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L'actualité de l'école dans une perspective chrétienne

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Tag - Liberté scolaire

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dimanche, 16 novembre 2008

France : Bilan sur l'école à la maison selon le Monde Diplomatique

Violences scolaires, inefficacité du système d’éducation nationale, risques de « contamination culturelle » dans les cours de récréation : ces thématiques ont depuis longtemps franchi l’Atlantique. Et, avec elles, la tentation de l’école à domicile. En 2000, le ministère de l’éducation nationale recensait quelque mille enfants instruits par leurs parents. En 2006, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) en dénombrait plus de deux mille huit cents. A présent, on compterait cinq mille enfants en âge d’être scolarisés mais dont les parents ont choisi l’instruction à domicile.

Le fait que l’école n’est pas obligatoire en France demeure méconnu. L’instruction seule est un devoir, mais elle « peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix », comme l’indique le code de l’éducation (art. L.131-2).

Les adeptes de cette dernière méthode sont toutefois obligés de se déclarer aux autorités en début d’année et de se conformer au contrôle annuel des inspecteurs de l’éducation nationale. Ils ne bénéficient pas de l’allocation de rentrée scolaire, au grand dam des défenseurs de ce système, qui revendiquent une égalité de traitement avec les familles choisissant les établissements publics ou privés.

Trois associations se partagent le terrain de l’éducation à domicile dans l’Hexagone. La plus ancienne, Les Enfants d’abord, regroupe quatre cent cinquante familles et célèbre cette année ses vingt ans d’existence. « La législation ayant tendance à se corser, il est difficile de dire que la communauté française d’éducation à domicile va continuer à s’accroître », explique MmeMarianne Dethier, membre du bureau de l’association. Elle-même a éduqué ses deux bambins pour, explique-t-elle, « pouvoir mener une vie itinérante ».

Contrairement aux Etats-Unis, le facteur religieux ne constitue pas en France un élément déterminant. « La plupart des parents retirent leurs enfants de l’école parce qu’ils jugent que cette institution ne respecte plus les rythmes des élèves. Beaucoup sentent qu’ils peuvent faire mieux que l’école. D’autres invoquent des motivations philosophiques ou liées à la violence de l’école », explique Mme Sylvie Humeau. Regrettant d’être « systématiquement taxée de sectarisme », cette militante de l’association Libres d’apprendre et d’instruire autrement se réfère à des théories pédagogiques alternatives. Celle, par exemple, de Maria Montessori (1870-1952), médecin italienne qui développa un système pédagogique fondé sur l’autodétermination et la curiosité naturelle de l’enfant. « Nous cherchons à redonner du sens à l’instruction et refusons le modèle de l’apprentissage pour l’apprentissage », revendique Mme Humeau.

Source

mardi, 11 novembre 2008

Le bonheur dans la maison.

Lorsque l'on me demande les raisons de notre choix d'instruire nos enfants à la maison, je suis tentée de citer de multiples arguments, parmi lesquels notre désir profond d'être responsable de l'éducation de nos enfants, notre souci de leur transmettre des valeurs qui nous sont chères comme le respect des autres, la tolérance et la compassion. Je peux également ajouter la possibilité qui nous est ainsi offerte d'adapter les programmes à chacune de nos filles, de suivre leur rythme et de respecter leur individualité. Je poursuis en démontrant l'efficacité de l'instruction parentale qui permet de libérer de nombreuses heures pour des activités sportives, culturelles et artistiques, ou bien encore pour jouer et rêver. Je n'oublie pas de mentionner notre méfiance face à une socialisation précoce et intense. Mais au-delà de ces convictions, le sentiment que j'essaye d'exprimer est le bonheur que nous éprouvons à être avec nos enfants. Nous regardons grandir nos filles avec étonnement et émerveillement, leur sérénité provoque notre attendrissement et notre joie. Nous voulons profiter au maximum de ces moments privilégiés. La récompense est de regarder nos deux filles complices dans leurs jeux et dans leur relation avec nous. L'un des grands avantages de l'instruction parentale est de renforcer l'unité familiale. Elle oblige à avoir des liens profonds et harmonieux avec ses enfants. Notre maison, c'est l'endroit où se construit chaque jour notre famille. La maison, c'est un refuge où nous voulons que nos filles s'épanouissent et apprennent à aimer la vie. Oui, décidément, le bonheur est à la maison.

N. (maman de deux filles de 11 et 7 ans)

lundi, 10 novembre 2008

Arabie Saoudite : Les écoles privées et la crise

La plupart des écoles privées d’Arabie Saoudite ont décidé de subitement élever le montant de l’inscription scolaire (de plus de 25% en moyenne). Devant la consternation de nombreux parents d’élèves- qui ont découvert les nouveaux tarifs le jour de la réinscription de leur enfant- la plupart des écoles ont justifié leur politique par la hausse générale des prix liée à la crise économique mondiale. Le propriétaire d’une école privée n’a pas hésité, selon Arab News, à comparer les établissements scolaires privés à des entreprises commerciales "qui doivent être bénéficiaires ou bien fermer leurs portes".
Arab News, www.arabnews.com, 20 octobre 2008

dimanche, 9 novembre 2008

Royaume-Uni : Une dérive idéologique de la mission des écoles qui ferait plaisir à la HALDE

Les directeurs des plus grandes écoles privées de Grande-Bretagne, comme la Manchester Grammar, St Paul’s ou Rugby accusent dans un essai [ "The Head Speaks" ], le gouvernement travailliste d’avoir peu à peu transformé les enseignants "en des travailleurs sociaux". A leur sens, les enseignants doivent désormais consacrer trop de temps en classe à la sensibilisation des élèves aux problèmes de grossesses, de drogues ou d’obésité. Pour ces directeurs, cette politique se fait au détriment des matières purement scolaires et change la mission première de l’école pour la rapprocher de celle des médecins, des travailleurs sociaux et de la police.
The Daily Telegraph, www.telegraph.co.uk, 29 septembre 2008


Doit-on abolir la mixité à l’école?

Les garçons et les filles ont un rapport très différent à l’école et cela se traduit dans nombre d’enquêtes. Ainsi, si on analyse les résultats scolaires et les performances des élèves, Pisa 2006 démontre que les garçons se débrouillent bien en maths alors que les filles leur dament le pion en français et plus particulièrement en lecture. Et au rayon des sciences dures, elles sont de plus en plus nombreuses à entreprendre des études de chimie, biologie, etc. Ajoutons encore que les filles sont, de manière générale, plus nombreuses à entreprendre des études supérieures (elles représentent 53,2% de la population universitaire francophone de Belgique) et que près de 56% des filles terminent leurs études “à l’heure” (sans rater une année) contre 44% des garçons, et voilà comment la mixité scolaire est remise en question1.

Séparer les filles et les garcons… pour laisser les premières s’épanouir et suivre davantage les seconds? La question suscite un véritable engouement aux Etats-Unis où, depuis 2002, le nombre d’écoles publiques ne mélangeant pas les deux sexes serait passé de 11 à 440, selon la Nasspe, une association qui milite en faveur de la non-mixité.

Un point de vue que partage  le Français Michel Fize, sociologue et chercheur au CNRS. Dans son livre “Pièges de la mixité scolaire“, il rappelle que la mixité a été imposée, dans l’enseignement, en 1975… davantage à cause d’un manque de places dans les écoles que pour des motifs pédagogiques. La mixité? Un simple outil pédagogique servant l’égalité des chances… mais comme tout outil, il n’est pas toujours adapté ni toujours bien utilisé. Et Michel Fize de servir deux arguments en faveur de la séparation des sexes. D’abord, le décalage de la puberté entre les filles et les garçons. Les filles de 12 ans, par exemple, sont plus matures que les garçons du même âge et souffrent parfois de devoir subir ces “gamins” toute la journée. Ensuite, la présence des filles perturberait les garçons, et vice versa. Ces deux observations suffisent-elles à instaurer la non-mixité à l’école? 

Léonard Sax, président de la Nasspe est d’avis que tous les parents devraient avoir le choix de mettre leurs enfants dans une école mixte ou pas. Et au vu des résultats impressionnants des écoles 100% filles et 100% garçons (soumis à un test de compréhension, 37% des garçons de la Woodwart Avenue Elementary, étudiant avec des filles, l’ont réussi. Une fois séparés de ces demoiselles, 86% des garçons réussirent le même test), il y a fort à parier que la mode traversera bientôt l’Atlantique pour venir chez nous.

  1. Source : Le Vif - 4.09.08 []

samedi, 8 novembre 2008

Discrimination du Privé : le non conventionnement des cantines

Dans les charges échouant aux familles usant de leur droit à la liberté scolaire en inscrivant leur enfant dans le privé, ce qui coince, ce n’est pas tant le coût de la scolarité - 300 euros dans le primaire - que celui de la restauration et du transport scolaire. Explication avancée : contrairement au public, les cantines du privé ne sont pas subventionnées par les collectivités locales... Ainsi, un repas revient à 6 euros dans le privé, contre 2 à 3 dans le public.

Source : France Info

mardi, 4 novembre 2008

Présentation du Conseil National de l'Enseignement agricole Privé (CNEAP)

La plupart des établissements catholiques d’enseignement agricole sont nés, soit d’une initiative « professionnelle » (groupe d’agriculteurs ou de personnes engagées dans le monde rural) demandant à un diocèse ou à une congrégation de prendre en charge un projet de formation et d’éducation, soit de l’initiative d’un diocèse ou d’une congrégation de proposer une réponse éducative à un besoin ou à une politique nationale ou locale d’un secteur professionnel.

Ceci s’est traduit par la présence à la tête des établissements agricoles, de prêtres, religieux et religieuses qui se sont trouvés être d’ailleurs les créateurs et longtemps les dirigeants quasi-uniques du seul syndicat de chefs d’établissement, l’UNEAP. Des communautés de prêtres ou de religieux seront longtemps et il en demeure présentes dans les établissements.

Il en va de même dans les associations responsables de ces établissements souvent créées ou animées et présidées par des militants de la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne) ou du CMR (Chrétiens dans le Monde Rural), tant au niveau local qu’à la FFNEAP depuis les années 1930.

La traduction de ces origines et de cet engagement constamment renouvelé se trouve d’ailleurs à la fois dans les statuts des Comités Diocésains de l’Enseignement Catholique (CODIEC) dès les années 1960 tout comme dans le premier statut du Comité National de l’Enseignement Catholique dont sont membres titulaires à la fois l’UNEAP et la FFNEAP. Autre signe : la participation, comme membre de droit, du secrétaire général de l’Enseignement catholique, au conseil d’administration de l’UNEAP dès 1956.

Il est donc cohérent et vrai de dire, aujourd’hui, que « le CNEAP est la composante catholique de l’enseignement agricole » ou encore qu’il est « la composante agricole de l’Enseignement catholique », ou encore que « tous les établissements du CNEAP sont des établissements catholiques » (deux établissements protestants adhèrent aussi au CNEAP), ou encore que « tous les établissements agricoles catholiques sont membres du CNEAP ». (Seuls les Orphelins Apprentis d’Auteuil échappent en effet à cette définition d’appartenance).

Source

dimanche, 2 novembre 2008

Le boom des écoles privées en Allemagne

Un ou deux établissements se créent chaque semaine ! Cet engouement traduit la crise de l'enseignement public.

« En moyenne, une centaine d'établissements - de la maternelle au lycée - ouvrent leurs portes chaque année », affirme Christine Witek, porte-parole de la Fédération allemande des établissements privés (VDP).

Le système éducatif public se porte-t-il donc si mal outre-Rhin ? Signe des temps : le 22 octobre, à Dresde, la chancelière Angela Merkel a eu la volonté d'organiser - pour la première fois depuis son élection, en octobre 2005 - un Sommet de l'éducation rassemblant les représentants des seize Länder allemands. De l'avis de tous, l'enseignement public est en crise : manque de personnels, inégalités sociales, détérioration du niveau d'enseignement...

De cette situation préoccupante, les écoles privées semblent tirer profit. Selon un sondage, 61 % des parents estiment que leurs enfants ont davantage de perspectives en étant scolarisés dans le privé.

Confessionnels ou pédagogiques

« Des concepts pédagogiques innovants et un accompagnement individuel pour chaque élève » : voilà, explique Christine Witek, les principaux critères de ces parents. « L'éducation que reçoivent leurs enfants a de plus en plus d'importance pour eux. Ils savent qu'elle peut être déterminante, plus tard, pour trouver du travail. »

La demande est telle que l'offre a du mal à suivre. La liste des parents en attente s'allonge. Seulement 8 % des établissements scolaires allemands - soit 4 700 écoles - sont aujourd'hui privés (contre 13,2 % en France, avec 8 872 établissements).

Plus de la moitié de ces établissements sont confessionnels (catholiques et protestants). Les autres appartiennent aux mouvements pédagogiques Montessori ou Waldorf.

Christine Witek incrimine l'État, trop bureaucratique : « Le soutien financier des pouvoirs publics n'arrive, en général, que trois ans après le lancement d'un nouveau projet. » Ceci freine peut-être la tendance à l'ouverture de nouveaux établissements, mais sans la décourager.

Ironie de l'histoire, c'est dans l'ancienne Allemagne de l'Est que cette demande paraît la plus urgente. Du fait du déclin démographique et de l'immigration des Allemands de l'Est vers l'Ouest, les fermetures de classes, voire d'écoles, se multiplient dans l'ex-RDA, où l'on compte aujourd'hui un million d'élèves de moins qu'en 1995.
Source : Ouest France

vendredi, 31 octobre 2008

Quebec :Haro sur le cours d'Ethique

Des parents opposés au nouveau cours d'éthique et de culture religieuse provenant des quatre coins de la province sont descendus bruyamment dans les rues de Montréal le 18 ocotbre pour réclamer la liberté de choix.

Plus d'un millier de manifestants ont dit non à l'imposition de ce cours controversé qui remplace depuis la rentrée les traditionnels cours d'enseignement moral et religieux du primaire et secondaire.

«On réclame le droit de choisir l'enseignement donné à nos enfants ou à tout le moins le droit d'exclure nos enfants de ce cours. C'est inacceptable de se le faire imposer alors que ce n'est pas conforme à nos convictions», a affirmé Marie- Josée Croteau, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), l'organisme à l'origine de cette marche de protestation.

«C'est l'État qui décide maintenant de ce qui est moralement bien pour nos enfants, même si ça va à l'encontre des valeurs familiales», a dénoncé Mme Croteau, accusant la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne d'ignorer les doléances de milliers de parents québécois.

«C'est aux parents et non au gouvernement à établir les balises de l'éducation de leurs enfants. Ce cours est une atteinte à leur foi et ça ne va que créer de la confusion pour les enfants», a dit Jean Morse- Chevrier, de l'Association des parents catholiques du Québec.

Des parents en colère

La manifestation regroupait des parents de diverses communautés culturelles venus d'aussi loin que des régions de la Beauce, Québec et Gatineau.

«On parle toujours des libertés en matière d'orientation sexuelle ou d'avortement. Pourquoi ça ne serait pas la même chose en éducation ? On vit dans une société libre», a affirmé Gilbert Montmimy, un père de famille de Québec.

Certains craignent que ce nouvel enseignement confonde des enfants qui en sont à découvrir leur héritage catholique. «C'est complexe et ils n'ont pas le sens critique pour comprendre les différences», a dit Simon Loiselle, un père de Farnham.

«Le gouvernement n'a pas le droit d'imposer à ma fille l'apprentissage d'autres religions», a dit Rosie Alescio.

La CLE entend déposer d'ici peu auprès du gouvernement une pétition de milliers de noms réclamant le droit de choisir.

Un couple de Drummondville a entamé une poursuite le mois dernier contre sa commission scolaire et le gouvernement, invoquant que son droit de choisir n'a pas été respecté. La requête est à l'étude en Cour supérieure.

mercredi, 29 octobre 2008

Forfait d'externat : Vers la fin de la discrimination du Privé ?

Au titre du forfait d'externat, le conseil général de l'Hérault a été condamné par le tribunal administratif de Montpellier à  payer 11,5 millions d'euros aux 20 collèges de l'Enseignement catholique. Fernand Girard, délégué général chargé des relations politiques au SGEC "se dit "satisfait du travail extrêmement approfondi de l'expert et de l'application de la loi". Il indique également que "la France est très loin d'appliquer la parité dans ce domaine".

Source : @ToutDoc
Forfait d'externat : le conseil général de l'Hérault condamné à  payer 11 millions d'euros aux collèges privés, dépêche de l'AEF, 23 octobre 2008, n° 103490.

mercredi, 15 octobre 2008

Eric de Labarre dresse un état des lieux de la rentrée et annonce les chantiers de l'année 2008-2009

Le 7 octobre 2008, Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, a reçu la presse. Il a abordé tour à  tour les effectifs de la rentrée 2008-2009, les moyens alloués et le retrait des postes, le financement des dépenses de fonctionnement, la réforme de la formation initiale des maîtres et le recrutement.

Suite du texte

Source : @ToutDoc

mardi, 7 octobre 2008

Nouveau Secrétaire Général de la FNOGEC

Depuis le 1er septembre, Monsieur Olivier DRAPÉ a rejoint l'équipe de la FNOGEC en tant que secrétaire général. Il remplace Patrice MOUGEOT.

mardi, 30 septembre 2008

Le portail documentaire de l'Enseignement catholique contre la liberté scolaire

Étonnant relai que celui qu'@toutDoc donne à la Fondation Terra Nova qui se présente comme Fondation progressiste en reproduisant sa critique de l'idée de la suppression de la carte scolaire alors même que cette suppression est connexe au respect de la liberté fondamentale des parents à choisir l'école de leurs enfants, Liberté fondée dans le droit canon comme dans la constitution européenne.

jeudi, 18 septembre 2008

L’enjeu éducatif selon la perspective chrétienne

Le principe du droit à l’éducation

« L’éducation a une importance fondamentale pour la formation des rapports inter-humain et sociaux ».

Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

« Elle est le moyen indispensable pour rendre la personne capable de participer à une vie sociale, politique, économique toujours plus complexe et exigeante ».

Jean-Paul II à des juristes catholiques italiens, 7 décembre 1981.

« Le but que poursuit la véritable éducation est de former la personne humaine dans la perspective de sa fin suprême et du bien des sociétés dont l’homme est membre ».

Vatican II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum ».

 

   L’éducation : quelle finalité ?

  « L éducation consiste à ce que l’Homme devienne toujours plus Homme, qu’il puisse être davantage et pas seulement qu’il puisse avoir davantage, et que, par conséquent, à travers tout ce qu’il a, tout ce qu’il possède, il sache de plus en plu être Homme ».

  Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

  « Chers frères évêques, au seuil d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire, l’Eglise continue de proclamer la capacité des êtres humains à connaître la vérité et à grandir dans une authentique liberté, à travers l’acceptation de cette vérité ».

  Jean-Paul II à des évêques américains en visite ad limina, 30 mai 1998.

  « Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l’oeuvre créatrice de Dieu, par l’éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle ».

  Jean-Paul II. Lettre aux familles. 1994.

 

  L’éducation, pour une formation intégrale de l’Homme

 

« La science purement humaine semble tout envahir, suffire à tout, expliquer tout. On a souvent aussi défini l’homme de notre civilisation moderne par les mots « homo technicus ». Mais la science et la technique, si développées qu’on les suppose, ne pourront jamais éclairer l’homme sur ses problèmes essentiels : son origine, sa nature, sa fin, ses droits et ses devoirs ».

  Paul VI, Congrès des enseignants catholiques de Montréal, 20 juillet 1970.

  « Mais vous, c’est à l’école elle-même que vous conférez une certaine plénitude. Vous ne tendez pas seulement à coordonner l’élève à l’instrument de son travail et à en faire un complément intelligent et indispensable, mais presque mécanique et dans une certaine mesure lié et subordonné à son instrument ; votre école veut aussi faire de l’élève un homme, un homme complet, un homme pensant, qui réponde de lui-même, un homme au fait des réalités mécaniques, économiques et sociale certes, mais aussi des réalités morales, spirituelles et religieuses, en un mot un chrétien ».

  Paul VI, Congrès d’étude sur la formation professionnelle en Italie, 6 octobre 1963.

Manuel BIOéthique des Jeunes

Quoi de plus intime à la vie que la vie elle-même, l'histoire de nos premiers et nos derniers instants ? Cette vie que nous avons reçue, nous pouvons la transmettre. Et puis un jour, cette vie passera, la nôtre et celle de ceux que nous aimons...

La science aujourd'hui permet aussi bien de donner la vie que la mort. Mais comment ne pas nous tromper ? Jusqu'où peut-on aller dans la maîtrise de la vie, à son début et à sa fin ? Voilà l'enjeu du Manuel BIOéthique des Jeunes : former à cette responsabilité immense, pour ne pas improviser dans l'urgence.
7 chapitres pour comprendre
Le Manuel aborde les thèmes essentiels de la bioéthique : l'histoire d'un petit être humain, l'avortement, le diagnostic prénatal, l'assistance médicale à la procréation, le diagnostic préimplantatoire, les cellules souches et le clonage et enfin l'euthanasie. Pour chacun de ces thèmes, sont présentés une définition claire, les méthodes utilisées, la législation française, des questions et réflexions éthiques ainsi que des témoignages. Les enjeux éthiques
Le Manuel BIOéthique des Jeunes remet en perspective la réalité des faits biologiques et leurs implications éthiques et commence par « démaquiller » les mots. Ainsi, quand on propose à une femme une « réduction embryonnaire » ou un diagnostic préimplantatoire, de quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qu'un « bébé médicament » ou un transfert nucléaire ? Quelles sont les conséquences des nouvelles possibilités que nous offre la médecine dans le domaine des sciences de la vie ?

  • télécharger le bon de commande d'exemplaires gratuits

    Le Manuel BIO-éthique des Jeunes est disponible gratuitement auprès de la Fondation Jérôme Lejeune.
    Commandez-le par courrier : 31 rue Galande 75005 Paris
    téléphone : 01 55 42 55 15
    mail : oroubaud@fondationlejeune.org

  • mercredi, 3 septembre 2008

    Belgique : La liberté des parents en question

    La Cour constitutionnelle de Belgique a rejeté jeudi les recours déposés par des parents d'élèves contre le décret du 8 mars 2007 réglant les inscriptions scolaires et limitant les changements d'école. Elle a toutefois posé des balises dans le deuxième aspect en réaffirmant qu'il appartenait en premier lieu aux parents de décider ce qui était dans l'intérêt de leur enfant.

    Outre le dispositif -réformé depuis lors- organisant les inscriptions des élèves dans les écoles de la Communauté française, les parents ont contesté les dispositions qui interdisent le changement d'établissement scolaire en cours de cycle (1ère et 2e années primaires, 3e et 4e années primaires, 5e et 6e années primaires et 1ère et 2e années secondaires).

    Source : 7s7 Belgique

    dimanche, 24 août 2008

    L’enseignement de la religion devient facultatif en Grèce

    Le ministère de l’éducation et des cultes a publié jeudi une directive autorisant les élèves à refuser les cours de religion

    Les partisans de la laïcité en Grèce viennent de remporter une bataille. L’enseignement de la religion orthodoxe, jusque-là obligatoire dans l’enseignement public, sera dorénavant facultatif, même pour les orthodoxes. Jusqu’ici, les parents d’élèves ne souhaitant pas que leurs enfants suivent un enseignement religieux étaient obligés de déclarer leur confession par écrit au secrétariat de l’école pour demander l’exemption des cours.

    Quant à l’Église orthodoxe de Grèce, non séparée de l’État, elle a indiqué qu’elle attendait « des précisions » du ministère sur ce sujet. Mais son porte-parole le P. Timotheos n’est pas inquiet. « La base de notre religion est la liberté, rappelle-t-il à La Croix. Ces directives concernent essentiellement les étrangers et les autres confessions. Si maintenant des grecs-orthodoxes veulent y avoir recours pour que leurs enfants n’assistent pas à ces cours, c’est leur choix. Celui qui veut être près de Dieu sera près de Dieu. Avec la force et la pression, on n’arrive à rien. »

    Source : La Croix

    Quebec : Résistance des parents catholiques contre le cours d'ethique et de culture religieuse imposé par l'Etat

    Le cours d'éthique et de culture religieuse continue de faire des vagues. La Coalition pour la liberté en éducation veut informer les parents des enjeux de ce nouveau cours qui sera obligatoire dès la rentrée scolaire.

    La Coalition préconise le maintien des cours de morale et d'enseignement religieux et veut inciter les parents à demander une exemption de cours.

    C'est ce qu'a fait France Marcotte, dont les enfants fréquentent des écoles des commissions scolaires des Découvreurs et de la Capitale. « Je suis contre le fait que le gouvernement impose ce cours-là, qu'il ne donne pas le libre choix aux parents les principaux éducateurs des enfants. Ça touche des valeurs profondes de la personne et le gouvernement n'a pas à imposer sa philosophie », fait valoir Mme Marcotte.

    La présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jean Morse Chevrier, estime pour sa part que le cours est dispensé trop tôt au primaire et que le contenu peut porter à confusion.

    Source : Radio-canada.ca

    Madagascar : autonomie de l'enseignement catholique face à l'Etat

    Les écoles privées  catholiques à Madagascar ont décidé de ne pas suivre la réforme de l'éducation préconisée par le gouvernement dans son projet " éducation pour tous" lancé en 2003.  

         Le chef de l'Eglise Catholique malgache, Mgr. Odon  Razanakolona, a déclaré dans un communiqué de presse publié samedi que les évêques catholiques ont décidé, à la fin d'une conférence  de 3 jours, qui s'est clôturée vendredi à Antananarivo, que les  écoles catholiques n'envisagent pas de procéder à la réforme de  l'éducation préconisée par le gouvernement malgache à la rentrée  prochaine.  

       
         Toutefois, les écoles catholiques, qui représentent 40% des  écoles privées à Madagascar, ont décidé de maintenir l'ancien  système d'éducation dans le pays parce qu'elles n'ont pas été  convaincues par la réforme, en particulier l'utilisation de la  langue Malagasy comme langue d'enseignement et l'expansion des  années scolaire, selon la radio catholique, Radio Don Bosco,  samedi. 

         Mais elles ont promis de continuer leur coopération avec le  Ministère de l'Education et d'appliquer la réforme dans leurs  écoles quand elles pouvaient voir l'effet de la réforme après  certaines années.  

             En vertu de la loi sur l'éducation modifiée par le Parlement  malgache en juin dernier, les années scolaires primaires ont été  étendues à 7 ans au lieu de 5 ans, le collège a été raccourci à 3  ans au lieu de 4 ans, alors que le lycée a été mis seulement 2 ans au lieu de 3 ans auparavant.  

         Source

    jeudi, 10 juillet 2008

    Non remplacement d'un enseignant partant en retraite sur deux

    L’annonce par le ministre de l’Education de la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 - s’ajoutant aux 11 200 de la rentrée 2008 correspond à la hausse des départs en retraite des enseignants, ce nombre avoisinerait 33 300 par an en moyenne sur la période 2001-2005 puis approcherait 35 000 Sur la période suivante contre 27 500 actuellement.
    Cela représente une baisse de 1.6% du nombre des enseignents.

    Il s'agit d'une application directe de la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux du gouvernement Fillon.

    On peut se demander si la règle qui veut que l'enseignement sous contrat dispose de 20% des postes d'enseignement sera maintenue et donc si les postes vont être réduits dans les établissements sous contrat.

    Cela risque d'augmenter le problème des 30 à 40 000 demandes d'inscription non satisfaites dans ces établissements, sans compter ceux qui ne déposent pas de demande, sachant que les établissements sont saturés.

    mercredi, 2 juillet 2008

    Quand un prof décide de scolariser ses enfants à la maison.

    Farida Belghoul, grande figure de la lutte beur des années 80, prof de lettres en lycée professionnel, effarée par le naufrage de l'EN, a décidé de déscolariser ses propres enfants et de leur faire l'école à la maison; elle lance un programme de cours particuliers pour aider les jeunes déscolarisés à s'en sortir (dispositif REID)

    lundi, 30 juin 2008

    Suppression de la carte scolaire à Paris : premier bilan satisfaisant selon le rectorat mais toujours discriminatoire envers les élèves issus du privé !

    "Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

    A Paris, 85% des élèves de 3è ont été affectés, pour la rentrée, dans la classe de seconde d'un des deux établissements qu'ils avaient demandés, selon le rectorat pour qui la suppression de la carte scolaire va permettre davantage de mixité, y compris en classes préparatoires.

    Paris a mis en place un nouveau système d'affectation des élèves à l'entrée au lycée général et technologique.

    Ce système supprime les quatre anciens districts géographiques, donne la priorité aux collégiens du public et répartit les élèves à 80% par informatique sur la base de critères sociaux (pesant pour 30%), géographiques (30%) et en fonction des résultats scolaires (40%).

    Les élèves et leurs familles devaient présenter quatre voeux minimum, dix maximum pour l'ensemble des 73 établissements de la capitale.

    "90% ont eu l'un des établissements demandés. 80% ont été affectés sur leur premier voeu et 85% sur les deux premiers voeux", a affirmé Maurice Quénet, recteur de l'Académie de Paris, lors d'un point presse.

    Environ "un millier" sur 11.500 n'ont pas eu satisfaction, mais tous ont été affectés dans un établissement dès fin juin, ce qui n'était pas le cas l'an dernier.Les demandes des élèves s'installant à Paris dans l'été ou issus de l'enseignement privé seront traitées d'ici septembre.

    "Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

    "Les cartes seront brassées" à l'entrée en seconde, a insisté M. Quenet.

    Les demandes des familles sont en revanche moins nombreuses "là où le fonctionnement du service public a été fortement perturbé pendant un mois et plus" (pendant le mouvement lycéen du printemps, ndlr), a-t-il dit.

    Des chiffres sur la carte scolaire à l'entrée en sixième seront fournis "sous peu".

    Source : AFP

    dimanche, 29 juin 2008

    Pour le pluralisme scolaire

    Cette étude propose un nouveau principe : que la collectivité finance l’enseignement, mais que la prestation d’enseignement soit [entièrement] assurée par des écoles indépendantes, librement créées et gérées, capables d’innover et de faire jouer l’émulation.

    Correctement conçu, ce système permet d'offrir un accès à tous les enfants sans condition de ressources, un enseignement adapté à chacun, une garantie contre les dérives idéologiques ou sectaires et une gestion rigoureuse des fonds publics.

    L’école est ensuite régulièrement inspectée par l’organisme de contrôle, qui peut lui retirer l’agrément, et donc son financement public, si elle ne respecte pas son projet d’école. Les écoles sont les employeurs de leurs personnels enseignants et administratifs. Elles peuvent se regrouper en réseaux, afin de partager des activités pédagogiques, éviter l’isolement intellectuel et offrir des évolutions de carrière aux enseignants. Chaque réseau d’écoles accumule ainsi de l’expérience, une culture et une identité propres qui permettront à terme dans notre société l’émergence de foyers intellectuels et spirituels nouveaux :

    Accéder

    Quebec : Explosion du hors contrat et velléités tutélaires de l'Etat

    Le nombre d’établissements scolaires qui ne reçoivent aucune subvention explose au Québec, une situation qui inquiète la ministre du Monopole, Mme Michelle Courchesne. Le Québec comptait 78écoles non subventionnées il y a trois ans. Ce chiffre s’est élevé à 100 établissements pour l’année scolaire 2007-2008, soit une augmentation de 28 %.

    Ces institutions diffèrent des écoles privées habituelles dont près de 60 % du financement est constitué de subventions gouvernementales alors que ces écoles ne vivent que des contributions payées par les parents ou des mécènes.

    De plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces écoles.

    Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, dit craindre la multiplication d'écoles totalement privées à saveur religieuse. « On peut se poser des questions sur la qualité de l'enseignement qui y est dispensé », dit-il.

    Comme si les écoles religieuses enseignaient par définition mal. Dire qu’à une époque les écoles jésuites étaient considérées comme d’excellentes écoles…

    C’est ainsi que l’ancien ministre de l'Éducation Fournier déclarait en novembre 2006 à l’Assemblée nationale de Québec, lors du débat sur les écoles que Québec avait déclarées illégales, que la raison pour laquelle il ne fallait « pas perdre » les enfants de ces écoles — comme si ces enfants appartenaient à l’État — était qu’il fallait s’assurer que ces enfants partagent les valeurs de la société québécoise : « il est important pour [ces enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Pardon ? De partager les valeurs québécoises qu'ils ne connaîtraient pas sans aller aux écoles publiques et subir leur interprétation du programme officiel ?

    Cette même volonté d’imposer à tous les enfants sans la moindre exception les « valeurs » décidées par le Ministère de l’Éducation, ses experts cooptés habituels dont on connaît les sensibilités « modernes » a d’ailleurs poussé Mme Malavoy du Parti québécois et M. Michel David du Devoir, deux phares du correctivisme politique, d’appeler à l’interdiction des écoles confessionnelles. Il faut, selon eux, interdire ces écoles confessionnelles qui ont le vent en poupe, car elles permettent, dans une certaine mesure grâce à des cours complémentaires et un personnel sélectionné par leurs soins, de transmettre des valeurs autres que celles décidées par le Monopole et prônées dans ses programmes obligatoires d’Éthique et de culture religieuse ou d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté.

    source

    Entrée au collège: demandes de dérogation en hausse, centres-villes prisés

    Les demandes de dérogation pour inscrire son enfant en 6ème hors de son secteur sont en hausse par rapport à 2007, surtout dans les grandes agglomérations, les collèges de centre-ville étant les plus prisés, selon des éléments de certaines académies recueillis par les bureaux de l'AFP.

    Ces premières tendances, qui vont de la stabilité à +37%, sont à prendre avec précaution car les chiffres ne sont pas tous définitifs. En outre, des académies fortement peuplées et urbanisées comme Paris, Créteil, Versailles, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg n'ont pas communiqué de chiffres à ce stade.

    Après un premier assouplissement de la carte scolaire l'an dernier (ouverte aux élèves boursiers ou handicapés notamment), la liberté de choix était cette année offerte à toutes les familles, dans la limite des places disponibles dans les établissements.

    Source : AFP

    jeudi, 19 juin 2008

    Espagne : Le Cardinal Primat justifie la résistance des familles contre les nouveaux programmes.

    Extrait :

    « Il s’agit d’une question très importante, face à laquelle il faut agir avec lucidité, vérité, responsabilité et liberté, conformément aux devoirs et aux droits qu’ont les parents en matière d’éducation : des devoirs et des droits fondamentaux et inviolables, qui doivent être entièrement satisfaits et dont l’exercice, protégé par la Constitution espagnole, doit être garanti ». C’est ce qu’affirme l’Archevêque de Tolède, le Card. Antonio Cañizares Llovera, au sujet de l’introduction obligatoire de la matière « Éducation pour la citoyenneté » à partir de la rentrée prochaine dans la Communauté de Castiglia-La Mancha.

    Selon le Cardinal, cette matière « de fait impose obligatoirement à tous les élèves et dans toutes les écoles – dans ses objectifs, ses contenus, ses compétences et ses valeurs -, une formation morale non choisie par les parents » et même en contradiction ouverte avec la formation religieuse qu’ont choisi beaucoup de parents. A ce propos il rappelle que « l’autorité publique ne peut imposer aucune morale à tous : ni une que l’on suppose majoritaire, ni celle catholique, ni aucune autre » puisque « ce serait léser les droits des parents et de l’école librement choisie par eux, selon leurs convictions ».

    C’est pourquoi le Cardinal Cañizares et son évêque auxiliaire, dans leur responsabilité d’évêques du diocèse, soutiennent et encouragent les parents et les centres éducatifs à agir de façon autonome selon leurs droits et leurs devoirs, et prennent leur défense : « vous parents vous ferez très bien de défendre par tous les moyens légitimes à votre portée, votre droit exclusif à déterminer l’éducation que vous désirez pour vos enfants ». Aux centres catholiques d’enseignement ils rappellent que « si vous admettiez dans votre programme les contenus prévus par les Décrets Royaux, vous entreriez en contradiction avec votre caractère, modelé par la morale catholique ». Les centres publics, à leur tour, « en devant transmettre cette matière, perdraient leur neutralité idéologique obligatoire, imposant aux élèves une formation morale non choisie librement par les parents ».

    « Cette matière – affirme encore le Cardinal Cañizares - c’est-à-dire l’éducation nécessaire des enfants et des jeunes pour vivre comme citoyens de l’Espagne et du monde, ne devrait jamais être l’objet d’affrontements et de divisions ; si c’est le cas, c’est le signe que quelque chose ne va pas, ou que ce n’est pas bien fait ». Par conséquent « n’ayez pas peur ! Vous ne demandez rien qui ne vous revienne pas. Vous savez très bien que, comme évêques, nous nous sentons très proches de vous et que nous vous soutenons ».

    Texte intégral de la lettre

    samedi, 14 juin 2008

    Libérer l'école : le rêve de CLAUDE FOUQUET

           CLAUDE FOUQUET, Ancien ambassadeur de France signe une tribune audacieuse dans les Echos dans laquelle il dresse le portrait de l'impasse de l'enseignement privé dont E. De Labarre vient de rappeler les limites en matière de développement. Il appelle de ses voeux  la fin du monopole de l'état en matière d'éducation et une véritable autonomie de l'enseignement privé.

    Extrait :

       " Il a fallu attendre 1959 pour que le gouvernement de Michel Debré offre à l'enseignement privé la possibilité de s'associer par contrat ou de s'intégrer à l'enseignement public.

     En acceptant de devenir une annexe du service public, l'école privée a perdu toute autonomie, au point de remettre en cause son caractère propre. Elle a aussi perdu toute possibilité de se développer, puisque, dans ce marché de dupes, les parts de marché sont figées une fois pour toutes.

    En matière scolaire, la France est seule parmi les pays modernes à avoir encore un système centralisé, digne de l'ex-Union soviétique, où toutes les décisions importantes sont prises à Paris. La carte scolaire est contraire à la liberté d'apprendre et le monopole de l'Etat est contraire à la liberté d'enseigner.

    Les parents qui mettent actuellement leurs enfants dans des écoles indépendantes font faire une considérable économie à l'Etat. C'est en effet environ plus de 9.000 euros qu'ils font économiser chaque année au contribuable (1) ; il serait équitable qu'on leur en rende au moins une partie, à l'instar de ce qui se fait pour les gardes d'enfant. Cette ristourne pourrait prendre la forme d'un chèque, qu'on pourrait appeler bon scolaire ou bon d'éducation, titre non échangeable, encaissable uniquement par une école. Ce système existe déjà aux Etats-Unis, où certains Etats, suivant l'exemple du Wisconsin, ont complètement libéralisé leur système éducatif. Les bons d'éducation ou « vouchers » existent aussi en Grande-Bretagne, en Nouvelle-Zélande, en Suède, en Allemagne, en Italie et en Espagne."

    lundi, 9 juin 2008

    Des écoles de moins en moins marginales

    La Fondation pour l’école, qui soutient la création d’établissements entièrement libres, vient d’être déclarée d’utilité publique. De mieux en mieux organisé au niveau national, le hors-contrat sort du ghetto.

    Seule fondation de plein exercice au service de la liberté scolaire, la Fondation pour l’école (1) vient de se voir octroyer le statut d’utilité publique le 18 mars dernier. En clair : elle a reçu l’aval des ministères de l’Intérieur et de l’Éducation, du Conseil d’État et du Premier ministre. Ce qui lui donne une véritable envergure institutionnelle, avec la possibilité de recevoir des dons et de financer des projets concrets ; et assoit son ambition de contribuer à un renouveau scolaire en France. Pas comme une simple association dont l’action reste souvent circonscrite au lobbying.

    «Le pluralisme scolaire est le b.a.-ba pour nos voisins européens et reste une incongruité en France, constate Anne Coffinier, directrice de la Fondation. Le phénomène des créations d’écoles est stable, mais pérenne. Il se normalise et se démocratise : écoles bilingues, écoles Montessori, écoles créées par des familles… Il y a notamment un énorme besoin de formation». L’ILFM (Institut libre de formation des maîtres) créé par sa fondation a déjà doublé ses effectifs pour la rentrée 2008-2009.

    Une opportunité contre la désertification

    Un exemple d’établissement autonome, qui a pu bénéficier du soutien administratif et de la formation de la Fondation, avec deux maîtres sortis de l’ILFM ? L’école hors contrat Sainte-Thérèse à Saverdun (Ariège), qui a ouvert ses portes à la rentrée 2007 avec deux classes à partir du CP et douze familles. «Il y a eu des critiques avant l’ouverture, se souvient Dominique Vicaire, sa directrice, les gens craignaient la relance de la guerre scolaire. Depuis, plus rien, tout le monde s’aperçoit qu’on n’est pas là en opposition à ce qui existe, mais qu’un vrai service est offert aux familles.»

    Les familles sont attirées par le contexte religieux, les méthodes d’apprentissages classiques, et la proximité, dans des zones rurales où il faut sans cesse prendre la voiture. Autre atout, moins marginal qu’on ne le dit : la bienveillance du maire, l’accord officiel du curé de la paroisse et de l’évêque, Mgr Marcel Perrier.

    Cette grande première montre que le tissu diocésain n’est pas forcément hostile à tout ce qui n’est pas labellisé «Enseignement catholique sous contrat avec l’État». Car sur le terrain, notamment à la campagne, ces initiatives locales issues de la société civile représentent une vraie opportunité pour lutter contre la désertification – faute de choix et d’alternatives scolaires – et la déchristianisation. L’école a pu bénéficier de locaux paroissiaux : une ancienne école de religieuses. Résultat : des scolarités (140 euros mensuels sur dix mois) pas plus élevées que celles de l’école catholique sous contrat, si on enlève le coût du transport (quinze kilomètres jusqu’à Pamiers, la plus proche) et de la cantine.

    En plus de l’aide de donateurs privés, Sainte-Thérèse a obtenu des bourses aux élèves financées par l’Association éducation solidarité (2). À l’AES, on confirme : «Saverdun est emblématique de cette démocratisation progressive du hors-contrat, qui n’est plus réservé à une élite très informée et motivée sur les questions d’instruction, ou à ceux qui peuvent payer. Les dossiers de demandes de bourses viennent de familles modestes, artisans, métiers manuels, etc.». Créée en 2005 sous l’impulsion du Père Yannik Bonnet et présidée depuis un an par Hubert de Gestas (ancien responsable de l’association Notre-Dame de chrétienté), l’AES a déjà quadruplé les bourses attribuées aux familles pour arriver au nombre de 555 en 2007-2008, dans 65 écoles hors contrat, pour un montant total de 250 000 euros.

    Débordée par son succès, l’AES est à nouveau en quête de dons pour financer des demandes de bourses encore en augmentation pour 2008-2009.

    (1) La Fondation pour l’école est désormais pleinement habilitée à émettre des reçus fiscaux donnant droit à une réduction d’ISF de 75 % du montant du don (contre 66 % pour l’impôt sur le revenu). Fondation pour l’école : 25, rue Sainte-Isaure, 75018 Paris (www.fondationpourlecole.org).

    (2) Pour contacter l’AES : asseducsol@yahoo.fr ; 06 09 09 28 28 ; www.asseducsol.com

    Source :FC - Clotilde Hamon

    jeudi, 5 juin 2008

    Canada : pour certains la laïcité doit s'appliquer à l'enseignement privé

        Au canada, l'enseignement de la religion catholique vient d'être bannie de l'enseignement public où il régnait par tradition au profit d'un cours d'éthique citoyenne. Cette décision formalise le mouvement de sécularisation que connait le pays depuis plusieurs décennies.

        Du coup certains ténors du laïcisme plaident pour l'interdiction de la cathéchèse dans l'enseignement privé.

        Réaction dans Le Devoir, de Jean-Pierre Proulx, Professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal à la tribune d'un journaliste de cette plaidoirie :

    "Dans sa chronique de samedi dernier intitulée Laïcité à deux vitesses, Michel David conteste le fait que les élèves fréquentant les écoles privées pourront, en sus du cours d'éthique et culture religieuse obligatoire, recevoir un enseignement religieux confessionnel, alors que ceux du public ne pourront suivre que le premier. [...]

    Soit dit avec respect, le commentaire de M. David repose sur une mauvaise compréhension de la raison d'être de l'école privée et une méconnaissance des règles de droit qui la régissent.

    Dans les pays où l'école publique est laïque -- c'est le cas aux États-Unis et quasi partout au Canada et en France --, l'école privée a précisément pour but de permettre aux parents l'exercice de leur liberté de religion à l'égard de l'éducation de leurs enfants. En laïcisant complètement l'école publique, le Québec vient précisément d'entrer dans le même camp.

    Or les instruments juridiques internationaux auxquels le Québec a souscrit garantissent précisément aux parents le droit de faire éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses.

    Question de droits

    D'abord, la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme que «les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants». Si le libellé de cette disposition est volontairement vague, le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux des Nations unies en précise la portée: «Les États parties au présent Pacte [c'est le cas du Québec] s'engagent à respecter la liberté des parents [...] de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l'État en matière d'éducation, et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions». [...]

    Les écoles privées du Québec respectent effectivement les «normes minimales» prescrites par l'État puisqu'elles sont assujetties au régime pédagogique et appliquent les programmes dans les «matières obligatoires» du ministère de l'Éducation communs à toutes les écoles.

    Obligations

    Parmi ces matières obligatoires se trouve le programme d'éthique et de culture religieuse, un programme non confessionnel qui vise, non pas à endoctriner ou catéchiser les élèves, mais à former des citoyens cultivés, réciproquement tolérants et accueillants, et capables d'entrer en dialogue. Les écoles privées doivent respecter aussi le «temps minimum prescrit», soit 25 heures par semaine.

    Mais pour le reste, elles sont libres de proposer à leurs élèves ce qu'elles veulent bien, d'ajuster en conséquence leurs horaires et de décider du temps que leurs élèves passent en classe. Évidemment, les écoles privées destinées à une confession particulière peuvent enseigner la religion propre à cette confession. On comprend qu'une école juive enseigne à ses adeptes les croyances et les préceptes de la Torah, une école musulmane, ceux du Coran, une école catholique, ceux des Évangiles, etc. Les écoles privées existent précisément pour cela!

    Bref, il n'y a pas «laïcité à deux vitesses», mais laïcité à l'école publique, et confessionnalité dans les écoles privées qui choisissent de se définir par une appartenance religieuse particulière.

    Iniquité


    Michel David voit pourtant une «iniquité» à ce que les écoles privées confessionnelles subventionnées enseignent leur religion en sus du programme d'éthique et de culture religieuse, alors que les écoles publiques ne le peuvent pas.

    L'iniquité se trouve en fait du côté de ces parents qui, bien que désireux que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux confessionnel dont ils sont privés à l'école publique, ne pourraient accéder à l'école privée faute de moyens financiers. Ils se verraient donc ainsi empêchés d'exercer un droit fondamental qui leur est garanti, et qui découle de la liberté de conscience et de religion. L'objection est pertinente.

    lundi, 2 juin 2008

    Education nationale : ingérence et fichage

    «A l’école primaire de Monein, charmant petit village du Béarn, sont arrivés, dans un gros carton, les “évaluations expérimentales CM2”. Rien que de très normal, sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves, doivent être retournés directement au ministère, sans que les parents n’en prennent connaissance.

    Et pour cause ! Si les trois premières parties sont anodines, la partie 4 réserve bien des surprises avec des questions comme : "Est tu né en France ?" "Ta mère est née en France ?" "Ton père est né en France ?" "Quelle langue parles tu à la maison ?" "Qui vit avec toi à la maison ? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère)". Viennent ensuite les questions concernant les devoirs à la maison : "A la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps", "Je fais mes devoirs parce que j’aurai une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas". Bref, onze pages de questions qui n’ont rien à voir avec la pédagogie. Quel est le but de ce questionnaire? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques ?
    Source

    vendredi, 30 mai 2008

    Espagne : Des parents contre l’instruction civique

        Quelque 250 parents sévillans se sont réunis au sein d’une association baptisée «ni un paso atras» (on ne reculera pas) pour lutter contre la décision du gouvernement d’introduire dans le cursus scolaire un cours d’instruction civique.

        Les membres de cette association, qui se déclare civile et sans confession, évoquent leur droit constitutionnel d’élever leurs enfants en fonction de leurs convictions morales. A leur sens, ce cours outrepasse la mission de l’enseignement public.

        Les cours d’enseignement civique ont à l’heure actuelle été instaurés dans 7 communautés autonomes espagnoles. La généralisation de cet enseignement devrait intervenir entre 2008 et 2009.
    Diario de Sevilla, http://www.diariodesevilla.es, 26 mai 2008

    Un manuel de propagande contraceptive à l’école

    Un manuel de propagande contraceptive à l’école Un manuel de propagande contraceptive à l’école
    J. et J. Verdier, Q. et A. Renard*

    Les programmes de SVT en cours de 4e comportent depuis 2007 un chapitre entier sur la contraception. Surpris par le contenu du manuel proposé à leurs enfants, des parents ont entrepris un relevé des erreurs et des malhonnêtetés de cette propagande véhiculée dans un établissement catholique. Sur la suggestion du chef de l’établissement, ils ont alerté leur évêque, mais les mesures prises au sein de l’école n’ont pas encore donné lieu à un discours vrai et sans ambigüité. Quand c’est nécessaire, les parents d’élèves doivent faire valoir leur droit naturel à trouver dans l’école de leurs enfants une éducation libre et responsable. Plus qu’ils ne le croient souvent, leur intervention peut aider les chefs d’établissement et les professeurs qui se sentent parfois isolés dans leur mission d’éducateurs catholiques. Ce manuel, Sciences et Vie de la Terre, 4e (programme 2007), est dirigé par C. Lizeaux et R. Tavernier aux éditions Bordas.

    PARENTS D’ELEVES en classe de quatrième, nous nous sommes intéressés au chapitre de leur manuel de SVT sur « Les méthodes contraceptives ». Voici la synthèse des incohérences et des lacunes que nous avons relevées, avec les questions éthiques qu’elles soulèvent.

    Les confusions du manuel

    Le chapitre « Les méthodes contraceptives » du manuel comporte plusieurs imprécisions fâcheuses. La première que nous avons relevée se situe au tout début du chapitre. Le document n° 1 (p. 154) donne le but de l'utilisation d'une méthode de contraception : permettre à un couple de choisir le moment de la naissance de ses enfants et d'en décider le nombre. Un encadré, à la même page, précise que sur les 350 000 grossesses non désirées par an en France, les deux tiers surviennent alors qu’un moyen de contraception avait été utilisé [1]. Cela signifie-t-il que la contraception est sous-utilisée ou qu'elle est inefficace ?



    Le manuel aborde également de façon très (trop ?) technique la question de l’efficacité des méthodes contraceptives, et ce avec une certaine confusion.

    Le tableau de la page 154 fait apparaître la répartition des différents moyens de contraception dans le "% des grossesses non désirées" ; page 155, on parle "de grossesses non désirées". Autrement dit, p. 154, sur 100 grossesses non désirées 12 sont survenues alors qu'un préservatif avait été utilisé ; p. 155, sur 100 rapports sexuels avec préservatif, 3 aboutissent à une grossesse non désirée. Les deux données ne sont pas contradictoires, pas directement comparables, mais comment s'y retrouver ? Le doute s'installe... Il est vrai qu'il est difficile de faire mieux avec ce genre de produit, mais pourquoi ne pas le dire ?

    Page 160, il est précisé aussi que « la pilule est un moyen de contraception très efficace à condition de bien suivre son mode d'emploi ».

    Sur la même page (ci-contre), une nouvelle confusion apparait : il est expliqué qu'« une méthode contraceptive doit à la fois être efficace, réversible et dépourvue d'effets nocifs ». La page précédente décrit la contraception d'urgence en disant que « les effets d'une utilisation répétée sont mal connues : son utilisation doit donc rester occasionnelle ».

    Ces confusions ne nous semblent pas pédagogiques. Selon nous, elles risquent de :
    • perturber la logique de nos enfants en leur demandant de comprendre des informations qui manquent de clarté ;
    • diminuer l'autorité et le prestige des professeurs (s'ils utilisent ce manuel).
    Ces quelques éléments nous laissent perplexes quant à la qualité de ce chapitre. Cependant, nous n'en avons pas obligatoirement perçu la globalité. Nous tenons également à préciser que si nous avons relevé de graves confusions dans ce manuel, celles-ci ne préjugent en rien de la qualité du cours qui peut être délivré aux élèves, et de la liberté du professeur apte à corriger ces graves défaillances.


    Des lacunes

    Dans sa conclusion, le manuel de nos enfants explique qu'une méthode contraceptive efficace doit être sans risque. Il présente à nouveau la pilule comme la méthode la plus efficace (p. 160). Il nous semble que cette conclusion sous-entend que la pilule est sans risque. Or à l'été 2005, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), basé à Lyon [2] annonçait que les contraceptifs oestro-progestatifs sont des cancérigènes du groupe 1 — c'est-à-dire avec le niveau de preuve le plus important — après un examen complet de la littérature scientifique : « Les experts estiment que la pilule contraceptive augmente le risque de cancer du sein, de cancer du col de l'utérus et de celui du foie. En revanche, elle diminue celui de l'ovaire et celui de l'endomètre. »

    Deuxième grave lacune : les conséquences psychologiques de l'utilisation de ces méthodes ne sont pas abordées. L’une d'entre elles, nous semble-t-il, est la modification de son esprit à l’égard de l’accueil de la vie. L’un des aspects de la mentalité contraceptive est un refus de la vie quand elle n'a pas été choisie pouvant aller, dans certain cas, jusqu'à l'avortement. Le principe de précaution devrait commander au cours sur les méthodes contraceptives de traiter sans tabous les risques liés à la prise prolongée de pilules, ainsi que les conséquences psychologiques dues à une contraception.


    Les impacts éthiques

    1/ Il n'y a pas de définition précise du terme « contraception » dans ce document et cela nous semble préjudiciable. Deux objectifs apparaissent :
    • empêcher la conception,
    • prévenir la grossesse.
    Dans cette seconde perspective, les moyens abortifs (la pilule du lendemain, le stérilet) dont le principe est de ne pas rendre possible la nidation, sont compris comme des moyens contraceptifs. Cette approche semble être celle des auteurs. Se pose ici le problème éthique du début de la vie. A-t-il lieu dès la conception ? Paradoxalement, c’est ce que semblent dire les auteurs : « Aussitôt formée, la cellule-oeuf commence à se diviser. Ces divisions aboutissent à la formation d'un embryon : c'est le début d'une nouvelle vie » (p. 140).

    Cette question du commencement de la vie et de ses impacts sur la contraception dépasse largement ce cours sur les méthodes contraceptives. Elle devrait donc être abordée dans un autre cadre.

    2/ Le manuel explique également que presque tous les couples utilisent une méthode contraceptive : « Doc. 2 : 75 % des couples utilisent un des moyens de contraception. » Le manque de définition est pénalisant pour déterminer la portée de cette phrase. La pratique des méthodes naturelles [3] peut-elle être assimilée à une méthode contraceptive ? D'après les définitions citées supra, il nous semble que non puisque ces méthodes n'empêchent ni la conception, ni la grossesse. Or l'emploi d'une méthode contraceptive ou naturelle ressort du choix éthique de chaque couple et que cette question devrait être abordée dans un cadre autre que celui de ce cours.

    Enfin le début du chapitre aborde la contraception comme un moyen de réguler les naissances pour un couple, sous-entendu désirant avoir des enfants, donc un couple « stable » et responsable ; mais il est également largement question dans les pages qui suivent de la sexualité des jeunes et des très jeunes. Permettre un tel trouble sur le sujet étudié est-il intellectuellement honnête ? Veut-on parler de régulation des naissances ou de relations sexuelles sans engagement ?


    3/ Le manuel laisse sous-entendre qu'il n'est pas anormal d'avoir des relations sexuelles avant 18 ans. Il précise (p. 159) qu'une mineure peut obtenir une « pilule du lendemain » en pharmacie ou à l'école, sans aucune autorisation parentale, médicale ou autre (doc.3). Ce dispositif est sûrement légal mais il n'est pas anodin.

    4/ L'éditeur de ce livre a développé un site Internet qui reprend sa table des matières et propose différents liens en présentant succinctement le complément de cours qu'ils apportent (cf. ci-contre). Certaines indications pratiques (par exemple : « Des conseils pour bien prendre sa pilule et sur ce qu'il faut faire en cas d'oubli ») ou certains sites (par exemple www.aufeminin.com à partir du lien sur « Les nouvelles contraceptions »), sont hors sujet par rapport au cours car ils incitent à un certain comportement et dépassent largement un apprentissage purement scolaire.

    5/ Le graphique de la page 154 (ci-contre) et son commentaire présente l'utilisation des préservatifs dès l’âge de 15 ans, soit dès la classe de 3e, comme quelque chose de normal.

    Or le choix d'avoir des relations sexuelles en tant que mineurs, jeunes adultes ou après le mariage, est une décision éthique. Aussi, il nous semble que ces éléments devraient être abordés dans un autre cadre que ce cours.

    ***

    Au vu de ces éléments, il nous semble que le périmètre de ce cours de SVT de 4e n'est pas bien défini : est-ce bien le lieu pour aborder un sujet aussi complexe que la contraception, sans tomber dans l’écueil de la fausse naïveté pour ce qui concerne les relations sexuelles précoces, et sans occulter les nombreuses questions morales qui s’y rapportent ? Préciser ce point nous parait important et nous nous demandons s'il ne serait pas judicieux de proposer un complément sous une forme ou sous une autre aux familles qui le désirent.

    Catholiques pratiquants, nous essayons de respecter les critères objectifs et rationnels d'une éthique responsable, rappelée par l'enseignement de l'Église, et d'apprendre à nos enfants à faire de même. Notre démarche est principalement motivée par notre foi, qui nous éclaire sur la nature de la personne humaine. Aussi, nous souhaitons que le cours « les méthodes contraceptives » soit conforme à l'enseignement de l'Église (cf. encadré ci-dessous).



    *Jérôme et Juliette Verdier, Quentin et Agnès Renard, parents d’élèves de 4e dans l’enseignement catholique.



    [1] D'après les chiffres que nous avons trouvés sur l’Internet (816 500 naissances et 210 000 avortements), il y a eu 34 % de grossesses non désirées en 2007.
    [2] Le CIRC est un centre dépendant de l'Organisation mondiale de la santé.
    [3] Ces méthodes consistent à connaître les périodes fécondes de la femme et à pratiquer l'abstinence quand le couple ne souhaite pas avoir d'enfant.

    Source

    dimanche, 25 mai 2008

    l'ILFM : Programme et inscription 2008 - 2009

    L'institut libre de formation des maîtres, dédié à la formation des maîtres des écoles privées hors contrat, propose pour sa deuxième rentrée trois formules de formations :

    - formation complète : sur concours d'entrée, en deux ans par alternance avec des stages en écoles, 7 week ends de formation théorique à Paris, des devoirs mensuels par correspondance débouchant sur le diplôme de maître d'école du privé

    Le concours aura lieu le 27 juin 2008  à Paris pour la promotion 2008-2010. Il est encore possible de s'inscrire.

    - formation théorique : formation en un an sans examen d'entrée, comprenant 7 week ends de formation intensive à Paris et des devoirs  mensuels rendus et corrigés par correspondance en mathématique, français, histoire et culture générale - formation permettant de valider la moitié du diplôme de maître d'école du privé

    - formation "auditeurs libres" : formation en un an comprenant 7 week ends de formation intensive à Paris ; délivrance d'un certificat d'assiduité à la formation ;

    Pour s'inscrire ou demander des renseignements, appeler la permanence  inscription au 06 26 27 86 72.

    L'ILFM est un institut privé d'enseignement supérieur de la Fondation pour l'école, fondation reconnue d'utilité publique par décret du Premier ministre en date du 18 mars 2008.

    source

    dimanche, 18 mai 2008

    L'Enseignement Privé est il encore l'Enseignement Libre ?

    Par Claude Fouquet, ancien ambassadeur de France

    "Il y a deux cents ans, un décret du 17 mars 1808 organisait l’Université impériale. On renouait dans une certaine mesure avec le passé, en reprenant le cadre des anciennes universités royales, abolies en 1793.

    Dans ce cadre, l’instruction publique semblait organisée de manière corporatiste, tout en étant, en fait, soumise à l’État,
    c’est-à-dire à une administration centrale divisée en académies placées sous la conduite d’un recteur, et contrôlant les établissements d’enseignement par des inspecteurs généraux.

    Le décret de 1808 impose aussi le monopole de l’État pour tous les grades universitaires : baccalauréat, licence et doctorat.

    Il a fallu attendre 1959 pour que le gouvernement offre à l’enseignement privé la possibilité de s’associer par contrat ou de s’intégrer à l’enseignement public. En contrepartie, l’État s’engage à payer les maîtres, mais il contrôle de près l’enseignement dispensé, et garde le monopole des diplômes.

    En fait, les écoles sous contrat ne sont pas libres. En refusant la concurrence, l’État n’encourage pas la bonne gestion des écoles publiques et il pénalise l’enseignement privé, au mépris de la liberté de choix des parents.

    L’enseignement privé, en acceptant de devenir une annexe du service public, a perdu toute autonomie, au point de remettre en cause son caractère propre.

    Il a aussi perdu toute possibilité de se développer, puisque, dans ce marché de dupes, les parts de marché sont figées une fois pour toutes. Chaque année, l’enseignement catholique refuse plus de 20 000 élèves, parce que l’État, qui fixe le nombre des professeurs du privé, ne prévoit pas assez de postes. Chaque année l’enseignement privé doit refuser des inscriptions, faute de place.

    En effet, les possibilités d’inscriptions dépendent avant tout du nombre de postes d’enseignants.
    Or ceux-ci sont accordés par l’État, en fonction de l’évolution dans le secteur public. Comme globalement le nombre d’élèves diminue, les postes diminuent dans le privé comme dans le public. Partout des milliers d’élèves restent en liste d’attente, sans espoir de trouver de place.

    Même si les parents plébiscitent, faute de mieux, l’enseignement privé sous contrat, il est tellement réglementé et fonctionnarisé qu’il est à peine plus libre que l’enseignement public.

    Les résultats au bac y sont à peine meilleurs, et ce petit mieux s’explique uniquement par l’origine sociale des élèves. Devant la faillite du système, beaucoup de parents ont d’ailleurs recours à des cours privés de soutien.

    Près de cent mille enseignants fonctionnaires en profitent pour arrondir leurs fins de mois, en donnant des cours dans des structures privées, telle Acadomia. C’est un énorme marché, qui coûte aux parents plus de deux milliards par an, et qui augmente chaque année.

    La carte scolaire est contraire à la liberté d’apprendre, et le monopole de l’État est contraire à la liberté d’enseigner. Voilà pourquoi il faut rompre avec la logique du monopole, pour retrouver celle du marché, avec une vraie liberté des établissements, des expérimentations, des programmes et des recrutements.

    Il faut rétablir ces libertés. C’est possible, avec le concours des parents et des enseignants, et en faisant en sorte que chacun y trouve intérêt."