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Tag - Liberté scolaire

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samedi, 27 juin 2009

« La liberté d’enseignement », par Jean-Noël Dumont (1/2)

Vers une liberté d'inscription à l'Université ?

Même si on ne peux pas parler de sélection, l'intégration des universités dans la procédure Admission Post Bac permet à ces dernières de choisir leurs étudiants. D'ailleurs, cette liberté de choix s'accompagne donc d'une liberté de candidature. Vers la fin définitive de la sectorisation...

Plus de mélange dans les facs parisiennes, SVP !

mardi, 23 juin 2009

Sauvons l'école contre le pluralisme de l'offre de formation

Lors du CNESER du 20 avril dernier, interpellé par le SNESUP, le directeur général des enseignements supérieurs, Patrick Hetzel, avait été contraint d’avouer l’intention du ministère d’évaluer les maquettes de master "enseignement" de l’enseignement privé en dépit de l’opposition de la communauté universitaire au projet de réforme de la formation des maîtres, et contre l’avis formel de l’AERES. Devant la mobilisation quasi unanime de l’enseignement supérieur, le gouvernement déclarait alors qu’il renonçait à sa tentative de passer en force.
Pourtant, le 11 juin, le Ministère de l’Education nationale a présenté au Conseil Supérieur de l’Education un projet de décret qui transpose les récentes modifications des décrets statutaires des professeurs des écoles à l’enseignement privé. Comme pour les mesures concernant les enseignants du public, l’inscription de ces projets à l’ordre du jour du CSE anticipait donc sur l’aboutissement des travaux en cours, sans que ces dispositions aient jamais été abordées dans les "groupes de travail". Les organisations présentes à cette réunion du CSE (FSU, Unsa-Education, FCPE, Ligue de l’enseignement, UNL) s’y sont aussitôt opposées et ont quitté la séance devant le refus de l’administration de retirer ce point de l’ordre du jour.
Le 19 juin dernier, par la voix du secrétaire général de l’enseignement catholique, les instituts catholiques – qui demandent des moyens financiers importants à l’État – annoncent être en mesure, dès septembre 2009, de proposer et de délivrer sept masters "métiers de l’éducation et de la formation" adaptés à leurs propres modalités de formation et de recrutement par le biais de jurys rectoraux. En conférant au recteur, chancelier des universités, cette responsabilité, le gouvernement s’assoit sur les garanties de qualité des diplômes qu’apporte l’obligation faite aux établissements privés de passer convention avec une université publique pour délivrer leurs diplômes. La procédure du jury rectoral et la connivence des autorités religieuses sont utilisées par le pouvoir comme un artifice pour contourner la résistance forte et raisonnée que la communauté universitaire oppose à une réforme de la formation des maîtres bâclée et dangereuse pour l’avenir du pays, et imposer ainsi ses projets de "mastérisation" en donnant un avantage l’enseignement catholique.

jeudi, 18 juin 2009

Où va l'Enseignement catholique ?

Une émission phare dont la rediffusion s'impose régulièrement....


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Quebec : « L'État désormais entièrement responsable de la formation en matière de religion »


« Le second défi est celui du relai institutionnel de la formation en matière de religion. Conçue et contrôlée jusqu’ici par les Églises, celle-ci passe cette fois totalement sous la responsabilité de l’État.  »





« Cette situation a pour conséquence que, pour la première fois dans l’histoire du Québec, la société peut se reconnaître, par la voix de l’État, seule propriétaire de cet enseignement, elle peut l’assumer comme sa vocation propre, au même titre que la santé ou la justice. »

« Elle peut surtout lui assigner des finalités qu’elle détermine pour elle-même, et qui sont d’abord sociales et politiques : assurer un vivre ensemble harmonieux. »

Georges Leroux
Éthique, culture religieuse, dialogue, chez Fides, p. 21



M. Georges Leroux est un défenseur zélé du cours ECR ; il a témoigné en faveur de son imposition à tous les élèves dans exception lors des procès de Drummondville et Loyola. Il est assez fier qu'on considère son option comme jacobine.

Diplômes. « Un débat très idéologique »

L’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance réciproque des diplômes universitaires continue de faire des vagues (lire TC 3 350). Pierre Cahné, recteur de l’Institut catholique de Paris, a accepté de répondre aux questions de TC.

Diplômes. « Un débat très idéologique »  recueilli par Jérôme Anciberro

Les journalistes ont eu le plus grand mal à obtenir des réactions de la part des instituts catholiques sur l’accord du 18 décembre. Pourquoi ce refus de communiquer ?
Il y a eu des consignes de grande discrétion dont je ne sais pas trop au juste comment elles ont été décidées. Il convenait surtout d’attendre tant que certains aspects des négociations en cours n’étaient pas réglés. Mais rassurez-vous : il ne s’agit pas d’une affaire d’État, même si deux États sont concernés. L’accord vise simplement à normaliser la situation des instituts catholiques en France dans le cadre du Processus de Bologne qui concerne une quarantaine de pays.

Certains ont évoqué une vaticanisation de l’enseignement supérieur français, et même envisagé une diffusion de théories a scientifiques comme le créationnisme.
J’avoue que je reste interdit lorsque j’entends ce genre d’arguments. Ceux qui les prononcent ont-ils déjà mis les pieds dans une université catholique ? Il faudrait que nos enseignements deviennent subitement absurdes et que les responsables du Vatican décident de valider cette absurdité, bref : il faudrait qu’un vent de folie concomitant se mette à souffler en France et à Rome… Cela réduit les probabilités. Mais allons tout de même jusqu’au bout de cette distrayante hypothèse. Si une université publique considère que le diplôme obtenu à l’institut catholique de Paris et reconnu par l’État ne correspond pas aux exigences nécessaires pour intégrer le niveau supérieur chez elle, elle pourra refuser d’intégrer cet étudiant. Il suffira de justifier ce refus à partir du « supplément » au diplôme, c’est-à-dire le document qui décrit les enseignements suivis par l’étudiant pour l’obtention de son diplôme. C’est la même chose actuellement pour les élèves des Grandes écoles ou d’autres universités. L’université française est toujours parfaitement libre de faire ce qu’elle veut.

Comment expliquez-vous que l’enseignement supérieur catholique ait dans certains milieux une image aussi mauvaise ?
Le label « catholique » suscite des réactions irrationnelles. Le concept même d’université est une création chrétienne. L’Église catholique est aussi, qu’on le veuille ou non, une puissance intellectuelle. Le Vatican aurait tout à perdre à vouloir la reconnaissance de diplômes au contenu douteux. Sur plus de neuf siècles, il me semble que, grosso modo, les universités catholiques ont fait leurs preuves. Il est bien sûr toujours possible de vivre dans le fantasme à ce propos, de brandir des figures comme Galilée à tout bout de champ, mais cela n’avance pas à grand-chose. Le physicien Édouard Branly enseignait aussi à l’Institut catholique de Paris lorsqu’il y avait encore une faculté des sciences. Prenons l’exemple emblématique de la théologie. Cette discipline repose d’abord sur les sciences philologiques, sur l’établissement des textes, sur la connaissance de langues anciennes comme l’hébreu biblique, l’araméen, le grec patristique… Gilles Deleuze lui-même, qu’on ne soupçonnera pas de complaisance sur ce sujet, parlait de cette discipline comme d’une science des paradoxes.

Ce sont plus les diplômes profanes délivrés par les instituts catholiques que les diplômes canoniques ou ecclésiastiques qui cristallisent les inquiétudes.
Sur ce point, il est intéressant de mentionner la lettre ouverte de la Conférence des présidents d’université sur la crise actuelle dans l’enseignement supérieur. Les signataires évoquent dans un paragraphe l’accord entre la France et le Vatican et la question des diplômes profanes. Un mot de ce texte donne peut-être la clef de cette affaire : « concurrence ».

C’est une vraie question dans le contexte actuel…
Peut-être. Mais l’enseignement catholique supérieur « profane » en France représente environ 3 % des étudiants, et encore : dans des zones extrêmement précises, comme l’enseignement agricole ou certaines écoles d’ingénieurs. Il pèse d’un poids infime à côté de pays comme les États-Unis, l’Amérique du Sud, la Belgique, la Corée… où l’on trouve des universités catholiques de taille considérable, dans lesquelles toutes les matières sont enseignées et qui sont des pôles de recherches très importants. Si l’on garde en tête ces faits, on comprend vite que le débat actuel, très franco-français, est alimenté par des motifs idéologiques dont l’essence n’a rien à voir avec le sujet, par exemple autour de la personnalité d’un président contesté ou du pape actuel. C’est de l’instrumentalisation plus ou moins consciente et je me refuse pour ma part à m’y laisser entraîner.

Source : Témoignage Chrétien

mercredi, 17 juin 2009

La révolution copernicienne de l’éducation

Jean-François Mattéi, membre de l’Institut universitaire de France. professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis.

La pédagogie moderne, depuis John Dewey, a bouleversé le rôle traditionnel de l’école en réduisant un « lieu de réflexion » à un « lieu de vie » assimilé au processus de socialisation de l’élève, au lieu de viser une autre fin : l’humanisation de l’homme. Aussi « le pathos de la nouveauté » qu’Hannah Arendt avait dénoncé dans l’éducation contemporaine, prend-il désormais la forme d’une idéologie de la rupture avec les principes de l’éducation libérale qui formaient un être humain cultivé. La rupture du lien avec l’élève, du lien avec le maître, du lien avec le savoir, du lien avec la substance de l’enseignement - sacrifié à un pédagogisme procédural, et finalement du lien avec la fin de l’éducation - former un homme - ont abouti à un échec patent dont tous les rapports témoignent. Tant que le système scolaire ne reviendra pas sur cette stratégie de rupture envers l’autorité de la connaissance, nul ne pourra rectifier les échecs endémiques de l’éducation, ni édifier une pédagogie qui permette à chaque enfant d’accéder à son humanité. Si nous n’entreprenons pas cette révolution copernicienne qui place le savoir, et non l’élève, au coeur de l’école, il est à craindre que l’illusion politique de demain ne vienne renforcer l’illusion pédagogique d’aujourd’hui.

PDF - 1.7 Mo

Téléchargez l’étude complète.


Source IRIE

dimanche, 14 juin 2009

Discrimination des élèves du privé, Perte de la liberté du choix scolaire, Absorbtion du privé...

Un article du Figaro présente l'application d'affectation des élèves après le collège.


Nous évoquions l'an dernier à la même époque l'enjeu de l'application progressive des outils de gestions du public aux établissements privés sous la pression des recteurs d'académie et la mollesse de certains directeurs diocésains.

Qu'en est il aujourd'hui ?

Le problème concerne d'abord le post 3ème. En cette fin de collège, certains élèves du privé font le choix du public pour des raisons diverses.

Contribuables comme tous les citoyens, les parents de ces élèves ont  ils les mêmes droits que les parents d'élèves issus des collèges publics à obtenir le lycée de secteur pour leur enfant ?

 En 2008 la réponse était NON. Dans le logiciel d'affectation AFFELNET (ancien PAM), les élèves sont affectés en fonction d'un certain nombre de points. A situation parfaitement égale, les élèves issus du privé se voyaient retrancher systématiquement un point de sorte qu'ils étaient uniquement affectés après tous les élèves issus du public.
En 2009, cette injustice de traitement créant deux catégories d'élèves et de citoyens a disparue dans le logiciel. Mais la plus part des inspections académiques départementales n'ont pas changée leur attitude discriminatoire, expliquant sans s'en cacher que les élèves qui rejoignent le public seront tout de même affectés en dernier et considérés comme des élèves emménageant dans l'académie alors même que les parents y résident depuis longue date.

Comment cela est il possible ?
Cette discrimination n'a pas lieu quand les élèves sont issus d'un établissement privé de leur département de résidence puisque dans ce cas, c'est l'établissement privé lui même qui gère l'application AFFELNET et que redisons le, cette année, les élèves du privé ont autant de points que ceux issus des collèges public.

Cette discrimination perdure lorsque l'élève est issu d'un établissement privé d'une autre académie que celle de sa commune de résidence car dans ce cas qui est très fréquent lorsque l'élève habite à la limite de deux académies, c'est l'inspection académique du département de résidence qui se charge de l'application AFFELNET à laquelle l'établissement privé n'a pas accès.

Dans ce cas, un dossier papier est envoyé  l'IA qui le saisit mais souvent sous le régime des parents emménageants, qui est un statut non prioritaire. L'ouverture progressive des applications AFFELNET académiques à tous les établissement ne change rien car la saisie sur une application hors académie exige la création d'une fiche élève particulière non équivalente à celle des élèves existant dans la base de donnée.

En effet l'application AFFELNET est contradictoire lorsqu'elle s'applique au privé. Elle est censée gérer toute les demandes des résidents de l'académie mais les élèves sont sectorisés sur l'application par établissement d'origine. Ainsi un établissement privé du Cantal (15 - Académie de Clermont Ferrand) trouvera dans sa base ses élèves domiciliés dans le Lot ( (46 - Académie de Toulouse) mais ne pourra pas gérer leur affectation dans cette académie. Il devra inviter la famille à constituer un dossier papier pour la saisie AFFELNET des vœux par l'IA du 46 qui pourra rester maitre d'une façon parfaitement opaque d'un traitement égalitaire ou non de ces dossiers.

Dans ces cas, certaines IA ne se cachent pas de leur politique de discrimination.

Encore une fois, il semble que les parents du privé qui paient deux fois l'école sont sanctionnés de ne pas être de bons partisans d'un système scolaire laïque unifié.

POUR ALLER PLUS LOIN :

Le privé a t il vraiment pour autant intérêt à revendiquer une correction de ces injustices. Pour les familles, il semble que OUI. Pour le système de l'enseignement privé, cela est moins évident.

En effet, de plus en plus les recteurs d'académie font pression sur les directions diocésaines pour que les établissements soient contraints à l'usage des applications de gestion du public.
 Si en échange, ils assurent de plus une égalité de traitement des élèves du privé dans ces applications (comme dans AFFELNET 2009), on en vient à un accès direct  des recteurs à toutes les informations de gestion du privé. Cette transparence du privé le fragilise et lui fait perte une bonne partie de sa liberté de manœuvre car bien entendu, le privé est tenu de respecter les contraintes de gestion des établissements publics.

La surveillance est devenue totale et peu d'arrangements sont possibles. La marge d'autonomie du privé s'en trouve de plus en plus réduite.

 Alors que M. de Labarre, secrétaire général de l'enseignement privé s'apprête à publier un mémento du chef d'établissement visant à l'inviter à prendre toute sa marge de liberté dans le cadre de la loi Debré (obligation uniquement envers les programmes et les horaires cf : interview de l'AEF d'avril ), on peut s'étonner que le privé accepte toujours plus les contraintes de gestions imposées par les Recteurs.

L'alternative consisterait pour sortir de cette véritable assimilation par les applications gestionnaires en ce que le privé développe ses propres outils permettant une visibilité et une transparence contrôlée et une pleine liberté d'auto-organisation.

Les parents qui semblaient bénéficier d'une égalité de traitement par l'extension au privé des applications du public seront surement ultimement les grands perdants. En effet, l'enseignement privé est tout simplement en train de brader sa liberté propre mais aussi et surtout la liberté scolaire des parents.

Pour preuve, la consigne récemment donnée conjointement par certains recteurs et certains directeurs diocésains aux collèges privés d'intervenir auprès des familles pour les dissuader fermement de pratiquer des doubles inscriptions auprès de lycées publics et privés.

Les recteurs demandent donc aux établissements privés de jouer de rôle de mouchards et celui d'une police de lutte contre la double inscription.
La prochaine étape sera surement l'indexation des lycées privés dans l'application AFFELNET.

Ne serait il pas temps que l'enseignement privé se rappelle qu'il est le seul à défendre une réelle liberté scolaire en France ? Que ce droit est naturel et canonique selon le magistère de l'Église ? Et pas seulement envers l'offre du Privé mais envers toute offre scolaire ?

Faisant le jeu des applications du public, c'est tout bonnement la liberté scolaire des parents que l'alignement du privé est en train de supprimer.

Dans la langue des proverbes, n'appelle t on pas cela scier la branche sur laquelle on est assis ?


jeudi, 11 juin 2009

Financement communal des écoles privées: le texte ajourné à l'Assemblée

Du nouveau sur le refus des communes de reconnaitre l'oeuvre publique d'éducation de l'enseignement privé :

L'examen à l'Assemblée nationale de la proposition de loi sénatoriale UMP sur le financement des écoles privées accueillant des élèves habitant dans une autre commune que celle de leur école, programmé lundi 15, a été ajourné par le gouvernement, a-t-on appris jeudi.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a demandé par lettre la modification en ce sens de l'ordre du jour du palais Bourbon.

Selon une source parlementaire, ce report est lié au débat en deuxième lecture sur le Grenelle de l'environnement, que le gouvernement aimerait pouvoir boucler lundi.

Les députés PRG, hostiles à un texte qui constitue "une attaque en règle contre le principe de laïcité", se sont aussitôt félicités, dans un communiqué, de cet ajournement et ont prévenu qu'ils resteraient "vigilants".

Selon le texte du Sénat, une commune où résident des enfants scolarisés dans des écoles privées hors de son territoire devra contribuer au financement de ces écoles dans quatre cas précis.

Pour les radicaux de gauche, "il est contraire à la laïcité d'assurer un égal financement public entre les écoles publiques, soumises à une obligation de gratuité, de continuité et d'accueil de tous les publics, et les écoles privées, qui pratiquent une sélection des élèves et, surtout, des frais de scolarisation souvent élevés".

Une source parlementaire UMP a indiqué à l'AFP que le report du texte pouvait être lié au remaniement que prépare Nicolas Sarkozy, le nom du député PRG Paul Giacobbi étant régulièrement cité parmi les possibles promus au titre de l'ouverture. Une explication "tirée par les cheveux", a-t-on rétorqué chez les députés PRG.

Source : AFP

mardi, 9 juin 2009

A-t-on besoin des universités catholiques ?

Décembre 2007, au Latran, Nicolas Sarkozy déclarait : « la République […] répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholiques […]. Cette situation est dommageable pour notre pays ». Décembre 2008, le Saint-Siège et la France signent par un accord leur reconnaissance. Pour comprendre le sens de cette actualité, en plateau : Pierre Cahné, recteur de l'Institut Catholique de Paris et le père Michel Fédou, président du Centre Sèvres à Paris.

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dimanche, 7 juin 2009

Les écoles indépendantes nantaises dans la presse locale

Revue de presse écrite

Source : Créer son école

vendredi, 22 mai 2009

Créer des écoles, c'est naturel

Anne Coffinier

Où en sont les relations entre les écoles indépendantes à identité catholique et l'Enseignement catholique ?

Nous entretenons des relations suivies avec l'Enseignement catho­lique et les évéques. Parce qu'elle a un important réseau sous contrat, l'Église de France a tendance à oublier que la création de nouvelles écoles (forcément hors contrat les premières années) est un phénomène naturel et souhaitable, si l'on veut «aller au large».

Ces écoles jouent aussi un rôle de laboratoire, d'incitation à l'audace pédagogique et au bon sens. Le système actuel va être obligé de se réformer. Toute la question est de savoir quand. Réformer la formation des professeurs, que ce soit dans les IUFM du public ou les CFP du privé, cela va prendre du temps. Trop ? On ne peut plus attendre, c'est une question de charité. On ne peut pas admettre qu'il y ait encore des générations gâchées. Quels sont les principaux terrains d'entente ou de mésentente?

Quand des petites écoles catho­liques se créent, dans un contexte de forte déchristianisation, il faut tout tenter pour les aider. On ne peut pas faire la fine bouche, se contenter d'une simple gestion conservatrice qui préfère laisser des bâtiments vides, ou bien les vendre pour renflouer ses caisses...

En général, sur le terrain, c'est la base qui propose, souvent des familles, de simples prêtres. Et la base a besoin du soutien des évêques, sou­tien qu'elle obtient dans un nombre toujours plus important de cas.

A Saverdun, dans l'Ariège, le curé de la paroisse a facilité l'accès aux bâtiments paroissiaux avec l'accord de l'évêque, et l'école a immédiatement prospéré pour le bien des enfants. Mais pas encore dans tous les dio­cèses : il y avait un projet magnifique d'école maternelle et primaire dans un quartier pauvre de Roubaix, avec un petit internat, un patronage, une école de musique et de danse, qui vient de capoter faute de soutien de la communauté ecclésiale. Les équipes fondatrices d'écoles indépendantes se démènent; elles prennent tous les risques. Elles attendent un soutien. Quelles sont les forces et les fai­blesses des écoles hors-contrat?

Elles bénéficient souvent d'un véri­table appui des collectivités locales: L'Espérance a ouvert ses portes à la rentrée 2007 à Gouvieux, près de Chantilly, grâce au maire qui a loué les locaux; à Montfermeil, le maire, conscient de l'impact du pluralisme scolaire sur la mixité sociale de sa ville, a carrément lancé un appel à la création d'écoles...

Mais c'est vrai, si l'on veut qu'elles constituent une alternative pour les familles sur l'ensemble du territoire, il faut en créer davantage, au moins pour le primaire. Nous travaillons sur plusieurs projets pour que ce soit de moins en moins compliqué : un kit foncier, avec des bâtiments préfa­briqués écologiques, sur le modèle des villages suédois, qui permettrait d'ouvrir une école avec 50000 € quand on a un terrain.

En ce qui concerne le prix des scolarités (souvent autour de 150 € par mois), qui doit être le plus abor­dable possible si on veut une vraie égalité d'accès à la qualité, nous demandons que les réductions d'impôts accordées aux cours de soutien à domicile soient étendues à ces écoles qui ne perçoivent pas 1 centime de l'État, et transformé en crédit d'impôt pour les familles non imposables (l'État verse la somme qui aurait dû être retranchée des impôts), la plupart des familles dans le hors-contrat n'étant pas imposables.

Et en attendant, la Fondation pour l'école a vocation à rassembler des fonds pour aider ces écoles.

Source

jeudi, 21 mai 2009

Sectes et école à la maison : l'amalgame facile de Fenech

Georges Fenech - ex-député UMP - est un triste sire que nous ne connaissons que trop dans ses tentatives pour interdire la liberté scolaire (ici, ici, ici). Nommé président de la mission de lutte contre les sectes (Miviludes), il rend un rapport aujourd'hui. Il déclare :

"Xavier Darcos a décidé de recenser tous les enfants qui bénéficient d'une instruction à domicile. Grâce à cette enquête lancée depuis janvier, on disposera pour la première fois d'une vue générale de la situation et on connaîtra les motivations des familles, en général tout à fait légitimes. On pourra ainsi déceler les enfants évoluant dans des communautés à caractère sectaire."

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Miviludes_Rapport_2008.pdf

Source

mercredi, 20 mai 2009

"365 jours d'école à la maison"

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mardi, 19 mai 2009

Parler des religions de la même manière est quasiment anticatholique

G Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'«anticatholicisme» selon le préfet de la Congrégation vaticane pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski.

En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province, qui remplace le «programme d'enseignement moral et religieux catholique", l'«enseignement moral et religieux protestant» et l'«enseignement moral» parmi lesquels les parents pouvaient choisir. Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.

"Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion. Parler de toutes les religions de la même manière s'apparente quasiment à une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme".

Il a conclut en soulignant que cette méthode d'instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire.

lundi, 18 mai 2009

Diplômes du Vatican : la polémique enfle

Le décret entérinant l'accord passé fin 2008 entre la France et le Vatican est paru au Journal officiel le mois dernier. Par cet accord, la France "s'engage à reconnaître les diplômes délivrés par les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieurs dûment habilités par le Saint-Siège". 


Jusqu'à présent, seul l'Etat a le monopole de la reconnaissance des diplômes universitaires. Ainsi, les cinq instituts supérieurs d'enseignement catholique français passent-ils des conventions avec l'université publique pour diplômer leurs 65.000 étudiants. 

Pour ses défenseurs, le texte ne constitue qu'une conséquence du processus de Bologne, dont les 46 pays signataires reconnaissent les diplômes délivrés par leurs voisins. Dans un communiqué, les ministères de l'Enseignement supérieur et des Affaires étrangères ont par ailleurs précisé que seuls les accords de théologie sont visés par cet accord. Mais le représentant du Vatican à Paris n'a pas la même appréciation du texte : "Comme une simple lecture de l'accord permet de le constater, il n'est pas indiqué que seuls les diplômes canoniques soient concernés..." 

Aux yeux de ses détracteurs, il remet donc en cause la loi de 1905 relative à la séparation de l'église et de l'Etat. Parmi eux, les sénateurs du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), à majorité radicaux, ont annoncé leur intention de déposer cette semaine "un référé suspension et un recours au fond devant le Conseil d'État pour faire annuler ce décret". 

Sources : AFP, le Monde, Libération, La Croix, Mediapart, laDépêche.fr

dimanche, 17 mai 2009

Côte d'Ivoire : L'Enseignement Privé menacé lance un appel de fond

Sous l’égide de la Conférence Episcopale de Côte d’Ivoire, la Direction de l’Enseignement catholique a organisé le mardi 12 mai 2009, à la salle de conférence de la Cathédrale Saint Paul du Plateau le lancement du Fonds National de Soutien et de Promotion de l’Enseignement Catholique (FONASPEC). La cérémonie s’est déroulée en présence des Cardinaux Agré et Kutwa et du Révérend Siméon Ahouana.

C’est le Père Marcellin Yao Kouadio, Directeur national de l’Enseignement catholique qui a donné les raisons de la création de ce fonds. Selon lui, l’enseignement catholique est une vieille institution (depuis 1893) de l’Eglise pour l’éducation, l’instruction au service de la jeunesse. Cette institution dispose aujourd’hui de près de 270 établissements primaires, préscolaires, d’enseignement secondaire général, d’enseignement technique et supérieur. Tout cela avec un effectif de plus de 110.000 élèves. Il s’agit selon le Père Yao Kouadio, d’une structure qui dispose d’un encadrement rigoureux, efficace avec des résultats au-dessus de la moyenne nationale, et une formation intellectuelle, civique, morale et religieuse susceptible de mettre à l’abri une jeunesse en proie à la dépravation des mœurs. Malheureusement, il a souligné que leur corporation connaît d’énormes difficultés qui risquent -si rien n’est fait- de mettre en péril l’avenir de l’école catholique. Au nombre des difficultés, il a cité le délabrement de certaines écoles de l’intérieur du pays où la pauvreté fait que les parents ne payent pas aux taux indiqués la scolarité des enfants. L’enseignement catholique pâtit surtout largement de la contribution de l’Etat qui se paie au-delà des délais prévus. Ce qui entraîne souvent des manques de trésorerie sur plusieurs mois dans les structures. Cette situation a pour conséquences des grèves à répétitions, des rapports conflictuels et la démotivation des salariés. Aussi, à travers les réflexions nées des Etats généraux de l’enseignement catholique en 2006, il a été décidé la création d’un fonds pour mobiliser les ressources financières capables, à la longue, de favoriser l’autonomie vis-à-vis de l’Etat. Le FONASPEC se veut une chaîne de solidarité émanant des personnes privées ou de structures étatiques. Il s’agira d’apports sous forme de dons, de placements, de crédits dans des directions diocésaines et d’une somme provenant d’une quête spéciale chaque année pour l’école catholique. Son Eminence Bernard Cardinal Agré a lancé un appel à la mobilisation générale afin de faire de cette initiative une réussite incontestable.

Source :Abidjan.net

Lire aussi : 1 et 2

jeudi, 14 mai 2009

Gentil Lobby en terre britannique

Les parents d'une trentaine d'élèves qui ont retiré leurs enfants d'une école primaire de l'est de Londres (Tomlinson school), risquent des sanctions. Les enfants devaient assister à des cours comportant des récits parlant d'homosexualité. Un conte parlant d'un prince qui refuse trois princesses et tombe amoureux d'un de leur frère ainsi que l'histoire de Roy et Silo, deux pingouins qui tombent amoureux l'un de l'autre.
Les parents, pour des raisons religieuses et morales, estiment à juste titre, que ces leçons n'étaient pas appropriés à l'âge des enfants.
Norman Wells, directeur de "Family Education Trust" * pense très justement qu' "éduquer les enfants selon les souhaits des parents est un principe fondamental de la législation éducative" et estime "scandaleux que des autorités locales ou scolaires puissent passer au-dessus de l'autorité parentale et imposer aux enfants des leçons qui éveillent de larges inquiétudes".
Ces parents sont un exemple de courage et de responsabilité. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nul ne peut imposer à nos enfants des croyances ou des opinions contraires aux nôtres. Nous sommes responsables de nos enfants.

* Think- Thank anglais, sur la promotion de la famille et les effets des ruptures familiales
   site en anglais : http://www.2-in-2-1.co.uk/services/fameduc/

La non mixité, plus performante et respectueuse des personnes selon un récent colloque

Un sujet difficile à aborder en France : la non-mixité. Quels avantages comporte l'éducation non-mixte ? Quels sont ses fondements scientifiques dans les neurosciences, dans la pratique pédagogique, dans l'étude du cerveau humain, et même en philosophie ? Telles étaient les questions auxquelles répondait ce 2e Congrès de l'EASSE (European Association of Single-Sex Education), à Rome le 24 avril. 300 personnes, venues de toute l'Europe et au-delà (quelques Argentins), y participaient. Ce congrès, scientifique, voulait montrer l'intérêt de la non-mixité pour l'éducation de l'enfant, dans un contexte moderne.

 

L'EASSE, association organisatrice (http://www.easse.org), a pour but de promouvoir la non-mixité (« éducation différenciée par sexes »), comme une réponse plus adéquate au décalage de maturité entre garçons et filles, pendant l'enfance et l'adolescence, mais surtout à la différence de méthodes d'apprentissage, chaque sexe appréhendant, selon l'EASSE, la réalité de manière propre.

 

Le Congrès se tenait dans le centre de Rome, à la Bibliothèque nationale. Les intervenants étaient au nombre d'une dizaine, parmi lesquels : une ministre italienne ; plusieurs professeurs d'université italiens et espagnols ; Sheila Cooper, la responsable anglaise de l'ensemble des établissements privés féminins ; et surtout Leonard Sax, fondateur de la NASSPE, l'association américaine pour l'éducation publique non-mixte. Entre 2002 et 2009, celui-ci a transformé 530 établissements publics mixtes en non-mixtes, avec l'aide d'une petite équipe de formateurs.

 

Actuellement, selon une enquête menée par l'EASSE sur 70 pays, 210 000 établissements, regroupant 40 millions d'élèves, pratiquent à travers le monde une éducation séparée ; en France, 238 établissements sont non-mixtes. Dans le monde entier, ce sont les établissements non-mixtes qui ont les meilleurs résultats scolaires.

lundi, 11 mai 2009

Côte d'Ivoire: Soutien à l'enseignement catholique - Vers la création d'un fonds national

L'enseignement catholique de Côte d'Ivoire cherche les voies et moyens de son autonomie et de son développement. C'est dans ce contexte que le Fonds national de soutien et de promotion de l'enseignement catholique (Fonaspec) sera lancé le mardi prochain, à la cathédrale Saint Paul.

L'objectif du Fonds, selon le père Yao Marcellin, est de stabiliser les ressources financières, moderniser les structures et la gestion et parvenir à l'autonomie financière. La trop grande dépendance de l'enseignement catholique de l'Etat, a-t-il révélé, constitue la difficulté majeure de cet enseignement. "Les difficultés de trésorerie de l'enseignement catholique ont débuté dans les années 89-90. Le non respect de la convention par l'Etat y est beaucoup. Les diocèses sont pauvres. Et ils sont en rupture de paiement", a-t-il déploré.

Le directeur financier de l'enseignement catholique, Jean Kanga, a indiqué que l'Etat doit 1,727 milliard FCFA à l'enseignement catholique pour l'année scolaire 2007-2008. Il s'est réjoui du virement de 1,121 milliard FCFA, hier, dans le cadre du paiement de la dette intérieure. Il a rappelé que la subvention de 2006-2007 a été soldée en juin 2008. Mais il a avoué ne pas connaître la décision que l'Etat va prendre concernant les besoins de 2008-2009 qui s'élèvent à 3,8 milliards FCFA.

Source : AllAfrica.com

dimanche, 10 mai 2009

Face au laîcisme : le hors contrat : secteur d'investissement au Quebec

Un comité de 5 personnes s’est réuni le 30 avril à Québec dans l'intention d'explorer la fondation d'une école catholique indépendante non subventionnée.

Le comité de fondation s’était déjà réuni le 25 janvier dernier pour discuter de la fondation de la future école qui portera le nom de Notre-Dame des Écoles de Québec. Le comité avait alors reçu la bénédiction du cardinal Marc Ouellet en sa cathédrale. Il a également l’appui de l’Association Notre-Dame des Écoles, fondée par le Mgr Ouellet pour promouvoir ainsi une éducation fidèle au magistère de l’Église catholique.

Interrogé sur les raisons qui ont poussé ces parents à envisager une école non subventionnée, M. Bertrand Cloutier, président du comité de fondation, a déclaré que la raison principale qui poussait ces parents à ce grand sacrifice financier était de créer un environnement où les valeurs évangéliques pouvaient être vécues et comprises par l'exemple. L'école serait ainsi le prolongement de la maison en matière d'éducation.

Pour M. Cloutier, cette initiative vise à créer un grand nombre de petites écoles à échelle humaine et à s'éloigner de la massification des écoles publiques ou privées subventionnées. À ce stade, l'ouverture de Notre-Dame des Écoles de Québec n'est pas prévue avant la rentrée 2010.

Si ces écoles se voudront plus humaines et chercheront à présenter une anthropologie digne de l'homme et de sa finalité, il ne sera pas question de compromettre la qualité d'enseignement dans les matières obligatoires.

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samedi, 9 mai 2009

Les écoles privées sous contrat


"Les résultats et les coûts des écoles privées sous contrat ne sont pas significativement différents. Une étude publiée en mai 2004 indique que les résultats au baccalauréat des élèves des établissements privés sous contrat sont légèrement meilleurs que ceux du public, mais s'expliquent essentiellement par des facteurs sociologiques.

Depuis les accords Lang-Cloupet de 1991, un étroit carcan de règles administratives limite les ouvertures de classes, leur liberté pédagogique et le pouvoir du chef d'établissement, qui ne peut plus licencier les professeurs. De plus, les directions diocésaines constituent parfois une administration bis dont les contraintes ne sont pas moins lourdes que celles de l'Education nationale.

Seule une minorité d'écoles, qui bénéficie de directeurs dynamiques, d'enseignants unis par un projet d'établissement original et de parents engagés jouissent réellement d'une liberté dans les faits qui leur permet d'avancer et de rayonner."

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Enseignement catholique : Éric de Labarre invite les établissements à « s'emparer de leur liberté »

« Mieux utiliser l'espace de liberté offert par la loi Debré » : alors que l'enseignement catholique s'apprête à marquer le cinquantième anniversaire de la loi Debré, qui définit ses rapports avec l'État, son secrétaire général Éric de Labarre invite les établissements à repenser leurs relations avec les académies, et à s'emparer davantage de leur « liberté ». Le secrétaire général incite ainsi les établissements catholiques à expérimenter la réforme du lycée : 200 à 250 établissements seront concernés à la rentrée 2009.

AEF : Dès votre arrivée à la tête de l'enseignement catholique en août 2007, vous aviez annoncé votre volonté de « réactualiser » la loi Debré (L'AEF n°83996). Où en est ce dossier ?

Éric de Labarre : Notre intention n'est nullement de demander une modification de la loi : nous ne voulons pas remettre en cause cet équilibre. Nous ne souhaitons pas une réécriture, mais une relecture de la loi pour bien comprendre quels sont ses tenants et ses aboutissants. Cette loi repose sur la contractualisation des établissements privés avec l'État, et non pas sur une « mise sous tutelle » de nos établissements. Nous souhaitons arriver à une liberté mieux exploitée qu'elle ne l'est depuis 59. La loi Debré impose en effet deux contraintes sur le plan juridique, à l'enseignement privé : respecter les programmes nationaux et les horaires. Le reste relève de la responsabilité des équipes pédagogiques de chaque établissement.

Un groupe de travail est ainsi chargé d'étudier les points de la réglementation qui restent à éclaircir. L'objectif est de réaliser un vademecum du chef d'établissement qui leur permettra de savoir quelles sont leurs obligations envers les autorités académiques. Notre réflexion porte par exemple sur la liberté qu'ont les chefs d'établissement de l'enseignement catholique pour ouvrir des options. Il existe des pratiques très différentes d'un rectorat à l'autre.

Nous sommes, tout autant que l'État, responsable du non respect de ces espaces de liberté. Du côté de l'enseignement catholique, il peut en effet exister la tentation de s'inscrire spontanément dans le cadre défini par les autorités académiques, alors même que certaines contraintes ne nous concernent pas spécialement. Il serait ainsi possible d'alléger bien de contraintes d'ordre pédagogique.

AEF : Lesquelles ?

Éric de Labarre : L'aménagement des heures de cours par exemple : un recteur ne saurait rappeler la nécessité de se conformer à une durée de cours de 55 minutes, car cette obligation ne s'applique pas à l'enseignement privé sous contrat ! Chaque établissement catholique peut aménager des séquences de cours cours sont de 40, 45 ou 50 minutes. Notre force réside, à mon avis, dans la décentralisation de notre système. Il faut que nous soyons capables d'utiliser les espaces de liberté offerts par la loi.

AEF : Vous avez également lancé une réorganisation des structures internes de l'enseignement catholique, ce qu'on appelle « la tutelle », en renforçant le niveau régional de l'enseignement catholique (L'AEF n°83996). Pour quelle raison ?

Éric de Labarre : C'est un sujet très épineux : deux raisons nous conduisent à avancer sur cette question : l'organisation de l'Éducation nationale et de l'État a beaucoup évolué. Le niveau pertinent de prise de décision dans le champ éducatif est de plus en plus le niveau académique ou régional. Or nous sommes organisés sur le mode diocésain ce qui crée un décalage entre le niveau d'organisation étatique et notre propre organisation. On s'aperçoit également que les moyens disponibles au niveau diocésain sont très différents selon les endroits : certaines directions diocésaines ont plus de 50 salariés, tandis que d'autres fonctionnent avec un ou deux mi-temps. Il est donc nécessaire d'arriver à regrouper un certain nombre de moyens financiers, techniques et humains. Le processus d'académisation est déjà bien avancé en Ile-de-France, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire. Il n'est pas question pour nous de remettre en cause le niveau diocésain, qui est le niveau pertinent d'exercice de la tutelle, c'est à dire de l'accompagnement des établissements et des chefs d'établissement par l'enseignement catholique.

AEF : Les récentes déclarations du Pape et de certains évêques ont suscité de très vives protestations. L'enseignement catholique est-il affecté par la crise que traverse actuellement l'Église ?

Éric de Labarre : Parmi nos responsables, et parmi les parents un certain nombre de questions se posent aujourd'hui. Les positions tenues dans les mois qui viennent de s'écouler soit par le Pape soit par des évêques interrogent les chrétiens. En bien des lieux, ont été évoquées les conséquences de certaines déclarations… Mais cela ne perturbe pas le fonctionnement de l'enseignement catholique.

Par ailleurs, le secrétariat général est intervenu pour condamner le négationnisme [suite aux propos tenus par Monseigneur Williamson], qui n'est pas compatible avec l'éducation des jeunes : c'est une négation de l'histoire.

AEF : Vous avez pris vos fonctions alors qu'un courant minoritaire, porté par Monseigneur Cattenoz, évêque d'Avignon, entendait renforcer l'identité religieuse des établissements, en accusant l'enseignement catholique de perdre son « caractère propre ». Cette tentation de « repli communautaire » vous semble-t-elle surmontée ?

Éric de Labarre : L'enseignement catholique vit une tension permanente entre une généreuse ouverture à la société et au monde et l'affirmation d'une claire originalité : les deux doivent être vécues en même temps. La logique communautaire est aux antipodes de la conception éducative de l'Église universelle. Mais on ne peut pas pour autant renier notre identité !

AEF : Combien de postes sont supprimés à la rentrée 2009 dans l'enseignement catholique, et comment gérez-vous la diminution de vos moyens ?

Éric de Labarre : Nous rendons cette année 1100 postes et nous en gagnons 100 dans le cadre du plan banlieues. En terme d'emplois, nous venons de vivre deux années très difficiles, avec près de 2 500 emplois supprimés en moins en deux ans. Nous n'avons pu passer ces deux années convenablement que grâce à la grande discipline de l'enseignement catholique dans la gestion de la pénurie ; à cette fin, nous nous sommes ainsi dotés d'outils de prospective. J'ai dit au ministère que nous serions dans l'incapacité totale de vivre une rentrée 2010 sur le même mode. Nous constatons déjà sur le terrain de multiples tensions, notamment entre le réseau de l'enseignement catholique, et d'autres réseaux non catholiques [en matière de répartition des postes].

AEF : Comment utilisez-vous les 100 postes qui vous sont alloués dans le cadre du plan banlieues ?

Éric de Labarre : Nous allons ouvrir une annexe d'établissement à Sartrouville (Yvelines) dès la rentrée prochaine. Et également poursuivre notre « montée pédagogique » et ouvrir des classes supplémentaires à l'institut Paul-Ricoeur à Louvres (Val d'Oise). Nous prévoyons également d'ouvrir un collège à Saint-Benoît à la Réunion. Enfin, les emplois mis à notre disposition seront répartis entre divers projets : Segpa, UPI, et classes relais.

AEF : Selon un arrêt de la Cour de cassation du 31 mars 2009, le paiement des heures de délégation prises en dehors du temps de travail incombe aux établissements catholiques. Comment réagissez-vous à cette décision (L'AEF n°112165) ?

Éric de Labarre : Cette situation est extravagante : on ne voit pas au nom de quel fondement juridique les Ogec pourraient payer les heures de délégation syndicale, dans la mesure où il n'y a plus de contrat de travail entre le maître et le chef d'établissement ! Nous sommes en train d'étudier comment réagir, sur le plan juridique, à cette décision de la Cour de cassation.

Nous avons par ailleurs d'autres contentieux en cours : s'agissant de l'accord sur la prévoyance, certains établissements sont poursuivis par l'Urssaf pour le paiement des cotisations. Pour les élections prud'homales, une récente décision de la Cour de cassation nous est favorable : elle constate qu'il n'y a pas de lien entre l'organisme de gestion et les maîtres de l'enseignement privé. En conséquence ceux-ci ne sont ni éligibles ni électeurs aux conseils de prud'hommes.

AEF : Le ministère a lancé l'expérimentation de la réforme du lycée dans une centaine d'établissements dès la rentrée prochaine. Vous-même avez invité les chefs d'établissement de l'enseignement catholique à l'expérimenter (L'AEF n°108129). Combien d'établissements sont concernés ?

Éric de Labarre : 200 à 250 établissements catholiques vont expérimenter la réforme. Mais tous n'ont pas nécessairement demandé à entrer dans le processus d'expérimentation officiel [et ne figurent donc pas dans la liste dressée par le ministère (L'AEF n°112734)]. Nous n'avons pas encore rencontré Richard Descoings, chargé de mission sur la réforme du lycée, mais nous lui avons adressé une note sur le maintien de la voie technologique, qui nous semble un point essentiel dans la réorganisation du lycée. L'enseignement technologique ne doit pas être fondu dans la voie générale.

AEF : L'année 2009 marque le cinquantième anniversaire de la loi Debré. Comment comptez-vous célébrer cet événement ?

Éric de Labarre : On arrive bientôt au cinquantenaire de la loi Debré et au vingt-cinquième anniversaire de la loi Rocard : on tient à ce que ces deux anniversaires soient jumelés. Nous allons donc programmer une série d'animations autour de ces deux événements, au cours de l'année 2009-2010.

Deux manifestations d'envergure nationale sont prévues : en décembre nous réunirons des parlementaires pour débattre des avantages et des inconvénients de la loi Debré. En mai se tiendra une grande manifestation nationale de l'enseignement catholique, au cours de laquelle les différentes contributions des établissements seront rassemblées, afin de dégager des pistes de travail. En outre, le premier vendredi du mois de décembre, nous demanderons aux communautés éducatives de s'interroger sur le thème suivant : « Qu'avez-vous fait de votre liberté ? ». Enfin, chaque mercredi d'octobre 2009 à avril 2010, nous organisons des rencontres dans chaque académie, auxquelles participera le secrétariat général de l'enseignement catholique. Le but est de permettre aux responsables de l'enseignement catholique local de rencontrer les autorités académiques, les représentants des collectivités locales, des chambres des métiers, des chambres de commerce, les associations d'élus pour s'interroger avec eux sur ce que peut apporter aujourd'hui un enseignement privé sous contrat, et en son sein l'enseignement catholique. À partir de là, chaque comité académique de l'enseignement catholique pourrait arrêter quelques orientations essentielles pour les années à venir, et pourquoi pas les cinquante ans qui nous séparent du centième anniversaire de la loi Debré.
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vendredi, 8 mai 2009

Que bec : le défi majeur du cours d'Ethique et de Culture Religieuse : déconfessionnaliser les mentalités

mercredi, 6 mai 2009

Suisse : le vol des enfants par le psy

Un pédiatre renommé, Remo Largo, qui a exercé pendant trente ans à l’hôpital des enfants de Zurich, vient de publier un livre remarqué, "Schülerjahre. Wie Kinder besser lernen" [Les années d’école. Comment apprendre mieux aux enfants]. Contrairement à une tendance perceptible notamment en Suisse alémanique, l’auteur prône le rôle éducatif, au sens large, de l’école, et cela dès la maternelle [Récemment, une initiative populaire proposait de retarder l’âge d’entrée à la maternelle pour redonner à la famille une fonction éducative plus forte]. A son sens, les enseignants suisses devraient recevoir une formation supplémentaire pour leur permettre non seulement d’enseigner du savoir, mais aussi des valeurs, un cadre "pour l’âge adulte". A ses yeux, "l’école [suisse] souffre d’un problème social" parce qu’elle repose encore sur une vision conservatrice des rôles homme-femme, contrairement aux pays scandinaves ou à la France, qui "ont une longueur d’avance".
Le Temps, www.letemps.ch, 5 mai 2009

mardi, 5 mai 2009

Quebec : Sécularisation forcée de l'école : le cours d'ECR

Quebec : Faut il mettre Mgr Veillette à la retraite ?


L’évêque de Trois-Rivières.Mgr Martin Veillette a  décidé d'écrire le 28 avril 2009 au député d’État des chevaliers de Colomb à propos du cours d’Éthique et de culture religieuse.

Nous en sommes là : un pasteur catholique reprend la plus grosse association catholique du Québec parce que celle-ci ose dire que les parents devraient être libres de choisir une éducation morale et religieuse conforme à leurs convictions suivant en cela le Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique qui déclarait que l'imposition du cours ECR viole le droit des parents.

LA LAÏCITÉ À L’ÉCOLE

Conférence de Jean-Michel LEMOYNE DE FORGES, professeur agrégé des Facultés de droit à Paris II–Assas, 

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La notion de laïcité

Le terme laïque vient du grec laos qui signifie le peuple. Le terme grec laikos désigne une partie du peuple par opposition au clergé. A l’origine, une différence est faite entre les membres de la communauté religieuse et les ministres du culte. Le mot est appliqué au départ à l’organisation de l’Eglise.

Au milieu du XIXe siècle, on passe à la notion de laïcité qui désigne, à propos de l’école, une neutralité sur les différentes conceptions religieuses et philosophiques. Le terme laïcité appartient au vocabulaire des idées politiques.

La laïcisation de l’école commence par la loi du 28 mars 1882 sur l’école libre, gratuite et laïque et sur l’instruction obligatoire. Le mot laïque est ici l’adjectif qui correspond à la notion philosophique de laïcité.

La laïcité de l’Etat est affirmée par la loi du 9 décembre 1905 relative à la  séparation des Eglises et de l’Etat. C’est l’origine d’une déviation du vocabulaire puisque le mot Eglise s’applique aux confessions chrétiennes comme aux autres, comme le judaïsme. En 1905, la loi traite des relations entre l’Etat, le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme.

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lundi, 4 mai 2009

Qu'en est-il de la Loi Debré en 2009 ?


A l'occasion du 50ème anniversaire de la loi Debré, Bernard Toulemonde, retraité de l'Igen, retrace l'histoire de cette loi. Celle-ci avait été "conçue comme un système d'échanges entre l'Etat et l'enseignement privé". Aujourd'hui, pour B. Toulemonde, la question de la différence entre établissements publics et privés se pose. D'ailleurs, précise-t-il, "La querelle idéologique s'est bien apaisée" et "la population a montré son attachement au pluralisme du système d'enseignement".


Source: @Tout Doc
Laïcité : "La loi Debré a réussi à  imposer une coexistence entre le public et le privé" (Bernard Toulemonde), Gwénaëlle Conraux, dépêche de l'AEF, 28 avril 2009, n°113193

mercredi, 29 avril 2009

Vers la liberté assumée ?


Dans un entretien avec l'AEF, le secrétaire général de l'Enseignement catholique encourage vivement les établissements à  "mieux utiliser l'espace de liberté offert par la loi Debré". Un groupe de travail réalise d'ailleurs actuellement « un vademecum du chef d'établissement » délimitant ses obligations envers les autorités académiques. Concernant la réforme du lycée, 200 à  250 établissements catholiques l'expérimenteront, sans pour autant faire partie du processus officiel. Enfin, sur la suppression des postes, Eric de Labarre rappelle que près de 2 500 emplois ont été supprimés en moins de 2 ans. Pour la rentrée 2009, 1 100 postes seront rendus et 100 seront obtenus dans le cadre du plan banlieues. Le secrétaire général a informé le ministère de l'Education nationale que l'Enseignement catholique sera "dans l'incapacité totale de vivre une rentrée 2010 sur le même mode".


Source : @ToutDoc
Enseignement catholique : Eric de Labarre invite les établissements à  "s'emparer de leur liberté", Eric de Labarre, Marie-Caroline Missir, dépêche de l'AEF, 22 avril 2009, n°112881.

Le Privé en Belgique : Les établissement privés sont toujours exclus des instances de recrutement des enseignants

Le décret instaurant la négociation tripartite dans l'enseignement ne sera finalement pas voté lors de l'actuelle législature, rapportent vendredi La Libre Belgique et Le Soir :

La proposition prévoit notamment la mise en place de la négociation tripartite dans l'enseignement, secteur où les employeurs, à savoir les pouvoirs organisateurs (PO) des écoles, ne participent pour l'instant pas aux négociations sectorielles, où sont présents uniquement gouvernement et syndicats. Cette situation est dénoncée depuis longtemps par les PO, surtout dans l'enseignement catholique.

Dans ce dossier, les socialistes ont en effet demandé un avis au Conseil d'Etat, ce qui reporte l'examen de la proposition de décret en séance plénière au parlement de la Communauté française à la prochaine législature.

Source : Le Vif.be

Vietnam : Quelle place pour l'école Privée ?

La première assemblée annuelle de la conférence épiscopale du Vietnam, entamée le 13 avril au Centre marial du Cap Saint-Jacques, s'est achevée le 17 avril par un court compte rendu des travaux des évêques.

Les évêques ont également préparé ensemble le prochain voyage « ad limina » à Rome. Les diverses commissions épiscopales ont été chargées de préciser les différents détails concrets qui seront consignés dans le rapport des évêques. En raison des besoins criants en ce domaine, le thème de l'éducation nationale qui avait fait l'objet, les deux années précédentes, de débats et de lettres communes, a été repris cette année encore. Les évêques ont décidé de fonder une commission de l'éducation chrétienne et ont choisi comme président Mgr Pierre Kham, le nouvel évêque auxiliaire de Saïgon.

Source : Viet Catholic News

mardi, 28 avril 2009

L'Université catholique, le laîcisme et l'histoire

Petit Portrait historique de l'Université catholique
"En 1793, un décret de la Convention supprime toutes les universités de France, intimement liées aux instances catholiques, pour les remplacer par des écoles. Quelques années plus tard, en 1808, Napoléon remet les universités au goût du jour. Mais, s’il prévoit des facultés de théologie, il ne demande pas l’approbation de l’Eglise. Il faudra attendre la loi du 12 juillet 1875, qui accorde la liberté de fonder des établissements privés d’enseignement supérieur, pour que les universités catholiques reviennent dans le paysage français.

Les évêques de France fondent alors en quelques années cinq universités, à Paris, Angers, Lyon, Lille et Toulouse. Elles ne resteront pas « universités » bien longtemps puisque en 1880 une loi interdit aux établissements d’enseignement supérieur privés de porter ce titre, du moins en France.
(..)
Quant aux universités catholiques, elles restent, pour l’instant, très prudentes à cet égard (NDLR : du nouveau décret) et évitent de communiquer sur le sujet : elles savent que la question de la laïcité peut déclencher de vives passions en France. Mais une reconnaissance de leurs diplômes profanes ne serait pas pour leur déplaire : elles les mettrait sur un pied d’égalité avec les universités publiques. Une douce revanche sur l’histoire… "
Source : Observatoire Boivigny

samedi, 25 avril 2009

Plaidoyer contre la carte scolaire : retour à jules Ferry

Philippe Nemo

Le décret sur la reconnaissance des diplômes entre la France et le Vatican au JO

L’accord de reconnaissance des grades et diplômes entre la France et le Vatican dans l'enseignement supérieur est paru au JO le 19 avril 2009, sous forme d’un décret. Celui-ci reprend les termes de l’accord du 18 décembre 2008.

Du côté du Vatican, le texte indique que les diplômes concernés sont ceux « délivrés par les universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le saint-Siège » et « les diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l’autorité du Saint-Siège ». Les cinq universités catholiques françaises seraient donc concernées. Le Saint-Siège a par ailleurs quelque 200 universités installées partout dans le monde. 

Les diplômes profanes aussi...

La liste de ces diplômes – outre le baccalauréat, la licence, le master et le doctorat côté français - doit faire l’objet d’un protocole additionnel, élaboré par « la Congrégation pour l’éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France », détaille le texte. Cette liste est attendue depuis des mois par les autorités françaises. Elle seule dira si les diplômes profanes des universités catholiques sont également concernés par cet accord. Selon le quotidien La Croix (21 avril 2009), la Nonciature en France rappelle que l’accord s’applique également aux matières profanes. La médecine, les lettres, le droit et l’économie, les langues, le commerce… feraient donc partie de cet accord.
Source : EducPros

mercredi, 8 avril 2009

Le Privé en banlieue : Quoi de concret après les effets d'annonces

Selon Le Figaro : "Dans le cadre du plan espoir banlieues doté cette année de 200 millions d'euros, une cinquantaine de classes relevant de l'enseignement catholique devraient être ouvertes dans des zones sensibles de Toulouse et Marseille.L'histoire montrera si le privé y réussit mieux que le public."

Le palmares des Lycées montre l'engouement pour le Privé

Le critère de performance (résultats) est assez peu mis en avant par les parents qui choisissent cette voie pour leur enfant. Selon une enquête réalisée en 2004 par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) auprès de 800 parents scolarisant au moins un enfant dans l'enseignement libre, parmi les motivations, la qualité de l'encadrement arrive en tête pour 81 % des parents. Vient ensuite la capacité de l'école à s'adapter aux spécificités des enfants, plébiscitée par 76 % des personnes. L'instruction religieuse est l'un des derniers critères : seul 14 % le considèrent «très important».


Source : Le Figaro

mercredi, 1 avril 2009

Forfait communal, des conseils contre la liberté scolaire...

Sur AgoraVox, Claude Barattier - rédacteur à Riposte Laïque se pourfend d'un article intitulé

" diminuer le surcoût du financement de l’école privée communale en appliquant la loi" entend donner toutes les recettes pour faire baisser la participation des communes dans la scolarisation de ses résidents dans les écoles privées...

Encore une fois il semble que la liberté scolaire ne soit plus un droit en France et que les citoyens qui souhaitent user de cette liberté doivent payer deux fois l'école...

Heureusement même a gauche certains politiques sont conscient qu'on ne peut pas ne pas reconnaitre le service rendu par la scolarisation de 20 % de citoyens..

Enseignement Catholique Supérieur : du nouveau ?

L’assemblée plénière de printemps des évêques de France se tiendra du mardi 31 mars au vendredi 3 avril prochains à Lourdes. Cette assemblée, la première de l’année 2009, réunira environ 120 évêques.

En novembre 2008, deux groupes de travail intitulés « L’enseignement catholique supérieur » et « De nouvelles formes de pauvreté : quelles conséquences dans la vie des diocèses ? » avaient été mis en place. Présidés respectivement par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, et par Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, ils feront l’objet d’un premier échange au cours de cette assemblée de travail.

Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, viendra déployer la réflexion en cours sur l’articulation, parfois problématique, entre les divers acteurs de l’enseignement catholique supérieur, notamment entre les cinq universités catholiques de l’Hexagone et diverses instances de formation diocésaines.

Faut il rappeler que suite aux évènements des années 70, c'est désormais en dehors des statuts diocésains et canoniques que l'enseignement supérieur peut véritablement vivre son identité catholique ?

ICI, LA,encore ICI et encore LA



lundi, 30 mars 2009

"Base élèves" traîné devant l'ONU

Ils ne sont plus qu'une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l'inscription de chaque enfant dès l'école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière "victoire" : la France sommée d'expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l'enfant, "à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d'opposition prévu par la loi ne s'applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité (des droits de l'enfant de l'ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants".
Lire la suite de l’article

mardi, 24 mars 2009

L'autorité des parents en matière d'éducation menacée

Les parents d'une trentaine d'élèves qui ont retiré leurs enfants d'une école primaire de l'est de Londres (Tomlinson school), risquent des sanctions. Les enfants devaient assister à des cours comportant des récits parlant d'homosexualité. Un conte parlant d'un prince qui refuse trois princesses et tombe amoureux d'un de leur frère ainsi que l'histoire de Roy et Silo, deux pingouins qui tombent amoureux l'un de l'autre.
Les parents, pour des raisons religieuses et morales, estiment à juste titre, que ces leçons n'étaient pas appropriés à l'âge des enfants.
Norman Wells, directeur de "Family Education Trust" * pense très justement qu' "éduquer les enfants selon les souhaits des parents est un principe fondamental de la législation éducative" et estime "scandaleux que des autorités locales ou scolaires puissent passer au-dessus de l'autorité parentale et imposer aux enfants des leçons qui éveillent de larges inquiétudes".
Ces parents sont un exemple de courage et de responsabilité. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Nul ne peut imposer à nos enfants des croyances ou des opinions contraires aux nôtres. Nous sommes responsables de nos enfants.

* Think- Thank anglais, sur la promotion de la famille et les effets des ruptures familiales
   site en anglais : http://www.2-in-2-1.co.uk/services/fameduc/

mercredi, 18 mars 2009

CANADA : Les parents luttent pour la liberté de conscience à l'école

Les parents de Drummondville qui s'opposent au caractère obligatoire du cours d'éthique et culture religieuse, en collaboration avec la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), invitent tous ceux et celles qui sont intéressés par cette question à une rencontre d'information.
Celle-ci se déroulera le mercredi soir 18 mars, à compter de 19 h, à l'église Saint-Simon.

Trois conférenciers aborderont autant de thèmes, à savoir: «Les droits bafoués des parents, des enseignants et des enfants», «Serons-nous encore capables de transmettre notre foi?» et «Les recours possibles pour les parents et enseignants».

Une période de questions et d'échanges viendra clôturer cette rencontre.

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) affirme que l'imposition par l'État d'un cours obligatoire d'éthique et de culture religieuse outrepasse les pouvoirs légitimes du gouvernement et va à l'encontre de la liberté de religion et de conscience proclamée par la Charte canadienne.

Dans ses revendications, qui seront bientôt attendues devant un tribunal, la CLÉ fait valoir qu'auparavant, les parents québécois exerçaient un droit acquis et fondamental, celui de choisir entre l'enseignement catholique, protestant ou moral.

Or, dénonce la CLÉ, le gouvernement a changé les dispositions de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne sans consultation pour imposer ce cours.

«Le gouvernement ne respecte personne et va à l'encontre de la démocratie. Pourtant, l'école appartient aux parents et non à l'État. L'école doit répondre aux attentes des parents et leur prêter assistance. Le gouvernement s'immisce dans ce que nous avons de plus précieux: notre famille et nos valeurs. Nous devons agir», affirme Robert Dufour, un des responsables de la région de Drummondville pour la CLÉ, en invitant les parents et les autres intéressés à venir nombreux à cette rencontre.

Pour d'autres informations concernant cette activité, il est possible de communiquer avec Françoise Lavallée au 819 478-2134.(GM)

samedi, 14 mars 2009

Quand les démagogues préprent l'arrivée des marchands

L'APED dénonce une marchandisation progresive de l'école par les lobbys libéraux. Le principe de liberté scolaire des parents présupposé, ne doit on pas d'abord reconnaitre la démagogie scolaire et le nivelement par les bas des trente dernières années comme le facteur principal du retournement des parents vers une offre privée et,le succès de la thématique de la libéralisation de,l'offre ?

En France, la mise en place de la marchandisation de l’Education et de la formation passe par la remise en cause de l’école publique et laïque. Celle-ci occupe dans la mémoire collective, héritée des siècles des lumières, une place prépondérante. En effet, il faut remonter à Condorcet (1791-1792) pour mesurer l’enracinement de l’instruction publique, forgeron du citoyen. C’est dire qu’elle représente un verrou de taille aux yeux des marchands et son démantèlement n’est pas chose aisée.
Pour réussir son dépeçage, deux stratégies, idéologique et politique, sont en œuvre depuis une trentaine d’années.
L’idéologique consiste à discréditer le savoir, à détourner la finalité de l’école publique, à saper l’autorité, à confondre massification et démocratisation. Enfin porter à l’école le lourd fardeau du chômage et de la précarité. Cette tâche est dévolue à certains pédagogues des sciences de l’éducation. La violence physique et verbale dans le milieu scolaire en est l’un des symptômes.
La stratégie politique, légitimée par l’idéologique, sert à élaborer des réponses à la « crise chronique programmée » de l’école. C’est le rôle des « réformes » de l’éducation nationale. La lutte contre l’échec scolaire étant le leitmotiv de tous les réformateurs : …L.Jospin, J.Lang, F.Bayrou, C.Allègre, L.Ferry et aujourd’hui, X.Darcos.
D’inspiration de droite ou de gauche, les réformes agissent sur deux fronts. Tout en flattant le « client-élève » et le « parent-usager », elles allégent les programmes, baissent les niveaux d’exigence avec son corollaire, la diminution horaire des cours d’enseignement et la suppression de postes...
Souvent une flatterie est d’autant plus crédible qu’elle s’accompagne du discrédit d’un « prétendu adversaire » : le professeur et son statut social et moral.
Sur ce point, C.Allègre a excellé. Tout en mentant sur l’importance de l’absentéisme des professeurs (12% au lieu du pourcentage officiel 5,4%), il programme le « dégraissage du mammouth ». Expression qui fait écho à celle du Premier Ministre A.Juppé, « mauvaise graisse », utilisée en 1995, pour justifier des suppressions de poste dans la fonction publique.
Entretenir la crise dans l’Education Nationale telle semble être la fonction des réformes ministérielles avec comme première conséquence une crise de confiance en l’école publique. C’est le début d’un processus de divorce d’avec « le client usager ».
Un pas supplémentaire vient d’être franchi avec la suppression de 11200 postes de professeurs et de plusieurs classes du Primaire. Plus grave encore, comme ses prédécesseurs, l’actuel Ministre de l’Education Nationale fustige l’échec scolaire dans le public alors que « … l’enseignement privé a fait la preuve de sa capacité à accueillir des publics très divers, y compris des élèves en difficulté, et à leur proposer une pédagogie et un encadrement leur permettant de renouer avec la réussite scolaire… » (4)
Mieux encore, face à la crise scolaire dans les banlieues, l’école privée est appelée à l’aide par X. Darcos, car « …Leur savoir-faire reste trop souvent aux portes de la banlieue parce que nous refusons de leur donner les moyens permettant de répondre à la demande. Je suis le ministre de toutes les formes d’enseignement, et je veux offrir aux familles la même liberté de choix que celles dont disposent les familles des centres urbains. » (4)
Et tout naturellement, le Ministre annonce à l’école privée, la bonne nouvelle « …Dès cette année, un fonds d’intervention spécifique « Espoir banlieues » sera créé sur le budget de l’Education nationale pour permettre le financement des dépenses de fonctionnement des établissements privés qui accepteraient d’ouvrir des classes dans les banlieues. Je me fixe un premier objectif pour la rentrée 2008, la création de 50 nouvelles classes de l’enseignement privé dans les banlieues et je couplerai chaque fois que possible ces projets d’ouverture de classe avec les internats d’excellence. » (4)
Une telle prédisposition ne va pas sans des mesures permettant de « desserrer les contraintes qui pèsent sur la répartition des effectifs entre le public et le privé, afin de permettre à tous les parents qui le souhaitent d’inscrire leurs enfants dans une école sous contrat. » (UMP Programme présidentielle, Enseignement scolaire)

Cette volonté ministérielle de créer des écoles privées dans les banlieues donne une plus forte tonalité au discours du Président de la République à Latran où il énonce que « …Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »
Au rabbin et à l’imam de prouver qu’ils sont à la hauteur de leurs collègues chrétiens ; l’école leur est ouverte.
Saper la crédibilité de l’école publique et laïque, encourager l’école privée ne va pas sans le désengagement de l’Etat de son rôle de garant d’un enseignement public de qualité. C’est le rôle dévolu à la décentralisation. Car, comme l’affirme l’ancien ministre de l’Education, L. Ferry, « L’éducation ne saurait à cet égard, s’exempter du mouvement par lequel la République se décentralise."(5)
Enfin, pour briser l’unicité et l’égalité dans l’école publique, les réformateurs préconisent l’autonomie des établissements afin de d’ « instiller cet esprit d’entreprise et d’innovation qui fait défaut. »(C.Allègre, février 1998)
Tout compte fait, le plan social est à l’entreprise, ce que la réforme est à l’école publique.
Le premier annonce aux salariés leurs licenciements et la restructuration ou la fermeture de leur entreprise, le second, des suppressions de postes et le démantèlement de l’école publique.
Au nom de la modernisation et de la compétitivité capitaliste, réforme est devenue synonyme de régression.

(4) Discours de Xavier Darcos : Plan Espoir Banlieues 2008, 14 février 2008
(5)Lettre à tous ceux qui aiment l’école, p 133) Luc Ferry, ministre de l’Education Nationale

mardi, 10 mars 2009

Les filles afghanes menacées de mort si elles vont à l’école

avec Yves Quéré de l’Académie des sciences et Elisabeth Plé, formatrice en Afghanistan
En Afghanistan, parmi les évènements tristement quotidiens, les filles menacées de mort depuis le 15 janvier 2009 dans le sud du pays, si elles persistent à se rendre à l’école. Avec la guerre qui perdure depuis 2001 correspond l’avènement du régime des talibans. Depuis 2006, ils établissent leur pouvoir sur fond de violence et de terreur. Les scientifiques de La main à la pâte élèvent leur voix pour dénoncer la situation.

Écouter l'émission

CANADA : LA LIBERTÉ RELIGIEUSE MENACÉE

extrait du discours du cardinal Ouallet

"Dans le cadre du débat sur les accommodements raisonnables, on ne peut ignorer le changement radical que l’État québécois vient d’introduire concernant la place de la religion à l’école. Ce changement est pour beaucoup dans le désarroi et la colère de beaucoup de parents qui se voient privés de leurs droits acquis au nom d’une 4

ultime réforme et modernisation du système scolaire québécois. Sans tenir compte de la primauté du droit des parents et de leur volonté clairement exprimée de maintenir la liberté de choix entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral, l’État supprime tout enseignement confessionnel et impose un cours d’éthique et de culture religieuse dans les écoles tant publiques que privées et ce, sans possibilité d’exemption. Aucune nation européenne n’a jamais adopté une orientation aussi radicale qui bouleverse les convictions et la liberté religieuse des citoyens. D’où le malaise profond de beaucoup de familles, doublé d’un sentiment d’impuissance face à un État tout-puissant qui ne craint plus l’influence de l’Église et qui peut donc imposer sa loi sans contrainte majeure. Le plus scandaleux est le sort réservé aux écoles privées catholiques qui se voient contraintes par le jeu des subventions gouvernementales, à écarter leur propre enseignement confessionnel au profit du cours d’État imposé tout azimuts comme dans les pays totalitaires.

L’opération de recadrage de la formation éthique et religieuse du citoyen au moyen de ce cours obligatoire va-t-il réussir à sauver un minimum de points de repère pour assurer un vivre ensemble harmonieux ? J’en doute et je suis même convaincu du contraire, car cette opération se fait au dépens de la liberté religieuse du citoyen, surtout celle de la majorité catholique. De plus elle est fondée exclusivement sur une « connaissance » des croyances et des rites de six ou sept religions. Je doute que des enseignants fort peu préparés à relever ce défi puissent enseigner en toute neutralité et de façon critique des notions qu’ils comprendront encore moins que leur propre religion. Il faut beaucoup de naïveté pour croire à ce miracle d’enseignement culturel des religions qui va fabriquer un nouveau petit québécois pluraliste expert en relations interreligieuses et critique envers tout credo même celui de ses propres parents. Le moins qu’on puisse dire est que le vide spirituel sera loin d’être atténué et que s’instaurera une dictature du relativisme tout à fait contraire à la liberté religieuse dont doivent jouir les familles dans le choix d’un enseignement religieux conforme à leurs convictions."

dimanche, 8 mars 2009

Le risque n°1

Comme relayé dernièrement, il est vraisemblable que l'approche du fait religieux dans une démarche laïque sur un modèle plus ou moins proche des cours ECR instaurés au Québec prenne progressivement place a terme dans l'enseignement public français.  

On pourrait se réjouir dans un premier temps de cette sortie d'un laïcisme fermé où l'anthropologie éducative de l'EN rimait avec athéisme et scientisme sous les augures de la ligue de l'enseignement et l'héritage du bon père Renan.

Cependant, en vertu de son contrat d'association, il est à craindre que les modules qui pourront être crées devront légalement s'appliquer à l'enseignement privé.

Le privé sous contrat perdrait alors l'originalité d'une approche intellectuelle du fait religieux comme elle trouve actuellement place dans certains cours de culture religieuse et qu'il revendique la plus part du temps comme la seule alternative possible (à défaut de nouvelle évangélisation) de préservation de son caractère propre auprès d'un public non pratiquant logiquement fermé au "petit caté " et devenu majoritaire.

Mais pis encore, l'enseignement privé ne maitrisera plus les contenus de ce cours EN qui proposera une approche du christianisme qui ne sera pas conforme nécessairement (probablement ?) à une approche chrétienne de la révélation. C’est bien connu, les athées laïques sont les mieux placés pour parler religion !

Plus encore, même si la juxtaposition d'un module EN et d'un module EC est factuellement envisageable que diraient dans cette éventualité les parents des enfants pratiquants en voyant ceux ci recevoir un discours sur l'islam, le bouddhisme, le judaïsme les mettant à égalité avec la foi pratiquée en famille ?

Il est peut être bon alors de rappeler que selon le droit naturel et le droit canon, l'école catholique quelque soit son statut vis à vis de l'état, a pour premier rôle non l'accueil des enfants non pratiquants, non la mise en œuvre d'une laïcité ouverte où la raison s'essaye au fait religieux mais la seule continuation de la volonté éducative parentale d'une formation scolaire en cohérence avec la Foi, celle ci n'excluant pas la raison.

L’avenir de l’Enseignement supérieur catholique libre

Selon Yves Floucat : "On a annoncé, le 19 décembre dernier, qu’un accord a été signé entre la France et le Saint-Siège pour la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur catholique.

Cette nouvelle est en soi très positive si, bien évidemment, elle aboutit et ne rencontre pas d’obstacle nouveau. Elle est en même temps ambiguë. En effet, elle ne saurait être profitable aux Universités catholiques (je laisse de côté le cas spécial du régime concordataire de l’Université de Strasbourg) que si celles-ci font reconnaître par l’État le programme spécifique de leurs Facultés canoniques.

Si je me permets en l’occurrence de me référer à mon expérience personnelle, c’est pour témoigner qu’une dérive désastreuse est possible. J’ai enseigné pendant quelques années la métaphysique de l’être (pour être clair la métaphysique de saint Thomas) à la Faculté canonique de philosophie de l’Institut catholique de Toulouse selon ce qui est réclamé de façon très cohérente par les instances romaines concernées. Or, une recherche de convention avec des Facultés d’État ayant été entreprise, j’ai vu mes possibilités de donner une véritable formation progressive et théorique (autre que purement historique et dans le cadre des études médiévales) de plus en plus réduites jusqu’à ce que je sois purement et simplement éconduit. Je ne sais s’il en va de même dans les autres Universités catholiques, mais il suffit de consulter le site de la Faculté de philosophie de l’ICT pour se rendre compte que tout enseignement organique de la métaphysique de l’être tel que le demande pourtant le Saint-Siège en est pour le moment absent, et que le programme général ressemble (mais avec des frais d’inscription considérablement plus élevés…). à celui qui est donné dans une Faculté d’État.

La question décisive posée par cette incontestable avancée me paraît donc être la suivante : les responsables des Facultés canoniques de philosophie auront-ils le courage de faire reconnaître par l’État un programme vraiment canonique ? Ou bien seront-ils tentés de s’« agenouiller » (hélas ! je le sais , cela ne se pratique plus guère chez les catholiques que dans de semblables circonstances) devant des exigences qui n’ont pas à être les leurs ?"

Yves Floucat - ESM

En effet, le jeudi 18 décembre 2008, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats, et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes, ont signé à Paris, au Quai d'Orsay, un accord sur la reconnaissance des diplômes et des grades dans l'enseignement supérieur.

"Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes (toutes les autres disciplines) délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires", avait indiqué un communiqué du ministère français.

L'accord s'inscrit dans le "processus de Bologne" européen visant à créer un espace commun pour l'enseignement supérieur, par la reconnaissance des diplômes émis par les instituts d'études supérieures des pays européens, a également précisé le Saint-Siège

Le pape  Benoît XVI avait déclaré, s'adressant à des représentants de l'enseignement catholique des Etats-Unis "qu'au-delà de l'Eglise l'action des autorités académiques sert le pays tout entier, ajoutant qu'en appeler au principe de la liberté académique pour justifier des positions opposées à la foi et à l'enseignement de l'Eglise constituerait un obstacle et même une trahison de l'identité et de la mission de l'université catholique. Cette mission, poursuivait Benoît XVI, qui dérive du Munus Docendi de l'Eglise, ne peut lui être ni autonome ni indépendante. Les dirigeants et les enseignants catholiques de tous niveaux éducatifs ont le devoir et le privilège d'assurer aux élèves la connaissance de la doctrine et la pratique religieuse catholique. ► Discours de Benoît XVI à la communauté de l'enseignement catholique

mercredi, 4 mars 2009

Le Vatican juge "absurde" d'opposer foi en Dieu et évolutionnisme

Le cardinal américain William Levada, à la tête de la congrégation pour la doctrine de la foi, a réaffirmé mardi que le Vatican ne voyait pas d'incompatibilité entre la croyance en Dieu et les théories scientifiques sur l'évolution des espèces. Il a en revanche qualifié d'"absurde" l'idée selon laquelle la théorie évolutionniste prouverait que Dieu n'existe pas.

"Bien sûr que nous pensons que c'est absurde et que ce n'est pas du tout prouvé", a-t-il lancé au sujet de la thèse soutenue notamment par le biologiste Richard Dawkins. "Mais à part cela, (...) le Vatican a dit qu'il ne faisait pas obstacle aux réalités scientifiques", a déclaré le cardinal, s'exprimant en marge d'une conférence organisée par le Vatican pour le 150e anniversaire de la publication de "L'Origine des espèces" de Charles Darwin.

Cependant, "nous croyons que quelle que soit la façon dont la création s'est déroulée et a évolué, Dieu est en fin de compte le créateur de toutes choses", a ajouté le préfet. Le Vatican sous Benoît XVI insiste sur la compatibilité de la foi et de la raison, et tente de se rapprocher de la communauté scientifique, comme en témoigne la conférence de cinq jours organisée à Rome.

Source : Le Monde

mardi, 3 mars 2009

Est-ce le rôle de l’Education nationale de servir le « tout avortement » ?

Extrait de Dominique DAILLET, Secrétaire National du FRS, en charge de la thématique « Accueil de la Vie »

Après avoir obtenu en 2007 la diffusion dans les collèges et les lycées du film primé à Cannes « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » (Cristian Mungiu), l’inspectrice de l’Education Nationale chargée du cinéma voudrait réaliser un DVD pédagogique avec le film de Claire Simon, « les Bureaux de Dieu ».

S’il n’était pas dépourvu d’intérêt (il montrait notamment la réalité crue d’un avortement), le film de Mungiu était clairement un film de propagande en faveur de la légalisation de l’IVG dans la Roumanie de Ceaucescu comme seule réponse à une grossesse non désirée.

Avec les « bureaux de Dieu », on est dans la même ligne de pensée même si le contexte est différent : le film relate des entretiens faits par des « conseillères » du planning familial, dans la France du troisième millénaire, où la solution de l’avortement est systématiquement proposée et justifiée. Les solutions alternatives n’y sont pas citées, pas plus que le problème
très lourd des conséquences personnelles et familiales de l’avortement. L’idéologie du « tout avortement » s’y développe jusqu’à proposer un débordement de la loi française à travers les filières étrangères.

La marche pour la vie du 22 janvier – qui a réuni plus de 10.000 manifestants (le rédacteur en a été témoin) - a montré sans aucune contestation possible qu’un nombre croissant de Français et de Françaises prennent conscience de l‘impasse sociétale à laquelle conduit cette posture qui bafoue délibérément le droit constitutionnel à la vie de tout être humain et qui porte également atteinte à la dignité de la femme. La société française est en train de soulever peu à peu le couvercle d’une pensée unique qui peine chaque jour un peu plus à convaincre sous la masse énorme des témoignages douloureux des personnes touchées par l’avortement.

Source : Edeo

lundi, 2 mars 2009

L’Union européenne encourage l’enseignement avant la maternelle

La réduction de l’échec scolaire dans les milieux défavorisés passe par une prise en charge très précoce des tout jeunes enfants, estime la Commission européenne

Lire la suite de l’article

NB : La commission semble acter l'incapacité des géniteurs à assurer les pré-enseignements élémentaires de leurs rejetons. Ce déni de parentalité postule une irresponsabilité des procréateurs qui semblent ne pas avoir été informés des conséquences de leur fécondité. On ne peut quappeller de nos voeux des alternatives plus respectueuses de la vocation parentale telles la création d'écoles de parents

Contre exemple :

Abaisser l’âge obligatoire d’entrée à l’école de 5 à 4 ans ? Cette idée avait été suggérée l’année dernière par une commission gouvernementale. De nombreuses écoles britanniques acceptent d’ailleurs les jeunes élèves dès l’âge de 4 ans. Cette proposition pourrait bien être aujourd’hui reléguée aux oubliettes après la publication d’une étude menée par le laboratoire de l’université de Cambridge. Selon les chercheurs, l’avancement de l’âge d’entrée à l’école est susceptible de nuire à l’éducation des enfants qui, arrivés trop jeune dans un univers étranger, ont de forts risques de se sentir angoissés. Ce stress ressenti pourrait par la suite affecter durablement leur scolarité. L’étude rappelle la réussite des systèmes scolaires scandinaves où l’enfant entre plus tard à l’école. En Finlande et au Danemark, pays réputés pour l’excellence des résultats scolaires de leurs élèves, l’école commence respectivement à 7 et 6 ans.
The Guardian, 14 février 2009, www.guardian.co.uk

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Contre exemple:

dimanche, 1 mars 2009

Quebec : nouveau programme d'enseignement religieux

G Le nouveau programme sur la diversité religieuse imposé aux écoles québécoises constitue une violation des droits parentaux et frôle l'«anticatholicisme» selon le préfet de la Congrégation vaticane pour l'éducation catholique, le cardinal Zenon Grocholewski.

En septembre 2008, le ministère de l'Éducation du Québec a introduit un nouveau programme dans toutes les écoles publiques et privées de la province, qui remplace le «programme d'enseignement moral et religieux catholique", l'«enseignement moral et religieux protestant» et l'«enseignement moral» parmi lesquels les parents pouvaient choisir. Le nouveau programme confronte les élèves à une diversité de religions et à une éthique laïque.

"Aborder toutes ces religions viole le droit des parents à pouvoir éduquer leurs enfants conformément à leur propre religion. Parler de toutes les religions de la même manière s'apparente quasiment à une éducation anticatholique, car ceci crée un certain relativisme".

Il a conclut en soulignant que cette méthode d'instruction pourrait en fin de compte être antireligieuse puisque les jeunes ont l'impression que chaque foi est un récit imaginaire.

Source : MJ

NB : UN risque majeur est l'alignement du modèle français sur l'expérience québécoise. En effet la situation québécoise est le fruit de l'action de certains lobbys locaux qui ont des relais européens. L'application d'un module d'enseignement religieux formaté par l'EN en France devrait s'appliquer au nom du contrat d'association à l'ensemble des établissements privés. Quelle serait alors la marge de liberté du secrétariat national ? Quel respect de la volonté éducative des parents le privé pourrait il encore offrir en matière de formation de la conscience de l'enfant ?

samedi, 21 février 2009

Rendez vous : "L'enseignement à l'épreuve de la laïcité"

Mercredi 25 mars

"L'enseignement à l'épreuve de la laïcité", par le Père Yannick Bonnet.

9 rue des Renaudes (XVIIème) à 20h30

vendredi, 6 février 2009

Canada : Un animateur radio appelle à la résistance


Un animateur de la radio Canadienne s’est indigné de retrouver une photo de Françoise David (NDLR : l’équivalent de Besancenot) dans un cahier d’exercices du cours « Éthique et culture religieuse » destiné aux élèves de quatrième secondaire. L’animateur de radio a parlé de « propagande politique communiste » en faveur d’une « soviétique et marxiste », et a invité les élèves à déchirer cette page de leur manuel scolaire.

(Source : Radio Canada)

lundi, 2 février 2009

Financement des écoles privées

Le montant du forfait communal versé aux écoles privées est déterminé par parité avec le coût consacré par la commune au fonctionnement de ses écoles publique.
L'article 89 de la loi du 13 août 2004 sur les libertés et responsabilités locales a été adopté pour corriger une disparité de traitement entre les écoles publiques et les écoles privées concernant le financement, par les communes de résidence, des élèves scolarisés à l'extérieur du territoire de leur commune. L'article 89 ne modifie donc pas le périmètre de la compétence des communes pour la prise en charge des dépenses de fonctionnement des classes sous contrat, il vise simplement à mettre en place un règlement des conflits entre communes. Ces dispositions sont conformes au principe contenu dans l'article L442-5 du Code de l'éducation, selon lequel les dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat sont prises en charge dans les même conditions que celles des classes correspondantes de l'enseignement public. Le montant du forfait communal est déterminé par parité avec le coût consacré par la commune au fonctionnement de ses écoles publique. La mise en œuvre de ces dispositions a rencontré des difficultés qui ont donné lieu à un compromis acté dans l'accord du 16 mai 2006 entre le secrétariat général de l'Enseignement catholique, l'Association des maires de France et le ministère de l'intérieur, puis repris dans la circulaire n° 07-142 du 27 août. Afin d'inscrire dans la loi les termes du compromis et éviter ainsi toute contestation contentieuse à son sujet, une proposition de loi sénatoriale équilibrée a été adoptée le 10 décembre 2008 et transmise à l'Assemblée nationale ; elle abroge l'actuel article 89 et prévoit que la commune de résidence ne sera pas obligée de contribuer au financement du coût d'un élève scolarisé dans une école privée hors de son territoire que dans le cas où la loi prévoit que cette même dépense est également obligatoire pour les élèves scolarisés dans une école publique d'une commune d'accueil.

Source : Senat.fr

lundi, 26 janvier 2009

Les cours « d’éthique et de culture religieuse » au Québec

Depuis la mise en place dans les écoles québécoises, à la rentrée, d'un cours d'Etat obligatoire d'« éthique et de culture religieuse » dans les écoles privées comme dans les écoles publiques, certains parents ont décidé de boycotter le cours. Soutenus par le cardinal Ouellet, ils dénoncent la dictature du relativisme et réclament le droit de choisir pour leurs enfants scolarisés « un enseignement moral ou religieux en accord avec leurs croyances et leurs convictions ».

Pour en savoir plus, lire l’article de Marine Soreau sur Zenit.

mardi, 20 janvier 2009

Le chèque éducation : Donner à chaque enfant la chance de fréquenter une bonne école


Plusieurs modèles de chèques éducation existent. Mais tous reposent sur ce même principe : au lieu d'allouer l'argent des impôts aux établissements scolaires, ce sont les parents qui reçoivent l'argent destiné à l'éducation de leurs enfants.

Cette organisation s'insrit dans un libre choix de l'école par les parents. La répartition des enfants n'est plus fonction de leur domiciliation mais relève du choix des parents : école publique ou privée, locale ou extérieure à la ville.

Dans ce modèle, les écoles disposent d'une large liberté en matière d'organisation et de pédagogie qui permettent de mieux prendre en considération les aspirations des parents. Les écoles ont un intérêt en terme de réputation et de financement.
Il semble que la liberté de choix susite un plus grand engagement des parents.
Vers un système scolaire public plus équitable, efficace et responsable.
Le programme des school vouchers aux Etats-Unis (document PowerPoint - 134KB)

Zoom sur d'autres expériences étrangères

Au Canada, plusieurs provinces offrent des écoles pour les catholiques, et des écoles de langue française ou anglaise pour les membres de la minorité linguistique. Quelques conseils scolaires situés en région urbaine ou en banlieue ont adopté une politique d'accès à tous et permettent aux parents d'inscrire leurs enfants à n'importe laquelle de leurs écoles, pourvu qu'elle ait de la place. D'autres confient des programmes spéciaux à certaines de leurs écoles (programme d'immersion, de baccalauréat international ou de préparation à des carrières particulières, par exemple) afin qu'elles puissent attirer des élèves qui vivent à l'extérieur de leur territoire.

En 1989, la Nouvelle-Zélande a entièrement décentralisé son système éducatif public, a aboli le système des commissions scolaires, transféré la gestion aux écoles elles-mêmes et instauré le libre-choix de l'école.

Le Danemark et la Hollande financent l'intégralité de la scolarité d'un enfant inscrit dans une école privée.

En Suède, la loi sur l'enseignement de 1982 impose aux autorités municipales d'octroyer à toute institution privée une subvention par élève égale à 85% (abaissée à 75% en 1994) de coût de l'enseignement dans une école publique.

Certains cantons suisses ont engagé le débat sur les bons éducation.

Source : La Lettre des Libéraux

Les talibans contre l'éducation des filles

Les Talibans qui se sont ouvertement lancés dans une guerre contre l’éducation, notamment des filles, ont détruit 5 nouvelles écoles dans le Nord Ouest du Pakistan lundi 19 janvier. Quelque 183 écoles publiques ont été détruites dans cette région.
The Guardian, www.guardian.co.uk, 20 janvier 2009

Royaume Uni : La liberté scolaire menacée ?

L’éducation à domicile fait actuellement l’objet d’une enquête en Angleterre. Elle est destinée à trouver un système qui permettrait aux autorités locales de vérifier que les enfants qui suivent leur scolarité à domicile évoluent dans de bonnes conditions d’apprentissage. Les autorités redoutent notamment que l’éducation à domicile puisse parfois cacher certains abus dont seraient victimes les enfants. Cette décision a provoqué la colère des partisans de l’éducation à la maison comme l’association Education Otherwise bien que le gouvernement affirme qu’il n’a pas l’intention d’interdire ce système d’instruction. On estime au Royaume-Uni qu’environ 50 000 enfants suivent l’école à la maison.
BBC News, www.bbc.co.uk, 19 janvier 2009

samedi, 17 janvier 2009

Schleswig-Holstein : Accord sur le rôle de l’Eglise catholique dans la société

Le Saint-Siège et l'Etat allemand du Schleswig-Holstein ont en effet signé, le 12 janvier à Kiel, siège de la Chancellerie d'Etat du Land, un accord régissant les rapports entre l'Eglise et l'Etat notamment dans les domaines de l'éducation et de l'action sociale et sanitaire.

C'est un accord qui « reconnaît le rôle de l'Eglise catholique dans la société du Land Schleswig-Holstein », souligne le Saint-Siège.

Il établit entre autres, indique un communiqué du Vatican « les normes concernant l'enseignement de la religion catholique dans les écoles publiques », mais aussi « la reconnaissance » par l'Etat des écoles gérées par l'Eglise.

D'autres articles concernent « la formation universitaire, l'activité de l'Eglise dans les domaines pastoral, social, sanitaire et caritatif », mais aussi l'impôt ecclésiastique, et la maintenance des édifices ecclésiastiques sujets à une protection en tant que monument.

Rappelons que chaque « Land » allemand a son Parlement et son propre gouvernement, qui négocie directement les accords avec le Saint-Siège.

Source : Zenith

dimanche, 4 janvier 2009

Les diplômes des universités catholiques vont être reconnus par l’État

La France et le Saint-Siège ont signé jeudi 18 décembre au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur.
Depuis jeudi 18 décembre, les choses ont changé en ce qui concerne les diplômes. « Ils sont maintenant reconnus de part et d’autre », s’est félicité Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, au moment de signer avec Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur catholique. En clair, la France s’engage à reconnaître désormais la valeur des titres et diplômes, canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes, délivrés par « les établissement d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège », précise le texte signé par la France et le Saint-Siège. Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’État a estimé que ce principe du monopole d’État de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur.

En pratique, les universités catholiques devaient donc jusqu’ici, pour conférer une licence ou un doctorat, soit passer une convention avec une université publique, soit demander au recteur d’académie d’organiser un jury d’État chargé d’évaluer leurs candidats… Quant aux diplômes en théologie ou en droit canonique – sauf le cas des diplômes délivrés par l’université de Strasbourg, sous régime concordataire –, l’État ne les connaissait tout simplement pas. Le processus de Bologne, par lequel 29 États européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires. Pourquoi, dès lors, ne pas reconnaître ceux des universités catholiques françaises ? L’accord signé jeudi met fin à cette situation en ouvrant la voie à une reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements catholiques – du moins ceux reconnus par le Saint-Siège.

dimanche, 7 décembre 2008

La refondation de l’enseignement catholique au Burkina Faso

Après 30 ans d’absence dans le domaine de l’enseignement primaire, l’Église catholique se repositionne dans le système éducatif burkinabè et se réorganise dans la perspective d’un nouveau départ. L’auteur s’appuie sur les textes fondamentaux de l’éducation au Burkina Faso et de l’enseignement catholique. Il s’intéresse ensuite à l’étude des stratégies de mise en oeuvre, qui passe par des consultations au niveau des structures de base de l’Église catholique, une réflexion au plan national et des négociations avec, d’une part, l’État et d’autre part, les autres acteurs du système éducatif. L’étude débouche sur une analyse des réalités actuelles de l’enseignement primaire catholique au Burkina Faso. C’est donc l’analyse des fondements de ce retour de l’Église catholique dans l’enseignement primaire qui constitue l’essentiel de cet article.

jeudi, 4 décembre 2008

Quebec : L'athéisme bien enseigné grâce à certains cahiers d'éthique et culture religieuse

Dans un rare éditorial lucide sur le cours d'ECR en date du lundi 28 avril 2008, la Presse de Montréal avait émis d'importantes réserves à l'égard du cours d'éthique et de culture religieuse. Le journal avait, par exemple, relevé que ce programme posera des difficultés permanentes en obligeant les enfants à s'identifier en termes religieux (« relater leur vécu ») par rapport à leur camarade, ce qui est pour le moins paradoxal pour des écoles qui se veulent désormais laïques.

Ce même article nous apprenait aussi que le mot d'athéisme avait été banni des manuels d'ECR.

Que dira-ton [sic] aux enfants lorsque viendra le temps d'aborder la question de la non-croyance? (Pour compliquer les choses, le mot « athéisme » ne fera pas partie du vocabulaire employé dans les manuels. Dans un excès de rectitude politique qui frise le ridicule, le Ministère a jugé que ce terme était péjoratif)

Eh bien ! Si les manuels d'ECR ne peuvent pas utiliser ce terme, les cahiers d'activités ECR qui sont bel et bien utilisés en classe (comme les règlements le permettent), eux, peuvent parler de l'athéisme et en prononcer le nom.

C'est ainsi que le « cahier-manuel » d'éthique et de culture religieuse publié par les éditions de la Pensée en 2008 et destiné à la 2e année du 2e cycle du secondaire (soit secondaire IV) y consacre cinq pages explicitement.

Karl Marx et Jea-Paul Sartre, athées
(page 183, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)


On a droit à deux pages sur Karl Marx, Jean-Paul Sartre et Simone Beauvoir. Simone de Beauvoir est l'auteur du livre Le deuxième sexe devenu l'ouvrage de référence du mouvement féministe selon les auteurs de ce cahier d'ECR qui déjà consacrent ailleurs 28 pages au féminisme.

Simone de Beauvoir athée et féministe
(page 185, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)


Le livre demande à l'élève d'expliquer ce qu'il pense de cette pensée de Jean-Paul Sartre : « Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche gagne l'humanité entière. »

Pensée généreuse et simpliste. Il aurait été plus intéressant de confronter cette façade avec d'autres déclarations de J.-P. Sartre : « En ce premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. » (dans la préface des Damnés de la terre par Frantz Fanon, Paris, Maspéro, 1961, p. 16)

Ou encore « Les derniers liens furent brisés, ma vision fut transformée : un anticommuniste est un chien, je ne sors pas de là, je n'en sortirai plus jamais. » (dans Situations, IV, 1961)

Les auteurs ne parviennent pas à échapper à une question sur « La religion est l'opium du peuple » sans aucune mise en contexte. Marx voit, en effet, un double caractère à la religion que l'on comprend mieux en citant le contexte de la célèbre citation : « La détresse religieuse est en même temps l'expression de la vraie détresse et la protestation contre cette vraie détresse. La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d'un monde sans cœur, tout comme elle est l'esprit d'une situation sans spiritualité. Elle est l'opium du peuple. »

Le texte ne rappelle pas, par exemple, que cette image de la religion comme opium n'est pas de Marx, que Heine l'a déjà utilisée en 1840, mais dans un sens plutôt positif ou du moins nettement moins négatif : « Bénie soit une religion, qui verse dans l'amer calice de l'humanité souffrante quelques douces et soporifiques gouttes d'opium spirituel, quelques gouttes d'amour, foi et espérance. » (Ludwig Börne, Eine Denkschrift par Heinrich
Heine, 1840)

Source :Pour une école Libre au Quebec

mercredi, 3 décembre 2008

L’Institut Catholique d’Arts et Métiers (ICAM) s’étend à l’international

L’Institut Catholique d’Arts et Métiers (ICAM), école d’ingénieurs, a structuré son établissement en quatre grand pôles : Le pôle Enseignement supérieur, Le pôle Formation professionnelle, Le pôle Services entreprises, Le pôle Supports et veut s’étendre à l’étranger.

L’ICAM forme des ingénieurs aptes à placer le développement de l’économie et de l’entreprise au service de l’homme. Ces ingénieurs sont reconnus dans de nombreux secteurs d’activité pour leurs sens des responsabilités et leurs valeurs humaines développés par l’école. Elle propose des formations initiales mais aussi continues ou par alternance, ainsi que de nombreuses formations professionnelles, du CAP aux formations post-ingénieurs.

Source : StudyRama

lundi, 1 décembre 2008

La liberté de l’enseignement supérieur est en danger

Le cri d’alarme de François Boulêtreau, directeur de l’Institut catholique d’études supérieures de La Roche-sur-Yon.

Le ministère de l’Éducation nationale a publié, le 29 septembre 2006, une circulaire passée inaperçue.
Cette circulaire qui a pour objet les « habilitations à délivrer les diplômes nationaux » règle en onze lignes son sort à la liberté de l’enseignement supérieur.


- Tous les enseignements délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur privé seront soumis à une autorisation préalable appelée « habilitation ».
Cela est vrai pour « les licences, licences professionnelles ou masters ».


- Ces demandes d’habilitation devront être présentées par une université publique.
Cette ou ces universités devront être de préférence « des universités du site ou de l’académie ».
Ceci revient à livrer les établissements privés à leurs adversaires les plus acharnés.

Sous des allures anodines ce texte réduit à néant la liberté des établissements d’enseignement supérieur privé.
Jusqu’ici en effet nulle autorisation préalable n’était demandée pour l’ouverture d’un cours dans un établissement supérieur privé qui avait une existence légale. Selon la loi du 12 juillet 1875, les dispositions étaient les suivantes :
« L’ouverture de chaque cours devra être précédée d’une déclaration signée par l’auteur de ce cours […] Elle sera remise au recteur […] de l’académie » (art. 3) et « la liste des professeurs et le programme des cours seront communiqués chaque année aux autorités désignées dans le paragraphe précédent » (art. 4).
Il n’était donc nullement question ni d’habilitation ni d’autorisation préalable.

Longtemps, les étudiants des « facultés libres », comme l’on disait alors, ont été contraints de se présenter devant les jurys des facultés d’État afin de pouvoir obtenir un diplôme d’État.
La situation était devenue intenable car les enseignants des établissements privés étaient la plupart du temps réduits au rôle de répétiteurs.

Ces derniers adoptaient le programme qui était celui de la faculté d’État devant laquelle leurs étudiants se présentaient.
Il faut attendre la loi d’orientation du 12 novembre 1968 pour qu’une réelle liberté pédagogique soit accordée.

Elle offre la possibilité aux établissements supérieurs privés de signer des conventions avec « les universités et les autres établissements publics à caractère scientifique et culturel relevant du ministre de l’Éducation nationale ».

À défaut, « le ministre de l’Éducation nationale désignera des jurys composés d’enseignants de l’enseignement supérieur public, chargés de contrôler les connaissances et les aptitudes des étudiants des établissements d’enseignement supérieur privés qui conduisent à des diplômes nationaux ».

Quelques conventions fonctionnèrent tant bien que mal et quelques- unes fonctionnent encore, au gré de la bonne volonté des présidents d’universités d’État, souvent entravée par les différentes instances universitaires de décision.

Ce sont surtout les jurys ministériels puis rectoraux qui permirent aux établissements privés de bénéficier d’une réelle liberté pédagogique et, par la suite, de se développer.

Les jurys, en effet, nommés d’abord par le ministre puis par le recteur d’académie étaient composés avec l’agrément des établissements d’enseignement supérieur privé, ce qui leur assurait un fonctionnement impartial.

Or, voici qu’une circulaire vient tout remettre en cause.
Elle annonce, en effet, selon les dires du ministre et de plusieurs recteurs d’académie, une « disparition » des jurys rectoraux.
Perfidement les autorités ont pu faire remarquer que ces nouvelles dispositions valorisaient l’enseignement supérieur privé puisqu’elles équivalaient à une renaissance de l’Éducation nationale.

Trêve de plaisanterie ! Il suffira désormais à tout gouvernement de retirer ou de ne pas donner les habilitations pour que les établissements supérieurs libres disparaissent sans avoir été fermés.
Ce dont l’enseignement supérieur privé a besoin, c’est de la liberté pour vivre et pour répondre à la concurrence européenne et mondiale.
Que lui soit assurée la liberté grâce aux jurys rectoraux, y compris pour les masters, ce que le gouvernement a toujours refusé de faire, sauf pour certaines écoles privées de commerce ou de gestion ; qu’une répartition plus équitable des subventions gouvernementales soit opérée entre public et privé comme cela se fait dans toute démocratie authentique !

Au demeurant, une expertise nationale s’imposerait sur ce point tant il s’agit d’un sujet « tabou » et opaque. La concurrence jouera alors.
On jugera les résultats. On verra si les étudiants du privé ont plus de peine que ceux du public à trouver un emploi…

(Extraits d’un article paru dans Les cahiers de L’ Indépendance n° 5).

Source : Le cri du contribuable

samedi, 29 novembre 2008

Vers l'ouverture programmée de crèches dans l'enseignement Privé ?

Il semble que l'ouverture de crèches pour les moins de 3 ans soit à l'étude pour le secrétariat général de l'enseignement privé en lien avec le ministère de l'éducation nationale et la CAF. C’est la revue « Enseignement catholique actualités » qui, en février 2008, a laissé entrevoir le projet.  Dans un dossier intitulé « Place aux tout-petits »,L'enseignement privé exprime son désir d’ouvrir des crèches à l’intérieur de ses établissements pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ». Et à la demande du secrétariat général de l’Enseignement Catholique, les directeurs diocésains ont été priés de nommer, dans chaque département, un référent en matière de petite enfance.

Source : Bellaciao

Quand des parents du privé manifestent pour l'obtention d'un contrat d'association

A Moréac, les parents de l'école Saint-Cyr ont manifesté plusieurs fois en novembre pour protester contre le forfait versé par la commune. :

Elle espère voir l'écart entre les aides publiques, accordées aux deux réseaux, se réduire.Et juge prioritaire de faire passer sous contrat d'association les écoles sous contrat simple.

« Nous sommes le département qui a encore, malgré les efforts effectués, le taux le plus élevé d'écoles sous contrat simple (1) », a rappelé Jean-Yves Maher, le président à l'assemblée générale départementale des Ogec (Organisme de gestion de l'école catholique). Plus de 5 000 écoliers sur un total de 37 000 enfants dans l'enseignement privé, sont encore accueillis dans des établissements placés sous ce statut moins contraignant mais aussi moins avantageux.

« Il devient impératif que ces écoles puissent bénéficier du contrat d'association qui assure une sécurité dans le fonctionnement de l'école. Pour l'obtenir, les écoles doivent trouver des fonds. Des travaux importants, notamment en maternelle, sont souvent à réaliser pour remplir les conditions du contrat. » Le fonds de solidarité départemental interétablissements mis en place pour aider les écoles à faibles moyens (600 000 € mutualisés/an) ne peut suffire...

Forfait communal : Moréac traîne les pieds

« Il est par ailleurs indispensable que le fonctionnement des écoles soit assuré par une convention municipale à hauteur des dépenses et ensuite un forfait à parité avec le coût de l'élève de l'école publique. »

Car, selon les responsables de l'Ogec, c'est là que le bât blesse. « Trop souvent la commune se contente d'évaluer les frais de fonctionnement de l'école privée et réduit sa participation à ce fonctionnement. » Pour être en conformité avec la loi, la commune doit calculer le coût de l'élève de son école publique et, à partir de là, fixer le forfait relatif au fonctionnement de l'école privée.

Toutes les communes contre lesquelles des contentieux avaient été engagés, ont été condamnées ou bien ont négocié avant le jugement. Un point noir demeure, à Moréac.

« Il nous faut rapprocher les tarifs demandés aux familles de ceux de l'enseignement public », a insisté Martial Limouzin, directeur diocésain, en prenant l'exemple de la restauration des collégiens et lycéens.

« Des incompréhensionset peurs »

« Ceux du privé ne sont pas aidés comme ceux du public. Nous demandons que l'écart entre les deux réseaux se réduise. » Le responsable ne veut pas que les familles soient pénalisées parce que les enfants fréquentent un établissement scolaire privé.

Évoquant la multiplication des réformes engagées dans l'éducation : accueil des tout-petits, soutien scolaire, bac professionnel, futur lycée, formation des enseignants... le directeur diocésain a reconnu que « ces chamboulements et les évolutions qui en découlent pouvaient générer peurs et incompréhension. Il nous faut rester cohérent avec ce auquel on croit et qui est notre raison d'être : nos valeurs chrétiennes. »

(1) 26 % des écoles élémentaires, 32 % des maternelles.

Ouest-France

mardi, 25 novembre 2008

Les parents inquiets pour le financement de l'école privée

La réforme en cours n'obligera plus les maires à payer pour des enfants scolarisés hors de leur commune de résidence.

C'est une nouvelle «inquiétante», selon les parents d'élèves de l'enseignement catholique, qui constitue l'écrasante majorité de l'enseignement privé sous contrat. Béatrice Barraud, leur présidente considère qu'une prochaine modification des règles du «forfait communal» pourrait constituer un sérieux manque à gagner. Elle va même plus loin. «C'est une atteinte à la liberté de choix des parents par manque de moyens !» affirme-t-elle. En revanche, le secrétariat général de l'enseignement catholique a accepté le compromis établi avec l'Association des maires de France, conscient que la loi actuelle n'est pas toujours appliquée.

Au cœur du débat, les quelque 330 000 élèves d'écoles privées qui sont «non résidents», c'est-à-dire scolarisés en dehors de leur commune de résidence. Depuis une loi de 2004, les règles du financement des écoles primaires sous contrat ont changé. Elles obligent les villes de résidence des élèves à participer au financement de leur scolarité lorsqu'ils fréquentent une école privée située dans une autre commune. Comme c'était le cas pour le public. Variable en fonction des municipalités, le montant de cette aide au fonctionnement accordée aux écoles par les villes oscille entre 60 euros et 1 600 euros par enfant et par an. La base moyenne de ces forfaits est de 600 euros, selon l'enseignement catholique. Ils financent notamment les infrastructures ou l'entretien des établissements. Les salaires des enseignants restent, eux, payés par l'État.

«Démarche de justice»

La proposition de loi qui modifie les règles, soutenue par le gouvernement et adoptée par la commission des affaires culturelles du Sénat, sera examinée le 10 décembre. Elle entend substituer à l'article 89 de la loi de 2004, un texte qui dit clairement que toute commune qui offre l'accueil nécessaire n'est pas tenue de payer pour un enfant scolarisé dans le privé en dehors de la commune. Seuls quatre cas peuvent rendre obligatoire un financement : lorsque la commune ne dispose pas d'une école publique ou lorsque celle-ci n'aura pas des capacités d'accueil suffisantes, lorsque les obligations professionnelles des parents justifieront une scolarisation hors de leur lieu de résidence, pour des raisons médicales ou en raison de regroupements de fratries. Toutes les autres situations dépendront du bon-vouloir du maire, comme dans le public.

Pour les familles, cette disposition pourrait entraîner une hausse des frais de scolarité, faute de la contribution communale. Néanmoins, pour Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France, ce nouveau texte constitue «une démarche de justice pour les maires. Quand une ville investit dans des infrastructures pour développer son école publique, on peut comprendre qu'elle ne souhaite pas payer doublement pour des élèves qui vont dans l'école privée de la commune d'à côté».

Rébellion des communes rurales

Ces dernières années, les maires ont souvent fait valoir qu'ils n'avaient pas à financer le privé alors qu'ils restaient maîtres de leurs choix pour le public. La polémique a été particulièrement vive dans les communes rurales qui, ayant du mal à maintenir leur école ouverte ne supportent pas l'hypothèse de voir partir leurs élèves, à leur propre frais… Du coup, ils appliquaient la loi de façon très inégale. De circulaire en circulaire, l'article 89 était devenu inapplicable, selon le sénateur UMP Jean-Claude Carle qui précise : «Nous avons formulé une proposition de compromis, dans le strict respect du principe de parité. On a aligné le privé sur le public.»

L'enseignement catholique, lui, ne veut pas «mettre de l'huile sur le feu» et ne souhaite pas donner de chiffres sur les écoles potentiellement lésées par cette nouvelle disposition : «La restriction sur le nombre de cas financés ne nous réjouit certes pas mais nous ne voulons pas rallumer une guerre scolaire, Nous avons donc accepté ce changement, explique-t-on, Nous espérons voir enfin la loi appliquée, car le principe de parité de financement entre le public et le privé est aujourd'hui très loin d'être respecté.»

Source : Le Figaro

lundi, 24 novembre 2008

La démocratie participative suisse à l'avant-garde du combat pour le droit à choisir son école

Les mères militantes, nouvelle force politique alémanique
(in le journal suisse "le temps": http://www.letemps.ch/template/regions.asp?page=7&article=243823 )


SUISSE ALEMANIQUE. Initiative pour le libre choix de l'école à Bâle, référendum contre HarmoS en Thurgovie et dans les Grisons, les femmes organisent la contestation scolaire.

 

Un article de Catherine Cossy
Mercredi 12 novembre 2008

 

Elle est le fer de lance de l'initiative pour le libre choix de l'école qui est soumise en première suisse à votation dans le canton de Bâle-Campagne, le 30 novembre prochain. Pia Amacher, mère de trois enfants et maîtresse de travaux manuels, a arrêté il y a trois ans son activité professionnelle pour se consacrer pleinement à son engagement. «Je fais la tournée des autres cantons pour allumer la flamme», dit-elle.

Combattant le poids de l'école publique depuis plus de dix ans, elle a fondé en 2003 l'association Lobby parents, qu'elle préside au niveau suisse. Son but: lancer des initiatives dans tous les cantons pour que les parents soient libres de choisir entre école publique et école privée sans préjudice financier. Pia Amacher est l'exemple type du nouveau militantisme scolaire des mères.

Car si l'école et les enfants sont depuis toujours un domaine traditionnellement féminin, les femmes ne se contentent plus de siéger dans les commissions scolaires et de faire des gâteaux pour financer la sortie de classe. Court-circuitant les partis, elles occupent désormais le terrain politique.

Sans Priska Bühler, il n'y aurait probablement pas eu de référendum contre HarmoS en Thurgovie. Cette mère de dix enfants âgés de 19 à 3 ans s'est mobilisée deux semaines et demie avant la fin du délai contre le concordat intercantonal visant à harmoniser l'école obligatoire (voir LT du 10.11.2008). «J'ai réalisé que mon fils de 4 ans devrait aller au jardin d'enfants. Et qu'il ne pourrait pas obtenir de dispense sans passer devant le psychologue scolaire.» Les parents rameutés récoltent en un temps record le double des signatures nécessaires.

Une «mom» de chez nous

La «mom» thurgovienne ne se reconnaît dans l'image de la mère pitbull forgée par la gouverneure de l'Alaska Sarah Palin. Plutôt dans les tirades pour une plus grande responsabilisation des mères au foyer de Silvia Blocher, l'ancienne institutrice et épouse de Christoph. Car Priska Bühler ne veut pas combattre à tout prix l'école publique. «L'école est elle-même sous pression. Elle voit les déficits dans l'éducation des élèves, et essaie d'y remédier. Mais plus on offre aux parents, plus ils ont tendance à déléguer leurs problèmes. Cela ne peut pas être la solution. Tant que c'est volontaire, je trouve les deux ans de jardin d'enfants très bien. C'est certainement utile aux parents étrangers ou à d'autres. Mais je ne veux pas que tout soit réglementé et obligatoire.»

Situation semblable dans les Grisons. L'UDC locale, trop occupée à se reformer après ses divisions, ne se mobilise pas contre HarmoS. Le gouvernement croyait déjà pouvoir se mettre à l'application du concordat quand Beatrice Conrad, mère qui élève seule ses deux enfants de 8 et 13 ans, entre en scène. Avec un budget de 1500 francs, cette maîtresse de travaux manuels de Zizers, près de Coire,, fait aboutir le référendum. Et consacre chaque minute de libre à cette cause. «Il ne paraît pas une seule phrase critique sur les opposants à HarmoS sans que les journaux ne reçoivent le jour suivant un mail de Beatrice Conrad demandant une rectification», écrit la Südostschweiz dans le portrait consacré à cette militante. «La classe politique et les médias nous traitent de nobody, il n'y en a que pour l'UDC», se plaint-elle dans l'article. Une raison de se lancer dans la politique? «Il y a deux mois, j'aurais clairement répondu non. Ma tâche principale est d'être maman. Mais entre-temps, je dois dire que je trouve cela très passionnant», répond-elle au quotidien grison.

Beat Zemp, président de l'association faîtière des enseignantes et enseignants alémaniques, ne voit pas de raison de s'inquiéter: «Nous observons depuis plusieurs années qu'une partie des parents se radicalisent. Que les femmes, qui sont aussi plus nombreuses à faire de la politique, aient un engagement plus visible n'est qu'une évolution normale. Mais une autre catégorie de parents nous cause davantage de soucis. Ce sont ceux qui ne viennent jamais aux soirées d'information, qui ne signent pas les bulletins de leurs enfants et n'excusent pas leurs absences. Et je dois préciser que plus de 80% des parents font preuve d'une bienveillance critique envers l'institution scolaire.»

Méfiance envers la politique

Pia Amacher n'est pas étonnée que les mères soient toujours plus nombreuses derrière des initiatives et référendums touchant à l'école. «Nous en avons assez d'être sous contrainte. Nous voulons assumer pleinement notre responsabilité pour tout ce qui touche à l'éducation de nos enfants, y compris la formation, un droit fondamental en Suisse.»

Dans le canton de Vaud, Susanne Bergius, présidente de Lobby parents vaudois, peine encore à rassembler les partis derrière un texte d'initiative pour le libre choix de l'école. Mais Pia Amacher ne doute pas un instant du succès. Les arguments chez la Bâloise s'enchaînent sans peine. N'a-t-elle jamais songé à faire de la politique? «Je suis mère et je reste mère. Je veux pouvoir continuer à dire ce qui me plaît. Des politiciens de tous les bords nous soutiennent, mais ils n'osent pas le dire, parce que c'est contre la doctrine de leur parti.»

vendredi, 21 novembre 2008

L'apprentissage dans l'Enseignement catholique français

La part de l'Enseignement catholique dans la mise en oeuvre de l'apprentissage "est inférieure à  3 % en termes d'effectif d'apprentis". Ce rapport, demandé en 2005 par le Secrétariat général de l'Enseignement catholique, conclut à  la nécessité d'instaurer une véritable culture de l'apprentissage. Dans cet objectif, il émet un certain nombre de propositions, comme la mise en place d'un réseau national de l'apprentissage et un service de coordination opérationnelle. Ce rapport publié en mars 2006 a été actualisé en avril 2008.

Cliquez ici pour accéder au rapport
Source : @ToutDOc

jeudi, 20 novembre 2008

Le projet de loi de finances pour 2009 discrimine encore le Privé

Le projet de loi de finances pour 2009 consacré à  l'enseignement scolaire prévoit pour la première fois un budget pluri annuel et à  structure constante. Il prend en compte les réformes en cours du système éducatif qui répondent à  trois objectifs : réduire le nombre d'élèves en difficulté, diminuer les sorties sans diplôme, mieux préparer les lycéens à  l'après-bac. On notera aussi le financement de mesures catégorielles destinées à  "mieux reconnaître la valeur du travail des enseignants". L'enseignement privé (programme 139) du 1er et 2nd degré est crédité d'un budget de 6,946 milliards d'euros. Appliquant le principe de parité, il confirme la suppression de 1000 emplois et la création de 100 emplois dans le cadre du plan "Espoir banlieues".

Cliquez ici pour accéder au rapport

NDLR : Rappelons que ce principe "de parité" ne constitue aucunement un principe d'équité. En effet, il peut sembler aberrant que l'allocation des moyens du Privé se fasse sur la base des évolutions du public et non sur les demandes de scolarisation à l'organisation desquelles ces moyens sont alloués. En effet, depuis plusieurs années l'enseignement Privé refuse plus de 25 000 demandes mais voit ses moyens baisser à cause de la désaffection du public.
Encore une fois, comme la loi de limitation du Privé à 20 % de l'offre scolaire, ce principe de parité est une loi discriminatoire qui vise à ne pas "avantager" le Privé alors même que ses charges augmentent.

dimanche, 16 novembre 2008

France : Bilan sur l'école à la maison selon le Monde Diplomatique

Violences scolaires, inefficacité du système d’éducation nationale, risques de « contamination culturelle » dans les cours de récréation : ces thématiques ont depuis longtemps franchi l’Atlantique. Et, avec elles, la tentation de l’école à domicile. En 2000, le ministère de l’éducation nationale recensait quelque mille enfants instruits par leurs parents. En 2006, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) en dénombrait plus de deux mille huit cents. A présent, on compterait cinq mille enfants en âge d’être scolarisés mais dont les parents ont choisi l’instruction à domicile.

Le fait que l’école n’est pas obligatoire en France demeure méconnu. L’instruction seule est un devoir, mais elle « peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix », comme l’indique le code de l’éducation (art. L.131-2).

Les adeptes de cette dernière méthode sont toutefois obligés de se déclarer aux autorités en début d’année et de se conformer au contrôle annuel des inspecteurs de l’éducation nationale. Ils ne bénéficient pas de l’allocation de rentrée scolaire, au grand dam des défenseurs de ce système, qui revendiquent une égalité de traitement avec les familles choisissant les établissements publics ou privés.

Trois associations se partagent le terrain de l’éducation à domicile dans l’Hexagone. La plus ancienne, Les Enfants d’abord, regroupe quatre cent cinquante familles et célèbre cette année ses vingt ans d’existence. « La législation ayant tendance à se corser, il est difficile de dire que la communauté française d’éducation à domicile va continuer à s’accroître », explique MmeMarianne Dethier, membre du bureau de l’association. Elle-même a éduqué ses deux bambins pour, explique-t-elle, « pouvoir mener une vie itinérante ».

Contrairement aux Etats-Unis, le facteur religieux ne constitue pas en France un élément déterminant. « La plupart des parents retirent leurs enfants de l’école parce qu’ils jugent que cette institution ne respecte plus les rythmes des élèves. Beaucoup sentent qu’ils peuvent faire mieux que l’école. D’autres invoquent des motivations philosophiques ou liées à la violence de l’école », explique Mme Sylvie Humeau. Regrettant d’être « systématiquement taxée de sectarisme », cette militante de l’association Libres d’apprendre et d’instruire autrement se réfère à des théories pédagogiques alternatives. Celle, par exemple, de Maria Montessori (1870-1952), médecin italienne qui développa un système pédagogique fondé sur l’autodétermination et la curiosité naturelle de l’enfant. « Nous cherchons à redonner du sens à l’instruction et refusons le modèle de l’apprentissage pour l’apprentissage », revendique Mme Humeau.

Source

mardi, 11 novembre 2008

Le bonheur dans la maison.

Lorsque l'on me demande les raisons de notre choix d'instruire nos enfants à la maison, je suis tentée de citer de multiples arguments, parmi lesquels notre désir profond d'être responsable de l'éducation de nos enfants, notre souci de leur transmettre des valeurs qui nous sont chères comme le respect des autres, la tolérance et la compassion. Je peux également ajouter la possibilité qui nous est ainsi offerte d'adapter les programmes à chacune de nos filles, de suivre leur rythme et de respecter leur individualité. Je poursuis en démontrant l'efficacité de l'instruction parentale qui permet de libérer de nombreuses heures pour des activités sportives, culturelles et artistiques, ou bien encore pour jouer et rêver. Je n'oublie pas de mentionner notre méfiance face à une socialisation précoce et intense. Mais au-delà de ces convictions, le sentiment que j'essaye d'exprimer est le bonheur que nous éprouvons à être avec nos enfants. Nous regardons grandir nos filles avec étonnement et émerveillement, leur sérénité provoque notre attendrissement et notre joie. Nous voulons profiter au maximum de ces moments privilégiés. La récompense est de regarder nos deux filles complices dans leurs jeux et dans leur relation avec nous. L'un des grands avantages de l'instruction parentale est de renforcer l'unité familiale. Elle oblige à avoir des liens profonds et harmonieux avec ses enfants. Notre maison, c'est l'endroit où se construit chaque jour notre famille. La maison, c'est un refuge où nous voulons que nos filles s'épanouissent et apprennent à aimer la vie. Oui, décidément, le bonheur est à la maison.

N. (maman de deux filles de 11 et 7 ans)

lundi, 10 novembre 2008

Arabie Saoudite : Les écoles privées et la crise

La plupart des écoles privées d’Arabie Saoudite ont décidé de subitement élever le montant de l’inscription scolaire (de plus de 25% en moyenne). Devant la consternation de nombreux parents d’élèves- qui ont découvert les nouveaux tarifs le jour de la réinscription de leur enfant- la plupart des écoles ont justifié leur politique par la hausse générale des prix liée à la crise économique mondiale. Le propriétaire d’une école privée n’a pas hésité, selon Arab News, à comparer les établissements scolaires privés à des entreprises commerciales "qui doivent être bénéficiaires ou bien fermer leurs portes".
Arab News, www.arabnews.com, 20 octobre 2008

dimanche, 9 novembre 2008

Royaume-Uni : Une dérive idéologique de la mission des écoles qui ferait plaisir à la HALDE

Les directeurs des plus grandes écoles privées de Grande-Bretagne, comme la Manchester Grammar, St Paul’s ou Rugby accusent dans un essai [ "The Head Speaks" ], le gouvernement travailliste d’avoir peu à peu transformé les enseignants "en des travailleurs sociaux". A leur sens, les enseignants doivent désormais consacrer trop de temps en classe à la sensibilisation des élèves aux problèmes de grossesses, de drogues ou d’obésité. Pour ces directeurs, cette politique se fait au détriment des matières purement scolaires et change la mission première de l’école pour la rapprocher de celle des médecins, des travailleurs sociaux et de la police.
The Daily Telegraph, www.telegraph.co.uk, 29 septembre 2008


Doit-on abolir la mixité à l’école?

Les garçons et les filles ont un rapport très différent à l’école et cela se traduit dans nombre d’enquêtes. Ainsi, si on analyse les résultats scolaires et les performances des élèves, Pisa 2006 démontre que les garçons se débrouillent bien en maths alors que les filles leur dament le pion en français et plus particulièrement en lecture. Et au rayon des sciences dures, elles sont de plus en plus nombreuses à entreprendre des études de chimie, biologie, etc. Ajoutons encore que les filles sont, de manière générale, plus nombreuses à entreprendre des études supérieures (elles représentent 53,2% de la population universitaire francophone de Belgique) et que près de 56% des filles terminent leurs études “à l’heure” (sans rater une année) contre 44% des garçons, et voilà comment la mixité scolaire est remise en question1.

Séparer les filles et les garcons… pour laisser les premières s’épanouir et suivre davantage les seconds? La question suscite un véritable engouement aux Etats-Unis où, depuis 2002, le nombre d’écoles publiques ne mélangeant pas les deux sexes serait passé de 11 à 440, selon la Nasspe, une association qui milite en faveur de la non-mixité.

Un point de vue que partage  le Français Michel Fize, sociologue et chercheur au CNRS. Dans son livre “Pièges de la mixité scolaire“, il rappelle que la mixité a été imposée, dans l’enseignement, en 1975… davantage à cause d’un manque de places dans les écoles que pour des motifs pédagogiques. La mixité? Un simple outil pédagogique servant l’égalité des chances… mais comme tout outil, il n’est pas toujours adapté ni toujours bien utilisé. Et Michel Fize de servir deux arguments en faveur de la séparation des sexes. D’abord, le décalage de la puberté entre les filles et les garçons. Les filles de 12 ans, par exemple, sont plus matures que les garçons du même âge et souffrent parfois de devoir subir ces “gamins” toute la journée. Ensuite, la présence des filles perturberait les garçons, et vice versa. Ces deux observations suffisent-elles à instaurer la non-mixité à l’école? 

Léonard Sax, président de la Nasspe est d’avis que tous les parents devraient avoir le choix de mettre leurs enfants dans une école mixte ou pas. Et au vu des résultats impressionnants des écoles 100% filles et 100% garçons (soumis à un test de compréhension, 37% des garçons de la Woodwart Avenue Elementary, étudiant avec des filles, l’ont réussi. Une fois séparés de ces demoiselles, 86% des garçons réussirent le même test), il y a fort à parier que la mode traversera bientôt l’Atlantique pour venir chez nous.

  1. Source : Le Vif - 4.09.08 []

samedi, 8 novembre 2008

Discrimination du Privé : le non conventionnement des cantines

Dans les charges échouant aux familles usant de leur droit à la liberté scolaire en inscrivant leur enfant dans le privé, ce qui coince, ce n’est pas tant le coût de la scolarité - 300 euros dans le primaire - que celui de la restauration et du transport scolaire. Explication avancée : contrairement au public, les cantines du privé ne sont pas subventionnées par les collectivités locales... Ainsi, un repas revient à 6 euros dans le privé, contre 2 à 3 dans le public.

Source : France Info

mardi, 4 novembre 2008

Présentation du Conseil National de l'Enseignement agricole Privé (CNEAP)

La plupart des établissements catholiques d’enseignement agricole sont nés, soit d’une initiative « professionnelle » (groupe d’agriculteurs ou de personnes engagées dans le monde rural) demandant à un diocèse ou à une congrégation de prendre en charge un projet de formation et d’éducation, soit de l’initiative d’un diocèse ou d’une congrégation de proposer une réponse éducative à un besoin ou à une politique nationale ou locale d’un secteur professionnel.

Ceci s’est traduit par la présence à la tête des établissements agricoles, de prêtres, religieux et religieuses qui se sont trouvés être d’ailleurs les créateurs et longtemps les dirigeants quasi-uniques du seul syndicat de chefs d’établissement, l’UNEAP. Des communautés de prêtres ou de religieux seront longtemps et il en demeure présentes dans les établissements.

Il en va de même dans les associations responsables de ces établissements souvent créées ou animées et présidées par des militants de la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne) ou du CMR (Chrétiens dans le Monde Rural), tant au niveau local qu’à la FFNEAP depuis les années 1930.

La traduction de ces origines et de cet engagement constamment renouvelé se trouve d’ailleurs à la fois dans les statuts des Comités Diocésains de l’Enseignement Catholique (CODIEC) dès les années 1960 tout comme dans le premier statut du Comité National de l’Enseignement Catholique dont sont membres titulaires à la fois l’UNEAP et la FFNEAP. Autre signe : la participation, comme membre de droit, du secrétaire général de l’Enseignement catholique, au conseil d’administration de l’UNEAP dès 1956.

Il est donc cohérent et vrai de dire, aujourd’hui, que « le CNEAP est la composante catholique de l’enseignement agricole » ou encore qu’il est « la composante agricole de l’Enseignement catholique », ou encore que « tous les établissements du CNEAP sont des établissements catholiques » (deux établissements protestants adhèrent aussi au CNEAP), ou encore que « tous les établissements agricoles catholiques sont membres du CNEAP ». (Seuls les Orphelins Apprentis d’Auteuil échappent en effet à cette définition d’appartenance).

Source

dimanche, 2 novembre 2008

Le boom des écoles privées en Allemagne

Un ou deux établissements se créent chaque semaine ! Cet engouement traduit la crise de l'enseignement public.

« En moyenne, une centaine d'établissements - de la maternelle au lycée - ouvrent leurs portes chaque année », affirme Christine Witek, porte-parole de la Fédération allemande des établissements privés (VDP).

Le système éducatif public se porte-t-il donc si mal outre-Rhin ? Signe des temps : le 22 octobre, à Dresde, la chancelière Angela Merkel a eu la volonté d'organiser - pour la première fois depuis son élection, en octobre 2005 - un Sommet de l'éducation rassemblant les représentants des seize Länder allemands. De l'avis de tous, l'enseignement public est en crise : manque de personnels, inégalités sociales, détérioration du niveau d'enseignement...

De cette situation préoccupante, les écoles privées semblent tirer profit. Selon un sondage, 61 % des parents estiment que leurs enfants ont davantage de perspectives en étant scolarisés dans le privé.

Confessionnels ou pédagogiques

« Des concepts pédagogiques innovants et un accompagnement individuel pour chaque élève » : voilà, explique Christine Witek, les principaux critères de ces parents. « L'éducation que reçoivent leurs enfants a de plus en plus d'importance pour eux. Ils savent qu'elle peut être déterminante, plus tard, pour trouver du travail. »

La demande est telle que l'offre a du mal à suivre. La liste des parents en attente s'allonge. Seulement 8 % des établissements scolaires allemands - soit 4 700 écoles - sont aujourd'hui privés (contre 13,2 % en France, avec 8 872 établissements).

Plus de la moitié de ces établissements sont confessionnels (catholiques et protestants). Les autres appartiennent aux mouvements pédagogiques Montessori ou Waldorf.

Christine Witek incrimine l'État, trop bureaucratique : « Le soutien financier des pouvoirs publics n'arrive, en général, que trois ans après le lancement d'un nouveau projet. » Ceci freine peut-être la tendance à l'ouverture de nouveaux établissements, mais sans la décourager.

Ironie de l'histoire, c'est dans l'ancienne Allemagne de l'Est que cette demande paraît la plus urgente. Du fait du déclin démographique et de l'immigration des Allemands de l'Est vers l'Ouest, les fermetures de classes, voire d'écoles, se multiplient dans l'ex-RDA, où l'on compte aujourd'hui un million d'élèves de moins qu'en 1995.
Source : Ouest France

vendredi, 31 octobre 2008

Quebec :Haro sur le cours d'Ethique

Des parents opposés au nouveau cours d'éthique et de culture religieuse provenant des quatre coins de la province sont descendus bruyamment dans les rues de Montréal le 18 ocotbre pour réclamer la liberté de choix.

Plus d'un millier de manifestants ont dit non à l'imposition de ce cours controversé qui remplace depuis la rentrée les traditionnels cours d'enseignement moral et religieux du primaire et secondaire.

«On réclame le droit de choisir l'enseignement donné à nos enfants ou à tout le moins le droit d'exclure nos enfants de ce cours. C'est inacceptable de se le faire imposer alors que ce n'est pas conforme à nos convictions», a affirmé Marie- Josée Croteau, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), l'organisme à l'origine de cette marche de protestation.

«C'est l'État qui décide maintenant de ce qui est moralement bien pour nos enfants, même si ça va à l'encontre des valeurs familiales», a dénoncé Mme Croteau, accusant la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne d'ignorer les doléances de milliers de parents québécois.

«C'est aux parents et non au gouvernement à établir les balises de l'éducation de leurs enfants. Ce cours est une atteinte à leur foi et ça ne va que créer de la confusion pour les enfants», a dit Jean Morse- Chevrier, de l'Association des parents catholiques du Québec.

Des parents en colère

La manifestation regroupait des parents de diverses communautés culturelles venus d'aussi loin que des régions de la Beauce, Québec et Gatineau.

«On parle toujours des libertés en matière d'orientation sexuelle ou d'avortement. Pourquoi ça ne serait pas la même chose en éducation ? On vit dans une société libre», a affirmé Gilbert Montmimy, un père de famille de Québec.

Certains craignent que ce nouvel enseignement confonde des enfants qui en sont à découvrir leur héritage catholique. «C'est complexe et ils n'ont pas le sens critique pour comprendre les différences», a dit Simon Loiselle, un père de Farnham.

«Le gouvernement n'a pas le droit d'imposer à ma fille l'apprentissage d'autres religions», a dit Rosie Alescio.

La CLE entend déposer d'ici peu auprès du gouvernement une pétition de milliers de noms réclamant le droit de choisir.

Un couple de Drummondville a entamé une poursuite le mois dernier contre sa commission scolaire et le gouvernement, invoquant que son droit de choisir n'a pas été respecté. La requête est à l'étude en Cour supérieure.

mercredi, 29 octobre 2008

Forfait d'externat : Vers la fin de la discrimination du Privé ?

Au titre du forfait d'externat, le conseil général de l'Hérault a été condamné par le tribunal administratif de Montpellier à  payer 11,5 millions d'euros aux 20 collèges de l'Enseignement catholique. Fernand Girard, délégué général chargé des relations politiques au SGEC "se dit "satisfait du travail extrêmement approfondi de l'expert et de l'application de la loi". Il indique également que "la France est très loin d'appliquer la parité dans ce domaine".

Source : @ToutDoc
Forfait d'externat : le conseil général de l'Hérault condamné à  payer 11 millions d'euros aux collèges privés, dépêche de l'AEF, 23 octobre 2008, n° 103490.

mercredi, 15 octobre 2008

Eric de Labarre dresse un état des lieux de la rentrée et annonce les chantiers de l'année 2008-2009

Le 7 octobre 2008, Eric de Labarre, secrétaire général de l'Enseignement catholique, a reçu la presse. Il a abordé tour à  tour les effectifs de la rentrée 2008-2009, les moyens alloués et le retrait des postes, le financement des dépenses de fonctionnement, la réforme de la formation initiale des maîtres et le recrutement.

Suite du texte

Source : @ToutDoc

mardi, 7 octobre 2008

Nouveau Secrétaire Général de la FNOGEC

Depuis le 1er septembre, Monsieur Olivier DRAPÉ a rejoint l'équipe de la FNOGEC en tant que secrétaire général. Il remplace Patrice MOUGEOT.

mardi, 30 septembre 2008

Le portail documentaire de l'Enseignement catholique contre la liberté scolaire

Étonnant relai que celui qu'@toutDoc donne à la Fondation Terra Nova qui se présente comme Fondation progressiste en reproduisant sa critique de l'idée de la suppression de la carte scolaire alors même que cette suppression est connexe au respect de la liberté fondamentale des parents à choisir l'école de leurs enfants, Liberté fondée dans le droit canon comme dans la constitution européenne.

jeudi, 18 septembre 2008

L’enjeu éducatif selon la perspective chrétienne

Le principe du droit à l’éducation

« L’éducation a une importance fondamentale pour la formation des rapports inter-humain et sociaux ».

Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

« Elle est le moyen indispensable pour rendre la personne capable de participer à une vie sociale, politique, économique toujours plus complexe et exigeante ».

Jean-Paul II à des juristes catholiques italiens, 7 décembre 1981.

« Le but que poursuit la véritable éducation est de former la personne humaine dans la perspective de sa fin suprême et du bien des sociétés dont l’homme est membre ».

Vatican II, Déclaration « Gravissimum educationis momentum ».

 

   L’éducation : quelle finalité ?

  « L éducation consiste à ce que l’Homme devienne toujours plus Homme, qu’il puisse être davantage et pas seulement qu’il puisse avoir davantage, et que, par conséquent, à travers tout ce qu’il a, tout ce qu’il possède, il sache de plus en plu être Homme ».

  Jean-Paul II à l’UNESCO, 2 juin 1980.

  « Chers frères évêques, au seuil d’un nouveau siècle et d’un nouveau millénaire, l’Eglise continue de proclamer la capacité des êtres humains à connaître la vérité et à grandir dans une authentique liberté, à travers l’acceptation de cette vérité ».

  Jean-Paul II à des évêques américains en visite ad limina, 30 mai 1998.

  « Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l’oeuvre créatrice de Dieu, par l’éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle ».

  Jean-Paul II. Lettre aux familles. 1994.

 

  L’éducation, pour une formation intégrale de l’Homme

 

« La science purement humaine semble tout envahir, suffire à tout, expliquer tout. On a souvent aussi défini l’homme de notre civilisation moderne par les mots « homo technicus ». Mais la science et la technique, si développées qu’on les suppose, ne pourront jamais éclairer l’homme sur ses problèmes essentiels : son origine, sa nature, sa fin, ses droits et ses devoirs ».

  Paul VI, Congrès des enseignants catholiques de Montréal, 20 juillet 1970.

  « Mais vous, c’est à l’école elle-même que vous conférez une certaine plénitude. Vous ne tendez pas seulement à coordonner l’élève à l’instrument de son travail et à en faire un complément intelligent et indispensable, mais presque mécanique et dans une certaine mesure lié et subordonné à son instrument ; votre école veut aussi faire de l’élève un homme, un homme complet, un homme pensant, qui réponde de lui-même, un homme au fait des réalités mécaniques, économiques et sociale certes, mais aussi des réalités morales, spirituelles et religieuses, en un mot un chrétien ».

  Paul VI, Congrès d’étude sur la formation professionnelle en Italie, 6 octobre 1963.

Manuel BIOéthique des Jeunes

Quoi de plus intime à la vie que la vie elle-même, l'histoire de nos premiers et nos derniers instants ? Cette vie que nous avons reçue, nous pouvons la transmettre. Et puis un jour, cette vie passera, la nôtre et celle de ceux que nous aimons...

La science aujourd'hui permet aussi bien de donner la vie que la mort. Mais comment ne pas nous tromper ? Jusqu'où peut-on aller dans la maîtrise de la vie, à son début et à sa fin ? Voilà l'enjeu du Manuel BIOéthique des Jeunes : former à cette responsabilité immense, pour ne pas improviser dans l'urgence.
7 chapitres pour comprendre
Le Manuel aborde les thèmes essentiels de la bioéthique : l'histoire d'un petit être humain, l'avortement, le diagnostic prénatal, l'assistance médicale à la procréation, le diagnostic préimplantatoire, les cellules souches et le clonage et enfin l'euthanasie. Pour chacun de ces thèmes, sont présentés une définition claire, les méthodes utilisées, la législation française, des questions et réflexions éthiques ainsi que des témoignages. Les enjeux éthiques
Le Manuel BIOéthique des Jeunes remet en perspective la réalité des faits biologiques et leurs implications éthiques et commence par « démaquiller » les mots. Ainsi, quand on propose à une femme une « réduction embryonnaire » ou un diagnostic préimplantatoire, de quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qu'un « bébé médicament » ou un transfert nucléaire ? Quelles sont les conséquences des nouvelles possibilités que nous offre la médecine dans le domaine des sciences de la vie ?

  • télécharger le bon de commande d'exemplaires gratuits

    Le Manuel BIO-éthique des Jeunes est disponible gratuitement auprès de la Fondation Jérôme Lejeune.
    Commandez-le par courrier : 31 rue Galande 75005 Paris
    téléphone : 01 55 42 55 15
    mail : oroubaud@fondationlejeune.org

  • mercredi, 3 septembre 2008

    Belgique : La liberté des parents en question

    La Cour constitutionnelle de Belgique a rejeté jeudi les recours déposés par des parents d'élèves contre le décret du 8 mars 2007 réglant les inscriptions scolaires et limitant les changements d'école. Elle a toutefois posé des balises dans le deuxième aspect en réaffirmant qu'il appartenait en premier lieu aux parents de décider ce qui était dans l'intérêt de leur enfant.

    Outre le dispositif -réformé depuis lors- organisant les inscriptions des élèves dans les écoles de la Communauté française, les parents ont contesté les dispositions qui interdisent le changement d'établissement scolaire en cours de cycle (1ère et 2e années primaires, 3e et 4e années primaires, 5e et 6e années primaires et 1ère et 2e années secondaires).

    Source : 7s7 Belgique

    dimanche, 24 août 2008

    L’enseignement de la religion devient facultatif en Grèce

    Le ministère de l’éducation et des cultes a publié jeudi une directive autorisant les élèves à refuser les cours de religion

    Les partisans de la laïcité en Grèce viennent de remporter une bataille. L’enseignement de la religion orthodoxe, jusque-là obligatoire dans l’enseignement public, sera dorénavant facultatif, même pour les orthodoxes. Jusqu’ici, les parents d’élèves ne souhaitant pas que leurs enfants suivent un enseignement religieux étaient obligés de déclarer leur confession par écrit au secrétariat de l’école pour demander l’exemption des cours.

    Quant à l’Église orthodoxe de Grèce, non séparée de l’État, elle a indiqué qu’elle attendait « des précisions » du ministère sur ce sujet. Mais son porte-parole le P. Timotheos n’est pas inquiet. « La base de notre religion est la liberté, rappelle-t-il à La Croix. Ces directives concernent essentiellement les étrangers et les autres confessions. Si maintenant des grecs-orthodoxes veulent y avoir recours pour que leurs enfants n’assistent pas à ces cours, c’est leur choix. Celui qui veut être près de Dieu sera près de Dieu. Avec la force et la pression, on n’arrive à rien. »

    Source : La Croix

    Quebec : Résistance des parents catholiques contre le cours d'ethique et de culture religieuse imposé par l'Etat

    Le cours d'éthique et de culture religieuse continue de faire des vagues. La Coalition pour la liberté en éducation veut informer les parents des enjeux de ce nouveau cours qui sera obligatoire dès la rentrée scolaire.

    La Coalition préconise le maintien des cours de morale et d'enseignement religieux et veut inciter les parents à demander une exemption de cours.

    C'est ce qu'a fait France Marcotte, dont les enfants fréquentent des écoles des commissions scolaires des Découvreurs et de la Capitale. « Je suis contre le fait que le gouvernement impose ce cours-là, qu'il ne donne pas le libre choix aux parents les principaux éducateurs des enfants. Ça touche des valeurs profondes de la personne et le gouvernement n'a pas à imposer sa philosophie », fait valoir Mme Marcotte.

    La présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jean Morse Chevrier, estime pour sa part que le cours est dispensé trop tôt au primaire et que le contenu peut porter à confusion.

    Source : Radio-canada.ca

    Madagascar : autonomie de l'enseignement catholique face à l'Etat

    Les écoles privées  catholiques à Madagascar ont décidé de ne pas suivre la réforme de l'éducation préconisée par le gouvernement dans son projet " éducation pour tous" lancé en 2003.  

         Le chef de l'Eglise Catholique malgache, Mgr. Odon  Razanakolona, a déclaré dans un communiqué de presse publié samedi que les évêques catholiques ont décidé, à la fin d'une conférence  de 3 jours, qui s'est clôturée vendredi à Antananarivo, que les  écoles catholiques n'envisagent pas de procéder à la réforme de  l'éducation préconisée par le gouvernement malgache à la rentrée  prochaine.  

       
         Toutefois, les écoles catholiques, qui représentent 40% des  écoles privées à Madagascar, ont décidé de maintenir l'ancien  système d'éducation dans le pays parce qu'elles n'ont pas été  convaincues par la réforme, en particulier l'utilisation de la  langue Malagasy comme langue d'enseignement et l'expansion des  années scolaire, selon la radio catholique, Radio Don Bosco,  samedi. 

         Mais elles ont promis de continuer leur coopération avec le  Ministère de l'Education et d'appliquer la réforme dans leurs  écoles quand elles pouvaient voir l'effet de la réforme après  certaines années.  

             En vertu de la loi sur l'éducation modifiée par le Parlement  malgache en juin dernier, les années scolaires primaires ont été  étendues à 7 ans au lieu de 5 ans, le collège a été raccourci à 3  ans au lieu de 4 ans, alors que le lycée a été mis seulement 2 ans au lieu de 3 ans auparavant.  

         Source

    jeudi, 10 juillet 2008

    Non remplacement d'un enseignant partant en retraite sur deux

    L’annonce par le ministre de l’Education de la suppression de 13 500 postes à la rentrée 2009 - s’ajoutant aux 11 200 de la rentrée 2008 correspond à la hausse des départs en retraite des enseignants, ce nombre avoisinerait 33 300 par an en moyenne sur la période 2001-2005 puis approcherait 35 000 Sur la période suivante contre 27 500 actuellement.
    Cela représente une baisse de 1.6% du nombre des enseignents.

    Il s'agit d'une application directe de la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux du gouvernement Fillon.

    On peut se demander si la règle qui veut que l'enseignement sous contrat dispose de 20% des postes d'enseignement sera maintenue et donc si les postes vont être réduits dans les établissements sous contrat.

    Cela risque d'augmenter le problème des 30 à 40 000 demandes d'inscription non satisfaites dans ces établissements, sans compter ceux qui ne déposent pas de demande, sachant que les établissements sont saturés.

    mercredi, 2 juillet 2008

    Quand un prof décide de scolariser ses enfants à la maison.

    Farida Belghoul, grande figure de la lutte beur des années 80, prof de lettres en lycée professionnel, effarée par le naufrage de l'EN, a décidé de déscolariser ses propres enfants et de leur faire l'école à la maison; elle lance un programme de cours particuliers pour aider les jeunes déscolarisés à s'en sortir (dispositif REID)

    lundi, 30 juin 2008

    Suppression de la carte scolaire à Paris : premier bilan satisfaisant selon le rectorat mais toujours discriminatoire envers les élèves issus du privé !

    "Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

    A Paris, 85% des élèves de 3è ont été affectés, pour la rentrée, dans la classe de seconde d'un des deux établissements qu'ils avaient demandés, selon le rectorat pour qui la suppression de la carte scolaire va permettre davantage de mixité, y compris en classes préparatoires.

    Paris a mis en place un nouveau système d'affectation des élèves à l'entrée au lycée général et technologique.

    Ce système supprime les quatre anciens districts géographiques, donne la priorité aux collégiens du public et répartit les élèves à 80% par informatique sur la base de critères sociaux (pesant pour 30%), géographiques (30%) et en fonction des résultats scolaires (40%).

    Les élèves et leurs familles devaient présenter quatre voeux minimum, dix maximum pour l'ensemble des 73 établissements de la capitale.

    "90% ont eu l'un des établissements demandés. 80% ont été affectés sur leur premier voeu et 85% sur les deux premiers voeux", a affirmé Maurice Quénet, recteur de l'Académie de Paris, lors d'un point presse.

    Environ "un millier" sur 11.500 n'ont pas eu satisfaction, mais tous ont été affectés dans un établissement dès fin juin, ce qui n'était pas le cas l'an dernier.Les demandes des élèves s'installant à Paris dans l'été ou issus de l'enseignement privé seront traitées d'ici septembre.

    "Nouveauté" de cet assouplissement: "autrefois, un lycée qui avait un recrutement à partir de 4 à 5 collèges, en a aujourd'hui au moins 10, parfois 20 ou 30", a expliqué M. Quenet.

    "Les cartes seront brassées" à l'entrée en seconde, a insisté M. Quenet.

    Les demandes des familles sont en revanche moins nombreuses "là où le fonctionnement du service public a été fortement perturbé pendant un mois et plus" (pendant le mouvement lycéen du printemps, ndlr), a-t-il dit.

    Des chiffres sur la carte scolaire à l'entrée en sixième seront fournis "sous peu".

    Source : AFP

    dimanche, 29 juin 2008

    Pour le pluralisme scolaire

    Cette étude propose un nouveau principe : que la collectivité finance l’enseignement, mais que la prestation d’enseignement soit [entièrement] assurée par des écoles indépendantes, librement créées et gérées, capables d’innover et de faire jouer l’émulation.

    Correctement conçu, ce système permet d'offrir un accès à tous les enfants sans condition de ressources, un enseignement adapté à chacun, une garantie contre les dérives idéologiques ou sectaires et une gestion rigoureuse des fonds publics.

    L’école est ensuite régulièrement inspectée par l’organisme de contrôle, qui peut lui retirer l’agrément, et donc son financement public, si elle ne respecte pas son projet d’école. Les écoles sont les employeurs de leurs personnels enseignants et administratifs. Elles peuvent se regrouper en réseaux, afin de partager des activités pédagogiques, éviter l’isolement intellectuel et offrir des évolutions de carrière aux enseignants. Chaque réseau d’écoles accumule ainsi de l’expérience, une culture et une identité propres qui permettront à terme dans notre société l’émergence de foyers intellectuels et spirituels nouveaux :

    Accéder

    Quebec : Explosion du hors contrat et velléités tutélaires de l'Etat

    Le nombre d’établissements scolaires qui ne reçoivent aucune subvention explose au Québec, une situation qui inquiète la ministre du Monopole, Mme Michelle Courchesne. Le Québec comptait 78écoles non subventionnées il y a trois ans. Ce chiffre s’est élevé à 100 établissements pour l’année scolaire 2007-2008, soit une augmentation de 28 %.

    Ces institutions diffèrent des écoles privées habituelles dont près de 60 % du financement est constitué de subventions gouvernementales alors que ces écoles ne vivent que des contributions payées par les parents ou des mécènes.

    De plus en plus de parents sont prêts à se serrer la ceinture pour envoyer leurs enfants dans ces écoles.

    Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, dit craindre la multiplication d'écoles totalement privées à saveur religieuse. « On peut se poser des questions sur la qualité de l'enseignement qui y est dispensé », dit-il.

    Comme si les écoles religieuses enseignaient par définition mal. Dire qu’à une époque les écoles jésuites étaient considérées comme d’excellentes écoles…

    C’est ainsi que l’ancien ministre de l'Éducation Fournier déclarait en novembre 2006 à l’Assemblée nationale de Québec, lors du débat sur les écoles que Québec avait déclarées illégales, que la raison pour laquelle il ne fallait « pas perdre » les enfants de ces écoles — comme si ces enfants appartenaient à l’État — était qu’il fallait s’assurer que ces enfants partagent les valeurs de la société québécoise : « il est important pour [ces enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Pardon ? De partager les valeurs québécoises qu'ils ne connaîtraient pas sans aller aux écoles publiques et subir leur interprétation du programme officiel ?

    Cette même volonté d’imposer à tous les enfants sans la moindre exception les « valeurs » décidées par le Ministère de l’Éducation, ses experts cooptés habituels dont on connaît les sensibilités « modernes » a d’ailleurs poussé Mme Malavoy du Parti québécois et M. Michel David du Devoir, deux phares du correctivisme politique, d’appeler à l’interdiction des écoles confessionnelles. Il faut, selon eux, interdire ces écoles confessionnelles qui ont le vent en poupe, car elles permettent, dans une certaine mesure grâce à des cours complémentaires et un personnel sélectionné par leurs soins, de transmettre des valeurs autres que celles décidées par le Monopole et prônées dans ses programmes obligatoires d’Éthique et de culture religieuse ou d’Histoire et d’éducation à la citoyenneté.

    source

    Entrée au collège: demandes de dérogation en hausse, centres-villes prisés

    Les demandes de dérogation pour inscrire son enfant en 6ème hors de son secteur sont en hausse par rapport à 2007, surtout dans les grandes agglomérations, les collèges de centre-ville étant les plus prisés, selon des éléments de certaines académies recueillis par les bureaux de l'AFP.

    Ces premières tendances, qui vont de la stabilité à +37%, sont à prendre avec précaution car les chiffres ne sont pas tous définitifs. En outre, des académies fortement peuplées et urbanisées comme Paris, Créteil, Versailles, Lyon, Bordeaux ou Strasbourg n'ont pas communiqué de chiffres à ce stade.

    Après un premier assouplissement de la carte scolaire l'an dernier (ouverte aux élèves boursiers ou handicapés notamment), la liberté de choix était cette année offerte à toutes les familles, dans la limite des places disponibles dans les établissements.

    Source : AFP

    jeudi, 19 juin 2008

    Espagne : Le Cardinal Primat justifie la résistance des familles contre les nouveaux programmes.

    Extrait :

    « Il s’agit d’une question très importante, face à laquelle il faut agir avec lucidité, vérité, responsabilité et liberté, conformément aux devoirs et aux droits qu’ont les parents en matière d’éducation : des devoirs et des droits fondamentaux et inviolables, qui doivent être entièrement satisfaits et dont l’exercice, protégé par la Constitution espagnole, doit être garanti ». C’est ce qu’affirme l’Archevêque de Tolède, le Card. Antonio Cañizares Llovera, au sujet de l’introduction obligatoire de la matière « Éducation pour la citoyenneté » à partir de la rentrée prochaine dans la Communauté de Castiglia-La Mancha.

    Selon le Cardinal, cette matière « de fait impose obligatoirement à tous les élèves et dans toutes les écoles – dans ses objectifs, ses contenus, ses compétences et ses valeurs -, une formation morale non choisie par les parents » et même en contradiction ouverte avec la formation religieuse qu’ont choisi beaucoup de parents. A ce propos il rappelle que « l’autorité publique ne peut imposer aucune morale à tous : ni une que l’on suppose majoritaire, ni celle catholique, ni aucune autre » puisque « ce serait léser les droits des parents et de l’école librement choisie par eux, selon leurs convictions ».

    C’est pourquoi le Cardinal Cañizares et son évêque auxiliaire, dans leur responsabilité d’évêques du diocèse, soutiennent et encouragent les parents et les centres éducatifs à agir de façon autonome selon leurs droits et leurs devoirs, et prennent leur défense : « vous parents vous ferez très bien de défendre par tous les moyens légitimes à votre portée, votre droit exclusif à déterminer l’éducation que vous désirez pour vos enfants ». Aux centres catholiques d’enseignement ils rappellent que « si vous admettiez dans votre programme les contenus prévus par les Décrets Royaux, vous entreriez en contradiction avec votre caractère, modelé par la morale catholique ». Les centres publics, à leur tour, « en devant transmettre cette matière, perdraient leur neutralité idéologique obligatoire, imposant aux élèves une formation morale non choisie librement par les parents ».

    « Cette matière – affirme encore le Cardinal Cañizares - c’est-à-dire l’éducation nécessaire des enfants et des jeunes pour vivre comme citoyens de l’Espagne et du monde, ne devrait jamais être l’objet d’affrontements et de divisions ; si c’est le cas, c’est le signe que quelque chose ne va pas, ou que ce n’est pas bien fait ». Par conséquent « n’ayez pas peur ! Vous ne demandez rien qui ne vous revienne pas. Vous savez très bien que, comme évêques, nous nous sentons très proches de vous et que nous vous soutenons ».

    Texte intégral de la lettre

    samedi, 14 juin 2008

    Libérer l'école : le rêve de CLAUDE FOUQUET

           CLAUDE FOUQUET, Ancien ambassadeur de France signe une tribune audacieuse dans les Echos dans laquelle il dresse le portrait de l'impasse de l'enseignement privé dont E. De Labarre vient de rappeler les limites en matière de développement. Il appelle de ses voeux  la fin du monopole de l'état en matière d'éducation et une véritable autonomie de l'enseignement privé.

    Extrait :

       " Il a fallu attendre 1959 pour que le gouvernement de Michel Debré offre à l'enseignement privé la possibilité de s'associer par contrat ou de s'intégrer à l'enseignement public.

     En acceptant de devenir une annexe du service public, l'école privée a perdu toute autonomie, au point de remettre en cause son caractère propre. Elle a aussi perdu toute possibilité de se développer, puisque, dans ce marché de dupes, les parts de marché sont figées une fois pour toutes.

    En matière scolaire, la France est seule parmi les pays modernes à avoir encore un système centralisé, digne de l'ex-Union soviétique, où toutes les décisions importantes sont prises à Paris. La carte scolaire est contraire à la liberté d'apprendre et le monopole de l'Etat est contraire à la liberté d'enseigner.

    Les parents qui mettent actuellement leurs enfants dans des écoles indépendantes font faire une considérable économie à l'Etat. C'est en effet environ plus de 9.000 euros qu'ils font économiser chaque année au contribuable (1) ; il serait équitable qu'on leur en rende au moins une partie, à l'instar de ce qui se fait pour les gardes d'enfant. Cette ristourne pourrait prendre la forme d'un chèque, qu'on pourrait appeler bon scolaire ou bon d'éducation, titre non échangeable, encaissable uniquement par une école. Ce système existe déjà aux Etats-Unis, où certains Etats, suivant l'exemple du Wisconsin, ont complètement libéralisé leur système éducatif. Les bons d'éducation ou « vouchers » existent aussi en Grande-Bretagne, en Nouvelle-Zélande, en Suède, en Allemagne, en Italie et en Espagne."

    lundi, 9 juin 2008

    Des écoles de moins en moins marginales

    La Fondation pour l’école, qui soutient la création d’établissements entièrement libres, vient d’être déclarée d’utilité publique. De mieux en mieux organisé au niveau national, le hors-contrat sort du ghetto.

    Seule fondation de plein exercice au service de la liberté scolaire, la Fondation pour l’école (1) vient de se voir octroyer le statut d’utilité publique le 18 mars dernier. En clair : elle a reçu l’aval des ministères de l’Intérieur et de l’Éducation, du Conseil d’État et du Premier ministre. Ce qui lui donne une véritable envergure institutionnelle, avec la possibilité de recevoir des dons et de financer des projets concrets ; et assoit son ambition de contribuer à un renouveau scolaire en France. Pas comme une simple association dont l’action reste souvent circonscrite au lobbying.

    «Le pluralisme scolaire est le b.a.-ba pour nos voisins européens et reste une incongruité en France, constate Anne Coffinier, directrice de la Fondation. Le phénomène des créations d’écoles est stable, mais pérenne. Il se normalise et se démocratise : écoles bilingues, écoles Montessori, écoles créées par des familles… Il y a notamment un énorme besoin de formation». L’ILFM (Institut libre de formation des maîtres) créé par sa fondation a déjà doublé ses effectifs pour la rentrée 2008-2009.

    Une opportunité contre la désertification

    Un exemple d’établissement autonome, qui a pu bénéficier du soutien administratif et de la formation de la Fondation, avec deux maîtres sortis de l’ILFM ? L’école hors contrat Sainte-Thérèse à Saverdun (Ariège), qui a ouvert ses portes à la rentrée 2007 avec deux classes à partir du CP et douze familles. «Il y a eu des critiques avant l’ouverture, se souvient Dominique Vicaire, sa directrice, les gens craignaient la relance de la guerre scolaire. Depuis, plus rien, tout le monde s’aperçoit qu’on n’est pas là en opposition à ce qui existe, mais qu’un vrai service est offert aux familles.»

    Les familles sont attirées par le contexte religieux, les méthodes d’apprentissages classiques, et la proximité, dans des zones rurales où il faut sans cesse prendre la voiture. Autre atout, moins marginal qu’on ne le dit : la bienveillance du maire, l’accord officiel du curé de la paroisse et de l’évêque, Mgr Marcel Perrier.

    Cette grande première montre que le tissu diocésain n’est pas forcément hostile à tout ce qui n’est pas labellisé «Enseignement catholique sous contrat avec l’État». Car sur le terrain, notamment à la campagne, ces initiatives locales issues de la société civile représentent une vraie opportunité pour lutter contre la désertification – faute de choix et d’alternatives scolaires – et la déchristianisation. L’école a pu bénéficier de locaux paroissiaux : une ancienne école de religieuses. Résultat : des scolarités (140 euros mensuels sur dix mois) pas plus élevées que celles de l’école catholique sous contrat, si on enlève le coût du transport (quinze kilomètres jusqu’à Pamiers, la plus proche) et de la cantine.

    En plus de l’aide de donateurs privés, Sainte-Thérèse a obtenu des bourses aux élèves financées par l’Association éducation solidarité (2). À l’AES, on confirme : «Saverdun est emblématique de cette démocratisation progressive du hors-contrat, qui n’est plus réservé à une élite très informée et motivée sur les questions d’instruction, ou à ceux qui peuvent payer. Les dossiers de demandes de bourses viennent de familles modestes, artisans, métiers manuels, etc.». Créée en 2005 sous l’impulsion du Père Yannik Bonnet et présidée depuis un an par Hubert de Gestas (ancien responsable de l’association Notre-Dame de chrétienté), l’AES a déjà quadruplé les bourses attribuées aux familles pour arriver au nombre de 555 en 2007-2008, dans 65 écoles hors contrat, pour un montant total de 250 000 euros.

    Débordée par son succès, l’AES est à nouveau en quête de dons pour financer des demandes de bourses encore en augmentation pour 2008-2009.

    (1) La Fondation pour l’école est désormais pleinement habilitée à émettre des reçus fiscaux donnant droit à une réduction d’ISF de 75 % du montant du don (contre 66 % pour l’impôt sur le revenu). Fondation pour l’école : 25, rue Sainte-Isaure, 75018 Paris (www.fondationpourlecole.org).

    (2) Pour contacter l’AES : asseducsol@yahoo.fr ; 06 09 09 28 28 ; www.asseducsol.com

    Source :FC - Clotilde Hamon

    jeudi, 5 juin 2008

    Canada : pour certains la laïcité doit s'appliquer à l'enseignement privé

        Au canada, l'enseignement de la religion catholique vient d'être bannie de l'enseignement public où il régnait par tradition au profit d'un cours d'éthique citoyenne. Cette décision formalise le mouvement de sécularisation que connait le pays depuis plusieurs décennies.

        Du coup certains ténors du laïcisme plaident pour l'interdiction de la cathéchèse dans l'enseignement privé.

        Réaction dans Le Devoir, de Jean-Pierre Proulx, Professeur à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal à la tribune d'un journaliste de cette plaidoirie :

    "Dans sa chronique de samedi dernier intitulée Laïcité à deux vitesses, Michel David conteste le fait que les élèves fréquentant les écoles privées pourront, en sus du cours d'éthique et culture religieuse obligatoire, recevoir un enseignement religieux confessionnel, alors que ceux du public ne pourront suivre que le premier. [...]

    Soit dit avec respect, le commentaire de M. David repose sur une mauvaise compréhension de la raison d'être de l'école privée et une méconnaissance des règles de droit qui la régissent.

    Dans les pays où l'école publique est laïque -- c'est le cas aux États-Unis et quasi partout au Canada et en France --, l'école privée a précisément pour but de permettre aux parents l'exercice de leur liberté de religion à l'égard de l'éducation de leurs enfants. En laïcisant complètement l'école publique, le Québec vient précisément d'entrer dans le même camp.

    Or les instruments juridiques internationaux auxquels le Québec a souscrit garantissent précisément aux parents le droit de faire éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses.

    Question de droits

    D'abord, la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme que «les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants». Si le libellé de cette disposition est volontairement vague, le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux des Nations unies en précise la portée: «Les États parties au présent Pacte [c'est le cas du Québec] s'engagent à respecter la liberté des parents [...] de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics, mais conformes aux normes minimales qui peuvent être prescrites ou approuvées par l'État en matière d'éducation, et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions». [...]

    Les écoles privées du Québec respectent effectivement les «normes minimales» prescrites par l'État puisqu'elles sont assujetties au régime pédagogique et appliquent les programmes dans les «matières obligatoires» du ministère de l'Éducation communs à toutes les écoles.

    Obligations

    Parmi ces matières obligatoires se trouve le programme d'éthique et de culture religieuse, un programme non confessionnel qui vise, non pas à endoctriner ou catéchiser les élèves, mais à former des citoyens cultivés, réciproquement tolérants et accueillants, et capables d'entrer en dialogue. Les écoles privées doivent respecter aussi le «temps minimum prescrit», soit 25 heures par semaine.

    Mais pour le reste, elles sont libres de proposer à leurs élèves ce qu'elles veulent bien, d'ajuster en conséquence leurs horaires et de décider du temps que leurs élèves passent en classe. Évidemment, les écoles privées destinées à une confession particulière peuvent enseigner la religion propre à cette confession. On comprend qu'une école juive enseigne à ses adeptes les croyances et les préceptes de la Torah, une école musulmane, ceux du Coran, une école catholique, ceux des Évangiles, etc. Les écoles privées existent précisément pour cela!

    Bref, il n'y a pas «laïcité à deux vitesses», mais laïcité à l'école publique, et confessionnalité dans les écoles privées qui choisissent de se définir par une appartenance religieuse particulière.

    Iniquité


    Michel David voit pourtant une «iniquité» à ce que les écoles privées confessionnelles subventionnées enseignent leur religion en sus du programme d'éthique et de culture religieuse, alors que les écoles publiques ne le peuvent pas.

    L'iniquité se trouve en fait du côté de ces parents qui, bien que désireux que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux confessionnel dont ils sont privés à l'école publique, ne pourraient accéder à l'école privée faute de moyens financiers. Ils se verraient donc ainsi empêchés d'exercer un droit fondamental qui leur est garanti, et qui découle de la liberté de conscience et de religion. L'objection est pertinente.

    lundi, 2 juin 2008

    Education nationale : ingérence et fichage

    «A l’école primaire de Monein, charmant petit village du Béarn, sont arrivés, dans un gros carton, les “évaluations expérimentales CM2”. Rien que de très normal, sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves, doivent être retournés directement au ministère, sans que les parents n’en prennent connaissance.

    Et pour cause ! Si les trois premières parties sont anodines, la partie 4 réserve bien des surprises avec des questions comme : "Est tu né en France ?" "Ta mère est née en France ?" "Ton père est né en France ?" "Quelle langue parles tu à la maison ?" "Qui vit avec toi à la maison ? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère)". Viennent ensuite les questions concernant les devoirs à la maison : "A la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps", "Je fais mes devoirs parce que j’aurai une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas". Bref, onze pages de questions qui n’ont rien à voir avec la pédagogie. Quel est le but de ce questionnaire? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques ?
    Source

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