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L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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Tag - Liberté religieuse

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vendredi, 31 octobre 2008

L'aumônerie de l'enseignement public en France : état des lieux

La loi du 9 décembre 1905 prévoit une dérogation légale à l’interdiction du financement public des cultes au profit des aumôneries scolaires, à l’instar des services publics pénitentiaire et hospitalier. Mais la spécificité des relations entre l’École et l’expression des croyances religieuses a, dès l’origine, imprimé une particularité à l’assistance spirituelle dans les établissements publics d’enseignement, conférant au système français une situation originale. Cet état des lieux de l’aumônerie de l’enseignement public en droit français mettra en évidence la façon dont, aujourd'hui, l’État, qui organise un enseignement laïque, doit, d’un autre côté, accueillir le souhait des parents de donner à leurs enfants une instruction religieuse.

Annonce

 La loi du 9 décembre 1905 prévoit une dérogation légale à l’interdiction du financement public des cultes au profit des aumôneries scolaires, à l’instar des services publics pénitentiaire et hospitalier. Mais la spécificité des relations entre l’École et l’expression des croyances religieuses a, dès l’origine, imprimé une particularité à l’assistance spirituelle dans les établissements publics d’enseignement, conférant au système français une situation originale.

La présentation du statut de l’aumônerie de l’enseignement public en droit français mettra en évidence la façon dont l’État, qui organise un enseignement laïque, doit, d’un autre côté, accueillir le souhait des parents de donner à leurs enfants une instruction religieuse. Les textes récents sont cependant rares et la jurisprudence quasi inexistante en la matière. Un état des lieux de l’aumônerie scolaire en France implique par conséquent une analyse des réponses apportées par les autorités administratives aux demandes des institutions religieuses et d’apprécier dans quelle mesure cette absence de contentieux reflète un modus vivendi satisfaisant pour les parties.

Dans une logique de neutralité, les textes s’appliquent théoriquement à l’ensemble des cultes. La très grande majorité des aumôneries est cependant catholique et, au-delà de leur organisation nationale, connaît une intéressante diversité. Parallèlement, on observe un regain d’intérêt pour ce type d’activité auprès du culte protestant.

jeudi, 19 juin 2008

Espagne : Le Cardinal Primat justifie la résistance des familles contre les nouveaux programmes.

Extrait :

« Il s’agit d’une question très importante, face à laquelle il faut agir avec lucidité, vérité, responsabilité et liberté, conformément aux devoirs et aux droits qu’ont les parents en matière d’éducation : des devoirs et des droits fondamentaux et inviolables, qui doivent être entièrement satisfaits et dont l’exercice, protégé par la Constitution espagnole, doit être garanti ». C’est ce qu’affirme l’Archevêque de Tolède, le Card. Antonio Cañizares Llovera, au sujet de l’introduction obligatoire de la matière « Éducation pour la citoyenneté » à partir de la rentrée prochaine dans la Communauté de Castiglia-La Mancha.

Selon le Cardinal, cette matière « de fait impose obligatoirement à tous les élèves et dans toutes les écoles – dans ses objectifs, ses contenus, ses compétences et ses valeurs -, une formation morale non choisie par les parents » et même en contradiction ouverte avec la formation religieuse qu’ont choisi beaucoup de parents. A ce propos il rappelle que « l’autorité publique ne peut imposer aucune morale à tous : ni une que l’on suppose majoritaire, ni celle catholique, ni aucune autre » puisque « ce serait léser les droits des parents et de l’école librement choisie par eux, selon leurs convictions ».

C’est pourquoi le Cardinal Cañizares et son évêque auxiliaire, dans leur responsabilité d’évêques du diocèse, soutiennent et encouragent les parents et les centres éducatifs à agir de façon autonome selon leurs droits et leurs devoirs, et prennent leur défense : « vous parents vous ferez très bien de défendre par tous les moyens légitimes à votre portée, votre droit exclusif à déterminer l’éducation que vous désirez pour vos enfants ». Aux centres catholiques d’enseignement ils rappellent que « si vous admettiez dans votre programme les contenus prévus par les Décrets Royaux, vous entreriez en contradiction avec votre caractère, modelé par la morale catholique ». Les centres publics, à leur tour, « en devant transmettre cette matière, perdraient leur neutralité idéologique obligatoire, imposant aux élèves une formation morale non choisie librement par les parents ».

« Cette matière – affirme encore le Cardinal Cañizares - c’est-à-dire l’éducation nécessaire des enfants et des jeunes pour vivre comme citoyens de l’Espagne et du monde, ne devrait jamais être l’objet d’affrontements et de divisions ; si c’est le cas, c’est le signe que quelque chose ne va pas, ou que ce n’est pas bien fait ». Par conséquent « n’ayez pas peur ! Vous ne demandez rien qui ne vous revienne pas. Vous savez très bien que, comme évêques, nous nous sentons très proches de vous et que nous vous soutenons ».

Texte intégral de la lettre

mercredi, 18 juin 2008

GB: recours d'une ado pour pouvoir porter un bracelet sikh à l'école

La Haute cour de Londres a débuté mardi l'examen du recours d'une adolescente britannique de 14 ans s'estimant victime de discrimination après avoir été expulsée de son école car elle portait un bracelet symbolisant sa religion sikhe.

Source

vendredi, 30 mai 2008

Privé : Symboles religieux et laicité

Dans une grande ville du nord de la France, Christine croise sur un parking une religieuse en tenue, donc visible et reconnaissable. Elle raconte. « C’est si rare de rencontrer des prêtres ou des religieuses en habit que je n’ai pas hésiter à lui lancer un “bonjour ma sœur”, ce qui a provoqué une discussion sympathique. Dans la conversation, la religieuse m’apprend qu’elle est enseignante dans un lycée technique privé, mais qu’elle elle sera priée de retirer sa tenue religieuse et son voile la semaine ou des élèves vont venir bientôt "passer" les épreuves du Bac dans son établissement. »

NDLR : L'établissement privé fait ici preuve d'un rare zèle car selon les textes oficiels, la loi sur les symboles religieux ne s'applique pas pour les centres d'examen :
"Les signes religieux : La loi sur les signes religieux ne s'applique pas dans le cadre des examens. Il est néammoins nécessaire de procéder à la vérification d'identité obligatoire. Cette vérification se fera dans un endroit discret. En cas de refus de la candidate, notez ce refus au procès verbal et laissez la candidate composer. Le jury prendra une décision." Bac Info : documents émis par le SIEC

Source

mercredi, 14 mai 2008

Ecole publique en Espagne : Les musulmans espagnols réclament des cours d'islam

S'appuyant sur une loi de 1992 qui garantit une certaine égalité de traitement entre les différentes religions, des parents d'élèves demandent pour leurs enfants un enseignement en rapport avec leur confession.

Au collège Emilio Pardo Bazan en plein cœur du quartier populaire madrilène de Lavapies, l'enseignement catholique n'est suivi que par une petite poignée d'élèves. Dans cet établissement public espagnol, plus de la moitié des enfants (de 3 ans à 12 ans) sont issus de l'immigration. La plupart ne sont pas de confession chrétienne, mais musulmane. Quelques-uns sont bouddhistes, d'autres hindouistes. À l'heure où le cours de religion chrétienne commence, ils sont nombreux à rester chahuter dehors. D'autres se dirigent vers le cours d'instruction civique à défaut de pouvoir suivre un cours d'islam ou de bouddhisme. Pourtant dans cette école publique, une dizaine de parents, la grande majorité originaire du Maroc, ont présenté une demande officielle pour obtenir un professeur d'islam. «Face au silence des autorités espagnoles, nous allons désormais déposer une plainte devant le tribunal, car c'est une violation de nos droits et une claire discrimination que de priver nos enfants de cours d'islam alors que l'on compte plus de vingt élèves pour former une classe» , s'insurge Fatima, mère de deux enfants, qui réclame depuis trois ans un professeur d'islam.

Selon la Constitution espagnole et la loi sur les libertés religieuses, tous les élèves doivent pouvoir suivre les cours sur l'histoire et la culture de la religion de leur choix dans l'enseignement public. L'État s'engage à rémunérer les professeurs nommés antérieurement par les hiérarchies religieuses inscrites au registre du ministère de la Justice. Or, même si le «national catholicisme» a disparu avec la mort de Franco en 1975, l'Église catholique reste, avec quelque 30 000 professeurs de catholicisme, la mieux lotie des 12 religions officielles.

Source : Le Figaro

samedi, 12 avril 2008

Liberté religieuse : En Europe, l'état doit respecter les convictions des familles

Le 2 avril, se tenait  à Strasbourg, au Conseil de l'Europe, la RENCONTRE 2008 SUR LA DIMENSION RELIGIEUSE DU DIALOGUE INTERCULTUREL sur le thème :

« L’enseignement des faits religieux et relatifs aux convictions — Outil de connaissance des faits religieux et relatifs aux convictions au sein de l’éducation ; contribution à l’éducation à la citoyenneté démocratique, aux droits de l’homme et au dialogue interculturel »

RÉSUMÉ

    Il ressort de la jurisprudence de la Cour que les États sont libres d’organiser l’enseignement scolaire comme ils l’entendent mais seulement à condition que les convictions religieuses et philosophiques des parents soient respectées : soit en garantissant le pluralisme et l’objectivité de l’enseignement, soit en prévoyant pour les enfants la possibilité d’une dispense totale de l’enseignement en question.

Le doucment

Les écoles indépendantes au JT de TF1

     Au delà des limites administratives et formelles, l'éducation chrétienne regroupe différentes sensibilités et voit apparaître depuis quelques années un phénomène nouveau et croissant : l'ouverture d'écoles hors contrat.

    Signe d'une "impatience" de certaines familles face aux difficultés de l'Education Nationale à se réformer et peut être aussi de l'Enseignement Catholique à revaloriser son caractère propre. Un phénomène suffisamment conséquent pour intéresser les médias.

mercredi, 26 mars 2008

Berlin s’engage sur la voie de l’enseignement de l’islam à l’école

L’Allemagne vient d’adresser un signe important à ses 3,3 millions de musulmans, dont une majorité (1,8 million) est issue de l’immigration turque. Elle veut introduire à l’école des cours d’islam en allemand. La mesure a été annoncée le 13 mars par la trentaine de représentants de l’Etat et des organisations religieuses, membres de la Conférence allemande de l’islam.

Les écoliers allemands bénéficient en effet de cours de protestantisme, de catholicisme, d’orthodoxie et de judaïsme. 

Autre condition à remplir pour devenir une matière scolaire : un interlocuteur unique. L’islam n’en a pas. Le KRM, Conseil de coordination des musulmans,  créé l’an dernier à cet effet, ne fait pas encore l’unanimité. Il représenterait à peine un musulman allemand sur dix, selon l’Institut d’information sur les religions (Remid).