Seigneur ne savaient ni lire ni écrire".

G.S. Hall
, fondateur de la psychologie scientifique aux USA,
inspirateur de Dewey et de la pédagogie de projet, déclare en 1890 dans "Children's lies"

Samedi, 19 septembre 2009

Le mot du jour

"Ici, comme partout, il faut se demander quel type de culture leur est proposé, quels exemples et modèles leur sont proposés, et évaluer s'ils sont à même de les encourager à suivre les voies de l'Évangile et de la liberté authentique. "

Benoît XVI - Angélus du 19 juillet 2009

Jeudi, 17 septembre 2009

Le mot du jour

"..Avoir en commun des devoirs réciproques mobilise beaucoup plus que la seule revendication de droits..."

Benoit XVI - Caritas in Veritate

Mercredi, 16 septembre 2009

Le mot du jour

Le silence est l’interprète le plus éloquent de la joie.
William Shakespeare

Le mot du jour

L’écran, qui envahit tout, est lui-même envahi par une nouvelle caste dominante qui se croit libérée des préjugés bourgeois alors qu’elle s’est affranchie de tout scrupule, caste dont les goûts, la langue, la connivence régressive, l’hilarité perpétuelle, l’obscénité tranquille et le barbotement dans la bassesse témoignent d’un mépris souverain pour l’expérience des belles choses que les professeurs ont la charge de transmettre.

Alain Finkielkraut, Libération, 26 janvier 2008

Jeudi, 3 septembre 2009

Le Mot du jour

« Deux mille ans de culpabilité chrétienne relayée par les droits de l'homme se sont réinvestis, au nom de la défense des individus, dans la mise en accusation et la disqualification radicale de la France. Et l'école publique s'est engouffrée dans la brèche avec d'autant plus d'ardeur qu'à la faveur du multiculturalisme elle a trouvé dans cette repentance et ce masochisme national une nouvelle mission. Après avoir été le vaisseau pilote de l'humanité, la France est devenue ainsi l'avant-garde de la mauvaise conscience universelle. Lourde rançon. Singulier privilège.»

Pierre Nora

Dimanche, 28 juin 2009

Dans quelques années ...

« Dans quelques années quand la plupart des écoles nécessaires auront été construites demain, quand les maîtres seront payés par l'Etat, quand le souvenir des sacrifices consentis par les communes et des droits que ces sacrifices leur conféraient aura disparu, que verrons-nous ? Je le crains : insouciance des communes et arrogante tutelle de l'Etat. A l'avenir, les programmes seront discutés bien loin des familles, tout contrôle leur échappera et, même, jusqu'à la pensée d'en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement un enseignement qu'il n'aura pas préparé.
Lorsque la commune aura pourvu à toutes ces obligations envers l'Etat, lorsqu'elle aura créé le nombre d'écoles publiques exigé par celui-ci, qu'elle ait encore le droit, à ses frais et sans sortir de la laïcité, d'instituer des écoles d'expériences ou des programmes nouveaux, que des méthodes nouvelles puissent être essayées, ou des doctrines plus hardies puissent se produire ». Il lance : « Laissez au contraire à quelques municipalités la gestion de quelques écoles indépendantes, et les municipalités mettront, tous les jours, les familles en face de l'éducation ! »
Jean Jaurès, 21 octobre 1886

Dimanche, 21 juin 2009

Le mot du Jour

Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'Etat te le demande.

 Albert Einstein

Mercredi, 17 juin 2009

Le mot du jour

"On a beaucoup trop voulu, je crois, distraire les enfants et les amuser, sans se soucier de leur véritable formation."

Jacqueline de Romilly

Mercredi, 13 mai 2009

Le mot du jour

"Prévoyant le déclin de la grammaire et le règne de la langue parlée dans l'Amérique du XXème siècle, [GS Hall] annonça aussi que la grammaire, la rhétorique et la syntaxe seraient remplacés par "les arts du langage" plus démocratiques et l'expression orale en public. D'après lui, la langue n'aurait jamais dû faire l'objet d'un enseignement formel. L'enfant devait être invité à parler, dire ses sentiments, quels qu'ils soient, de préférence avec toute la spontanéité et la fraîcheur de son langage à lui. "

Daniel Boorstin , dans Histoire des Américains - Collection Bouquins

Lundi, 4 mai 2009

Le mot du Jour

Le goût est le bon sens du génie.


François-René de Chateaubriand

Samedi, 25 avril 2009

Le mot du jour

"Dans la fièvre égalitariste, « l’école du respect » en arrive parfois

à s’opposer au respect de l’Ecole."

Jean Gabard

Mardi, 31 mars 2009

Le mot du jour

La plume est la langue de l'âme.
Miguel de Cervantès

Lundi, 30 mars 2009

Le mot du jour

C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore.
Anatole France

Vendredi, 13 mars 2009

Le mot du jour

""Il me semble que ce sont nous, les responsables : nous ne pouvons pas faire reposer sur les seules épaules des enseignants l'éducation de nos enfants. Si nous tenons à notre liberté, nous devons la construire avec eux, sinon nous serons livrés aux chantres du tout-sécuritaire : et la sécurité, ce n'est pas la liberté..."

Isabelle Adjani

Mardi, 10 mars 2009

Le mot du jour

La connaissance est toujours un butin.
Maxime Gorki

CANADA : LA LIBERTÉ RELIGIEUSE MENACÉE

extrait du discours du cardinal Ouallet

"Dans le cadre du débat sur les accommodements raisonnables, on ne peut ignorer le changement radical que l’État québécois vient d’introduire concernant la place de la religion à l’école. Ce changement est pour beaucoup dans le désarroi et la colère de beaucoup de parents qui se voient privés de leurs droits acquis au nom d’une 4

ultime réforme et modernisation du système scolaire québécois. Sans tenir compte de la primauté du droit des parents et de leur volonté clairement exprimée de maintenir la liberté de choix entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral, l’État supprime tout enseignement confessionnel et impose un cours d’éthique et de culture religieuse dans les écoles tant publiques que privées et ce, sans possibilité d’exemption. Aucune nation européenne n’a jamais adopté une orientation aussi radicale qui bouleverse les convictions et la liberté religieuse des citoyens. D’où le malaise profond de beaucoup de familles, doublé d’un sentiment d’impuissance face à un État tout-puissant qui ne craint plus l’influence de l’Église et qui peut donc imposer sa loi sans contrainte majeure. Le plus scandaleux est le sort réservé aux écoles privées catholiques qui se voient contraintes par le jeu des subventions gouvernementales, à écarter leur propre enseignement confessionnel au profit du cours d’État imposé tout azimuts comme dans les pays totalitaires.

L’opération de recadrage de la formation éthique et religieuse du citoyen au moyen de ce cours obligatoire va-t-il réussir à sauver un minimum de points de repère pour assurer un vivre ensemble harmonieux ? J’en doute et je suis même convaincu du contraire, car cette opération se fait au dépens de la liberté religieuse du citoyen, surtout celle de la majorité catholique. De plus elle est fondée exclusivement sur une « connaissance » des croyances et des rites de six ou sept religions. Je doute que des enseignants fort peu préparés à relever ce défi puissent enseigner en toute neutralité et de façon critique des notions qu’ils comprendront encore moins que leur propre religion. Il faut beaucoup de naïveté pour croire à ce miracle d’enseignement culturel des religions qui va fabriquer un nouveau petit québécois pluraliste expert en relations interreligieuses et critique envers tout credo même celui de ses propres parents. Le moins qu’on puisse dire est que le vide spirituel sera loin d’être atténué et que s’instaurera une dictature du relativisme tout à fait contraire à la liberté religieuse dont doivent jouir les familles dans le choix d’un enseignement religieux conforme à leurs convictions."

Dimanche, 8 mars 2009

Le mot du jour

« Je voulais indiquer aux jeunes gens d’aujourd’hui qu’on les trompe, que la vie n’est pas un dilemme et qu’entre les deux idéologies contraires entre lesquels on les somme d’opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties et les platitudes de la « politique », et que c’est pour la vie qu’ils doivent opter, malgré l’attirance du suicide, individuel ou collectif, et de sa foudroyante logique scientifique. Il n’y a pas d’autres choix possibles. Vivre ! »

 

Blaise Cendrars

Lundi, 16 février 2009

Le mot du jour

"Il y a un âge où le bruit plaît plus que la musique, et l'acidité des fruits verts plus que la saveur des fruits mûrs."

     Louis Veuillot

Dimanche, 8 février 2009

Le mot du jour

"A la Grèce, nous devons surtout notre raison logique.
A Rome, nos maximes de droit et de gouvernement.
Mais à l'Evangile nous devons notre idée même de l'homme.
Si nous renions l'Evangile, nous sommes perdus."

Maréchal J. de Lattre de Tassigny

Dimanche, 1 février 2009

Le mot du jour

Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées.
André Gide

Mercredi, 14 janvier 2009

Le mot du jour

Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes

de son discours, à échanger les concepts, à écouter

l'autre, c'est être capable de dialoguer, c'est le seul moyen d'endiguer

la violence effrayante qui monte autour de nous.

La parole est le rempart contre la bestialité.

Jacqueline de Romilly

Jeudi, 8 janvier 2009

Le mot du jour

" L'école, si elle n'est pas un temple, devient une tanière. "

Pie XI

Lundi, 29 décembre 2008

Le mot du jour

Je suis frappé depuis quelques années par l'opération

de médicalisation systématique dont sont l'objet tous ceux qui ne pensent pas dans la juste ligne : on les taxe de phobie.

Philippe Muray, Exorcisme spirituels III

Lundi, 22 décembre 2008

Le mot du jour

À tout cela s'ajoutent encore les petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n'ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s'occupent d'eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s'opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s'abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques.

Et le résultat de tous ces abus accumulés, tu le conçois, c'est qu'ils rendent l'âme des citoyens si délicate qu'à l'approche de la moindre apparence de servitude, ils s'irritent et ne peuvent le supporter. Et tu sais bien qu'au bout du compte, ils n'ont plus cure des lois écrites ou non écrites afin de n'avoir jamais nulle part à supporter de maître.

Platon, République, VIII, 562b-563e (extraits)

Mercredi, 17 décembre 2008

Le mot du jour

« Les jeunes sont ma préoccupation majeure. Certains d’entre eux peinent à trouver une orientation qui leur convienne ou souffrent d’une perte de repères dans leur vie familiale. D’autres encore expérimentent les limites d’un communautarisme religieux. Parfois marginalisés et souvent abandonnés à eux-mêmes, ils sont fragiles et ils doivent affronter seuls une réalité qui les dépasse. Il est donc nécessaire de leur offrir un bon cadre éducatif et de les encourager à respecter et à aider les autres, afin qu’ils arrivent sereinement à l'âge responsable. L'Église peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. » 


BENOIT XVI, palais de l'Elysée, 12 septembre 2008

Lundi, 15 décembre 2008

Le mot du jour

La relation maître-élève existait depuis l'antiquité...L'idée que nous aurions plus à apprendre des jeunes qu'à leur enseigner pulvérise la relation éducative de base. Or cette relation est constitutive de la civilisation ...L'idéologie de l' "enfant-roi" mine les fondements de la société...

Les jeunes de la rue ont besoin d'adultes à imiter. Ils ont besoin de maîtres...Quand ils n'en trouvent pas les adolescents constituent, au mieux, des bandes de loubards (ceux-là au moins ont de la vitalité); au pire, des pseudo-bandes tout auss i infantiles, affaissées et déprimées des "Loft Story".

Jean Claude Barreau, Bandes à part , Plon, 2003

Lundi, 8 décembre 2008

Le mot du jour

Je me demande ce qui a bien pu se passer à un moment donné, quelle espèce de maléfice a pu frapper notre génération pour que, soudainement, on ait commencé à regarder les jeunes comme les messagers de je ne sais quelle vérité absolue. Les jeunes...les jeunes...les jeunes...On eût dit qu'ils venaient d'arriver dans leurs vaisseaux spatiaux.Ce qui s'est passé entre 50 et 70 est fascinant et terrible, quand les générations qui savaient ont cédé le pouvoir à ceux qui venaient juste de quitter leurs jeux d'enfants. Seul un délire collectif peut nous faire considérer comme des maîtres dépositaires de toutes les vérités des garçons de quize ans.

Federico Fellini , Fellini par Fellini, éditions Calmann-Lévy

Samedi, 6 décembre 2008

Le mot du jour

Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.
Confucius

Jeudi, 4 décembre 2008

Le mot du jour

Nous ne méprisons pas les humanités passées, nous n'avons ni cet orgueil, ni cette vanité, ni cette insolence, ni cette imbécilité, cette faiblesse.

Charles Péguy  De la raison (1901)

Lundi, 1 décembre 2008

Le mot du jour

...quand une société ne peut pas enseigner, ce n'est point qu'elle manque accidentellement d'un appareil ou d'une industrie ; quand une société ne peut pas enseigner, c'est que cette société ne peut pas s'enseigner ; c'est qu'elle a honte, c'est qu'elle a peur de s'enseigner elle-même ; pour toute humanité, enseigner, au fond, c'est s'enseigner...

Charles Péguy, Pour la rentrée (1904)

Dimanche, 30 novembre 2008

Le mot du jour

Article "Imitation"

Il n'y a qu'une méthode pour inventer, qui est d'imiter. Il n'y a qu'une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée. (LIV)

Alain - Propos sur l'éducation

Samedi, 29 novembre 2008

Le mot du jour

L'autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut signifier qu'une chose - que les adultes refusent d'assu mer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants.

Hannah Arendt

Jeudi, 27 novembre 2008

Le mot du jour

La culture c'est le choix de l'anachronisme, c'est décider que la visée suprême de l'humain ce n'est pas de vivre avec son temps.

Alain Finkielkraut 'Répliques' 14 décembre 2002 France-culture

Mercredi, 26 novembre 2008

Le mot du jour


À méditer après les velléités censoriales de la Halde contre les poèmes de Ronsard :

- «Le plus effrayant dans le totalitarisme n’est pas qu’il commette des “atrocités”, mais qu’il détruise la notion même de vérité objective : il prétend contrôler le passé aussi bien que l’avenir.» George Orwell

Orwell qui disait tout aussi lumineusement : «La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit.» (1984)

Source : Ecole de la culture

Mardi, 25 novembre 2008

Le mot

Connaître et aimer : Ces deux perfections  sont deux puissances de l'âme… Ce sont comme deux bras par lesquels elle embrasse tout ce qui est en cet univers, par une capacité immense et infinie…

Berulle

Vendredi, 21 novembre 2008

Le mot du jour

« La véritable difficulté de l’éducation moderne tient au fait que, malgré tout le bavardage à la mode sur un nouveau conservatisme, il est aujourd’hui extrêmement difficile de s’en tenir à ce minimum de conservation et à cette attitude conservatrice sans laquelle l’éducation est tout simplement impossible. »

Annah Arendt, La crise de l’éducation, in La crise de la culture

Mardi, 18 novembre 2008

Le mot

Une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas; qui ne s’estime pas; et tel est précisément les cas de la société moderne. .

Charles Péguy

Vendredi, 14 novembre 2008

Le mot du jour

« J’applique aujourd’hui des méthodes pédagogiques auxquelles j’ai longuement réfléchi, qui sont aussi précisément celles que l’IUFM voue aux gémonies, mais je vois mes élèves apprendre et en être fiers. »

Extrait du « Journal d'une institutrice clandestine »
Rachel Boutonnet
Editions Ramsay
Août 2003

Jeudi, 13 novembre 2008

Le mot du jour

" La transformation de l'instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes"

Mussolini

Dimanche, 9 novembre 2008

Le mot du jour

"la réforme des IUFM et de l’encadrement pédagogique (les IA-IPR en particulier) ne peut plus être différée. On fait dans les IUFM de la formation professionnelle sans professionnels. Car la transformation des anciennes écoles normales en IUFM a fait prospérer les théoriciens de la scolastique ou de la didactique et les socio-linguistes qui connaissent mieux Saussure que les enfants de 6 ans. Ici encore, il faut mettre un terme à l’idéologie au profit des pratiques efficaces."

Xavier Darcos,

ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'OCDE,
ancien ministre

Convention Education : le devoir de réussite
Mercredi 22 février 2006
Maison de la Chimie - Paris